Archive for the 'Non classé' Category

Non aux néonicotinoides

Pour François Ramade, président d’honneur de la SNPN:« Ce projet de loi fait ainsi table rase des très nombreux travaux de recherche qui ont mis en évidence l’impact éco-toxicologique gravissime de ces substances. Nous sommes ici face à une menace globale d’ampleur comparable à celle liée à l’usage des insecticides organochlorés voici une cinquantaine d’années, avant leur interdiction.»

Les néonicotinoïdes sont de puissants insecticides dont la nocivité n’est plus à démontrer, y compris pour la santé humaine. Cette nocivité est d’ailleurs bien plus étendue que ne le prétendent les acteurs majoritaires de la filière agricole.
En raison de leur caractère hautement toxique, toute dérogation à l’interdiction d’utilisation des néonicotinoïdes, même encadrée, même temporaire, est inacceptable.
La SNPN et 28 autres associations de protection de la nature s’unissent dans une tribune commune pour alerter les députés sur les risques des néonicotinoïdes et le projet de loi qu’ils s’apprêtent à voter le 6 octobre 2020.

Des nouvelles du port de plaisance du Bétey

Source : Rencontre avec Eric Coignat adjoint au maire dAndernos le vendredi 18 septembre 2020 à 15 heures autour du port du Bétey. L’association approuve la mise en place de ganivelles et de caillebottis sur la plage du Broustey. Les études sur la rénovation du port de plaisance étaient arrêtées mais vont reprendre en octobre 2020. L’association demande que le nombre de place de parking soit réduit- dans la mesure où, même le 15 aout, il reste des places libres, où il n’y aura plus que quelques points d’accès au ponton flottant (et non plus une échelle par bateau) il n’est pas nécessaire d’avoir autant de places de parking voiture que de parking bateau). Nous demandons des replantations en « ligne de front ». Eric Coignat préfère attendre la fin des travaux. Est-ce parce que les engins de chantier seront garés sous les pins restant pendant les travaux ? Dans ce cas, le poids des engins serait trop lourd pour la plage et pourrait entraîner le déracinement des pins ou leur fragilisation.
Les travaux sont prévus pour 2022…. nous avons demandé à être associés aux futures réunions. La continuité écologique du ruisseau du Bétey (on a revu des anguilles cet été dans le chenal du Bétey) doit être maintenue pendant les travaux. Une buse ne conviendrait pas car elle ne permet pas la remontée des migrateurs vers l’aval du Bétey. A suivre

Sauvons le lézard ocellé

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvonslelynzardocellyn-4048.html

contact:sauvonslelezard@protonmail.com.

Le site de la plage de la digue à Tarnos (Landes), avec ses nombreux blockhaus, est un sanctuaire pour le lézard ocellé, Timon Lepidus, plus grand lézard d’Europe, sur la liste rouge des espèces en danger au niveau national et protégé au niveau international par la convention de Berne. Celui-ci a fait l’objet d’un premier Plan National d’Action de 2012 à 2016, reconduit en 2020 pour 10 ans jusqu’en 2029. La route de contournement prévue en arrière-dune pour desservir la plage de la digue va impacter de manière irréversible l’équilibre de ce site naturel protégé à caractère prioritaire. À l’unisson des voix des scientifiques, de l’ensemble des associations de défense de l’environnement nationales et internationales qui s’accordent à dire que le site de Tarnos présente une des plus fortes abondances de Lézard ocellé du littoral atlantique français et constitue un enjeu majeur pour la survie de cette espèce en danger sur le territoire Aquitain,,le Conseil National Pour la Nature a émis un avis défavorable clair et tranchant : “La présence d’habitat d’espèces endémiques de flore ainsi que celle du probable plus important noyau de population française de Lézard ocellé, sont des éléments patrimoniaux de premier ordre. Ces éléments l’emportent sur toute autre considération en application du principe de proportionnalité s’agissant des conditions d’octroi des dérogations à la protection stricte des espèces » Malgré cela, malgré les recours en cours contre l’autorisation de destruction d’espèces protégées accordée par le Préfet des Landes, le défrichement a commencé et le département s’apprête à mettre son projet funeste à exécution. À quoi servent les institutions pour la préservation de la nature, les avis scientifiques et les travaux des spécialistes, si leurs expertises sont bafouées dans le seul but d’aménager une plage de plus pour les touristes ? Vous pouvez signer la pétition :
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvonslelynzardocellyn-4048.html

contact:sauvonslelezard@protonmail.com.

Clôture dans la forêt : accès à l’eau en question

Flyer Cloture Ander Ares Recto

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

La cloture d’un terrain situé près du ruisseau Le Cirès à Andernos-les-bains suscite l’émotion.

En effet, ce terrain (privé) est situé au nord d’une zone Natura 2000 et constitue un corridor écologique…L accès à l eau est désormais interdit et pour les hommes et pour les animaux. N’y a-t-il pas d’autres destinations pour cette forêt ?

L ’accès  à l’eau est interdit pour les pêcheurs, promeneurs, sportifs, familles et pour les animaux. En cas d’incendie, la clôture interdit l’accès aux pare-feux pour le SDIS,  Saviez-vous que les canalisations de gaz de ville et un pipe-line
traversent cette propriété, elles se trouvent enclavées et sans accès en cas de problème. Un incendie non maîtrisé mettrait en danger la couverture forestière des communes ainsi que l’urbanisation proche très dense. Les grands incendies de 1949 (50 000 ha de forêt, 82 morts) et de 1989 dans la région sont encore dans les mémoires. Dans le cas où l’hypothétique projet serait un enclos dédié à la chasse, la clôture se trouve à moins de 5m des habitations sur une grande partie de la propriété. Il y a donc danger pour la population riveraine des deux communes. Nous proposons une discussion avec les propriétaires de manière à trouver pour cette forêt une autre destination : Il faut veiller à la sécurité des personnes et des biens et à la protection des espaces naturels, faire démolir la clôture de la coupure d’urbanisation de la Montagne, en particulier celle qui condamne la
libre circulation des personnes et de la faune le long du corridor écologique du Cirès; on peut aussi signer la pétition.

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

 

Ravitailler les bateaux en mer, une fausse bonne idée

D’autres usages de la plage septembre 2018  une marée noire ici ?

Fill your boat est le nom d’un projet promettant de ravitailler les bateaux à moteur au corps mort, leur évitant ainsi des aller-retours jusquà la pompe. On imagine mal un petit tanker sur la plage du Bétey : risques de collision, rencontre avec les baigneurs, kite-surfeurs, scooters des mers et c’est la marée noire assurée ; et c’est la même chose sur toutes les zones de corps mort. Vital Baude a rencontré les porteurs du projet « Fill your boat », et  » conserve de nombreuses réserves. Malgré un certain nombre d’intentions exprimées, le cœur de leur modèle économique demeure le ravitaillement en carburant et donc l’itinérance quotidienne d’une embarcation contenant 3.600 litres d’essence sur le Bassin avec les risques que cela comporte »
Laissons parler un élu, Vital Baude : « L’Etat a délégué aux maires la gestion des corps-morts et donc la responsabilité de leur utilisation. Face aux dangers que ce service de ravitaillement itinérant en carburant représente, les maires peuvent exercer leur compétence et refuser que ce risque supplémentaire intervienne sur les corps-morts dont ils assument la gestion. Pour mémoire, ces espaces sont certainement un des lieux les plus dangereux du Bassin pour le ravitaillement en carburant, du fait des risques de collisions, de la proximité avec le rivage et des habitations rendant toute manœuvre périlleuse. Fort de l’unanimité contre cette activité exprimée lors de la dernière réunion du bureau du Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon, je tiens à alerter par courrier les maires du Bassin d’Arcachon gérants des zones de mouillage. En effet, si l’Etat décidait d’autoriser cette activité, la responsabilité des maires serait engagée dans le cadre des autorisations qui leur ont été délivrées. Il est difficile d’imaginer qu’ils aient pu prendre en compte les risques liés au ravitaillement en carburant d’un bateau sur corps-morts en raison de la nature nouvelle de cette activité économique.Je considère qu’il ne faut pas sous-estimer ces risques dépendant de la météo et de la houle. Ces risques supplémentaires pourraient remettre en question la délégation de gestion des zones de mouillages. Les hydrocarbures, reconnus pour leur toxicité chronique pour l’environnement aquatique, font peser une menace de plus sur un Bassin d’Arcachon qui subit déjà d’autres pollutions et des risques de dégradation de la qualité de ses eaux. Cette année encore, les zostères, indicateurs de la bonne santé des écosystèmes marins, régressent,

DSC_0067

limicoles sur l’estran de la plage du Bétey, ici en janvier 2019

 Au-delà de cet exemple, c’est tout un patrimoine naturel, toute une économie de la mer et toute une qualité de vie qui se jouent. C’est pourquoi, j’encourage les maires concernés à exercer leur responsabilité pour empêcher que ce danger intervienne sur les corps-morts dont ils ont la gestion.



Le Bétey un ouvrage exceptionnel pour un lieu exceptionnel

Vient de paraître. Cet ouvrage retrace l’histoire du Bétey . Est-ce un ruisseau ? Une plage boisée ?  Un quartier riche en anecdotes ou un port ? Une taille particulière de silex au néolithique ?  C’est tout cela à la fois et c’est aussi notre histoire qui se raconte en  photos, poèmes, reportage de fouilles, lettres aux édiles, plans et interventions de députés : ce petit livre est disponible chez le buraliste du Bétey, à la jardinerie de la zone artisanale et bien sur au siège de l’association. 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains. 0607020357

 

Photos, poèmes et légendes pour se souvenir de l’histoire du Bétey

Sternes, goélands bruns et milans noirs : laissons les vivre

le contexte : Consultation de la DREAL jusqu’au 14 juin 2020 : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html?fbclid=IwAR0sDDyFPy-iJaAztAVpPUEE6ajIU4iv6GNlLgvCb3bl4IxhfhJRI6CH8sw

Va-t-on effaroucher voir détruire (ce sont les termes de la consultation) des goélands espèce protégée et des milans noirs, espèce protégée pour laisser les sternes élever en paix leurs petits ? Nous pensons qu’il faut les laisser vivre, la Sterne caugek protégée elle aussi n’étant pas en voie de disparition. Mais voyons les détails :

Quels sont les enjeux ? 

Le banc d’Arguin, objet de toutes les convoitises (ostréiculteurs, plaisanciers et bateliers et… protecteurs de la nature) accueille depuis les années 1966 une colonie de Sternes caugek. Ce bel oiseau de 35 cm arrive début mai et niche sur le banc d’Arguin; les goélands, arrivés en avril, lui mènent la vie dure allant jusquà manger les œufs ou les poussins. Aucun bébé sterne ne s’est envolé en 2019. Or la sterne est en quelque sorte l’emblème du banc d’Arguin.

C’est pourquoi les gestionnaires de la RNN voudraient mettre en place un protocole d’effarouchement puis, s’il est inefficace,  aller jusqu’à tuer les goélands et les milans noirs et ceci pendant 5 ans.

Les arguments contre : l’absence de recherche des causes réelles de l’agressivité des goélands et des milans : perte d’une source de nourriture, diminution de leur territoire de chasse du à la présence des ostréiculteur puis des plaisanciers, stress du aux humains ou autre ?

Sur la forme, l’avis du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine ne figure pas dans les pièces jointes de la consultation. On le trouve néanmoins à l’adresse suivante : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2020-7_-_avis_sur_predation_de_la_colonie_de_sternes_caugeks_de_la_rnn_du_banc_d_arguin.pdf

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine réuni en assemblée plénière, formule, à l’unanimité, une décision recommandant au préfet de ne pas recourir à la destruction, d’engager un programme de marquage sur les goélands et les milans qui complète des opérations d’effarouchement.

Enfin, la lecture de la presse spécialisée nous apprend que les colonies de sternes caugek ont voyagé au cours du XXème siècle (Pons et al, 2005)

Ce sont les réserves  de lileau des liges sur l’île de ré et celle de l’île de Noirmoutier qui les accueilleraient maintenant….

Alors suivons les recommandations du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et ne tirons pas sur nos goélands, ni sur nos milans….

De toutes façons, il reste sur le Banc d’Arguin, des tortues luth, des huîtriers pie et plus de 600 espèces animales intéressantes… Alors quoiqu’on dise ou fasse, le banc d’Arguin a tous les atouts pour rester une belle réserve nationale naturelle.

Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

Sternes Caugek 2020

Faut-il pour sécuriser la reproduction des sternes Caugek sur la réserve nationale naturelle du Banc d’Arguin, tuer d’autres espèces protégées ?

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html

Voilà bien une question de philosophie que nous soumet la préfecture via la DREAL.

Faut-il tuer des espèces protégées pour protéger d’autres espèces protégées ?

Or la lecture attentive du texte Problématique de conservation sternes sur le Banc d’Arguin nous apprend que : « Les principaux facteurs limitants naturels sont  l’offre en territoires de nidification, la capacité trophique du milieu environnant (du à la surpêche)  et la prédation par le Milan noir, les goelands et peut-être par la présence du Faucon Pélerint

Donc si nous voulons vraiment protéger nos sternes, commençons par réserver d’autres sites de nidification aux goelands en sanctuarisant, pendant la période de nidification certaines plages urbaines -ni joggeur, ni kite-surf, ni scooters des mers, ni chien même tenus en laisse-  et à arrêtons de subventionner la pêche industrielle. Tout le monde y trouverait son compte, y compris et surtout les pêcheurs artisanaux côtiers.

Mais en attendant  ne tuons ni les goelands, ni les milans noirs, écartons les autres prédateurs, abstenons-nous de débarquer sur le banc d’Arguin pendant la période de nidification des oiseaux  ce qui, en ces périodes de confinement, ne devrait pas nous demander trop d’efforts.

 

Démocratie et Santé

La crise en cours nous conduit à publier un extrait de l’éditorial de Fabrice Nicolino sur le site Nousvoulonsdescoquelicots parce que dès aujourd’hui se pose la question de la sortie du confinement. Ce que Fabrice Nicolino dit pour les pesticides est valable aussi pour l’industrie du Surtourisme. . « . La crise actuelle réhabilite la politique dans ce qu’elle a de plus essentiel. Quand des intérêts supérieurs sont en jeu, on peut et on doit rappeler qu’il existe des intérêts subalternes. Et parmi eux, des industries aussi massives que le tourisme, le commerce, la bagnole.

Et les pesticides? Et les pesticides. Ce que nos gouvernants ont imposé à l’industrie sans un mot de protestation, ils peuvent l’obtenir demain de «géants» comme Bayer-Monsanto, BASF ou Syngenta. Oui, on peut décréter la fin des pesticides comme on peut annoncer le confinement d’un peuple. Il faut et il suffit de le vouloir. Pour l’heure, le déni de réalité continue d’habiter le cœur de nos politiciens. Mais demain?

Nous sommes une force populaire, avec laquelle il faut désormais compter. L’aura-t-on assez répété? L’auront-ils assez dit? La santé n’a rien à voir avec l’économie, et quand celle-ci est atteinte, on ne peut plus agir en comptables. Il faut alors agir, et renverser la table. Nous parlons bien sûr de la santé des paysans, la première touchée par le poison. De celle des riverains et des voisins. De celle de tous, car tous sont désormais exposés. De celle des oiseaux, des papillons, des abeilles, de tant de merveilleuses formes vivantes sans laquelle le voyage des humains ne pourrait continuer. Oui, plus que jamais, interdiction de tous les pesticides de synthèse. »

 

Fabrice Nicolino

Nousvoulonsdescoquelicots

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2020/03/31/ce-quun-peuple-veut/