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Observer le ciel en période de confinement

Les nuits sont longues nous dit Simon Lericque du Groupement des Astronomes Amateurs Courriérois et il y a toujours des choses à voir dans le ciel


En tout début de nuit, la Voie lactée d’été est encore bien visible… A l’œil nu, on peut s’amuser à repérer quelques constellations comme le Cygne, l’Aigle, le Dauphin.
– au niveau des planètes, c’est presque le grand chelem. Jupiter et Saturne sont visibles au Sud-Ouest juste après le coucher du Soleil, Mars qui vient de passer à l’opposition est encore très brillante et observable une grande partie de la nuit plutôt vers le Sud, et puis Vénus, étincelante (c’est le troisième astre le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune), illumine la toute fin de la nuit, vers l’Est.
– ce 25 novembre, la Lune, presque pleine, passera la nuit en-dessous de Mars justement. Un beau rapprochement apparent.

Il y aura des choses plus intéressantes en décembre
– le 5 décembre : un beau rapprochement apparent de la Lune et de l’amas d’étoiles M44. A voir en deuxième moitié de nuit avec une petite paire de jumelles
– les matins des 12 et 13 décembre : dans les belles lueurs du ciel de l’aube, le fin croissant de Lune (avec une belle lumière cendrée) rencontre Vénus
– le 13 décembre : c’est le maximum de l’essaim d’étoiles filantes des Géminides. En plus, c’est la nouvelle Lune ou presque, donc un moment idéal pour voir des étoiles filantes
– le 17 décembre : au soir, le fin croissant de Lune croise sur sa route le duo Jupiter-Saturne

L’événement à ne surtout pas rater sera celui du 21 décembre. Les planètes Jupiter et Saturne seront très très proches l’une de l’autre.
Durant tout le mois de décembre, elles se rapprocheront soir après soir, mais le plus serré aura donc lieu le 21 décembre au soir, assez bas vers le sud-ouest, juste après le coucher du Soleil.
Saturne, Jupiter et quelques-uns de leurs satellites respectifs seront observables ensemble dans un champ d’oculaire de télescope. La prochaine fois qu’un tel phénomène se produira, ce sera en mars… 2080 :o)

Vagues et confinement au Bétey

Y a-t-il un rapport entre la lumière du soleil couchant et les vagues telles que nous les observons au « soleil couchant » ? Gérard Falguières répond à cette question : si l’on parle de la fréquence (nombre d’ondes ou vagues par unité de temps) qui est une caractéristique du rayonnement (ondes électromagnétiques du soleil ou ondes des vagues), il n’y a aucun rapport, ou plutôt aucune incidence de l’un sur l’autre, mis à part le fait que tout comme la lune le soleil joue un rôle sur le cycle des marées.
Les vagues ou ondes se caractérisent aussi par leur amplitude (hauteur, distance entre deux). Concernant les rayons du soleil la fréquence est différente pour chaque couleur du spectre. Cette diffraction (séparation des couleurs) dépend de l‘atmosphère plus ou moins humide ou polluée, mais aussi de la position du soleil. Le rouge observé au couché est donc influencé indirectement par l’évaporation de l’eau de la mer, mais non pas avec la marée. Concernant les vagues, aucune incidence du soleil sur leur fréquence ou leur amplitude. Leur déplacement et leur amplitude dépendent de la profondeur d’eau, de la force et l’orientation du vent, de la pression atmosphérique mais aussi des perturbations « internes » (séismes par exemple), ou externes (chute de corps). Par contre l’amplitude des vagues (hauteur) peut nous paraître (effet d’optique) plus importante lorsque les rayons du soleil sont rasants
C’est juste un effet d’ombre et de lumière qui accentue l’effet de relief.
Ce que l’on peut aussi observer sur le sable. Nos empreintes de pied sont beaucoup plus visibles au soleil couchant que lorsque le soleil est au zénith.
La distance réelle entre les vagues ne pourrait être mesurée qu’en se positionnant à leur verticale (en avion par exemple). Leur appréciation diminue en fonction de la diminution de l’angle d’observation.