Archive for the 'Actualité' Category

Piège pour les poissons : les centrales nucléaires…

https://www.mediapart.fr/journal/france/010820/des-millions-de-poissons-pris-au-piege-des-centrales-nucleaires-en-france?onglet=full

On ne parle jamais de cet aspect-là : les centrales nucléaires, dans leur fonctionnement quotidien détruisent des animaux protégés. Celle du Blayais piège lors des prises d’eau alimentant les tours de refroidissement en particulier l’alosse dont la pêche est interdite depuis 2006 dans le golfe de Gascogne… L’anguille, l’éperlan (en raréfaction) sont aussi concernés. L’article de Médiapart expose clairement la situation et conclue en demandant l’installation de dispositifs anti-piégeage comme en Angleterre ou aux Etats-Unis…

Clôture dans la forêt : accès à l’eau en question

Flyer Cloture Ander Ares Recto

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

La cloture d’un terrain situé près du ruisseau Le Cirès à Andernos-les-bains suscite l’émotion.

En effet, ce terrain (privé) est situé au nord d’une zone Natura 2000 et constitue un corridor écologique…L accès à l eau est désormais interdit et pour les hommes et pour les animaux. N’y a-t-il pas d’autres destinations pour cette forêt ?

L ’accès  à l’eau est interdit pour les pêcheurs, promeneurs, sportifs, familles et pour les animaux. En cas d’incendie, la clôture interdit l’accès aux pare-feux pour le SDIS,  Saviez-vous que les canalisations de gaz de ville et un pipe-line
traversent cette propriété, elles se trouvent enclavées et sans accès en cas de problème. Un incendie non maîtrisé mettrait en danger la couverture forestière des communes ainsi que l’urbanisation proche très dense. Les grands incendies de 1949 (50 000 ha de forêt, 82 morts) et de 1989 dans la région sont encore dans les mémoires. Dans le cas où l’hypothétique projet serait un enclos dédié à la chasse, la clôture se trouve à moins de 5m des habitations sur une grande partie de la propriété. Il y a donc danger pour la population riveraine des deux communes. Nous proposons une discussion avec les propriétaires de manière à trouver pour cette forêt une autre destination : Il faut veiller à la sécurité des personnes et des biens et à la protection des espaces naturels, faire démolir la clôture de la coupure d’urbanisation de la Montagne, en particulier celle qui condamne la
libre circulation des personnes et de la faune le long du corridor écologique du Cirès; on peut aussi signer la pétition.

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

 

Ravitailler les bateaux en mer, une fausse bonne idée

D’autres usages de la plage septembre 2018  une marée noire ici ?

Fill your boat est le nom d’un projet promettant de ravitailler les bateaux à moteur au corps mort, leur évitant ainsi des aller-retours jusquà la pompe. On imagine mal un petit tanker sur la plage du Bétey : risques de collision, rencontre avec les baigneurs, kite-surfeurs, scooters des mers et c’est la marée noire assurée ; et c’est la même chose sur toutes les zones de corps mort. Vital Baude a rencontré les porteurs du projet « Fill your boat », et  » conserve de nombreuses réserves. Malgré un certain nombre d’intentions exprimées, le cœur de leur modèle économique demeure le ravitaillement en carburant et donc l’itinérance quotidienne d’une embarcation contenant 3.600 litres d’essence sur le Bassin avec les risques que cela comporte »
Laissons parler un élu, Vital Baude : « L’Etat a délégué aux maires la gestion des corps-morts et donc la responsabilité de leur utilisation. Face aux dangers que ce service de ravitaillement itinérant en carburant représente, les maires peuvent exercer leur compétence et refuser que ce risque supplémentaire intervienne sur les corps-morts dont ils assument la gestion. Pour mémoire, ces espaces sont certainement un des lieux les plus dangereux du Bassin pour le ravitaillement en carburant, du fait des risques de collisions, de la proximité avec le rivage et des habitations rendant toute manœuvre périlleuse. Fort de l’unanimité contre cette activité exprimée lors de la dernière réunion du bureau du Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon, je tiens à alerter par courrier les maires du Bassin d’Arcachon gérants des zones de mouillage. En effet, si l’Etat décidait d’autoriser cette activité, la responsabilité des maires serait engagée dans le cadre des autorisations qui leur ont été délivrées. Il est difficile d’imaginer qu’ils aient pu prendre en compte les risques liés au ravitaillement en carburant d’un bateau sur corps-morts en raison de la nature nouvelle de cette activité économique.Je considère qu’il ne faut pas sous-estimer ces risques dépendant de la météo et de la houle. Ces risques supplémentaires pourraient remettre en question la délégation de gestion des zones de mouillages. Les hydrocarbures, reconnus pour leur toxicité chronique pour l’environnement aquatique, font peser une menace de plus sur un Bassin d’Arcachon qui subit déjà d’autres pollutions et des risques de dégradation de la qualité de ses eaux. Cette année encore, les zostères, indicateurs de la bonne santé des écosystèmes marins, régressent,

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limicoles sur l’estran de la plage du Bétey, ici en janvier 2019

 Au-delà de cet exemple, c’est tout un patrimoine naturel, toute une économie de la mer et toute une qualité de vie qui se jouent. C’est pourquoi, j’encourage les maires concernés à exercer leur responsabilité pour empêcher que ce danger intervienne sur les corps-morts dont ils ont la gestion.



Le Bétey un ouvrage exceptionnel pour un lieu exceptionnel

Vient de paraître. Cet ouvrage retrace l’histoire du Bétey . Est-ce un ruisseau ? Une plage boisée ?  Un quartier riche en anecdotes ou un port ? Une taille particulière de silex au néolithique ?  C’est tout cela à la fois et c’est aussi notre histoire qui se raconte en  photos, poèmes, reportage de fouilles, lettres aux édiles, plans et interventions de députés : ce petit livre est disponible chez le buraliste du Bétey, à la jardinerie de la zone artisanale et bien sur au siège de l’association. 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains. 0607020357

 

Photos, poèmes et légendes pour se souvenir de l’histoire du Bétey

Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

Destruction de la faune en période de confinement

Communiqué de presse  retransmis par l’association Le Bétey, plage boisée à sauvegarder

à l’initiative de l’ASPAS et signé des associations Animal Cross, Anymal, Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), AVES France, Blaireau & Sauvage, Convention Vie et Nature (CVN), Convergence Animaux Politique (CAP) Fondation Brigitte Bardot, Mélès, One Voice, RAssemblement pour une France sans Chasse

Depuis le début du confinement, un flou général entoure les activités de chasse et de piégeage en France. Entre interdictions et dérogations selon les départements, pas facile de s’y retrouver, d’autant qu’aucune consigne nationale officielle n’a été diffusée.

Plus grave encore : les inspecteurs de l’environnement de l’Office Français de la Biodiversité ont reçu ordre de respecter le confinement, et n’ont donc pas pu effectuer de veille sur le terrain. Ainsi, comme nous le redoutions, de nombreux cas de braconnage et de piégeage illégal nous ont été signalés.

Face à une situation de plus en plus préoccupante, avec des arrêtés de dérogation chaque jour de plus en plus nombreux, l’ASPAS a donc décidé, avec 11 autres associations animalistes*, d’interpeller directement le Président de la République au travers d’une lettre ouverte.

Nos associations demandent notamment :

  • à ce que soit adoptée une décision encadrant sans équivoque les activités de chasse et de destruction de manière homogène sur l’ensemble du territoire, et selon des préconisations scientifiques, à l’instar de l’ensemble des décisions adoptées par le gouvernement depuis que l’état d’urgence sanitaire a été décrété.
  • qu’à l’issue de cet épisode sanitaire, un état des lieux précis et régulier soit réalisé quant au nombre exact de dérogations et autorisations individuelles d’intervention délivrées dans chaque département, quant aux dégâts ayant justifié ces autorisations (nature et ampleur), et quant aux animaux abattus (nombre et espèce).
  • que des moyens de protection soient rapidement distribués aux inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité afin que ceux-ci puissent exercer leur activité de contrôle sur le terrain dans les meilleurs délais. Leur simple présence sur le territoire aura un effet dissuasif non négligeable.

Nous rappelons également que les activités liées aux soins délivrés aux animaux sauvages sont très largement suspendues, tout comme les activités liées aux études et à la connaissance de la nature. Pour des motifs sanitaires et éthiques, cette situation est incompréhensible pour les citoyens que nous représentons.

Nous alertons enfin sur l’après confinement, puisque de nombreux arrêtés préfectoraux autorisent d’ores et déjà la vénerie sous terre du blaireau dès le 15 mai… Peut-on sérieusement envisager que soit pratiquée cette chasse collective au moment où la plus grande vigilance sanitaire devra être observée ?

De plus, aucune décision gouvernementale ne remet pour l’instant en question l’ouverture de la chasse à tir au 1er juin, ce qui est particulièrement inquiétant quand on peut penser qu’après 2 mois de confinement, les Français souhaiteront certainement massivement se ressourcer dans la nature…

Lire notre lettre ouverte au Président de la République

 

 

Bonnes fêtes de Pâques 2020

Bien sûr, nous passerons ces fêtes confinés… Alors on regarde avec d’autant plus d’attention les photos prises cet hiver au Porge.

entre forêt et dune au Porge

Le Porge 26 décembre 2019. Entre forêt et dune

Canalisons les touristes

Composter plutôt que jeter.

C’est le printemps et l’herbe pousse. … Ne jetez plus vos tontes d’herbe, vieux branchages et autres déchets du jardin. Ils ne seront pas ramassés, confinement oblige. Mais réalisez un compost (dans un contenant)  ou une butte (alternance de couches brunes et sèches et de couches vertes et humides comme pour faire des lasagnes), butte sur laquelle vous pourrez planter des légumes et qui vous étonnera par sa fertilité.

QU’EST CE QU’UN COMPOST ?

Le compost est un mélange de micro-organismes, d’humus et de minéraux provenant de la décomposition de matière végétale et/ou organique.

Il existe 4 grands types de composts :

  • le ménager (b.a-ba du compost pour les plantes en général) : c’est celui-ci que nous examinerons.
  • le spécial potager (ajout de matière organique d’origine animale pour la culture de légumes en particulier)
  • le minéralisé (ajout de minéraux)
  • le spécial sol (ajout spécifique en fonction du PH du sol)

QUEL BUT ?  Dynamiser la vie du sol, favoriser la croissance des végétaux et la biodiversité au jardin, permettre le recyclage des déchets de chacun et éviter le transfert des déchets en recyclerie.

Pour commencer , il vous faudra vous procurer un bac à compost que bien souvent les communautés de communes vous commanderont gratuitement (demande en mairie, en CdC ou en ligne).

Placez ensuite idéalement ce bac dans votre jardin, exposé au soleil ou mi-ombre si canicules fréquentes. Le c ompost doit être composé de 50 % de compost brun et de 50 % de compost vert.

LE COMPOST BRUN : ne doit donc pas reposer à même le sol. Pour cela :

entreposer des branchages de 20 cm de long en moyenne. Attention veuillez à ne pas utiliser de branchages de résineux

– ajouter : les feuilles mortes, les écorces, vous pourrez y ajouter du carton (non encré), du papier et des filtres à café usagés !

LE COMPOST VERT :  les épluchures de fruits et légumes,  les déchets d’entretien de jardin (feuilles vertes, herbe coupée), les coquilles d’œuf brisées.

Ne mettez pas de  coquilles de mollusques et fruits de mer ainsi que les déchets protéinés (viandes, produits laitiers) à l’origine des mouches, moustiques et autres insectes, ni d’ail ou d’oignons

Occasionnellement, on peut mettre la litière  biodégradable du chat ou la paille des cochons d’Inde et en très petite quantité, les agrumes.

COMBIEN DE TEMPS ?

On peut obtenir un compost au bout de 6 mois. Ainsi, vous pourrez récupérer votre compost à raison de deux fois par an. Un bon compost doit être léger et dégager une odeur d’humus.

Pour cela il faut le retourner régulièrement afin qu’il soit bien oxygéné.   Il faut l’arroser, surtout en période de canicule. Au fil du temps vous verrez votre compost s’affaisser ; si vous l’alimentez régulièrement, au bout d’un an vous pourrez obtenir un bac rempli à ras bord dont le bas du bac est tout à fait opérationnel.

Recettes aimablement fournies par le parc naturel régional des Landes de Gascogne.

CONFINES, OBSERVEZ LA BIODIVERSITÉ !

- Sur son compte Twitter, l’ornithologue et naturaliste Maxime Zucca propose de découvrir, depuis chez soi, les oiseaux urbains.
- La Ligue pour la protection des oiseaux et l’Observatoire des oiseaux des jardins proposent à tout un chacun de participer au grand comptage national des oiseaux des jardins.
- Vigie nature, le programme de sciences participatives piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle, relance l’ «opération papillons» d’observation de ces insectes, mais également le projet Spipoll de comptage des insectes pollinisateurs.
- Le réseau des botanistes francophones Tela Botanica propose des activités pour «la pratique et la découverte de la botanique, même à distance» : Mooc d’initiation à la botanique, série de reportage de «botanique à la maison».
- Il est possible de suivre la nouvelle saison des deux balbuzards pêcheurs les plus connus de France (Reda et Sylva) à travers la Balbucam. Depuis 2016, leur aire de nidification, dans le Loiret, a été équipée d’une caméra électronique qui filme en continu la vie de ces rapaces migrateurs. Autre curiosité, la webcam installée par la LPO qui filme en direct l’aire d’un couple de faucons pèlerins à Châteauneuf (Côte-d’Or), et qui a déjà pondu un œuf le 24 février dernier!

Et sur nos rives, dans nos jardins ?

Conche entre la plage du Bétey et la Jetée à Andernos-les-bains

chenilles processionnaires du pin mai 2018

Bécasseaux ou gravelots 2019

Plage du Bétey, refuge des oiseaux de mer l’hiver par grand vent  2017

 

Accès au littoral interdit mais pour la nature ?

L’arrêté préfectoral du 19 mars 2020 interdit l’accès aux plages du littoral : cause : affluence de personnes fuyant le coronavirus urbain… provoquant ainsi une dissémination encore plus grande du coronavirus… Consolez-vous ! Ces interdictions d’accès représentent un répit pour la nature. Monsieur  et Madame Colvert et Monsieur  et Madame Aigrette garzette vont pouvoir se faire la cour en toute tranquilité !

Arrete_PREF33_19-03-2020_Interdiction_Plages_et_plans_d_eau_COVID19

Ces photos datent de l’hiver 2018 2019

Chenal du Bétey à marée descendante

Colverts au port du Bétey

A vous de les identifier

Accès interdit ? Consolez-vous ! Un moment de répit pour les premiers occupants

Et que se passe-t-il dans les banlieues désertées ?

Ici, nous dit notre correspondant banlieusard, on se croirait au mois d’août, chaleur en moins. Tous ceux qui pouvaient faire du télétravail sont partis dans leur maison de campagne (Morvan, Bassin d’Arcachon) en emportant sans doute le virus vers des contrées qui, jusqu’alors, avaient été épargnées. Mais les rues sont vides. On croise avant 8 heures du matin 10 personnes qui, attestation de dérogation en poche,  vont faire le tour du parc fermé  et/ou sortir les chiens.  Le silence relatif, l’absence de voitures ouvrent les sens à l’appel du printemps : c’est l’éclatement jaune des forsythias, l’odeur des jacinthes plantées autour d’un monument, le chant du merle, le tambourinement du pic et les piallements des moineaux autour de la mangeoire. On a vu arriver la première hirondelle. Faire les courses à pied, le visage couvert d’un foulard (à défaut de masque) soulève de nombreuses questions : queue devant la pharmacie, la boulangerie où sont respectées les distances préconisées, mais pas dans l’épicerie du coin où l’on se presse pour prendre livraison d’un colis ou acheter … de l’épicerie…  A suivre