Archive for the 'Actualité' Category



Culture et alimentation autour du Bassin d’Arcachon 1

Un rapport spécial du Giec, salué par le gouvernement, vient de tomber (août 2019) : l’humanité épuise ses ressources parce qu’elle exploite trop intensivement ses sols et ses forêts. Collectivement, non seulement nous mettons en péril notre capacité à faire face au réchauffement climatique, mais aussi nos conditions de vie et de subsistance. En conséquence ce rapport appelle à adopter partout en urgence une gestion durable des terres.

Or, une gestion durable des terres passe nécessairement par un rééquilibrage du cycle de l’azote et donc la suppression des excédents de nitrates d’autant qu’ils produisent aussi du protoxyde d’azote, puissant gaz à effet de serre. Et la Gironde voit l’implantation ou l’extension d élevages industriels de porcs et poulets,  générateurs des excédents de nitrates, cause de la prolifération massive d’algues vertes dont le pourrissement dégage un gaz extrêmement toxique, le sulfure d’hydrogène. Faut-il attendre de voir le littoral se charger d’ algues vertes pour agir ?

Depuis 2010 les préfets de Bretagne coordonnent des plans de lutte contre ces excédents à travers les Plans Algues Vertes. Force est de constater leur échec patent démontré depuis des mois par des échouages d’algues à des niveaux rarement atteints dans la baie de Saint-Brieuc.
C’est pourquoi ce dernier rapport du Giec est une opportunité nouvelle qui s’offre

à l’ Etat et aux Régions. Puisqu’une partie du réchauffement climatique et la prolifération des algues vertes ont une seule et même cause, que l’urgence commande de s’y attaquer dès maintenant, nous vous demandons d’élaborer dès le mois de septembre de nouveaux plans de lutte contre les excédents d’azote après consultation de tous les syndicats professionnels, des organismes agricoles, des syndicats d’ostréiculteurs et de pêcheurs, des associations de protection de la nature. Nous vous proposons de :

1 stopper toute nouvelle implantation d’élevage industriel dans le département, au nom du principe de précaution

2 procéder sur une petite partie de la  Surface Agricole Utile à des expérimentations de nouvelles cultures  qui permettront de sélectionner les plus efficientes. Demain elles serviront de modèles à l’ensemble du territoire.

3 mettre fin progressivement aux méthodes industrielles d’exploitation de la forêt

4 – limiter le nombre de chevaux sur les bateaux à moteur, limiter voir interdire l’usage des moteurs thermiques pour les loisirs sur le nord bassin

Nous ne prétendons pas détenir la vérité. Nous voulons simplement éviter la mort du Bassin d’Arcachon à cause de l’eau et du sol pollué.   Le Giec ouvre déjà des pistes. Pour exemples : l’agroforesterie, les élevages et cultures bio. Nous pouvons également citer les cultures associées qui mêlent des légumineuses à des céréales, permettant de réduire l’usage d’engrais chimiques. C’est aussi l’assurance d’un usage réduit voire nul de pesticides. Nous disponsons dans notre département d’un gisement de conseillers avisés qui ne demandent qu’à partager leurs compétences.


Pour cette gestion durable des terres qui s’inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique, la co-présidente du Giec, Madame Valérie Masson-Delmotte a mis l’accent sur » l’importance d’agir dès maintenant ». Nous rajoutons, comme contre les marées vertes : c’est maintenant… ou jamais, car agir DEMAIN deviendra inutile.

Assemblée générale de l’association Le Bétey, plage boisée à sauvegarder.

Le stand de l’association lors du Forum des Associations qui s’est tenu à Andernos le samedi 7 septembre 2019, le lendemain de l’Assemblée générale.

L’assemblée générale de l’association « Le Bétey, plage boisée à sauvegarder » s’est tenue vendredi 6 septembre au siège de l’asosciation 14 avenue du Maréchal Leclerc à Andernos les bains.  Le rapport moral, le rapport financier ont été voté à l’unanimité.  L’association a réaffirmé ses missions :
 1 Défendre les plages boisées du Bétey, les espaces boisés de la ville qu’ils occupent un simple triangle entre deux rues ou une coupure d’urbanisme comme Le Communal.  A ce titre, elle a, en 2018-2019, continué à arroser et entretenir, en coopération avec les services municipaux, les petits pins du Bétey, plantés en 2016 par les enfants des écoles Capsus et Jules Ferry. Elle préconise  une véritable politique de l’arbre dans toutes les villes du Bassin comme à Lége Cap Ferret où l’abattage des arbres est soumis à autorisation municipale. Il serait également bon d’avoir une politique d’entretien et de replantation des espaces boisés de la ville d’Andernos qui sont soumis à une trop grande fréquentation. Certains adhérents demandent à être consultés sur les projets d’aménagement du quartier. Ils sont prêts à participer à l’entretien des bosquets et espaces boisés du quartier si cela doit permettre de préserver les arbres. Pourquoi ne pas créer des comités de quartier qui feraient des propositions à la municipalité ?
2 La rénovation du port du Bétey, prévue pour 2022, est attentivement suivie par l’association. L’agrandissement doit permettre une mise en sécurité des bateaux mais non l’accueil de plus gros bateaux. Enfin un rétrécissement des parkings permettrait de préserver la prairie et d’offrir une vue splendide sur le bassin à travers l’allée des genêts. 3 Le partage de l’espace pose également beaucoup de questions : certains kite surfs et certains scooters des mers ne semblent pas respecter la législation, dépassant les limites de leur périmètre d’action. Les nuisances sonores engendrées par les scooters des mer sont mal perçues par la population du quartier et se rajoutent aux nuisances sonores existantes bateau à moteur, automobiles, moteur thermiques employés dans les jardins. Comment informer et éduquer les gens aux codes maritimes et partage de l’espace ? L’hiver à marée montante,  les kite surfeurs qui ne quittent pas les lieux où ils ont pied  empêchent les limicoles de se nourrir. Il faudrait que la plage située en face des écoles soit réservée aux oiseaux et aux baigneurs…   4 La qualité des eaux du bassin, la mort de l’estran sans doute à cause de l’engraissement des plages, la disparition de la zostère dans le nord bassin, la disparition des oiseaux sauvages (aigrette garzette, cygnes, martin-pêcheur, petits passereaux) qui fréquentaient les plages du Bétey  inquiètent.
L’association continue à lutter contre la suppression de la nature sur le bassin.

L’association a participé aux enquêtes publiques concernant l’installation de fermes photovoltaiques sur le site d’anciennes décharges et  aux ateliers sur les transports.
Elle compte organiser en 2020 une sortie au Communal pour la Journée mondiale des Zones Humides et continuer ses actions d’entretien des pins, d’information du public et d’alerte des pouvoirs publics.

Brume matinale sur la plage du Bétey mercredi 11 septembre 2019

Actions à venir : points litigieux du nouveau PLU, entretien des pins de la plage boisée, Forum des associations, Journée mondiale des Zones Humides, Participation aux enquêtes publiques, actions en lien avec les autres associations du Bassin d’Arcachon.


Revue de presse été 2019

Sud ouest 11 septembre 2019.
La malchimie
Gisèle Bienne; Actes Sud, 2019.

Ce récit retrace l’histoire d’un empoisonnement.

La malchimie témoigne de l’affection d’une sœur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu’il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l’urgence à combattre le tout-chimique. Un récit emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

Sylvain et moi traçons notre sillon de chaque côté d’une ligne de démarcation qui s’est creusée malgré nous. Je suis étudiante, il conduit le tracteur de son patron, laboure, ensemence, moissonne les champs de son patron et les “traite”. “Traiter”, il a commencé jeune. On traite contre les maladies, pour les rendements, la propreté. On traite dans la plaine de façon préventive, curative, et intensive toujours. On traite, c’est radical et ça rapporte. Les engrais, les produits phytosanitaires, la terre absorbe tout cela

Pendant les Trente Glorieuses, on ne savait pas. C’était l’éloge de la chimie, dans tous les domaines, domestique, agricole. et on y croyait. On croyait en la science, au progrès, la publicité de Monsanto était irrésistible. (Gisèle Bienne)

 

Monoculture de pin Douglas et qualité de l’eau;


Une alternative à la monoculture de pins Douglas. Ce n’est pas la même échelle de temps. La parcelle dite Colbert 2 abrite des chênes de 250 ans. C’est la nature du sol qui détermine la hauteur de l’arbre

Article complet sur les monocultures de Douglas dans le Limousin et leurs conséquences

https://www.lamontagne.fr/gueret-23000/agriculture/les-forets-de-douglas-rendent-elles-imbuvable-l-eau-du-robinet-en-limousin_12917224/ [consulté le mercredi 31 juillet 2019]

Une nouvelle coupe de bois dans la forêt de La Teste indigne les défenseurs, le propriétaire se justifie

A quelques encablures de la Dune du Pilat, des usagers et des adhérents de l’ADDUFU (Association de Défense des Droits d’Usage et de la Forêt Usagère de la Teste) ont mené une action coup de poing tôt ce dimanche matin pour dénoncer une coupe « illégale » de pins vifs opérée dans le site classé de la forêt usagère de La Teste. https://rue89bordeaux.com/2019/07/nouvelle-coupe-de-bois-illegale-site-classe-de-foret-de-teste/ [Consulté le lundi 29 juillet 2019]

Vases portuaires : un destin particulier

Nous sommes accueillis (11 personnes) par Benoît Anguenot, responsable du site de Sovasol sur la commune du Teich.
Ce site a été créé par un arrêté préfectoral le 20/12/2013 suite à l’appel d’offres de la mairie d’Arcachon pour le traitement des vases portuaires . Ce site fait 14 hectares et appartient à la commune du Teich qui le loue à Sovasol, filiale de Solvalor Aquitaine. Il contient deux bassins de traitement de 15.000 et 20.000 m3 (en m² cela correspondrait à 1,5 et 2 ha).
Le marché vaut pour 10 ans. Tous les deux ans, entre janvier et mars, le port est dragué au moyen d’une pelle sur ponton, à partir des 30 premiers cm, et ce limité aux vases récentes, exemptes des traces de peintures antifoulings (antisalissures) contenant du TBT (tributylétain*) aujourd’hui interdit. Les vases sont mises dans des barges amarrées au quai et transvasées dans des camions capitonnés et étanches. Une rotation de camions amène les vases sur le site ; 50 camions par jour du 6 janvier au 31 mars.
La durée du cycle de traitement est de 3 ans maximum. Chaque sédiment est tracé, muni d’un numéro de CAP (Certificat d’Acceptation Préalable), avec un bordereau de suivi des déchets. Les déchets sont analysés. Si le taux de produits chimiques (seuls cités, les métaux lourds, seuils non précisés) dépasse les normes, les vases sont refusées et partent pour une déchetterie de déchets ultimes.
Le traitement se fait par décantation et évaporation de l’eau dans un bassin rendu étanche par une membrane PAHD et un géotextile ; dépôt, reprise, malaxage des sédiments pour homogénéiser et ajout d’un liant si nécessaire (on croirait une recette de cuisine) et obtention d’un substrat « inerte » qui peut être valorisé.
Ces sédiments ne contiennent que 4 à 5 % de matière organique ce qui explique l’absence de mauvaise odeur sur le site de traitement.
Une fois traités, les sédiments sont vendus au BTP et utilisé comme sous-couche de remblai routier, digues, merlons paysagers. Ce matériau est présenté comme stable, résistant au roulement, neutre chimiquement donc dépourvu de conséquences défavorables sur l’environnement.
Les mettre sur les champs ou dans la forêt après une coupe rase ne paraît pas être une bonne idée. D’autant qu’on ne connaît pas réellement leur composition. L’analyse chimique ne va chercher que quelques produits chimiques mais ne fera pas un inventaire exhaustif.
La gestion du site n’est pas vraiment écologique mais l’existence de nuisances dangereuses semble avoir été écartée : membrane étanche des bassins de décantation, fossés périphériques ceinturant tout le site pour prévenir les conséquences néfastes du débordement d’un bassin. Reste le coût énergétique (non évalué) de l’ensemble de la démarche, depuis l’extraction des vases, le chargement, le transport sur plusieurs dizaines de km, puis l’extraction depuis les bassins de décantation, l’épandage, la reprise et la mise en andains et enfin, la reprise des andains jusqu’à obtenir une teneur en eau suffisamment faible pour être compatible avec une valorisation BTP.
Ces malaxages nécessitent l’intervention de gros engins type bulldozer qui consomment beaucoup de carburants. Somme toute, le sédiment est dragué, transporté, traité puis étendu, malaxé, étendu, malaxé, étendu, compacté, rechargé dans un bassin puis rechargé dans un camion pour aller constituer un remblai d’autoroute…
Nuisances à signaler : beaucoup de poussières et gaz d’échappement dégagés lors de la reprise et le brassage des sédiments par les gros engins de chantier, les poussières reprises par le vent sont aujourd’hui en grande partie arrêtées par la ceinture forestière du site.
A noter : nous avons été accueillis par des oiseaux qui ressemblaient à des avocettes et piaillaient à qui mieux mieux contre nous. Une famille de canards avec canetons nageait sur un bassin, des passereaux passaient. Des plantes (dont du pavot) recolonisaient les andains et les digues mais seront détruites lors du prochain malaxage.
Emploi :Actuellement deux salariés de Sovasol travaillent sur le site. Les emplois de personnel conducteurs de camion et d’engin sont externalisés sur des entreprises de Travaux publics de la région.
Aspect positif : le port est de nouveau navigable, les nouveaux sédiments créés peuvent éviter de détruire des plages ou des montagnes pour récupérer des matériaux de construction.
Aspect négatif : consommation d’espace, consommation de carburants, émissions de CO2, parfois destruction de couvées ou de plantes.
Facteur de progrès : on pourrait, mais en consommant plus d’espace, faire du lagunage plutôt que du malaxage.
Communication : à améliorer car beaucoup de personnes ignorent que les 400 mètres de route qui amènent au site ont été consolidés avec des remblais venus du site.
Conclusion : malgré un manque d’information précisant les seuils de tolérance des composés chimiques dosés et exactement lesquels ? (Une recherche fouillée serait à rechercher dans le guide SEREMA édité par l’Etat), et un bilan énergie + CO2 de l’ensemble de la chaine de traitement, il nous faut bien constater qu’il n’existe actuellement pas de meilleure solution pour le traitement, la traçabilité et la valorisation des vases portuaires. compte rendu écrit par Michel Arbez et Clarisse Holik

* Les tributylétains sont un groupe de composés organostanniques contenant le groupement (C4H9)3Sn tel que l’hydrure de tributylétain ou l’oxyde de tributylétain. Ce sont de puissants biocides, toxiques pour les végétaux et d’autres organismes. Pour cette raison ils ont été les principales substances actives de certains biocides pour le contrôle d’un large spectre d’organismes. Ils ont été utilisés comme pesticides et dans les antifoulings dès les années 60 mais surtout dans les années 70 avec l’explosion de la construction navale et de la plaisance.
Ces composés sont à présent inclus dans la Convention de Rotterdam et ont été bannis par l’Organisation maritime internationale .
Ils se sont avérés être aussi des leurre hormonaux capables à faible doses de masculiniser les femelles de certaines espèces aquatiques, et on peut craindre des effets similaires sur d’autres espèces, dont l’Homme. De nombreuses alternatives sont testées ou vendues, mais rares sont celles qui ne semblent pas poser de problèmes d’environnement ou de santé.
Ce sont des polluants de l’annexe 2 de la stratégie de l’OSPAR. Comme le plomb, ils sont interdits dans les peintures qui en contenaient 20 % à la fin des années 1980 et qui en Europe n’en contiennent théoriquement plus .

Fonctionnement du Bassin d’Arcachon par Jean-Marie Froidefond

Le Bassin d’Arcachon fonctionne un peu comme nos poumons (poster n°1). Par l’intermédiaire de la marée, les eaux marines pénètrent dans le Bassin et renouvellent en partie l’eau, sauf au fond du Bassin où elle se renouvelle moins souvent, d’où des niveaux de pollutions plus élevés (poster n°2). Les pollutions dues aux activités humaines s’accumulent (pesticides agricoles, antifouling, turbulences dues aux hélices, bruits, pollutions par ruissellement…) Le poster n°3 montre comment, à notre niveau, nous pouvons utiliser des alternatives (déplacement par des transports en commun, à vélo, à pied, utilisation de produits moins nocifs pour l’environnement, pour les loisirs nautiques le bateau à voile ou le canoé…)

Banc d’Arguin

Entourées en rouge les trois ZPI (Zone de protection intégrale).. On constate que les plaisanciers ne sont pas à plaindre. Par contre, le comportement de certains qui encourge la polémique est à blâmer.

Arrêté du 13 juin 2019 portant création de zones de protection intégrale au sein de la Réserve naturelle nationale du banc d’Arguin Cet arrêté découle du décret du 10 mai 2017 portant modification de la réserve naturellenationale du banc d’Arguin. Il instaure des zones de protection intégrales dans lesquelles l’accèsest interdit, afin de préserver différents enjeux de la biodiversité : nidification des oiseaux,habitats terrestres et habitats de l’estran sableux

http://www.infobassin.com/politique-economie/edito-oeil-beurre-lenoir-arguin-tourisme.html

Arrêté ARGUIN ZPI pour 2019

Bruant ortolan : une disparition programmée.

« Si on continue à chasser l’ortolan, on fera disparaître l’ortolan et la chasse à l’ortolan », dit à l’AFP Frédéric Jiguet, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, et auteur principal de l’étude publiée mercredi 22 mai 2019 dans la revue américaine Science Advances. https://advances.sciencemag.org/content/5/5/eaau2642.abstract

 » En France, la chasse illégale du bruant Ortolan Emberiza hortulana, menacé d’extinction, a été défendue au nom de la tradition et de la gastronomie. Les chasseurs ont fait valoir que les bruants d’Ortolan pris au piège dans le sud-ouest de la France proviennent de populations importantes et stables dans toute l’Europe. Pourtant, la Commission européenne a renvoyé la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE) en décembre 2016 pour infractions à la législation (IP/16/4213). Or, les chercheurs ont démontré que les bruants ortolans qui migrent à travers la France proviennent des populations du nord et de l’ouest, qui sont petites, fragmentées et en déclin. La modélisation de la viabilité des populations a également révélé que le prélèvement dans le sud-ouest de la France est loin d’être durable et augmente le risque d’extinction. Ces résultats fournissent les preuves scientifiques suffisantes pour justifier l’interdiction de la chasse à l’ortolan en France.

Les auteurs de ce blog rajoutent qu’avec le bruant ortolan, les rouge-gorge, mésanges et autres oiseaux familiers peuvent être pris dans les pièges et seront ensuite consommés sous le nom d’ortolan.

Un risque d’extinction de 66% d’ici 100 ans ?

Le plus optimiste des scénarii conduirait à un risque d’extinction de 66% d’ici 100 ans, si le braconnage était réduit de 15 000 oiseaux par saison (une ancienne étude estimait à 30 000 le nombre d’ortolans chassés par an en France, et c’est le nombre que réclamaient les chasseurs dans une demande de dérogation en 2013). « Prélever 30 000 oiseaux en automne parmi ceux qui passent en France, c’est une part non négligeable de contribution au déclin de l’espèce« , dit Frédéric Jiguet.

Comme tous les oiseaux des champs, les ortolans sont aussi victimes de l’agriculture moderne, de la baisse des populations d’insectes, des pesticides… Mais la chasse, qui se pratique notamment dans les Landes, en Gironde, Dordogne, Lot-et-Garonne et Pyrénées Atlantiques, joue bien un rôle considérable.

« L’arrêt de la chasse donnerait en moyenne deux fois plus de chances à l’ortolan de s’en sortir », résume Frédéric Jiguet. « Cela ne va pas forcément le sauver. Après, il faudrait changer le modèle agricole« .

les références :

Science Advances  22 May 2019:
Vol. 5, no. 5, eaau2642
DOI: 10.1126/sciadv.aau2642

la revue :

Science Advances a été créée en février 2014 et la revue a publié ses premiers articles début 2015 [2]. Au milieu de l’année 2018, le journal a publié l’un des facteur d’impact les plus élevés de tous les journaux en libre accès. https://fr.wikipedia.org/wiki/Science_Advances