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Le Bétey un ouvrage exceptionnel pour un lieu exceptionnel

Vient de paraître. Cet ouvrage retrace l’histoire du Bétey . Est-ce un ruisseau ? Une plage boisée ?  Un quartier riche en anecdotes ou un port ? Une taille particulière de silex au néolithique ?  C’est tout cela à la fois et c’est aussi notre histoire qui se raconte en  photos, poèmes, reportage de fouilles, lettres aux édiles, plans et interventions de députés : ce petit livre est disponible chez le buraliste du Bétey, à la jardinerie de la zone artisanale et bien sur au siège de l’association. 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains. 0607020357

 

Photos, poèmes et légendes pour se souvenir de l’histoire du Bétey

Sternes, goélands bruns et milans noirs : laissons les vivre

le contexte : Consultation de la DREAL jusqu’au 14 juin 2020 : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html?fbclid=IwAR0sDDyFPy-iJaAztAVpPUEE6ajIU4iv6GNlLgvCb3bl4IxhfhJRI6CH8sw

Va-t-on effaroucher voir détruire (ce sont les termes de la consultation) des goélands espèce protégée et des milans noirs, espèce protégée pour laisser les sternes élever en paix leurs petits ? Nous pensons qu’il faut les laisser vivre, la Sterne caugek protégée elle aussi n’étant pas en voie de disparition. Mais voyons les détails :

Quels sont les enjeux ? 

Le banc d’Arguin, objet de toutes les convoitises (ostréiculteurs, plaisanciers et bateliers et… protecteurs de la nature) accueille depuis les années 1966 une colonie de Sternes caugek. Ce bel oiseau de 35 cm arrive début mai et niche sur le banc d’Arguin; les goélands, arrivés en avril, lui mènent la vie dure allant jusquà manger les œufs ou les poussins. Aucun bébé sterne ne s’est envolé en 2019. Or la sterne est en quelque sorte l’emblème du banc d’Arguin.

C’est pourquoi les gestionnaires de la RNN voudraient mettre en place un protocole d’effarouchement puis, s’il est inefficace,  aller jusqu’à tuer les goélands et les milans noirs et ceci pendant 5 ans.

Les arguments contre : l’absence de recherche des causes réelles de l’agressivité des goélands et des milans : perte d’une source de nourriture, diminution de leur territoire de chasse du à la présence des ostréiculteur puis des plaisanciers, stress du aux humains ou autre ?

Sur la forme, l’avis du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine ne figure pas dans les pièces jointes de la consultation. On le trouve néanmoins à l’adresse suivante : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2020-7_-_avis_sur_predation_de_la_colonie_de_sternes_caugeks_de_la_rnn_du_banc_d_arguin.pdf

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine réuni en assemblée plénière, formule, à l’unanimité, une décision recommandant au préfet de ne pas recourir à la destruction, d’engager un programme de marquage sur les goélands et les milans qui complète des opérations d’effarouchement.

Enfin, la lecture de la presse spécialisée nous apprend que les colonies de sternes caugek ont voyagé au cours du XXème siècle (Pons et al, 2005)

Ce sont les réserves  de lileau des liges sur l’île de ré et celle de l’île de Noirmoutier qui les accueilleraient maintenant….

Alors suivons les recommandations du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et ne tirons pas sur nos goélands, ni sur nos milans….

De toutes façons, il reste sur le Banc d’Arguin, des tortues luth, des huîtriers pie et plus de 600 espèces animales intéressantes… Alors quoiqu’on dise ou fasse, le banc d’Arguin a tous les atouts pour rester une belle réserve nationale naturelle.

Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

Sternes Caugek 2020

Faut-il pour sécuriser la reproduction des sternes Caugek sur la réserve nationale naturelle du Banc d’Arguin, tuer d’autres espèces protégées ?

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html

Voilà bien une question de philosophie que nous soumet la préfecture via la DREAL.

Faut-il tuer des espèces protégées pour protéger d’autres espèces protégées ?

Or la lecture attentive du texte Problématique de conservation sternes sur le Banc d’Arguin nous apprend que : « Les principaux facteurs limitants naturels sont  l’offre en territoires de nidification, la capacité trophique du milieu environnant (du à la surpêche)  et la prédation par le Milan noir, les goelands et peut-être par la présence du Faucon Pélerint

Donc si nous voulons vraiment protéger nos sternes, commençons par réserver d’autres sites de nidification aux goelands en sanctuarisant, pendant la période de nidification certaines plages urbaines -ni joggeur, ni kite-surf, ni scooters des mers, ni chien même tenus en laisse-  et à arrêtons de subventionner la pêche industrielle. Tout le monde y trouverait son compte, y compris et surtout les pêcheurs artisanaux côtiers.

Mais en attendant  ne tuons ni les goelands, ni les milans noirs, écartons les autres prédateurs, abstenons-nous de débarquer sur le banc d’Arguin pendant la période de nidification des oiseaux  ce qui, en ces périodes de confinement, ne devrait pas nous demander trop d’efforts.

 

Démocratie et Santé

La crise en cours nous conduit à publier un extrait de l’éditorial de Fabrice Nicolino sur le site Nousvoulonsdescoquelicots parce que dès aujourd’hui se pose la question de la sortie du confinement. Ce que Fabrice Nicolino dit pour les pesticides est valable aussi pour l’industrie du Surtourisme. . « . La crise actuelle réhabilite la politique dans ce qu’elle a de plus essentiel. Quand des intérêts supérieurs sont en jeu, on peut et on doit rappeler qu’il existe des intérêts subalternes. Et parmi eux, des industries aussi massives que le tourisme, le commerce, la bagnole.

Et les pesticides? Et les pesticides. Ce que nos gouvernants ont imposé à l’industrie sans un mot de protestation, ils peuvent l’obtenir demain de «géants» comme Bayer-Monsanto, BASF ou Syngenta. Oui, on peut décréter la fin des pesticides comme on peut annoncer le confinement d’un peuple. Il faut et il suffit de le vouloir. Pour l’heure, le déni de réalité continue d’habiter le cœur de nos politiciens. Mais demain?

Nous sommes une force populaire, avec laquelle il faut désormais compter. L’aura-t-on assez répété? L’auront-ils assez dit? La santé n’a rien à voir avec l’économie, et quand celle-ci est atteinte, on ne peut plus agir en comptables. Il faut alors agir, et renverser la table. Nous parlons bien sûr de la santé des paysans, la première touchée par le poison. De celle des riverains et des voisins. De celle de tous, car tous sont désormais exposés. De celle des oiseaux, des papillons, des abeilles, de tant de merveilleuses formes vivantes sans laquelle le voyage des humains ne pourrait continuer. Oui, plus que jamais, interdiction de tous les pesticides de synthèse. »

 

Fabrice Nicolino

Nousvoulonsdescoquelicots

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2020/03/31/ce-quun-peuple-veut/

Politique agricole commune et Climat

Pourquoi la PAC ?

parce qu’elle structure le modèle agro-alimentaire européen. Elle  concerne  chaque citoyen, tant pour son alimentation que pour ses contributions publiques, tant pour le paysage que pour sa santé et pas seulement les agriculteurs qui touchent des aides. La politique agricole de l’Union européenne a accompli sa mission originelle : sécuriser l’approvisionnement alimentaire durant la période d’après-guerre. Malgré des réformes en série, la PAC ne répond pas aux défis du XXIe siècle. La prochaine période de financement de sept ans de l’Union européenne commence en 2021. Les négociations concernant les réformes sont actuellement en cours

Quelques enseignements

Grâce à la Politique agricole de l’Union Européenne, près de 60 milliards d’euros sont versés à l’agriculture européenne. Cela représente 114 Euros par an par citoyen de l’Union.

La politique agricole européenne se compose de  deux piliers. Le premier pilier accorde des aides forfaitaires liées à la surface des fermes, tandis que le deuxième soutient le développement rural, dont par exemple l’installation de jeunes agriculteurs et des mesures environnementales.

70 % des fonds de l’UE sont alloués à l’hectare sans exigence de grande portée. Ceux qui exploitent beaucoup de terres, reçoivent beaucoup d’argent.

Les zones rurales ne se résument pas à l’agriculture. Elles aussi sont soutenues par le budget agricole. Ces subventions sont toutefois dotées de nettement moins d’agent  que le premier pilier. L’agriculture est étroitement liée à l’équilibre de notre alimentation, à la qualité de l’eau et à la protection  de la biodiversité. Pourtant, une faible part des fonds de l’UE est allouée à ces enjeux.

L’UE s’est engagée sur des objectifs internationaux concernant le changement climatique et la biodiversité  ainsi que le respect d’objectifs de développement durable. Sa politique agricole n’est cependant pas compatible avec ces objectifs internationaux. Sans un large éventail de réformes, l’union européenne ne les atteindra pas.

Le bien-être animal est très important pour les citoyens de l’UE. Néanmoins, les fonds de la politique agricole de l’UE ne sont guère utilisés pour améliorer l’élevage dans ce sens.

Dans l’Union Européenne, entre 2003 et 2013, plus d’un quart de toutes les fermes ont mis la clé sous la porte. Leurs surfaces ont été acquises par d’autres. Aujourd’hui, environ 3 % de toutes les exploitations gèrent plus de la moitié des terres cultivées.

La France est le pays membre de l’UE qui bénéficie le plus du budget de la PAC : environ 9 milliards

La politique agricole européenne contribue  à la lutte contre l’érosion politique de l’Union européenne. Elle est particulièrement importante dans les régions rurales, où l’insatisfaction envers l’union européenne est de taille.

Pour que la politique agricole commune  soit acceptée socialement, elle doit favoriser les petites et moyennes fermes, soutenir le dynamisme des zones rurales et favoriser l’environnement, le climat, la biodiversité et le bien-être animal.

Pour en savoir plus : https://pouruneautrepac.eu/lexamen-de-la-pac-2015-2020/

 

A nos élus : les zones humides contribuent au bien-être et à la santé des citoyens…

A nos élus,

lorsqu’elles sont préservées, les zones humides – marais, tourbières, prairies et forêts humides, lagunes, mangroves – sont vos alliées, y compris au plan économique au regard de l’analyse coûts-bénéfices globaux.

En effet, le réseau des zones humides, en maillage avec les espaces naturels, contribue fortement à un bon fonctionnement et à une régulation des milieux et à la biodiversité associée. Il contribue en ce sens à augmenter la résilience de votre territoire face aux inondations et submersions marines, mais également aux sécheresses, aux pollutions.

Les zones humides contribuent également au bien-être et à la santé des citoyens. Elles participent à la constitution d’espaces de quiétude et de calme, de zones rafraichissantes en période de chaleurs ou canicules, à la purification de l’air. Elles constituent une composante importante de la qualité de vie et du climat social apaisé.

 

C’est pourquoi tout en adressant nos félicitations à nos nouveaux élus, nous recommandons la préservation des zones humides du bassin comme le Communal à Andernos-les-bains et le bassin d’Arachon dans son ensemble.

sentier inondé au Communal

ponte de grenouille (agile ?) 2015 au Communal

le communal en hiver

non loin de la ligne à haute tension Le communal

Rallye botanique au Communal lors des JMZH