Posts Tagged 'bassin d’Arcachon'

Rénovation une extension qui ne dit pas son nom

Schéma de 2019 on voit l’ancien mole (en gris) et le nouveau (en ocre jaune) qui empiète nettement sur l’estran.

les plans de 2021 comprennent les places de parking

Du Bétey au Camping de Fontainevieille un matin de juillet 2021

Erosion côtière et submersion marine

Une tribune de l’EUCC* sortie le 21 juin 2021 et signée par un grand nombre de scientifiques mérite un détour.

Cliquer pour accéder à Tribune%20-%20Le%20risque%20d’%C3%A9rosion%20c%C3%B4ti%C3%A8re%20juin%202021.pdf

Résumé : Les scientifiques admettent que l’érosion côtière est un phénomène aléatoire et difficilement prévisible; l mais que l »érosion côtière et la submersion marine sont des risques très souvent imbriqués. Seule leur gestion conjointe et intégrée est susceptible de produire des effets durables, tandis que des approches simplistes visant à systématiser l’endiguement face à la submersion, et l’inaction face à l’érosion, sont vouées à l’échec. Les exemples de la baie de Wissant dans le Pas-de-Calais ou de Vias dans l’Hérault, illustrent parfaitement cette nécessité d’approche intégrée, difficilement mise en œuvre aujourd’hui.

Pour aller plus loin : Dans une perspective de moyen et long terme tenant compte du changement climatique et de l’élévation du niveau marin, les submersions marines vont devenir progressivement plus fréquentes, vont se conjuguer aux inondations fluviales dans les zones estuariennes et en augmenter les impacts, et certaines portions de territoires se verront finalement affectées par des submersions permanentes, qui résulteront en un recul effectif du trait de côte, ne faisant pas intervenir exclusivement un processus d’érosion. Ce risque de submersion peut tout à fait être considéré comme « certain » et il est possible d’anticiper son occurrence. Serait-ce une raison pour ne pas agir face à ses conséquences, en réfléchissant à plusieurs formes d’adaptation combinant, selon la nature et la densité des enjeux, des approches de réduction de l’aléa (protection, défense) et de réduction de la vulnérabilité (adaptation des bâtiments et infrastructures, changements d’usages, relocalisation, etc.), si nécessaire articulées entre-elles dans le temps ?

Vers quel mode de gestion va-t-on actuellement ?

Depuis une vingtaine d’années, les cadres institutionnels de gestion des risques côtiers en France se sont construits en ayant de plus en plus tendance à dissocier les phénomènes d’érosion côtière et de submersion marine, guidés par des logiques de cloisonnement administratif, mais surtout de volonté de préservation des budgets de l’État, plus que par un véritable raisonnement scientifique. Cette différence de traitement engendre de graves conséquences sur les territoires littoraux : l’absence d’outils pour la gestion du risque érosion côtière fait qu’il est souvent traité dans l’urgence, et limite la formalisation de réelles stratégies d’adaptation, pourtant indispensables dans le contexte actuel de changement climatique. Qu’en est-il pour le bassin d’Arcachon ?

Il existe des solutions : plusieurs travaux scientifiques et institutionnels ont déjà proposé des outils juridiques innovants pour réformer en profondeur la prise en compte du risque érosion côtière au sein des politiques publiques de gestion du littoral. Ces derniers pourraient être repris au sein d’un texte de loi abordant de façon cohérente le sujet des risques côtiers, prônant leur anticipation (volet « aménagement des territoires ») tout en reconnaissant leur composante aléatoire et la possibilité qu’ils s’accélèrent soudainement ou brutalement (volet « gestion des risques ») et favorisant une gestion intégrée des différents aléas, seule approche susceptible de constituer une réelle avancée pour adapter efficacement et durablement les territoires littoraux.

*EUCC-France : le réseau européen des littoraux.

Pour en savoir plus : le rapport de Jean Favennec : http://euccfrance.fr/images/Article_JF_gest_litto_version_12_mai2021.pdf

Vers un »clapage masqué » en mer ?

CP Arcachon, le 26 avril 2021. La Ceba (coordination environnementale du Bassin d’Arcachon) nous fait part du communiqué suivant :

La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution. Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

En effet, l’expertise judiciaire de Monsieur Albarran apporte confirmation des arguments exprimés par la Ceba dans le cadre de l’enquête publique :

Il apparait que le site de La Mole est déjà fortement pollué et n’est pas étanche ; en conséquence de quoi l’évidente porosité des boues portuaires provenant du port de La Teste et de la Canelette avec le milieu marin, en Natura 2000, pose gravement problème.

– Les analyses des vases du port de La Teste fondant l’enquête publique et l’arrêté préfectoral d’autorisation de dragage, présentent des lacunes : toutes les zones du port et de son accès n’ont pas été suffisamment sondées et la profondeur desdits sondage est insuffisante.

– Il apparait que de nombreux seuils s’avèrent dépassés dès lors que l’on sonde partout et à la bonne profondeur, ce en dépit de points de résistance bien connus : blocs de bétons et autres rochers de coquilles d’huitres ; on trouve arsenic, cuivre, mercure, résidus pétroliers (HAP), chlorures, sulfates, probablement du TBT… ce qui n’a rien d’étonnants compte tenu des anciens usages et de l’ancienneté du précédent curage.

– A La Mole, on trouve les mêmes molécules, et en outre : nickel, cuivre, cadmium, plomb, antimoine…

– Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

Conclusion : La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution.

Attention, on marche sur des oeufs

En ce début de printemps, les Gravelots à collier interrompu, Grands gravelots, Sternes naines, Huîtriers-pies et autres oiseaux du bord de mer reviennent de leurs quartiers d’hivernage africains pour se reproduire en France métropolitaine. En Outre-mer, les tortues marines et de nombreuses espèces d’oiseaux de mer pondent également sur les plages.

Le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, la Ligue pour la protection des oiseaux, Rivages de France et le réseau de la protection de la nature en France appellent à la vigilance !L’opération « Attention, on marche sur des œufs ! »vise à sensibiliser les usagers du littoral et les gestionnaires de plages au respect de la faune sauvage qui partage ces espaces souvent touristiques et fréquentés.

Lors du déconfinement de mai 2020, un appel similaire avait permis une mobilisation exceptionnelle afin d’éviter une hécatombe de nids et de poussins installés sur des sites inhabituellement désertés par les humains. En informant le grand public, en alertant les services responsables du nettoyage des plages, en identifiant voire en isolant les nids par un balisage à caractère pédagogique, il a été possible d’épargner la biodiversité littorale menacée.

Cette année, le repérage des installations d’oiseaux a débuté et, en lien avec les collectivités, des équipes d’animateurs vont de nouveau alerter et informer le public afin d’anticiper les impacts de la fréquentation des sites naturels du littoral. Les attitudes à adopter, dans le respect des consignes sanitaires, pour réduire votre impact et sauver les poussins : – vérifiez que l’accès au site du littoral où vous souhaitez vous rendre est autorisé ;

restez sur les sentiers balisés ;

– tenez strictement votre chien en laisse ;

– évitez de fréquenter le haut de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière-littoral ;

évitez les zones balisées avec une signalétique adaptée à l’opération.

si vous voyez un oiseau posé au sol qui vous semble blessé ou pousse des cris répétés, éloignez-vous au plus vite car il s’agit de la manœuvre d’un oiseau adulte destinée à vous tenir à distance du nid ou une alerte indiquant la présence d’un nid ou de poussins ;

Pour en savoir plus sur la faune sauvage du littoral et les moyens de la protéger, rendez-vous sur les réseaux sociaux et les sites internet des partenaires de l’opération « Attention, on marche sur des œufs ! ». Vous souhaitez en savoir plus : Conservatoire du littoral : Anne KONITZ, Directrice de la communication du Conservatoire du littoral a.konitz@conservatoire-du-littoral.fr / 06 86 15 21 87 Contact local ONF Pays de la Loire : Christophe ROLLIER, Responsable Unité Territoriale Vendée christophe.rollier@onf.fr / 06 87 86 43 83

marche citoyenne samedi 20 mars 2021 à Audenge contre l’urbanisation galopante

Journée mondiale des zones humides 2 février 2021 vue par la presse port du Bétey

Des pins remarquables abattus pour faire des places de parking, place Camille Goubet à Andernos.

Lundi 8 février 2021, des pins ont été abattus place Camille Goubet en dépit des protestations d’une quinzaine de membres d’association de protection de la nature et en présence de la police munipale…

Pourquoi ? parce qu’ils étaient malades, faisant partie d’une forêt de production (dans un parc urbain, près du cimetière ?), parce qu’enfin, on allait mettre provisoirement le marché sur la place et qu’il fallait des places de parking pour les personnes âgées…. Imparable…. Sauf que, les pins étaient parfaitement sains, cela fait longtemps que la place Camille Goubet n’est plus une forêt de production et que on aurait pu choisir un autre lieu pour mettre le marché provisoire…. on aurait pu aussi imaginer une structure légère, puisque provisoire qui n’aurait pas abimer les pins. Quant à ces derniers, un élagage judicieux aurait permis de les rendre résistants au vent et d’enlever les branches qui risquaient de tomber sur les voitures des personnes âgées…

Bref, comme sur la place située devant le cinéma où 5 tilleuls ont été rasés pour faire plus de places de parking, il y avait moyen de faire autrement…. C’est ce que nous avons vainement plaidé lundi matin… nous ‘avons obtenu la grâce que de 6 arbres… Franchement il faut que cela s’arrête…. En replanter, comme l’assure, les services municipaux est bien mais combien faut-il d’années pour qu’un chêne vert de 5 ans donne autant d’ombre, absorbe autant d’eau et de CO2 et donne asile à autant d’espèces qu’un chêne ou un pin de 80 ans ?

Il y a Urgence climatique, urgence pour la perte de la biodiversité et tout le monde s’en moque….

Ce qui a changé au Bétey en 2020

ce grand pin a séché pendant l'hiver 2020; il a été coupé en juin 2020. Sera-t-il remplacé ? bois du Bétey,
Ripisylve du Bétey, près du port : ce grand pin à gauche a séché : il a été abattu en juin 2020. Sera-t-il remplacé ?

Petit bois situé entre la rue du Puits Artésien, l’avenue Rosa Bonheur et l’avenue du Maréchal Leclerc. Un immense pin a été abattu il y a quelques années (à gauche du poste) et n’a pas été remplacé.

Site inscrit, il a vu d’élégants lampadaires mis en place (en 2018 ou 2019 ?) et le poste de transformation électrique repeint : mais il n’y a pas de régénération naturelle car il est régulièrement tondu. Et si on arrêtait de tondre ?

plage du Bétey, octobre 2019 au coucher du soleil certains d’entre eux sont tombés en 2020
plage du Bétey, décembre 2020 : l’étendue de sable sec se rétrécit : les marées montent de plus en plus haut. Présence importante l’hiver de limicoles

Bella au Bétey

Dimanche 27 décembre 2020, la tempête BELLA a fait tomber un des derniers pins de la première ligne de la plage boisée du Bétey…. C’est là qu’il faudrait replanter cet hiver …. des pins, des tamaris, des genêts…



%d blogueurs aiment cette page :