Le contenu du dernier bulletin municipal, la communication de monsieur le maire d’Andernos le 4 janvier 2026 lors des voeux nous a incité à lui envoyer la lettre suivante; …… En 2014 Andernos-les-bains présentait, pour lutter contre le dérèglement climatique, de nombreux atouts, même si beaucoup d’améliorations auraient pu être apportées. Des rues ombragées par de vieux platanes, de grandes parcelles arborées, des fontaines notamment dans le quartier du Bétey, des coins de nature préservés. Durant la première mandature, la plage du Bétey a été replantée (parcelles entretenues depuis 2016 par l’association «Le Bétey, plage boisée à sauvegarder)et le PLU modifié. Depuis l’urbanisation d’Andernos ne fait que croître. Est-ce une lecture trop à la lettre de la loi Alur? Les parcelles ont été divisées, les grands arbres sont abattus, les haies disparaissent et les personnes qui ne respectent pas les préconisations du PLU quant à la végétalisation de leur parcelle ne sont pas inquiétées..Les arbres sont abattus parfois pour des causes éphémères: Place Camille Goubet, en dépit des alertes lancées par des citoyens d’Andernos et du Bassin d’Arcachon, des pins centenaires ont été abattus pour un marché provisoire….délaissé depuis…. On aurait pu construire ce marché provisoire sur l’espace libre et garer, le temps du marché, les voitures sous les pins… Même chose pour l’avenue Thiers où les platanes ont été abattus pour permettre aux engins de chantier du Marché de circuler. Une étude attentive des lieux avant le lancement du marché aurait pu décider d’un autre axe de circulation. Ces platanes ont été partiellement remplacés mais à quel prix? Les jeunes, avec l’aide des services municipaux, luttent pour arriver à s’enraciner, à atteindre la nappe phréatique…. Place du XIV juillet:Pourquoi avoir supprimé un tiers des platanes? Ces arbres faisaient l’été une voute fraîche et des abris pour les nombreux oiseaux. Pourquoi avoir permis des constructions aussi imposantes? Avoir déplacé le marché sans avoir fait les études des cartes anciennes qui auraient permis de voir que le nouvel emplacement était situé sur un puit artésien ou un cours d’eau) est pour le moins curieux. Avoir voulu un parking souterrain également: résultat il a fallu pomper. Combien de litres d’eau douce ont-ils été rejetés dans l’embouchure du ruisseau du Bétey? Les conséquences sont dramatiques pour les arbres de la place. Les platanes sont en train de mourir et les tilleuls situés à côté de la poste, fragilisés par le manque d’eau sont tombés. Traitement de la loi sur le débroussaillement: raser entièrement les abords du ruisseau du Bétey en amont, en ne laissant que les arbres est méconnaître le rôle de l’humus, les arbustes et de l’herbe dans le cycle biologique. Là aussi une étude des risques incendies avant de laisser construire aurait facilité le maintien d’une ville résiliente Le dessouchage des arbres coupés tel qu’il s’est pratiqué durant la première mandature enlève au sol des matières nutritives permettant aux futurs arbres de pousser. Au sujet du maintien des corridors écologiques: La coupure d’urbanisme qui existe entre Arès et Andernos constitue aussi un corridor écologique permettant à la faune de circuler entre le littoral et les landes (de nombreux habitants d’Andernos ont été témoins lors du dernier confinement du passage de chevreuils). Or, ce corridor a été en partie enclos par son propriétaire (droit légitime). La clôture est à plus de 1, 60 m de hauteur ce qui est contraire, comme vous nous l’avez vous même dit, au Plu et à la loi sur les parcs de chasse. Que pourriez-vous faire pour que la loi soit appliquée? Des suggestions: Les pourpiers maritimes qui délimitent la plage du Bétey le long de la promenade de la piscine ont été en décembre 2025 déracinés en grande partie pour prolonger la piste d’accès à l’eau. Il faudrait les remplacer avant le mois de mars afin qu’ils puissent prendre avant l’arrivée massive des touristes. Nous rappelons qu’avant l’installation des pourpiers, ganivelles et gabion, les services municipaux ramassaient chaque année dans cette avenue et avenue Jacques de Chorivit plus de 10 tonnes de sable. (source:les services municipaux). Les pins et tamaris qui bordent le port de plaisance rive droite du Bétey sont, les uns premiers clairsemés par les tempêtes, les autres, rabougris par les piétinements des estivants. Des plantations seraient nécessaires même si nous savons tous que le niveau de la mer augmente. Ces pins, ces tamaris retiennent le sable qui, en leur absence, ne manqueraient pas de se retrouver dans le port. Ces pins filtrent le vent, épargnant à tous les habitants du quartier du Bétey, les impacts de ces mêmes tempêtes. Des replantations, des mesures favorisant la régénération naturelles sont à prévoir afin que de contrebalancer les effets des tempêtes. De même il faut continuer les plantations qui ont été faites sur la ripisyvle du Bétey et continuer dans le bois de chênes qui prolonge le port du Bétey. Il conviendrait de protéger des zones pour éviter le piétinement et permettre une régénération naturelle. Enfin, du côté rive gauche, les arbres tombent du fait des tempêtes et ceux qui restent, parce qu’ils sont isolés sont d’autant plus fragiles et tombent à la tempête suivante. Nous avons démontré depuis 10 ans que nous arrosons et entretenons les jeunes pins du Bétey (parcelles de part et d’autre de l’aboutissement de l’avenue des genêts et près des jeux pour enfants) que nous étions fiables et compétents. Nous nous proposons donc de continuer à les entretenir et à arroser et entretenir les nouvelles plantations;Au sujet de la place réservée à la nature. Cette dernière est de plus en plus petite.Sur les plages: nous vous avions, lors de notre dernier courrier resté sans réponse, alerté sur les conflits d’usage, pour l’instant encore larvés, qui sont décelables sur les plages. L’hiver les joggeurs et les chiens non tenus en laisse dérangent les limicoles et les bernaches cravants, rendant leur survie par temps froid plus aléatoire. L’été, kite-surfeurs, bateaux à moteur, paddle, scooters des mers, peu soucieux de l’existence de l’autre, occupent tout l’espace disponible, et par grande marée il n’y a plus un cm de sable sec disponible. Il est grand temps de mieux informer les estivants et de réserver même sur des plages urbaines un espace pour la nature. Ce peut être un espace physique et temporel (interdit de courir sur le bas de plage du 15 mars au 15 juin par exemple ou bien l’hiver lorsque la mer monte, laisser 10 mètres entre vous et l’eau etc.); La ripisylve du Bétey, le Communal pour ne citer qu’eux pourraient eux aussi faire l’objet de mesures de protection. Enfin, au sein du Siba, au sein du parc naturel marin, le maire d’Andernos pourrait jouer un rôle non négligeable dans la mise en place d’un tourisme plus respectueux de la nature, dans la mise en place d’un moratoire sur l’urbanisation permettant de mettre à niveau les réseaux d’assainissement et d’eau potable, permettant de reboiser et de doter nos communes de moyens de transport adéquat (pourquoi pas un tram-train du Cap Ferret à Lége puis Bordeaux et Lège-Facture?
Au sujet de l’occupation des sols: il est dommage que tout soit dévolu aux constructions. Laisser les terrains de camping en terrain de camping permet aussi de loger les travailleurs temporaires (qui manquent de logements) ou les gens pauvres. Laisser des terrains qui pourraient être dévolus à l’agriculture permet, par exemple, à des apiculteurs de s’installer….
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