Posts Tagged 'bassin d’Arcachon'

Sauvons le lézard ocellé

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvonslelynzardocellyn-4048.html

contact:sauvonslelezard@protonmail.com.

Le site de la plage de la digue à Tarnos (Landes), avec ses nombreux blockhaus, est un sanctuaire pour le lézard ocellé, Timon Lepidus, plus grand lézard d’Europe, sur la liste rouge des espèces en danger au niveau national et protégé au niveau international par la convention de Berne. Celui-ci a fait l’objet d’un premier Plan National d’Action de 2012 à 2016, reconduit en 2020 pour 10 ans jusqu’en 2029. La route de contournement prévue en arrière-dune pour desservir la plage de la digue va impacter de manière irréversible l’équilibre de ce site naturel protégé à caractère prioritaire. À l’unisson des voix des scientifiques, de l’ensemble des associations de défense de l’environnement nationales et internationales qui s’accordent à dire que le site de Tarnos présente une des plus fortes abondances de Lézard ocellé du littoral atlantique français et constitue un enjeu majeur pour la survie de cette espèce en danger sur le territoire Aquitain,,le Conseil National Pour la Nature a émis un avis défavorable clair et tranchant : “La présence d’habitat d’espèces endémiques de flore ainsi que celle du probable plus important noyau de population française de Lézard ocellé, sont des éléments patrimoniaux de premier ordre. Ces éléments l’emportent sur toute autre considération en application du principe de proportionnalité s’agissant des conditions d’octroi des dérogations à la protection stricte des espèces » Malgré cela, malgré les recours en cours contre l’autorisation de destruction d’espèces protégées accordée par le Préfet des Landes, le défrichement a commencé et le département s’apprête à mettre son projet funeste à exécution. À quoi servent les institutions pour la préservation de la nature, les avis scientifiques et les travaux des spécialistes, si leurs expertises sont bafouées dans le seul but d’aménager une plage de plus pour les touristes ? Vous pouvez signer la pétition :
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvonslelynzardocellyn-4048.html

contact:sauvonslelezard@protonmail.com.

Le Bétey un ouvrage exceptionnel pour un lieu exceptionnel

Vient de paraître. Cet ouvrage retrace l’histoire du Bétey . Est-ce un ruisseau ? Une plage boisée ?  Un quartier riche en anecdotes ou un port ? Une taille particulière de silex au néolithique ?  C’est tout cela à la fois et c’est aussi notre histoire qui se raconte en  photos, poèmes, reportage de fouilles, lettres aux édiles, plans et interventions de députés : ce petit livre est disponible chez le buraliste du Bétey, à la jardinerie de la zone artisanale et bien sur au siège de l’association. 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains. 0607020357

 

Photos, poèmes et légendes pour se souvenir de l’histoire du Bétey

Sternes, goélands bruns et milans noirs : laissons les vivre

le contexte : Consultation de la DREAL jusqu’au 14 juin 2020 : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html?fbclid=IwAR0sDDyFPy-iJaAztAVpPUEE6ajIU4iv6GNlLgvCb3bl4IxhfhJRI6CH8sw

Va-t-on effaroucher voir détruire (ce sont les termes de la consultation) des goélands espèce protégée et des milans noirs, espèce protégée pour laisser les sternes élever en paix leurs petits ? Nous pensons qu’il faut les laisser vivre, la Sterne caugek protégée elle aussi n’étant pas en voie de disparition. Mais voyons les détails :

Quels sont les enjeux ? 

Le banc d’Arguin, objet de toutes les convoitises (ostréiculteurs, plaisanciers et bateliers et… protecteurs de la nature) accueille depuis les années 1966 une colonie de Sternes caugek. Ce bel oiseau de 35 cm arrive début mai et niche sur le banc d’Arguin; les goélands, arrivés en avril, lui mènent la vie dure allant jusquà manger les œufs ou les poussins. Aucun bébé sterne ne s’est envolé en 2019. Or la sterne est en quelque sorte l’emblème du banc d’Arguin.

C’est pourquoi les gestionnaires de la RNN voudraient mettre en place un protocole d’effarouchement puis, s’il est inefficace,  aller jusqu’à tuer les goélands et les milans noirs et ceci pendant 5 ans.

Les arguments contre : l’absence de recherche des causes réelles de l’agressivité des goélands et des milans : perte d’une source de nourriture, diminution de leur territoire de chasse du à la présence des ostréiculteur puis des plaisanciers, stress du aux humains ou autre ?

Sur la forme, l’avis du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine ne figure pas dans les pièces jointes de la consultation. On le trouve néanmoins à l’adresse suivante : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2020-7_-_avis_sur_predation_de_la_colonie_de_sternes_caugeks_de_la_rnn_du_banc_d_arguin.pdf

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine réuni en assemblée plénière, formule, à l’unanimité, une décision recommandant au préfet de ne pas recourir à la destruction, d’engager un programme de marquage sur les goélands et les milans qui complète des opérations d’effarouchement.

Enfin, la lecture de la presse spécialisée nous apprend que les colonies de sternes caugek ont voyagé au cours du XXème siècle (Pons et al, 2005)

Ce sont les réserves  de lileau des liges sur l’île de ré et celle de l’île de Noirmoutier qui les accueilleraient maintenant….

Alors suivons les recommandations du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et ne tirons pas sur nos goélands, ni sur nos milans….

De toutes façons, il reste sur le Banc d’Arguin, des tortues luth, des huîtriers pie et plus de 600 espèces animales intéressantes… Alors quoiqu’on dise ou fasse, le banc d’Arguin a tous les atouts pour rester une belle réserve nationale naturelle.

Démocratie et Santé

La crise en cours nous conduit à publier un extrait de l’éditorial de Fabrice Nicolino sur le site Nousvoulonsdescoquelicots parce que dès aujourd’hui se pose la question de la sortie du confinement. Ce que Fabrice Nicolino dit pour les pesticides est valable aussi pour l’industrie du Surtourisme. . « . La crise actuelle réhabilite la politique dans ce qu’elle a de plus essentiel. Quand des intérêts supérieurs sont en jeu, on peut et on doit rappeler qu’il existe des intérêts subalternes. Et parmi eux, des industries aussi massives que le tourisme, le commerce, la bagnole.

Et les pesticides? Et les pesticides. Ce que nos gouvernants ont imposé à l’industrie sans un mot de protestation, ils peuvent l’obtenir demain de «géants» comme Bayer-Monsanto, BASF ou Syngenta. Oui, on peut décréter la fin des pesticides comme on peut annoncer le confinement d’un peuple. Il faut et il suffit de le vouloir. Pour l’heure, le déni de réalité continue d’habiter le cœur de nos politiciens. Mais demain?

Nous sommes une force populaire, avec laquelle il faut désormais compter. L’aura-t-on assez répété? L’auront-ils assez dit? La santé n’a rien à voir avec l’économie, et quand celle-ci est atteinte, on ne peut plus agir en comptables. Il faut alors agir, et renverser la table. Nous parlons bien sûr de la santé des paysans, la première touchée par le poison. De celle des riverains et des voisins. De celle de tous, car tous sont désormais exposés. De celle des oiseaux, des papillons, des abeilles, de tant de merveilleuses formes vivantes sans laquelle le voyage des humains ne pourrait continuer. Oui, plus que jamais, interdiction de tous les pesticides de synthèse. »

 

Fabrice Nicolino

Nousvoulonsdescoquelicots

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2020/03/31/ce-quun-peuple-veut/

CONFINES, OBSERVEZ LA BIODIVERSITÉ !

- Sur son compte Twitter, l’ornithologue et naturaliste Maxime Zucca propose de découvrir, depuis chez soi, les oiseaux urbains.
- La Ligue pour la protection des oiseaux et l’Observatoire des oiseaux des jardins proposent à tout un chacun de participer au grand comptage national des oiseaux des jardins.
- Vigie nature, le programme de sciences participatives piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle, relance l’ «opération papillons» d’observation de ces insectes, mais également le projet Spipoll de comptage des insectes pollinisateurs.
- Le réseau des botanistes francophones Tela Botanica propose des activités pour «la pratique et la découverte de la botanique, même à distance» : Mooc d’initiation à la botanique, série de reportage de «botanique à la maison».
- Il est possible de suivre la nouvelle saison des deux balbuzards pêcheurs les plus connus de France (Reda et Sylva) à travers la Balbucam. Depuis 2016, leur aire de nidification, dans le Loiret, a été équipée d’une caméra électronique qui filme en continu la vie de ces rapaces migrateurs. Autre curiosité, la webcam installée par la LPO qui filme en direct l’aire d’un couple de faucons pèlerins à Châteauneuf (Côte-d’Or), et qui a déjà pondu un œuf le 24 février dernier!

Et sur nos rives, dans nos jardins ?

Conche entre la plage du Bétey et la Jetée à Andernos-les-bains

chenilles processionnaires du pin mai 2018

Bécasseaux ou gravelots 2019

Plage du Bétey, refuge des oiseaux de mer l’hiver par grand vent  2017

 

Accès au littoral interdit mais pour la nature ?

L’arrêté préfectoral du 19 mars 2020 interdit l’accès aux plages du littoral : cause : affluence de personnes fuyant le coronavirus urbain… provoquant ainsi une dissémination encore plus grande du coronavirus… Consolez-vous ! Ces interdictions d’accès représentent un répit pour la nature. Monsieur  et Madame Colvert et Monsieur  et Madame Aigrette garzette vont pouvoir se faire la cour en toute tranquilité !

Arrete_PREF33_19-03-2020_Interdiction_Plages_et_plans_d_eau_COVID19

Ces photos datent de l’hiver 2018 2019

Chenal du Bétey à marée descendante

Colverts au port du Bétey

A vous de les identifier

Accès interdit ? Consolez-vous ! Un moment de répit pour les premiers occupants

Et que se passe-t-il dans les banlieues désertées ?

Ici, nous dit notre correspondant banlieusard, on se croirait au mois d’août, chaleur en moins. Tous ceux qui pouvaient faire du télétravail sont partis dans leur maison de campagne (Morvan, Bassin d’Arcachon) en emportant sans doute le virus vers des contrées qui, jusqu’alors, avaient été épargnées. Mais les rues sont vides. On croise avant 8 heures du matin 10 personnes qui, attestation de dérogation en poche,  vont faire le tour du parc fermé  et/ou sortir les chiens.  Le silence relatif, l’absence de voitures ouvrent les sens à l’appel du printemps : c’est l’éclatement jaune des forsythias, l’odeur des jacinthes plantées autour d’un monument, le chant du merle, le tambourinement du pic et les piallements des moineaux autour de la mangeoire. On a vu arriver la première hirondelle. Faire les courses à pied, le visage couvert d’un foulard (à défaut de masque) soulève de nombreuses questions : queue devant la pharmacie, la boulangerie où sont respectées les distances préconisées, mais pas dans l’épicerie du coin où l’on se presse pour prendre livraison d’un colis ou acheter … de l’épicerie…  A suivre

A nos élus : les zones humides contribuent au bien-être et à la santé des citoyens…

A nos élus,

lorsqu’elles sont préservées, les zones humides – marais, tourbières, prairies et forêts humides, lagunes, mangroves – sont vos alliées, y compris au plan économique au regard de l’analyse coûts-bénéfices globaux.

En effet, le réseau des zones humides, en maillage avec les espaces naturels, contribue fortement à un bon fonctionnement et à une régulation des milieux et à la biodiversité associée. Il contribue en ce sens à augmenter la résilience de votre territoire face aux inondations et submersions marines, mais également aux sécheresses, aux pollutions.

Les zones humides contribuent également au bien-être et à la santé des citoyens. Elles participent à la constitution d’espaces de quiétude et de calme, de zones rafraichissantes en période de chaleurs ou canicules, à la purification de l’air. Elles constituent une composante importante de la qualité de vie et du climat social apaisé.

 

C’est pourquoi tout en adressant nos félicitations à nos nouveaux élus, nous recommandons la préservation des zones humides du bassin comme le Communal à Andernos-les-bains et le bassin d’Arachon dans son ensemble.

sentier inondé au Communal

ponte de grenouille (agile ?) 2015 au Communal

le communal en hiver

non loin de la ligne à haute tension Le communal

Rallye botanique au Communal lors des JMZH

Journée Mondiale des Zones Humides sortie nature au Communal à Andernos-les-bains samedi 1er février 2020

Samedi 1er février 10H à Andernos-les-Bains,  rendez-vous  sur  le parking du cimetière des Bruyères (nouveau cimetière, bd Daniel Digneaux), départ en covoiturage pour une visite de plusieurs zones humides en forêt d’Andernos et de Lanton. Prévoir bottes et tenue adaptée à la météo. Gratuit mais inscription souhaitable auprès de l’association Bétey Environnement https://www.betey-environnement.fr/

un reportage de TVBA sur le sujet :

https://www.tvba.fr/vie-locale/zones-humides-lieux-identitaires-secrets-bassin/

 

Accueillir la biodiversité : si les oiseaux, grenouilles et chevreuils peuvent être entr’aperçus il n’en est pas de même pour la microfaune et la microflore.  Comment mettre en évidence leur présence ? En 2014, Frédéric LABAT, expert en écologie aquatique, proposa de tester sur  quelques-unes de  ces zones humides une méthode d’évaluation qu’il a mis au point pour mesurer leur qualité biologique et les perturbations qu’elles peuvent subir. Cette méthode, basée notamment sur l’échantillonnage des plantes et de invertébrés aquatiques, s’applique à l’ensemble des mares et étangs d’eau douce peu profonds du territoire français. Elle permet de comparer la moindre mare de quelques mètres carrés jusqu’aux étangs de 50 ha avec des sites de référence dans chaque région écologique (ex : région des Landes pour le territoire du Bassin d’Arcachon). Et elle aboutit au calcul d’un indice BECOME, Bio-évaluation des ECOsystèmes Mares et Etangs, tout comme il existe un Indice Biologique Global Normalisé IBGN pour les cours d’eau, devenu depuis peu l’Indice Invertébrés Multi-Métriques I2M2. Cette méthode sera dévoilée lors de la conférence de Frédéric Labat, jeudi 30 janvier 2020 à Andernos-les-bains à 18 h 30

 

 

 

 

Chiens et bécasseaux….

Pendant l’hiver, au moment où la marée monte, l’estran se couvre de myriades d’oiseaux de mer qui se nourrissent à la limite entre l’eau et le sable. Ce sont des limicoles, des bécasseaux …. autant de petits points qui donnent à la plage un aspect moucheté. Non loin, les Bernaches cravants nagent dans la marée montante et « aboient ». Un jour d’hiver sur le bassin d’Arcachon. Et puis patatras ! Un quidam lance son chien. Et c’est l’envolée, l’affolement… Les oiseaux sont dérangés et la principale source de leur déclin est le dérangement et l’aménagement des côtes. Alors fêtes des Cabanes ou pas, tenez votre chien en laisse….Nous notons que les chiens sont interdits sur la plage. Toutefois cette interdiction n’est jamais respectée. La transformer en une tolérance avec laisse et ramassage obligatoire des « cartes de visite » ?

Plage du Bétey à Andernos-les-bains

limicoles sur l’estran de la plage du Bétey, ici en janvier 2019

De Lucrèce à Jonathan Safran Foer : comprendre l’écologie à travers les philosophes, chercheurs, artistes et journalistes.

https://www.franceculture.fr/environnement/les-eco-intellectuels-100-penseurs-pour-comprendre-lecologie

Comment penser l’écologie aujourd’hui ? Quels sont les intellectuels qui comptent dans les différentes sphères de réflexion de l’environnement, du climat et de la biodiversité ? Quelles nouvelles idées émergent, au-delà des chapelles, depuis l’ultra-gauche écolo jusqu’à la droite environnementaliste, en passant par les artistes et les théologiens ? Quels livres faudrait-il lire ? L’équipe de « Soft Power » sur France Culture propose sa petite bibliothèque idéale de l’écolog

ie que nous vous transmettons ici.

gravelots 4 février 2017

Panicaut, plage du Bétey 25 juin 2016