Exposé à des risques naturels souvent aggravés par les activités anthropiques  le bassin d’Arcachon devient un lieu de conflits. Pourtant un partage de l’espace, une pratique règlementée des activités les plus polluantes et un développement du tourisme vert pourraient servir de base à un plan de gestion du bassin d’Arcachon permettant d’assurer sa survie.
Le bassin : Il s’agit d’une zone humide en forme de triangle ouvert sur l’océan Atlantique par des passes et séparé de l’océan par la presqu’ile du Cap-Ferret. Cet espace qui fait partie des Landes de Gascogne est dynamise par la proximité de Bordeaux, à une cinquantaine de kilometres.  L’arrière pays est structuré par un axe de communication principal entre Bordeaux et le Bassin d’Arcachon ainsi que des liaisons régionales entourant la totalité du bassin. L’arrière pays est très faiblement peuplé contrairement à la zone littorale où l’habitat est davantage groupe.
En quoi les activités humaines liées aux phénomènes naturels font-ils de cette diversité d’espaces un milieu soumis a diverses pressions et un enjeux de conflits ? Dans un premier temps, nous verrons que le bassin d’Arcachon est un lieu unique en France et que ces particularités en font une zone à la fois
attractive et fragile. Puis nous étudierons le développement des activités humains notamment le tourisme ainsi que les divers impacts possibles sur l’environnement. Enfin, nous verrons qu’il existe dans cet espace de nombreuses actions anciennes et récentes visant à allier activités humaines et protection de l’environnement.
I. Un littoral particulier : unique, attractif et particulierement fragile.
A. Une forme de littoral remarquable et des espaces inedits
– Bassin d’eau salé dont la majeure partie est découverte à marée basse
– Séparé de l’océan par la presqu’ile du Cap-Ferret
– Entre-ouvert par des passes séparant le Cap Ferret d’Arcachon
– Plages boisées (la plage du Bétey a Andernos-les-bains, la plage des Quinconces à Arès )
– Nombreuses dunes de sable
– Ports avec cabanes traditionnelles d’ostreiculteur
B. Des lieux diversifies et menaces
– diversité écologique : nombreuses espèces d’oiseaux
exemple : l’ile aux oiseaux est un lieu de refuge pour les oiseaux migrateurs
lieu cependant soumis a des pressions anthropiques et a la pollution
– Dunes et pointe du Cap Ferret soumises a l’érosion due aux courants marins et aux grandes marées (qui font parfois déborder les ports du fond du bassin) → ablation des dunes par les courants : exemple : glissement des nombreux blockhaus sur le littoral, certains blockhaus sont maintenant dans l’eau au niveau de la pointe du Cap Ferret
– composante historique :
-présence de vestige gallo romain a Andernos
-fouille archéologique à la dune du Pilat
-Cazaux et histoire de l’aviation…
II. Developpement des activites humaines et principalement du tourisme et impact environnemental
A. Le developpement du tourisme et son impact environnemental
1)  Une station balnéeaire de premiere generation
– Arcachon : station balneaire de 1e generation : arrivee du chemin ferré dans les annees 1840 et villas arcachonnaises anciennes
– globalement : les habitations les plus anciennes sont construites en première ligne
habitat pavillonnaire ancien), quartier dense et organise le long du littoral, les habitations les plus récentes s’étendent plus a l’arrière en forme de lotissement et ont empiété petit a petit sur la foret
– type de touristes : aisé (Arcachon/ Cap-Ferret) et populaire
2) Les manifestations du tourisme :
– accessibilité : voie ferrée reliant Bordeaux a Arcachon + autobus permettant l’accès à la totalité du bassin en passant par les axes de communication reliant Bordeaux et l »ensemble du Bassin
– les infrastructures d’hébergement
– campings
– résidences secondaires particulierement nombreuses (doc 2) /locations
– hotels
– tourisme balnéaire :
– nombreuses activités en rapport avec la mer + proximité avec l’ocean : surf bien que danger des baines, les plages du Grand Crohot ou du Truc Vert sont surpeuplées en été.
– région peu peuplée tout au long de l’année contrairement a d’autres littoraux mais la population en été augmente considérablement
– des activités et infrastructures diversifiées valorisant l’attractivité de la région
– pistes cyclables offrant la possibilité de faire le tour du bassin (environ 80km)
– navette fluviale permettant de faire le tour du bassin en bateau
– activités sportives variées (beach volley, canoe-kayak, paddle..) proposées par Cap33 en été
– parc de loisirs : parc aquatique a Gujan Mestras / escalad’parc a Andernos
– ports de plaisance et activités nautiques (bateau, bouée tractée, ski nautique, jet ski…)
– aérodrome
– des manifestations physiques en période estivale :
– fête de l’huitre (Ares en août)
– la Sardinade (Andernos en août)
– les girondins tour (août)
3) des conflits d’intérêt
– agrandissement du port de plaisance du Bétey : conflit entre tourisme/économie ( le projet d’extension du port doit contribuer a soutenir la croissance et l’emploi local) et protection de l’environnement : projet de detruire une grande partie de la plage boisee du Betey, opposition par une association creee en 2007 : ≪ Le Betey, plage boisee a sauvegarder ≫
– la surfréquentation des milieux participent à leur affaiblissement :
– piétinement des dunes et érosion
– ports de plaisance : nombreux bateaux et pollution de l’eau
– ile aux oiseaux, banc d’Arguin… nuisance pour les oiseaux + pollution
-circulation routière dense en été/ pollution
B. D’autres activités économiques non négligeables et parfois néfastes pour le bassin
1) activités halieutiques
– ostreiculture : parc  huitres sur l’ensemble du bassin, sur le banc d’arguin, ile aux oiseaux
→ 35 millions d’euros  » Osons-nous au bord du Bassin à marée basse. Le vert l’emporte sur le bleu. Sous nos yeux s’étale le plus grand herbier du monde. Un véritable jardin aquatique qui nourrit les oiseaux migrateurs qui viennent hiverner et sert de niche aux coquillages et crustacés. Cette faune est un indicateur de la qualité des eaux du Bassin. Elle donne la première alerte d’une dégradation inquiétante. Au début, on n’y a pas prêté attention : quand l’huître plate, l’espèce originelle du Bassin a disparu. Comme l’hippocampe que l’on vernissait quand on était enfant. Puis, les sardines et les mulets ont préféré éviter le Bassin. Aujourd’hui, on se demande s’il y aura encore des huîtres dans cinq ans. C’est le tocsin. « L’ostréiculture fait partie de l’identité du Bassin, elle lui donne son cachet, outre une activité économique de 35 millions d’euros.
– implication dans le tourisme : ports ostréicoles, dégustation d’huitres…
– pisciculture (Lanton)
2) activité industrielle et agricole et impact environnemental
– sylviculture : exploitation des pins de la foret des Landes
– usine de cellulose a Facture (pollution olfactive, sonore, aerienne)
– maisiculture qui rejette des phosphates dans la Leyre qui vont directement dégrader les eaux du bassin, conséquences : développement ≪ d’espèces de plantes invasives désagreables pour la baignade et qui favorisent le comblement ≫/ envasement → sable humide et vase
≪ disparition de certaines espèces au niveau du bassin (huitre plate, sardines,
hippocampe…) ≫
– source des Abatilles (pompage et mise en bouteille → usine) // association s’opposant à l’augmentation de la production (nuisance, pompage dans des nappes fragiles, utilisation massive de plastique)
=> doc 2 : ≪ Le tourisme est la poule au oeufs d’or de la region mais la poule est en train d’ecraser son oeuf ≫ : ce qui fait du bassin un lieu attractif (beauté et unicité d’un tel lieu en France) est en train d’etre detruit par le tourisme

III. Des actions de protection variées permettant tout de même le maintien de l’activité touristique
A. Des mesures de protection et de prévention
– Conservatoire du littoral protégeant presque 260 hectares
– Parc Naturel marin du bassin d’Arcachon
– Réserve Naturelle du Banc d’Arguin
– Réserve Naturelle des pres sales d’Ares et de Lege cap Ferret
-Mise en place de caillebotis, de chemins balises et barrière de protection pour éviter le pietinement de zone fragile
– des associations :
– ≪ Le Betey, plage boisee a sauvegarder ≫ et la plantation d’une centaine de pins sur au Betey + investissement dans la vie du bassin et la protection du bassin
– BAE : bassin d’Arcachon écologie,…. CEBA
– office du tourisme et découverte du littoral : proposition de découverte du bassin avec des initiatives comme des journées en compagnie d’ostréiculteur pour découvrir l’élevage d’huitres, des pancartes explicatives par exemple sur l’érosion de la pointe du Cap Ferret
– tentative communale d’intégrer au mieux la commune dans son environnement
≪ preservation des cours d’eau ≫, ≪ maintien d’espaces naturels ≫

B. Developpement du tourisme vert
– présence de nombreux campings sur l’intégralité de la région
– pistes cyclables et location de vélo incitent à moins utiliser la voiture
– des activités respectueuse de l’environnement :
– descente de la Leyre en canoé-kayak
– ballade à cheval sur le bord de l’océan
– découverte du domaine de Certes/ des prés salés  vélo
– parapente sur la dune du Pilat..
– parc ornithologique du Teich
=> nombreuses activités touristiques qui peuvent nuire à l’environnement et qui par conséquent sont très règlementées.

En conclusion, le bassin d’Arcachon est une region littorale tres particuliere par son originalite, sa diversite et sa fragilite. L’attractivité de cette région est très importante notamment en proposant de nombreuses activités et infrastructures très diversifiées permettant d’accueillir tous types de touristes. Cependant, la surfréquentation de cette zone due au tourisme a pour conséquence une dégradation importante venant s’ajouter aux risques naturels d’érosion, d’inondation… et aux pollutions causées par certaines industries ou culture comme la maisiculture. Ces activités engendrent donc une pression anthropique importante sur le milieu qui se retrouve au centre de nombreux conflits d’intéret dont l’un des acteurs défend principalement l’environnement. Ainsi, il s’agit de trouver des compromis permettant aux activités dêtre poursuivies en minimisant au maximum leurs conséquences sur l’environnement, cela passe par la sensibilisation, la prévention et la protection. Le développement du tourisme vert est notamment un moyen de concilier tourisme et protection des écosystemes.
Dans la stupeur et l’affolement, on fait appel aux scientifiques. Certains lèvent timidement le doigt et ressortent les études qui annonçaient la catastrophe. On n’a pas voulu voir. La dégradation des eaux du Bassin a plusieurs sources indiquent les géographes qui ont écrit ce livre.

Nombreuses plages vaseuses

La plus modeste et la plus maîtrisable vient de l’eau douce. Le bassin d’Arcachon fonctionne comme un réceptacle. Il recueille l’eau douce amenée au nord par le canal des étangs médocains qui relie les lacs de Lacanau et Hourtin. Un drainage de 1 000 kilomètres carrés relativement propre.

Plus inquiétante, l’eau douce de la Leyre, ce petit fleuve landais de 145 km qui déverse au sud-est, près de Biganos tous les phosphates de la maïsiculture et des porcheries industrielles. Un formidable engrais pour les mauvaises herbes. Ainsi, depuis vingt ans, on assiste impuissants à l’invasion d’une nouvelle espèce de spartines, une plante graminée qui peut, à elle seule, modifier l’hydraulique du Bassin. À Arès, on a tenté de l’arracher à la main. Peine perdue, l’herbier traditionnel a reculé d’un kilomètre au profit de cette plante. Elle a déjà colonisé 3 500 hectares de prés salés. D’ici 40 ans, elle pourrait envahir la totalité des vasières disent les scientifiques. Or, cette prairie malvenue n’est pas seulement désagréable pour la baignade. Comme elle freine les courants de marée qui ne peuvent plus évacuer les sédiments, elle accélère le comblement du fond du Bassin. Audenge, La Teste, Arès auront de plus en plus de plages vaseuses, l’eau sera de plus en plus loin. Déjà, le manque d’eau a conduit les communes d’Arès et de Lanton à construire des bassins de baignade alimentés en eau de mer par pompage. Un comble pour un bord de mer ! Le Bassin rétrécit à l’est, comme s’il se défendait de son principal ennemi : l’homme moderne et ses excès.

L’urbanisation et la pression touristique ont eu raison du fragile équilibre créé au fil des siècles entre l’homme et ce site exceptionnel. Tout s’est accéléré dans les dernières années : la moitié des résidences secondaires qui ont poussé le long des 80 kilomètres de rivage ont moins de trente ans. En 1841, quand arrive le chemin de fer sur le Bassin, Arcachon ne compte que huit maisons et quelques cabanes de résiniers.

Banlieue balnéaire »

À peine 20 000 habitants sur le pourtour. 110 000, aujourd’hui dans les dix communes qui bordent le Bassin. Et quand arrive l’été, la « banlieue balnéaire de Bordeaux » est pleine à craquer. Le choix de la maison individuelle a supprimé tout espace libre et sur l’eau, de véritables petites villes flottantes s’installent. 12 000 bateaux de plaisance rejettent hydrocarbures et eaux usées directement dans le Bassin. La qualité des eaux étant liée à la pression démographique, c’est un volume croissant d’effluents traités par les stations d’épuration qui est rejeté dans l’océan à La Salie. Depuis que ce terminal, jugé trop coûteux dès le départ, existe, on se demande si les effluents ne sont pas refoulés par les courants à l’intérieur du Bassin. Des études sont en cours. Pourquoi n’ont-elles pas vu le jour plus tôt ?



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