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2021 rénovation du port de plaisance du Bétey

Emprise du port sur des espaces communs.
Plans de la rénovation du port. les places de parking n’apparaissent pas. le nouveau mole prend 15 m sur l’estran au détriment du bien commun

12 questions sans réponse

Deux rencontres en février dernier, avec le syndicat mixte du port de plaisance du Bassin d’Arcachon , des services de la municipalité, des élus et trois associations de protection de la nature n’ont pas permis de répondre aux questions suivantes : 

Plans de la rénovation du port. les places de parking n’apparaissent pas.

 1 Comment s’assurer de la continuité écologique du ruisseau du Bétey pendant les travaux et par la suite ?

2 Pourquoi n’y a-t-il pas de projets alternatifs ? Supprimer quelques anneaux permettrait de mettre les usagers du port en sécurité sans avoir à prendre 15 mètres sur l’estran c’est à  dire au détriment d’un espace commun

3 Les places de parking seraient prises sur la prairie située entre la limite du port et les arbres. Or, les plans n’ont, malgré nos nombreuses demandes et un avis de la CADA en juin 2020, jamais été communiqués.

4 Pourquoi créer autant de places de parking alors que les accès au ponton flottant se feront en six points seulement ? 

5 Qu’en est-il du traitement et du devenir des anciennes cuves de carburant ?

6 De même, qu’en est-il du traitement et du devenir des gravats excavés ?

7 Que va-t-il se passer si les engins de chantier découvrent un site archéologique, des racines des gros arbres comme le pin parasol qui marque le début de la plage boisée, des ruisseaux d’écoulement des anciennes crastes ?

8 A-t-on procéder à l‘analyse profonde de la vase qui encombre le port ?

9 A-t-on procéder à une simulation de manière à mesurer l’impact de l’augmentation de 18 % du volume de la darse sur l’augmentation de la hauteur de la vase en prenant en compte la diminution estivale de l’étiage du ruisseau du Bétey ?

10 Comment vont être assurés la réduction des nuisances sonores et des émissions de poussière de manière à ce que la qualité de vie des habitants du quartier du Bétey ne soit pas perturbée ?

11 Pendant la durée des travaux, les bois seront sécurisés de manière à ce que les engins de chantier ne manoeuvrent, ni ne stationnent sous les arbres. Pouvez-vous nous décrire cette sécurisation ?

12 Enfin, pourquoi ne pas mettre la plage qui s’étend entre la rive droite du Bétey et la rue de la Marne en zone naturelle sensible ou  autre de manière à protéger réellement et les vieux tamaris et la zone de repos de l’avifaune ? Il semblerait que les voeux de la municipalité soient de la dédier à la voile. Or l’espace doit être partagé entre tous : un déplacement des ganivelles existantes, quelques panneaux d’explications suffiraient à préserver cet espace. 

Un avis du parc naturel marin sur ce projet ne serait pas à dédaigner.

Vers un »clapage masqué » en mer ?

CP Arcachon, le 26 avril 2021. La Ceba (coordination environnementale du Bassin d’Arcachon) nous fait part du communiqué suivant :

La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution. Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

En effet, l’expertise judiciaire de Monsieur Albarran apporte confirmation des arguments exprimés par la Ceba dans le cadre de l’enquête publique :

Il apparait que le site de La Mole est déjà fortement pollué et n’est pas étanche ; en conséquence de quoi l’évidente porosité des boues portuaires provenant du port de La Teste et de la Canelette avec le milieu marin, en Natura 2000, pose gravement problème.

– Les analyses des vases du port de La Teste fondant l’enquête publique et l’arrêté préfectoral d’autorisation de dragage, présentent des lacunes : toutes les zones du port et de son accès n’ont pas été suffisamment sondées et la profondeur desdits sondage est insuffisante.

– Il apparait que de nombreux seuils s’avèrent dépassés dès lors que l’on sonde partout et à la bonne profondeur, ce en dépit de points de résistance bien connus : blocs de bétons et autres rochers de coquilles d’huitres ; on trouve arsenic, cuivre, mercure, résidus pétroliers (HAP), chlorures, sulfates, probablement du TBT… ce qui n’a rien d’étonnants compte tenu des anciens usages et de l’ancienneté du précédent curage.

– A La Mole, on trouve les mêmes molécules, et en outre : nickel, cuivre, cadmium, plomb, antimoine…

– Ajouter une forte pollution (volume déjà transporté : 20000 m3), à une forte pollution, dans un site non étanche, exposé aux inondations (centennales ou non), submersion, vent, ruissellement, consiste en réalité à “clapper” au cœur du Bassin et à revenir aux rejets en mer des boues portuaires tels qu’ils se pratiquaient il y a quelques décennies.

Conclusion : La Ceba demande l’arrêt immédiat des dépôts des boues du port de La Teste sur le site de La Mole ; elle demande que leur transport, pour la suite du dragage qu’il convient de ne pas suspendre, s’effectue sur le site Sovasol du Teich, ou en tout autre site équipé pour la dépollution.

Attention, on marche sur des oeufs

En ce début de printemps, les Gravelots à collier interrompu, Grands gravelots, Sternes naines, Huîtriers-pies et autres oiseaux du bord de mer reviennent de leurs quartiers d’hivernage africains pour se reproduire en France métropolitaine. En Outre-mer, les tortues marines et de nombreuses espèces d’oiseaux de mer pondent également sur les plages.

Le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, la Ligue pour la protection des oiseaux, Rivages de France et le réseau de la protection de la nature en France appellent à la vigilance !L’opération « Attention, on marche sur des œufs ! »vise à sensibiliser les usagers du littoral et les gestionnaires de plages au respect de la faune sauvage qui partage ces espaces souvent touristiques et fréquentés.

Lors du déconfinement de mai 2020, un appel similaire avait permis une mobilisation exceptionnelle afin d’éviter une hécatombe de nids et de poussins installés sur des sites inhabituellement désertés par les humains. En informant le grand public, en alertant les services responsables du nettoyage des plages, en identifiant voire en isolant les nids par un balisage à caractère pédagogique, il a été possible d’épargner la biodiversité littorale menacée.

Cette année, le repérage des installations d’oiseaux a débuté et, en lien avec les collectivités, des équipes d’animateurs vont de nouveau alerter et informer le public afin d’anticiper les impacts de la fréquentation des sites naturels du littoral. Les attitudes à adopter, dans le respect des consignes sanitaires, pour réduire votre impact et sauver les poussins : – vérifiez que l’accès au site du littoral où vous souhaitez vous rendre est autorisé ;

restez sur les sentiers balisés ;

– tenez strictement votre chien en laisse ;

– évitez de fréquenter le haut de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière-littoral ;

évitez les zones balisées avec une signalétique adaptée à l’opération.

si vous voyez un oiseau posé au sol qui vous semble blessé ou pousse des cris répétés, éloignez-vous au plus vite car il s’agit de la manœuvre d’un oiseau adulte destinée à vous tenir à distance du nid ou une alerte indiquant la présence d’un nid ou de poussins ;

Pour en savoir plus sur la faune sauvage du littoral et les moyens de la protéger, rendez-vous sur les réseaux sociaux et les sites internet des partenaires de l’opération « Attention, on marche sur des œufs ! ». Vous souhaitez en savoir plus : Conservatoire du littoral : Anne KONITZ, Directrice de la communication du Conservatoire du littoral a.konitz@conservatoire-du-littoral.fr / 06 86 15 21 87 Contact local ONF Pays de la Loire : Christophe ROLLIER, Responsable Unité Territoriale Vendée christophe.rollier@onf.fr / 06 87 86 43 83

ZONE HUMIDE réglementation

Tout d’abord, la notion de zone humide au sens réglementaire obéit à un cadre défini par les articles L.211-1 et R.211-108 du code de l’environnement, l’arrêté du 24 juin 2008 modifié et la circulaire du 18 janvier 2010. Ces deux derniers textes expliquent notamment les critères de caractérisation et de délimitation des zones humides. Il y a 2 critères sol/végétation, l’effectivité d’un seul des 2 critères suffit à la présence d’une zone humide.

Ensuite, en matière de protection des zones humides, il faut distinguer l’approche code de l’environnement de l’approche code de l’urbanisme.

Code de l’environnement:

Les zones humides sont protégées par la loi sur l’eau et toute intervention, opération, travaux ou activités sont soumis à procédure loi sur l’eau (déclaration ou autorisation environnementale) s’ils rentrent dans la rubrique suivante de la nomenclature définie au R.214-1 du code de l’environnement:

3.3.1.0. Assèchement, mise en eau, imperméabilisation, remblais de zones humides ou de marais, la zone asséchée ou mise en eau étant :

1° Supérieure ou égale à 1 ha (Autorisation) ;

2° Supérieure à 0,1 ha, mais inférieure à 1 ha (Déclaration).

Un point important est aussi que toute décision administrative dans le domaine de l’eau, et par ricochet tout projet, doit être compatible avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, ici le SDAGE Loire-Bretagne. La disposition relative aux zones humides est la 8B-1 qui décline la séquence dite « éviter, réduire et compenser les impacts » pour les zones humides. Là encore je ne rentre pas dans le détail mais cette disposition est puissante vis-à-vis de la protection des zones humides.

Code de l’urbanisme:

Dans le cadre d’une démarche d’élaboration/modification de document d’urbanisme, dans les différents enjeux poursuivis, il doit être tenu compte de la préservation des zones humides.

L’obligation de compatibilité au SDAGE s’applique également.

En pratique, cela signifie que la présence éventuelle de zone humide doit être interrogée à l’occasion de toute démarche d’ouverture à l’urbanisation. Parfois la question est vite balayée, il n’y a pas de potentialité de zone humide (ex: urbanisation de friche industrielle…). Mais si la question se pose un diagnostic doit être fait, conforme au cadre réglementaire mentionné ci-avant.

Si, tenant compte des éléments précédents, il y a quand même ouverture d’urbanisation en zone humide, un permis de construire ou permis d’aménager peut être déposé.

Articulation entre les 2:

Dans le cas où un projet est soumis à la fois à PC/PA et à une procédure loi eau, les 2 procédures doivent être accomplies « en parallèle ».

Un PC/PA peut être délivré si l’autorisation loi eau n’a pas encore été obtenue, par contre il ne peut être mis en oeuvre (L.425-14 du code de l’urbanisme).

dans une logique de recours sous l’angle zone humide :
1 Il conviendrait d’abord de caractériser la présence de la zone humide éventuelle, et de la délimiter si elle n’occupe pas tout le terrain. Si possible pour aller plus loin caractériser les fonctions de la zone humide en termes biodiversité / hydrologique (ex : soutien d’étiage) / biogéochimique (ex: rôle de filtre).
2 Ensuite, si en effet il y a zone humide, la rapporter au projet et ses impacts: est-ce que le projet impacte (au sens de la rubrique 3.3.1.0 mentionnée ci-avant) plus de 1000 m² de zone humide? (en deçà tout recours serait très fragile) Quelle serait la surface impactée (seuil de déclaration loi eau ou d’autorisation environnementale)?
3 Enfin, en conséquence, mettre en évidence les carences possibles du projet au regard du cadre réglementaire mentionné ci-avant.

Haie : du 15 mars au 31 juillet je ne touche pas à ma haie

Même en ville sur le bassin, laissons nos haies tranquilles entre le 15 mars et le 31 juillet. Nous avons tout à y gagner : les animaux vont s’y reproduire et les végétaux seront mieux armés contre la canicule… Et nous serons mieux protégés contre la pollution automobile et les voisins intrusifs (si si cela peut exister!)

marche citoyenne samedi 20 mars 2021 à Audenge contre l’urbanisation galopante

Touche pas à ma zone humide à Belin Beliet

La coordination s’inscrit naturellement dans le programme des #JMZH2021 : visite guidée, participative et interactive, concours photos.
Comprendre l’importance de ces zones humides, savoir les reconnaitre, identifier la faune et la flore inféodées, … un programme pour les petits et les grands dans le val de l ‘Eyre.
Les inondations et crues actuelles ne font que démontrer le bien fondé du combat. Les organisateurs luttent contre l’installation d’une plate-forme logistique sur 13 ha de Zones humides… Le Bétey, plage boisée à sauvegarder soutient ce combat….

RV Zone SYLVA 21 à côté de la décheterie à Belin Beliet à 14 h 30 par groupes de 5. Prévoir gants et bottes et masques.
Venez nombreuses et nombreux.
Rejoignez la coordination : https://t.co/d0wGOF1mbU
Signez la pétition : https://stopprd.wesign.it/

#JMZH#JMZH2021

Des pins remarquables abattus pour faire des places de parking, place Camille Goubet à Andernos.

Lundi 8 février 2021, des pins ont été abattus place Camille Goubet en dépit des protestations d’une quinzaine de membres d’association de protection de la nature et en présence de la police munipale…

Pourquoi ? parce qu’ils étaient malades, faisant partie d’une forêt de production (dans un parc urbain, près du cimetière ?), parce qu’enfin, on allait mettre provisoirement le marché sur la place et qu’il fallait des places de parking pour les personnes âgées…. Imparable…. Sauf que, les pins étaient parfaitement sains, cela fait longtemps que la place Camille Goubet n’est plus une forêt de production et que on aurait pu choisir un autre lieu pour mettre le marché provisoire…. on aurait pu aussi imaginer une structure légère, puisque provisoire qui n’aurait pas abimer les pins. Quant à ces derniers, un élagage judicieux aurait permis de les rendre résistants au vent et d’enlever les branches qui risquaient de tomber sur les voitures des personnes âgées…

Bref, comme sur la place située devant le cinéma où 5 tilleuls ont été rasés pour faire plus de places de parking, il y avait moyen de faire autrement…. C’est ce que nous avons vainement plaidé lundi matin… nous ‘avons obtenu la grâce que de 6 arbres… Franchement il faut que cela s’arrête…. En replanter, comme l’assure, les services municipaux est bien mais combien faut-il d’années pour qu’un chêne vert de 5 ans donne autant d’ombre, absorbe autant d’eau et de CO2 et donne asile à autant d’espèces qu’un chêne ou un pin de 80 ans ?

Il y a Urgence climatique, urgence pour la perte de la biodiversité et tout le monde s’en moque….

JMZH Visite du Communal Dimanche 7 février 2021

Rendez-vous à 10 h 30 sur le parking du cimetière des Bruyères, boulevard Digneau pour une visite consacrée au bassin versant du Bétey : le Communal. Zone humide par excellence, le Communal abrite également une ancienne décharge non réhabilitée, une lande à molinie, un papillon rare et protégé, inféodé à la molinie : le fadet des laiches et une plante rare et protégée : la drosera. Sous la ligne à moyenne tension, une mare abritait jusqu’à peu des anguilles… L’aérodrome n’est pas loin…. et des crastes vient une des origines du ruisseau du Bétey. Cette zone, objet de toutes les convoitises doit rester une zone naturelle….

Les deux visites du week-end sont organisées par les trois associations / Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon, Bétey environnement, Le Bétey, plage boisée à sauvegarder….

Tritons au Communal hiver 2020

Grippe aviaire : la biodiversité est une réponse à la maladie….

Les éleveurs de volaille néo-aquitains font face pour la troisième fois en 5 ans à une crise sanitaire majeure due à la circulation d’un virus pathogène de grippe aviaire. Toutefois, les mesures préconisées restent les mêmes : l’abattage « par précaution » de tous les animaux, qu’ils soient contaminés ou sains, niant toute valeur à la vie animale en la réduisant à des chiffres, et la mise en place de mesures de bio-sécurité. Ces mesures vont fragiliser économiquement une filière agricole déjà mise à mal par les épisodes précédents. Pour mettre un terme à ces épisodes de crise aviaire et éviter ce type d’hécatombe, des solutions existent :

  • Ne pas imposer des mesures de bio-sécurité uniformes et donc des investissements inadaptés aux petites exploitations qui privilégient la qualité et le bien-être animal ;
  • Soutenir le changement de modèle agricole des élevages intensifs et trop spécialisés ;
  • Promouvoir les races rustiques dans la réorientation : dans l’élevage, comme partout ailleurs, la biodiversité est une réponse à la maladie.

Il est urgent d’engager une réflexion de fond sur l’avenir et la résilience de la filière et non de gérer des crises au coup par coup, sans remise en question du modèle industriel et de la surproduction orientée vers la consommation de masse et l’exportation, au détriment des agriculteurs et des animaux.



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