L’annonce par le SIBA de la construction d’une usine de traitement des eaux usées entre Arès et Andernos suscitent chez nos adhérents et sympathisants et nous-même de nombreuses questions.
En effet à quoi va-t-elle servir exactement ?
Les derniers événements de pluie, les débordements des hivers 2023 2024 et ceux de l’hiver 2024 2025, les observations d’ingénieurs qualifiés, les déclarations du SIBA, nous apprennent que ce sont les eaux pluviales qui, pénétrant dans le réseau d’eaux usées par les regards, la porosité des tuyaux, ont fait déborder les bassins de rétention d’eaux usées ou bien la faiblesse d’une pompe de relevage.
Une usine de traitement des eaux usées située entre Andernos et Arès diminuera certes le volume d’eaux usées circulant dans le réseau. Mais elle ne résoudra pas le problème de l’artificialisation des sols, de la non-infiltration des eaux de pluie à la parcelle ou de l’obstruction pour ne pas dire la disparition des crastes ou du sous-dimensionnement de certaines buses.
D’autre part, se posent les problèmes de la localisation et du devenir des effluents des eaux traitées.
La localisation : il ne reste presque plus de terrain disponible entre Arès et Andernos : la coupure d’urbanisme qui reste est en grande partie occupée par un domaine privé.
Devenir des effluents des eaux traitées; les études (voir intervention de Jean-Marc Vignaux lors de la conférence du 7 novembre 2024 à Andernos-les-bains) bibliographie) montrent que les effluents d’eaux usées contiennent encore des résidus médicamenteux, des résidus de biocides ou des résidus de détergents. Injecter ces eaux dans les dunes revient à les verser dans le bassin d’Arcachon. Les huîtres et les baigneurs n’ont pas besoin de cela.
C’est pourquoi, constatant les efforts qu’ont fait ces temps derniers vos municipalités pour entretenir les fossés et crastes, nous nous demandons si la priorité n’est pas dans la remise en état, l’entretien du réseau de collecte des eaux usées et du réseau de crastes, accompagnés d’un moratoire sur l’urbanisation, moratoire permettant cet entretien.

Photos du bassin de rétention de Titoune le 2 février 2025

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