UNE FORET SAUVAGE

à vous de trouver son nom

à vous de trouver son nom. Elle pousse aussi sur la plage du Bétey au pied du pin qui est près de la douche

Je cherche un fonctionnement qui traverse les siècles… ou le récit de la visite d’une  Forêt  sauvage le  11 Avril 2015
Au détour d’un chemin vicinal apparaît une longère basse aux volets rouge bordeaux. Deux chevaux paissent dans un pré. Avril pointe son nez, les fleurs explosent sur le bord du chemin. Les arbres n’ont pas encore mis leurs feuilles. Jacques Hazera a hérité d’une forêt dans les Landes non loin d’Hostens. Son but : exploiter durablement sa forêt. Il est également expert forestier et co-président de l’association Pro Sylva. Pour cette dernière, plus l’écosystème est en bonne santé, plus le bois est rentable.
Deux personnes seulement dont Jacques Hazera travaillent sur la forêt.
Comment se découpent les massifs ?
Des allées débroussaillées, tondues de 12 mètres de large permettent le passage des engins de chantiers. Certaines parcelles ont été plantées : les arbres sont alignés.
D’autres dans lesquelles les arbres ont été abattus par les tempêtes de 1999 Lothar ou de 2009
Qu’est ce qui vous fait dire qu’un arbre est  de qualité ?
Droit,
Long (6 mètres pour un pin maritime)
Le moins de branches possibles (noeud)
Le moteur (c’est-à-dire la masse foliaire ou le houpier) doit être puissant.
Le sol (le pin maritime est un arbre de sol acide), le climat ont également une grande influence sur la croissance du pin. L’arbre ne doit pas pousser trop vite.
Que pensez-vous du gemmage ?
Le gemmage pratiqué dans la première moitié sur 20 ème siècle améliorait la qualité du bois car il ralentissait la croissance. La solidité d’un pin gemmé est fabuleuse. Notez qu’il y a plusieurs manières de gemmer. Il ne s’agit pas de saigner le pin à mort. Enfin, le pin gemmé prend une couleur rouge. A l’heure actuelle ce n’est plus à la mode.

Quelques mots  sur la filière Aquitaine conventionnelle
La forêt est considérée comme un champ d’arbres. Le terrain est labouré, les souches des anciennes plantations extraites. Des produits chimiques font disparaître les plantes adventices. On épand de l’engrais. Auparavant, on a pratiqué des semis en pépinière. Un an avant la plantation définitive, on coupe les racines tout autour du tronc et également dessous de manière à avoir une motte individualisée. Ceci génère du stress. Les petits arbres sont replantés de manière mécanique en ligne.
La tendance actuelle est d’enlever les souches. En effet, celles-ci n’apportent rien et produiraient du C02 ; de plus elles sont très demandées dans l’industrie papetière.
Si l’on ne prend en compte que la production de Gaz à effet de serre, c’est vrai : une souche ne produit plus rien. Toutefois, elle constitue un habitat pour nombre de micro-organismes, pour les insectes xylophages et le cortège des animaux qui leur est inféodé. De plus, leur enlèvement nécessite l’intervention de plusieurs engins mécaniques lourds. Ces derniers provoquent un tassement du sol. Le labour deviendra indispensable. Enfin ce n’est pas rentable économiquement. Une coupe rase coûte 8 à 10 000 euros. Le papetier paye 2 euros la souche. Vous avez dépensé 10 000 euros pour abattre 50 arbres et vous en gagnerez 100 en vendant les souches.

  Si vous désirez savoir comment travailler pour la pérennité de la forêt landaise, allez-donc sur le site de Jacques Hazera   http://www.pijouls.com/blog/

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