Archive for the 'Non classé' Category

Grippe aviaire : la biodiversité est une réponse à la maladie….

Les éleveurs de volaille néo-aquitains font face pour la troisième fois en 5 ans à une crise sanitaire majeure due à la circulation d’un virus pathogène de grippe aviaire. Toutefois, les mesures préconisées restent les mêmes : l’abattage « par précaution » de tous les animaux, qu’ils soient contaminés ou sains, niant toute valeur à la vie animale en la réduisant à des chiffres, et la mise en place de mesures de bio-sécurité. Ces mesures vont fragiliser économiquement une filière agricole déjà mise à mal par les épisodes précédents. Pour mettre un terme à ces épisodes de crise aviaire et éviter ce type d’hécatombe, des solutions existent :

  • Ne pas imposer des mesures de bio-sécurité uniformes et donc des investissements inadaptés aux petites exploitations qui privilégient la qualité et le bien-être animal ;
  • Soutenir le changement de modèle agricole des élevages intensifs et trop spécialisés ;
  • Promouvoir les races rustiques dans la réorientation : dans l’élevage, comme partout ailleurs, la biodiversité est une réponse à la maladie.

Il est urgent d’engager une réflexion de fond sur l’avenir et la résilience de la filière et non de gérer des crises au coup par coup, sans remise en question du modèle industriel et de la surproduction orientée vers la consommation de masse et l’exportation, au détriment des agriculteurs et des animaux.

Ce qui a changé au Bétey en 2020

ce grand pin a séché pendant l'hiver 2020; il a été coupé en juin 2020. Sera-t-il remplacé ? bois du Bétey,
Ripisylve du Bétey, près du port : ce grand pin à gauche a séché : il a été abattu en juin 2020. Sera-t-il remplacé ?

Petit bois situé entre la rue du Puits Artésien, l’avenue Rosa Bonheur et l’avenue du Maréchal Leclerc. Un immense pin a été abattu il y a quelques années (à gauche du poste) et n’a pas été remplacé.

Site inscrit, il a vu d’élégants lampadaires mis en place (en 2018 ou 2019 ?) et le poste de transformation électrique repeint : mais il n’y a pas de régénération naturelle car il est régulièrement tondu. Et si on arrêtait de tondre ?

plage du Bétey, octobre 2019 au coucher du soleil certains d’entre eux sont tombés en 2020
plage du Bétey, décembre 2020 : l’étendue de sable sec se rétrécit : les marées montent de plus en plus haut. Présence importante l’hiver de limicoles

Bonne et heureuse année 2021

Le Bétey, plage boisée à sauvegarder vous présente ses meilleurs voeux pour une année …. différente de 2020.

Bella au Bétey

Dimanche 27 décembre 2020, la tempête BELLA a fait tomber un des derniers pins de la première ligne de la plage boisée du Bétey…. C’est là qu’il faudrait replanter cet hiver …. des pins, des tamaris, des genêts…

La rénovation du port de plaisance d’Andernos avance masquée

Des mesures effectuées sur le port jeudi 10 décembre, des tests et carottages de géologie réalisées mercredi 9 décembre, les études sur le projet de rénovation du port avancent. Présenté fin février 2019 par le syndicat mixte des ports de plaisance du Bassin d’Arcachon ce projet http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/p_2019_8660_f.pdf grignote 10 mètres sur la droite (parking actuel) et 15 mètres à moitié sur l’estran et sur le chenal. Le futur parking sera pris sur les espaces naturels; on ne sait rien encore sur les dessertes et la capitainerie. Il est nécessaire d’aller jusqu’à la 20 pour voir le schéma du projet. En décembre 2020, malgré une réponse positive de la Cada , malgré de nombreux échanges tant par courriel que lors d’une visite ou par lettre recommandée, nous n’avons toujours pas de détails. Si la rénovation du port et sa mise aux normes environnementales nous semblent importantes (question de sécurité), il nous paraît aberrant de réaliser un port qui ne servirait qu’à faciliter les manoeuvres de gros bateaux qui ne sortent jamais ! Il faut se poser la question : avons-nous vraiment besoin de ports de plaisance ? A quoi servent-ils ? Ne faudrait-il pas à l’heure où le bassin s’asphyxie, réglementer l’usage des loisirs motorisés sur le bassin d’Arcachon ?

Bernache cravant : à connaître

bernaches cravants (Branta bernicla), sur la vase

« Mais quels sont ces drôles de canard que l’on voit à la limite de l’eau? » demande une nouvelle Andernosienne. Mais ce sont des bernaches cravants, de petites oies, de la famille des Anatidés. Elles sont végétariennes et se nourrissent de lichens, mousses et algues en été. Sa présence favorise les zostères, salicornes, algues vertes, semis et herbacées en hiver. La Bernache cravant est une espèce migratrice, elle occupe les côtes d’Europe occidentale durant la période d’octobre à mars.
Les Bernaches cravants sont facilement reconnaissables : bec, tête, poitrine et pattes sont noirs ; leur cou est noir muni d’un collier blanc. Le dos et le ventre sont gris-brun foncé et le croupion est blanc.
Elles fréquentent les lacs et côtes de toundra en été. En hiver, les bernaches privilégient les vasières proches des rivages, où elles effectuent des regroupements spécifiques de taille conséquente. Elles sont présentes jusqu’en Sibérie, Canada, Alaska et Groenland.
Le Bassin d’Arcachon est le site qui accueille, depuis 1996, la plus forte concentration d’individus hivernants de l’hexagone. Le dernier comptage, automne 2020, a permis de dénombrer plus de 30 000 individus. Certaines années, la population a atteint des chiffres allant jusqu’à 50 000 oiseaux !

à vous de trouver son nom

Une ourse Sarousse tuée par balle le 29 novembre 2020


Sarousse, cinquième et dernière ourse lâchée dans les Pyrénées en 2006, a été tuée hier dans la vallée de Bardaji (Aragon) lors d’une battue au sanglier. Quand Cannelle avait été tuée elle aussi lors d’une battue au sanglier, le ministre de l’environnement avait affrété un hélicoptère privé pour aller sur le terrain. Cannelle était la dernière représentante d’une population d’ ours des Pyrénées. Elle a été abattue le 1 er novembre 2004 par un chasseur, René Marquèze. Son ourson, Cannellito, âgé de huit mois au moment de la mort de sa mère a survécu ; il est le dernier représentant de la lignée pyrénéenne d’ Ursus arctos. Aujourd’hui la mort de Sarosse n’est même pas mentionnée.
Selon l’association Pays de l’ours Adet : après Cachou, puis l’ours tué en Ariège et maintenant Sarousse, ces trois ours tués par l’Homme doivent être remplacés suivant les engagements du plan ours 2018-2028.
2020, année noire pour l’ours dans les Pyrénées, plus de 5% de la population d’ours est tuée par l’Homme et un silence assourdissant de la part des représentants de l’Etat français jusqu’au plus haut niveau.

– 9 avril 2020 : l’ours Cachou, seule descendance connue de l’ours Balou lâché en 2006, est retrouvé mort ; la semaine dernière, l’enquête côté espagnol a permis d’inculper un agent de l’Environnement du Val d’Aran, chargé du suivi des ours, pour trois chefs d’accusation, dont l’empoisonnement de l’ours Cachou. Cachou était un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.
– 9 juin 2020 : un jeune ours mâle est retrouvé en Ariège tué par balles ; nos associations ont porté plainte. L’enquête semble sensible et à ce jour, aucune inculpation n’est connue. Nous n’avons toujours aucune information sur l’identité de cet ours.
– 29 novembre 2020 : Sarousse a été tuée lors d’une battue au sanglier. Une enquête est ouverte. Son lâcher s’est déroulé le 22 août 2006 sur la commune d’ Arbas, en Haute-Garonne (France). Elle séjournait depuis plusieurs années dans le massif du Turbon (Espagne). Sarousse était également un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.

FERUS et Pays de l’Ours-Adet demandent que la lumière soit faite sur la mort de Sarousse et aussi sur celle de l’ours tué en Ariège en juin dernier. La population d’ours pyrénéenne restant classée « en danger critique d’extinction », nos associations rappellent au gouvernement son engagement de remplacer tout ours tué par l’Homme. FERUS et Pays de l’Ours-Adet agiront autant que nécessaire pour le remplacement de ces trois ours.


H2O l’eau la vie et nous sur Arte

Grande soirée de Télévision sur l’EAU sur Arte
« H2O: l’eau, la vie et nous »
le samedi 28 novembre 2020 de 20h 50 à 23 h 30

L’homme finira-t-il par périr de son avidité ? Dans dix ans, nos besoins en eau douce dépasseront de 40 % ce que la terre est en mesure de nous fournir. L’espoir que cessent les spirales de la surexploitation et de la pollution, amplifiées par le réchauffement climatique, s’amenuise de jour en jour. Alarmiste sans s’interdire de mettre en lumière des initiatives…
Un grand merci à René Capo de Vigilance Biscarosse pour cette alerte !
Pour plus d’informations rendez-vous sur le blog de Cathy LAFON, journaliste à « Sud Ouest» :http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2020/11/21/television-h2o-l-eau-la-vie-et-nous-une-serie-documentaire-e-1079172.html

L’eau c’est la vie ! : http://renecapo.blogspot.com/search?q=L%E2%80%99eau%2C+c%E2%80%99est+la+vie+%21
Eau du robinet ou eau en bouteille ? http://renecapo.blogspot.com/search?q=Eau+du+robinet+ou+eau+en+bouteille+%3F

Le Comité de Vigilance de Biscarrosse avait évoqué ce problème le 26 avril 2009 à l’occasion d’une conférence-débat « L’eau source de vie »

– Affiche Conférence Eau, source de vie.jpg

Observer le ciel en période de confinement

Les nuits sont longues nous dit Simon Lericque du Groupement des Astronomes Amateurs Courriérois et il y a toujours des choses à voir dans le ciel


En tout début de nuit, la Voie lactée d’été est encore bien visible… A l’œil nu, on peut s’amuser à repérer quelques constellations comme le Cygne, l’Aigle, le Dauphin.
– au niveau des planètes, c’est presque le grand chelem. Jupiter et Saturne sont visibles au Sud-Ouest juste après le coucher du Soleil, Mars qui vient de passer à l’opposition est encore très brillante et observable une grande partie de la nuit plutôt vers le Sud, et puis Vénus, étincelante (c’est le troisième astre le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune), illumine la toute fin de la nuit, vers l’Est.
– ce 25 novembre, la Lune, presque pleine, passera la nuit en-dessous de Mars justement. Un beau rapprochement apparent.

Il y aura des choses plus intéressantes en décembre
– le 5 décembre : un beau rapprochement apparent de la Lune et de l’amas d’étoiles M44. A voir en deuxième moitié de nuit avec une petite paire de jumelles
– les matins des 12 et 13 décembre : dans les belles lueurs du ciel de l’aube, le fin croissant de Lune (avec une belle lumière cendrée) rencontre Vénus
– le 13 décembre : c’est le maximum de l’essaim d’étoiles filantes des Géminides. En plus, c’est la nouvelle Lune ou presque, donc un moment idéal pour voir des étoiles filantes
– le 17 décembre : au soir, le fin croissant de Lune croise sur sa route le duo Jupiter-Saturne

L’événement à ne surtout pas rater sera celui du 21 décembre. Les planètes Jupiter et Saturne seront très très proches l’une de l’autre.
Durant tout le mois de décembre, elles se rapprocheront soir après soir, mais le plus serré aura donc lieu le 21 décembre au soir, assez bas vers le sud-ouest, juste après le coucher du Soleil.
Saturne, Jupiter et quelques-uns de leurs satellites respectifs seront observables ensemble dans un champ d’oculaire de télescope. La prochaine fois qu’un tel phénomène se produira, ce sera en mars… 2080 :o)

Piège pour les poissons : les centrales nucléaires…

https://www.mediapart.fr/journal/france/010820/des-millions-de-poissons-pris-au-piege-des-centrales-nucleaires-en-france?onglet=full

On ne parle jamais de cet aspect-là : les centrales nucléaires, dans leur fonctionnement quotidien détruisent des animaux protégés. Celle du Blayais piège lors des prises d’eau alimentant les tours de refroidissement en particulier l’alosse dont la pêche est interdite depuis 2006 dans le golfe de Gascogne… L’anguille, l’éperlan (en raréfaction) sont aussi concernés. L’article de Médiapart expose clairement la situation et conclue en demandant l’installation de dispositifs anti-piégeage comme en Angleterre ou aux Etats-Unis…