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Vers un »clapage masqué » en mer ?

CP Arcachon, le 26 avril 2021. La Ceba (coordination environnementale du Bassin d’Arcachon) nous fait part du communiqué suivant :

La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution. Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

En effet, l’expertise judiciaire de Monsieur Albarran apporte confirmation des arguments exprimés par la Ceba dans le cadre de l’enquête publique :

Il apparait que le site de La Mole est déjà fortement pollué et n’est pas étanche ; en conséquence de quoi l’évidente porosité des boues portuaires provenant du port de La Teste et de la Canelette avec le milieu marin, en Natura 2000, pose gravement problème.

– Les analyses des vases du port de La Teste fondant l’enquête publique et l’arrêté préfectoral d’autorisation de dragage, présentent des lacunes : toutes les zones du port et de son accès n’ont pas été suffisamment sondées et la profondeur desdits sondage est insuffisante.

– Il apparait que de nombreux seuils s’avèrent dépassés dès lors que l’on sonde partout et à la bonne profondeur, ce en dépit de points de résistance bien connus : blocs de bétons et autres rochers de coquilles d’huitres ; on trouve arsenic, cuivre, mercure, résidus pétroliers (HAP), chlorures, sulfates, probablement du TBT… ce qui n’a rien d’étonnants compte tenu des anciens usages et de l’ancienneté du précédent curage.

– A La Mole, on trouve les mêmes molécules, et en outre : nickel, cuivre, cadmium, plomb, antimoine…

– Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

Conclusion : La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution.