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Non aux néonicotinoides

Pour François Ramade, président d’honneur de la SNPN:« Ce projet de loi fait ainsi table rase des très nombreux travaux de recherche qui ont mis en évidence l’impact éco-toxicologique gravissime de ces substances. Nous sommes ici face à une menace globale d’ampleur comparable à celle liée à l’usage des insecticides organochlorés voici une cinquantaine d’années, avant leur interdiction.»

Les néonicotinoïdes sont de puissants insecticides dont la nocivité n’est plus à démontrer, y compris pour la santé humaine. Cette nocivité est d’ailleurs bien plus étendue que ne le prétendent les acteurs majoritaires de la filière agricole.
En raison de leur caractère hautement toxique, toute dérogation à l’interdiction d’utilisation des néonicotinoïdes, même encadrée, même temporaire, est inacceptable.
La SNPN et 28 autres associations de protection de la nature s’unissent dans une tribune commune pour alerter les députés sur les risques des néonicotinoïdes et le projet de loi qu’ils s’apprêtent à voter le 6 octobre 2020.

Grave toxicité des néonicotinoîdes (insecticides) : ne les achetez plus !

Une évaluation mondiale des effets des néonicotinoïdes sur la biodiversité démontre les impacts négatifs de ces insecticides sur l’environnement. Ils affectent les abeilles, les grenouilles , les oiseaux et les microbes. Les auteurs de cette étude demandent une réduction à grande échelle de leur usage. Ces insecticides représentent actuellement 40% des ventes mondiales.

Depuis plusieurs années, 29 scientifiques indépendants se sont regroupés au sein d’un Groupe de Travail sur les pesticides systémiques pour examiner, les effets de ces insecticides dans l’environnement.
Les résultats de cette analyse seront publiés durant l’été 2014 dans Environnement Sciences and Pollution Research.

La mise en œuvre de ce groupe de travail est la réponse de la communauté scientifique aux inquiétudes concernant l’impact des pesticides systémiques sur la biodiversité et les écosystèmes. Son intention est de fournir un point de vue scientifique définitif pour informer rapidement et améliorer les prises de décision des autorités. Elles devront désormais tenir compte des résultats de cette évaluation d’une ampleur inégalée.

Les résultats montrent que :

La toxicité s’étend au-delà les études réglementaires.
La gamme des effets de l’exposition à ces pesticides s’étend donc de la toxicité aiguë (mortelle) à la toxicité sub-létale chronique conduisant à divers troubles.
Les voies d’exposition dans les écosystèmes sont multiples : la plante, l’air, le sol et l’eau.
Les individus, les espèces, les écosystèmes et les services éco-systémiques sont négativement impactés. On constate une contamination au-dessus de « la plus basse concentration pour laquelle des effets négatifs sont observés » (LOAEC).
Les plus affectés sont les invertébrés terrestres, les insectes pollinisateurs, les invertébrés ayant au moins une phase aquatique, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les microbes.

En définitive, et c’est la conclusion de cette expertise, l’usage de ces substances n’est pas soutenable. Il accélère le déclin important et global des invertébrés donc accroît un risque de réduction du niveau, de la diversité, la sécurité et la stabilité des services éco-systémiques. De fait, iIs affectent globalement la biodiversité. Le groupe de travail suggère l’application du Principe de Précaution conduisant à une réduction drastique à grande échelle de leur usage. Les associations de protection de la nature souhaitent  que ce sujet soit également pris en compte dans le cadre de l’examen de la loi biodiversité.

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