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La rénovation du port de plaisance d’Andernos avance masquée

Des mesures effectuées sur le port jeudi 10 décembre, des tests et carottages de géologie réalisées mercredi 9 décembre, les études sur le projet de rénovation du port avancent. Présenté fin février 2019 par le syndicat mixte des ports de plaisance du Bassin d’Arcachon ce projet http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/p_2019_8660_f.pdf grignote 10 mètres sur la droite (parking actuel) et 15 mètres à moitié sur l’estran et sur le chenal. Le futur parking sera pris sur les espaces naturels; on ne sait rien encore sur les dessertes et la capitainerie. Il est nécessaire d’aller jusqu’à la 20 pour voir le schéma du projet. En décembre 2020, malgré une réponse positive de la Cada , malgré de nombreux échanges tant par courriel que lors d’une visite ou par lettre recommandée, nous n’avons toujours pas de détails. Si la rénovation du port et sa mise aux normes environnementales nous semblent importantes (question de sécurité), il nous paraît aberrant de réaliser un port qui ne servirait qu’à faciliter les manoeuvres de gros bateaux qui ne sortent jamais ! Il faut se poser la question : avons-nous vraiment besoin de ports de plaisance ? A quoi servent-ils ? Ne faudrait-il pas à l’heure où le bassin s’asphyxie, réglementer l’usage des loisirs motorisés sur le bassin d’Arcachon ?

Bernache cravant : à connaître

bernaches cravants (Branta bernicla), sur la vase

« Mais quels sont ces drôles de canard que l’on voit à la limite de l’eau? » demande une nouvelle Andernosienne. Mais ce sont des bernaches cravants, de petites oies, de la famille des Anatidés. Elles sont végétariennes et se nourrissent de lichens, mousses et algues en été. Sa présence favorise les zostères, salicornes, algues vertes, semis et herbacées en hiver. La Bernache cravant est une espèce migratrice, elle occupe les côtes d’Europe occidentale durant la période d’octobre à mars.
Les Bernaches cravants sont facilement reconnaissables : bec, tête, poitrine et pattes sont noirs ; leur cou est noir muni d’un collier blanc. Le dos et le ventre sont gris-brun foncé et le croupion est blanc.
Elles fréquentent les lacs et côtes de toundra en été. En hiver, les bernaches privilégient les vasières proches des rivages, où elles effectuent des regroupements spécifiques de taille conséquente. Elles sont présentes jusqu’en Sibérie, Canada, Alaska et Groenland.
Le Bassin d’Arcachon est le site qui accueille, depuis 1996, la plus forte concentration d’individus hivernants de l’hexagone. Le dernier comptage, automne 2020, a permis de dénombrer plus de 30 000 individus. Certaines années, la population a atteint des chiffres allant jusqu’à 50 000 oiseaux !

à vous de trouver son nom

Une ourse Sarousse tuée par balle le 29 novembre 2020


Sarousse, cinquième et dernière ourse lâchée dans les Pyrénées en 2006, a été tuée hier dans la vallée de Bardaji (Aragon) lors d’une battue au sanglier. Quand Cannelle avait été tuée elle aussi lors d’une battue au sanglier, le ministre de l’environnement avait affrété un hélicoptère privé pour aller sur le terrain. Cannelle était la dernière représentante d’une population d’ ours des Pyrénées. Elle a été abattue le 1 er novembre 2004 par un chasseur, René Marquèze. Son ourson, Cannellito, âgé de huit mois au moment de la mort de sa mère a survécu ; il est le dernier représentant de la lignée pyrénéenne d’ Ursus arctos. Aujourd’hui la mort de Sarosse n’est même pas mentionnée.
Selon l’association Pays de l’ours Adet : après Cachou, puis l’ours tué en Ariège et maintenant Sarousse, ces trois ours tués par l’Homme doivent être remplacés suivant les engagements du plan ours 2018-2028.
2020, année noire pour l’ours dans les Pyrénées, plus de 5% de la population d’ours est tuée par l’Homme et un silence assourdissant de la part des représentants de l’Etat français jusqu’au plus haut niveau.

– 9 avril 2020 : l’ours Cachou, seule descendance connue de l’ours Balou lâché en 2006, est retrouvé mort ; la semaine dernière, l’enquête côté espagnol a permis d’inculper un agent de l’Environnement du Val d’Aran, chargé du suivi des ours, pour trois chefs d’accusation, dont l’empoisonnement de l’ours Cachou. Cachou était un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.
– 9 juin 2020 : un jeune ours mâle est retrouvé en Ariège tué par balles ; nos associations ont porté plainte. L’enquête semble sensible et à ce jour, aucune inculpation n’est connue. Nous n’avons toujours aucune information sur l’identité de cet ours.
– 29 novembre 2020 : Sarousse a été tuée lors d’une battue au sanglier. Une enquête est ouverte. Son lâcher s’est déroulé le 22 août 2006 sur la commune d’ Arbas, en Haute-Garonne (France). Elle séjournait depuis plusieurs années dans le massif du Turbon (Espagne). Sarousse était également un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.

FERUS et Pays de l’Ours-Adet demandent que la lumière soit faite sur la mort de Sarousse et aussi sur celle de l’ours tué en Ariège en juin dernier. La population d’ours pyrénéenne restant classée « en danger critique d’extinction », nos associations rappellent au gouvernement son engagement de remplacer tout ours tué par l’Homme. FERUS et Pays de l’Ours-Adet agiront autant que nécessaire pour le remplacement de ces trois ours.


H2O l’eau la vie et nous sur Arte

Grande soirée de Télévision sur l’EAU sur Arte
« H2O: l’eau, la vie et nous »
le samedi 28 novembre 2020 de 20h 50 à 23 h 30

L’homme finira-t-il par périr de son avidité ? Dans dix ans, nos besoins en eau douce dépasseront de 40 % ce que la terre est en mesure de nous fournir. L’espoir que cessent les spirales de la surexploitation et de la pollution, amplifiées par le réchauffement climatique, s’amenuise de jour en jour. Alarmiste sans s’interdire de mettre en lumière des initiatives…
Un grand merci à René Capo de Vigilance Biscarosse pour cette alerte !
Pour plus d’informations rendez-vous sur le blog de Cathy LAFON, journaliste à « Sud Ouest» :http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2020/11/21/television-h2o-l-eau-la-vie-et-nous-une-serie-documentaire-e-1079172.html

L’eau c’est la vie ! : http://renecapo.blogspot.com/search?q=L%E2%80%99eau%2C+c%E2%80%99est+la+vie+%21
Eau du robinet ou eau en bouteille ? http://renecapo.blogspot.com/search?q=Eau+du+robinet+ou+eau+en+bouteille+%3F

Le Comité de Vigilance de Biscarrosse avait évoqué ce problème le 26 avril 2009 à l’occasion d’une conférence-débat « L’eau source de vie »

– Affiche Conférence Eau, source de vie.jpg

Observer le ciel en période de confinement

Les nuits sont longues nous dit Simon Lericque du Groupement des Astronomes Amateurs Courriérois et il y a toujours des choses à voir dans le ciel


En tout début de nuit, la Voie lactée d’été est encore bien visible… A l’œil nu, on peut s’amuser à repérer quelques constellations comme le Cygne, l’Aigle, le Dauphin.
– au niveau des planètes, c’est presque le grand chelem. Jupiter et Saturne sont visibles au Sud-Ouest juste après le coucher du Soleil, Mars qui vient de passer à l’opposition est encore très brillante et observable une grande partie de la nuit plutôt vers le Sud, et puis Vénus, étincelante (c’est le troisième astre le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune), illumine la toute fin de la nuit, vers l’Est.
– ce 25 novembre, la Lune, presque pleine, passera la nuit en-dessous de Mars justement. Un beau rapprochement apparent.

Il y aura des choses plus intéressantes en décembre
– le 5 décembre : un beau rapprochement apparent de la Lune et de l’amas d’étoiles M44. A voir en deuxième moitié de nuit avec une petite paire de jumelles
– les matins des 12 et 13 décembre : dans les belles lueurs du ciel de l’aube, le fin croissant de Lune (avec une belle lumière cendrée) rencontre Vénus
– le 13 décembre : c’est le maximum de l’essaim d’étoiles filantes des Géminides. En plus, c’est la nouvelle Lune ou presque, donc un moment idéal pour voir des étoiles filantes
– le 17 décembre : au soir, le fin croissant de Lune croise sur sa route le duo Jupiter-Saturne

L’événement à ne surtout pas rater sera celui du 21 décembre. Les planètes Jupiter et Saturne seront très très proches l’une de l’autre.
Durant tout le mois de décembre, elles se rapprocheront soir après soir, mais le plus serré aura donc lieu le 21 décembre au soir, assez bas vers le sud-ouest, juste après le coucher du Soleil.
Saturne, Jupiter et quelques-uns de leurs satellites respectifs seront observables ensemble dans un champ d’oculaire de télescope. La prochaine fois qu’un tel phénomène se produira, ce sera en mars… 2080 :o)

Piège pour les poissons : les centrales nucléaires…

https://www.mediapart.fr/journal/france/010820/des-millions-de-poissons-pris-au-piege-des-centrales-nucleaires-en-france?onglet=full

On ne parle jamais de cet aspect-là : les centrales nucléaires, dans leur fonctionnement quotidien détruisent des animaux protégés. Celle du Blayais piège lors des prises d’eau alimentant les tours de refroidissement en particulier l’alosse dont la pêche est interdite depuis 2006 dans le golfe de Gascogne… L’anguille, l’éperlan (en raréfaction) sont aussi concernés. L’article de Médiapart expose clairement la situation et conclue en demandant l’installation de dispositifs anti-piégeage comme en Angleterre ou aux Etats-Unis…

Vagues et confinement au Bétey

Y a-t-il un rapport entre la lumière du soleil couchant et les vagues telles que nous les observons au « soleil couchant » ? Gérard Falguières répond à cette question : si l’on parle de la fréquence (nombre d’ondes ou vagues par unité de temps) qui est une caractéristique du rayonnement (ondes électromagnétiques du soleil ou ondes des vagues), il n’y a aucun rapport, ou plutôt aucune incidence de l’un sur l’autre, mis à part le fait que tout comme la lune le soleil joue un rôle sur le cycle des marées.
Les vagues ou ondes se caractérisent aussi par leur amplitude (hauteur, distance entre deux). Concernant les rayons du soleil la fréquence est différente pour chaque couleur du spectre. Cette diffraction (séparation des couleurs) dépend de l‘atmosphère plus ou moins humide ou polluée, mais aussi de la position du soleil. Le rouge observé au couché est donc influencé indirectement par l’évaporation de l’eau de la mer, mais non pas avec la marée. Concernant les vagues, aucune incidence du soleil sur leur fréquence ou leur amplitude. Leur déplacement et leur amplitude dépendent de la profondeur d’eau, de la force et l’orientation du vent, de la pression atmosphérique mais aussi des perturbations « internes » (séismes par exemple), ou externes (chute de corps). Par contre l’amplitude des vagues (hauteur) peut nous paraître (effet d’optique) plus importante lorsque les rayons du soleil sont rasants
C’est juste un effet d’ombre et de lumière qui accentue l’effet de relief.
Ce que l’on peut aussi observer sur le sable. Nos empreintes de pied sont beaucoup plus visibles au soleil couchant que lorsque le soleil est au zénith.
La distance réelle entre les vagues ne pourrait être mesurée qu’en se positionnant à leur verticale (en avion par exemple). Leur appréciation diminue en fonction de la diminution de l’angle d’observation.

Rencontre avec Jean-Yves Rosazza, maire d’Andernos

Cet entretien (29/10/2020) nous a permis de faire un bilan de notre collaboration, de prendre connaissance des projets municipaux et de proposer pour certains des pistes alternatives.
Nous vous proposons un relevé des différents points abordés :
Au sujet de l’entretien des jeunes pins de la plage du Bétey, située rive gauche.
Nous travaillons avec les services municipaux et sommes ravis de constater que ces plantations réalisées en mars 2016 se portent bien. Nous déplorons toutefois la tonte des herbes sauvages poussant entre les jeunes pins. Cette tonte fragilise les plantations.
Au sujet de la politique de l’arbre à Andernos : la mairie est en train d’élaborer une charte de l’arbre ce qui est une bonne nouvelle.
Au sujet de la rénovation du port de plaisance du Bétey : il importe de laisser la vie sauvage et l espace et les arbres qui font le charme de ce lieu, charme vanté par les touristes disant « ce que j’aime ici, c’est le côté sauvage. Nous avons bien noté que, grâce à votre intervention, le port rénové ne comportera ni commerces, ni pompe à essence; pour vous, aucune date de début des travaux n’est encore décidé mais Cyril Clément le directeur du SMPBA, a proposé que les travaux se déroulent de l’automne 2021 au printemps 2023 avec une interruption pendant l’été 2022 . Cela doit se décider lors de la prochaine réunion (prévue la semaine prochaine mais se tiendra -t-elle ?). D’autre part, nous pensons que les enfants des écoles du Bétey ne doivent pas subir durant deux années scolaires des nuisances sonores et des distractions même si le chantier peut être le thème d’un atelier pédagogique.
Nous vous avons alerté sur la nécessité de :
. maintenir la continuité écologique du ruisseau du Bétey pendant les travaux,
. veiller à ce que la zone refuge des oiseaux hivernants située sur le haut de plage rive droite entre la capitainerie, les tamaris et les pins soit respectée
. sécuriser et le chantier et les bois du Bétey, les racines des arbres affleurant ou même surgissant du sol. Il est évident pour vous que les engins de chantier ne stationneront pas ou ne manœuvreront pas dans les bois (ceux de la rive gauche, ceux qui forment la ripisylve du Bétey ou ceux qui sont situés à droite et devant la capitainerie).
Une question demeure : « comment se fera alors l’accès à la plage pour les humains ? »
Nous avons parlé des mots information et concertation.

Enfin, depuis notre rencontre, nous avons renouvelé notre demande de communication du dossier de rénovation au directeur du SMPBA.
Nous avons bien noté que l’étalement du chantier est du au budget ;
Au sujet de la réécriture du PLU
La municipalité a entrepris une modification PLU, afin d’éviter à l’avenir la couverture totale de la parcelle par une seule et immense maison (voir avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny) . Les logements sociaux sont également une de vos préoccupations. Nous avons suggéré de mettre les logements sociaux en centre ville, quitte à « obliger » les promoteurs à créer un logement social pour X logements non sociaux.
Au sujet du patrimoine culturel
Un inventaire des maisons remarquables d’Andernos (en commençant par le quartier de Saint Eloi et celui du Bétey ) sera réalisé. Et elles seront, si le cas se présente, sauvées de la démolition totalement ou partiellement….
Au sujet de l’ « enclos » de chasse situé sur La Montagne.
Monsieur Kleboth assure que ce domaine ne servira pas de terrain d’entrainement pour une meute de chiens de chasse ni de lieu de chasse à coure.
Nous faisons remarquer que cette zone constitue une dernière coupure d’urbanisme, coupure d’un corridor écologique, présence d’une faune remarquable : le chevreuil qui en se baladant boulevard de la plage en mars 2020 a fait la une des réseaux sociaux est maintenant en prison…Vous nous avez annoncé que la mairie a demandé à Monsieur Kleboth de se mettre en conformité avec les règlements d’urbanisme. Nous avons plaidé pour l’ouverture de passage dans la clôture permettant à la faune de migrer et aux joggeurs de passer.

Au sujet des transports
Voie de contournement du bassin : vous n’y êtes pas favorable mais ne croyez pas trop non plus au TRAM TRAIN sur l ’emprise de la piste cyclable. Vous êtes dans l’attente de solutions autres…
Enfin vous nous apprenez la venue d’un nouveau directeur des services techniques à partir du 1er décembre.

Non aux néonicotinoides

Pour François Ramade, président d’honneur de la SNPN:« Ce projet de loi fait ainsi table rase des très nombreux travaux de recherche qui ont mis en évidence l’impact éco-toxicologique gravissime de ces substances. Nous sommes ici face à une menace globale d’ampleur comparable à celle liée à l’usage des insecticides organochlorés voici une cinquantaine d’années, avant leur interdiction.»

Les néonicotinoïdes sont de puissants insecticides dont la nocivité n’est plus à démontrer, y compris pour la santé humaine. Cette nocivité est d’ailleurs bien plus étendue que ne le prétendent les acteurs majoritaires de la filière agricole.
En raison de leur caractère hautement toxique, toute dérogation à l’interdiction d’utilisation des néonicotinoïdes, même encadrée, même temporaire, est inacceptable.
La SNPN et 28 autres associations de protection de la nature s’unissent dans une tribune commune pour alerter les députés sur les risques des néonicotinoïdes et le projet de loi qu’ils s’apprêtent à voter le 6 octobre 2020.

Des nouvelles du port de plaisance du Bétey

Source : Rencontre avec Eric Coignat adjoint au maire dAndernos le vendredi 18 septembre 2020 à 15 heures autour du port du Bétey. L’association approuve la mise en place de ganivelles et de caillebottis sur la plage du Broustey. Les études sur la rénovation du port de plaisance étaient arrêtées mais vont reprendre en octobre 2020. L’association demande que le nombre de place de parking soit réduit- dans la mesure où, même le 15 aout, il reste des places libres, où il n’y aura plus que quelques points d’accès au ponton flottant (et non plus une échelle par bateau) il n’est pas nécessaire d’avoir autant de places de parking voiture que de parking bateau). Nous demandons des replantations en « ligne de front ». Eric Coignat préfère attendre la fin des travaux. Est-ce parce que les engins de chantier seront garés sous les pins restant pendant les travaux ? Dans ce cas, le poids des engins serait trop lourd pour la plage et pourrait entraîner le déracinement des pins ou leur fragilisation.
Les travaux sont prévus pour 2022…. nous avons demandé à être associés aux futures réunions. La continuité écologique du ruisseau du Bétey (on a revu des anguilles cet été dans le chenal du Bétey) doit être maintenue pendant les travaux. Une buse ne conviendrait pas car elle ne permet pas la remontée des migrateurs vers l’aval du Bétey. A suivre