Samedi 7 février, sous un ciel éclatant, 20 personnes se sont retrouvées pour à Lanton, discuter avec des agriculteurs, examiner la petite écluse qui, sur un fossé longeant les champs (fait par le SIBA dans le cadre d’un projet Rezilhience), retient l’eau en cas de grandes pluies et terminer par l’étude d’une lagune ancienne. L’Europe était représentée : deux Suisses, une Allemande, des gens venus d’Arcachon, d’autres du Cap-Ferret. Un grand merci à Betey environnement qui avait très bien préparé cette visite.

C’est parce qu’on a supprimé ces zones humides, qu’on a busé les fossés (permettant un écoulement des eaux de pluie) et les crastes (permettant une infiltration de l’eau), qu’on a supprimé des ruisseaux, parce qu’on a imperméabilisé les sols, urbanisé à outrance la frange littorale du bassin d’Arcachon, c’est pour toutes ces raisons que l’on connaît actuellement des inondations qui peuvent se révéler dramatiques pour la biodiversité, la qualité des eaux conchylicoles, la vie du Bassin d’Arcachon.

Le fadet des Laîches, un papillon inféodé au milieu humide qu’on ne trouve que dans le triangle Bassin d’Arcachon Médoc.

Un chemin inondé mais permet parfois des connections avec le réseau de fossés avoisinant. Ceux qui n’avaient pas de bottes ont eu les pieds mouillés !

Un écluse sur les fossés autour de champs de mais, non loin de l’exploitation industrielle de porcs. Une partie de l’exploitation est cultivée en bio (pas la plus grande).

Travaux réalisés par le Siba dans le cadre du projet Rezhilience …. Si retenir les eaux en aval du Bassin est louable, il faut également leur permettre de s’écouler en amont en désartificialisant d’autres zones humides, en remettant en usage le réseau de fossés et crastes, en arrêtant de construire autour du Bassin d’Arcachon.
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