Posts Tagged 'bassin d’Arcachon'

Le littoral est fragile

Les observations des promeneurs, surfeurs, pêcheurs peuvent devenir des données utiles aux scientifiques afin de mieux connaître et préserver la beauté du littoral.

Pin remarquable sur la plage boisée du Bétey à Andernos-les-bains 33

Laurent Debas, océanologue, responsable de l’initiative Biolit pour l’association Planète Mer parle de son association BIOLIT (Biodiversité du Littoral). http://www.planetemer.org/actions/biolit

Pour plus d’infos : https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-30-aout-2019

Cette démarche parait très utile et positive en permettant la création d’un lien entre les scientifiques spécialiste du milieu marin et les acteurs du terrain comme les surfeurs, les  pêcheurs du bord de mer,  les pratiquants de chars à voile ou de toutes  autres activités halieutiques y compris les promeneurs du bord de plage.

« Quand tout le monde s’y met les choses vont souvent mieux ! »René Capo

Culture et alimentation autour du Bassin d’Arcachon 1

Un rapport spécial du Giec, salué par le gouvernement, vient de tomber (août 2019) : l’humanité épuise ses ressources parce qu’elle exploite trop intensivement ses sols et ses forêts. Collectivement, non seulement nous mettons en péril notre capacité à faire face au réchauffement climatique, mais aussi nos conditions de vie et de subsistance. En conséquence ce rapport appelle à adopter partout en urgence une gestion durable des terres.

Or, une gestion durable des terres passe nécessairement par un rééquilibrage du cycle de l’azote et donc la suppression des excédents de nitrates d’autant qu’ils produisent aussi du protoxyde d’azote, puissant gaz à effet de serre. Et la Gironde voit l’implantation ou l’extension d élevages industriels de porcs et poulets,  générateurs des excédents de nitrates, cause de la prolifération massive d’algues vertes dont le pourrissement dégage un gaz extrêmement toxique, le sulfure d’hydrogène. Faut-il attendre de voir le littoral se charger d’ algues vertes pour agir ?

Depuis 2010 les préfets de Bretagne coordonnent des plans de lutte contre ces excédents à travers les Plans Algues Vertes. Force est de constater leur échec patent démontré depuis des mois par des échouages d’algues à des niveaux rarement atteints dans la baie de Saint-Brieuc.
C’est pourquoi ce dernier rapport du Giec est une opportunité nouvelle qui s’offre

à l’ Etat et aux Régions. Puisqu’une partie du réchauffement climatique et la prolifération des algues vertes ont une seule et même cause, que l’urgence commande de s’y attaquer dès maintenant, nous vous demandons d’élaborer dès le mois de septembre de nouveaux plans de lutte contre les excédents d’azote après consultation de tous les syndicats professionnels, des organismes agricoles, des syndicats d’ostréiculteurs et de pêcheurs, des associations de protection de la nature. Nous vous proposons de :

1 stopper toute nouvelle implantation d’élevage industriel dans le département, au nom du principe de précaution

2 procéder sur une petite partie de la  Surface Agricole Utile à des expérimentations de nouvelles cultures  qui permettront de sélectionner les plus efficientes. Demain elles serviront de modèles à l’ensemble du territoire.

3 mettre fin progressivement aux méthodes industrielles d’exploitation de la forêt

4 – limiter le nombre de chevaux sur les bateaux à moteur, limiter voir interdire l’usage des moteurs thermiques pour les loisirs sur le nord bassin

Nous ne prétendons pas détenir la vérité. Nous voulons simplement éviter la mort du Bassin d’Arcachon à cause de l’eau et du sol pollué.   Le Giec ouvre déjà des pistes. Pour exemples : l’agroforesterie, les élevages et cultures bio. Nous pouvons également citer les cultures associées qui mêlent des légumineuses à des céréales, permettant de réduire l’usage d’engrais chimiques. C’est aussi l’assurance d’un usage réduit voire nul de pesticides. Nous disponsons dans notre département d’un gisement de conseillers avisés qui ne demandent qu’à partager leurs compétences.


Pour cette gestion durable des terres qui s’inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique, la co-présidente du Giec, Madame Valérie Masson-Delmotte a mis l’accent sur » l’importance d’agir dès maintenant ». Nous rajoutons, comme contre les marées vertes : c’est maintenant… ou jamais, car agir DEMAIN deviendra inutile.

Concours photo Sepanso

Assemblée générale de l’association Le Bétey, plage boisée à sauvegarder.

Le stand de l’association lors du Forum des Associations qui s’est tenu à Andernos le samedi 7 septembre 2019, le lendemain de l’Assemblée générale.

L’assemblée générale de l’association « Le Bétey, plage boisée à sauvegarder » s’est tenue vendredi 6 septembre au siège de l’asosciation 14 avenue du Maréchal Leclerc à Andernos les bains.  Le rapport moral, le rapport financier ont été voté à l’unanimité.  L’association a réaffirmé ses missions :
 1 Défendre les plages boisées du Bétey, les espaces boisés de la ville qu’ils occupent un simple triangle entre deux rues ou une coupure d’urbanisme comme Le Communal.  A ce titre, elle a, en 2018-2019, continué à arroser et entretenir, en coopération avec les services municipaux, les petits pins du Bétey, plantés en 2016 par les enfants des écoles Capsus et Jules Ferry. Elle préconise  une véritable politique de l’arbre dans toutes les villes du Bassin comme à Lége Cap Ferret où l’abattage des arbres est soumis à autorisation municipale. Il serait également bon d’avoir une politique d’entretien et de replantation des espaces boisés de la ville d’Andernos qui sont soumis à une trop grande fréquentation. Certains adhérents demandent à être consultés sur les projets d’aménagement du quartier. Ils sont prêts à participer à l’entretien des bosquets et espaces boisés du quartier si cela doit permettre de préserver les arbres. Pourquoi ne pas créer des comités de quartier qui feraient des propositions à la municipalité ?
2 La rénovation du port du Bétey, prévue pour 2022, est attentivement suivie par l’association. L’agrandissement doit permettre une mise en sécurité des bateaux mais non l’accueil de plus gros bateaux. Enfin un rétrécissement des parkings permettrait de préserver la prairie et d’offrir une vue splendide sur le bassin à travers l’allée des genêts. 3 Le partage de l’espace pose également beaucoup de questions : certains kite surfs et certains scooters des mers ne semblent pas respecter la législation, dépassant les limites de leur périmètre d’action. Les nuisances sonores engendrées par les scooters des mer sont mal perçues par la population du quartier et se rajoutent aux nuisances sonores existantes bateau à moteur, automobiles, moteur thermiques employés dans les jardins. Comment informer et éduquer les gens aux codes maritimes et partage de l’espace ? L’hiver à marée montante,  les kite surfeurs qui ne quittent pas les lieux où ils ont pied  empêchent les limicoles de se nourrir. Il faudrait que la plage située en face des écoles soit réservée aux oiseaux et aux baigneurs…   4 La qualité des eaux du bassin, la mort de l’estran sans doute à cause de l’engraissement des plages, la disparition de la zostère dans le nord bassin, la disparition des oiseaux sauvages (aigrette garzette, cygnes, martin-pêcheur, petits passereaux) qui fréquentaient les plages du Bétey  inquiètent.
L’association continue à lutter contre la suppression de la nature sur le bassin.

L’association a participé aux enquêtes publiques concernant l’installation de fermes photovoltaiques sur le site d’anciennes décharges et  aux ateliers sur les transports.
Elle compte organiser en 2020 une sortie au Communal pour la Journée mondiale des Zones Humides et continuer ses actions d’entretien des pins, d’information du public et d’alerte des pouvoirs publics.

Brume matinale sur la plage du Bétey mercredi 11 septembre 2019

Actions à venir : points litigieux du nouveau PLU, entretien des pins de la plage boisée, Forum des associations, Journée mondiale des Zones Humides, Participation aux enquêtes publiques, actions en lien avec les autres associations du Bassin d’Arcachon.


Revue de presse été 2019

La malchimie
Gisèle Bienne; Actes Sud, 2019.

Ce récit retrace l’histoire d’un empoisonnement.

La malchimie témoigne de l’affection d’une sœur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu’il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l’urgence à combattre le tout-chimique. Un récit emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

Sylvain et moi traçons notre sillon de chaque côté d’une ligne de démarcation qui s’est creusée malgré nous. Je suis étudiante, il conduit le tracteur de son patron, laboure, ensemence, moissonne les champs de son patron et les “traite”. “Traiter”, il a commencé jeune. On traite contre les maladies, pour les rendements, la propreté. On traite dans la plaine de façon préventive, curative, et intensive toujours. On traite, c’est radical et ça rapporte. Les engrais, les produits phytosanitaires, la terre absorbe tout cela

Pendant les Trente Glorieuses, on ne savait pas. C’était l’éloge de la chimie, dans tous les domaines, domestique, agricole. et on y croyait. On croyait en la science, au progrès, la publicité de Monsanto était irrésistible. (Gisèle Bienne)

 

Monoculture de pin Douglas et qualité de l’eau;


Une alternative à la monoculture de pins Douglas. Ce n’est pas la même échelle de temps. La parcelle dite Colbert 2 abrite des chênes de 250 ans. C’est la nature du sol qui détermine la hauteur de l’arbre

Article complet sur les monocultures de Douglas dans le Limousin et leurs conséquences

https://www.lamontagne.fr/gueret-23000/agriculture/les-forets-de-douglas-rendent-elles-imbuvable-l-eau-du-robinet-en-limousin_12917224/ [consulté le mercredi 31 juillet 2019]

Une nouvelle coupe de bois dans la forêt de La Teste indigne les défenseurs, le propriétaire se justifie

A quelques encablures de la Dune du Pilat, des usagers et des adhérents de l’ADDUFU (Association de Défense des Droits d’Usage et de la Forêt Usagère de la Teste) ont mené une action coup de poing tôt ce dimanche matin pour dénoncer une coupe « illégale » de pins vifs opérée dans le site classé de la forêt usagère de La Teste. https://rue89bordeaux.com/2019/07/nouvelle-coupe-de-bois-illegale-site-classe-de-foret-de-teste/ [Consulté le lundi 29 juillet 2019]

Fonctionnement du Bassin d’Arcachon par Jean-Marie Froidefond

Le Bassin d’Arcachon fonctionne un peu comme nos poumons (poster n°1). Par l’intermédiaire de la marée, les eaux marines pénètrent dans le Bassin et renouvellent en partie l’eau, sauf au fond du Bassin où elle se renouvelle moins souvent, d’où des niveaux de pollutions plus élevés (poster n°2). Les pollutions dues aux activités humaines s’accumulent (pesticides agricoles, antifouling, turbulences dues aux hélices, bruits, pollutions par ruissellement…) Le poster n°3 montre comment, à notre niveau, nous pouvons utiliser des alternatives (déplacement par des transports en commun, à vélo, à pied, utilisation de produits moins nocifs pour l’environnement, pour les loisirs nautiques le bateau à voile ou le canoé…)

Banc d’Arguin

Entourées en rouge les trois ZPI (Zone de protection intégrale).. On constate que les plaisanciers ne sont pas à plaindre. Par contre, le comportement de certains qui encourge la polémique est à blâmer.

Arrêté du 13 juin 2019 portant création de zones de protection intégrale au sein de la Réserve naturelle nationale du banc d’Arguin Cet arrêté découle du décret du 10 mai 2017 portant modification de la réserve naturellenationale du banc d’Arguin. Il instaure des zones de protection intégrales dans lesquelles l’accèsest interdit, afin de préserver différents enjeux de la biodiversité : nidification des oiseaux,habitats terrestres et habitats de l’estran sableux

http://www.infobassin.com/politique-economie/edito-oeil-beurre-lenoir-arguin-tourisme.html

Arrêté ARGUIN ZPI pour 2019