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Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

RETOUR DU COLLOQUE ORNITHOLOGIQUE LPO 10 et 11 décembre 2011

ici, à chaud, mes notes non scientifiques sur ce colloque organisé par la L.P.O. à la cité universitaire de Paris le week end du 10 et 11 février 2011

C’est avant tout un week-end convivial où l’on retrouve les naturalistes et les protecteurs de la nature; la gelée blanche qui, ce dimanche, avait saisi Paris donnait au parc de la cité universitaire un petit air du Château de Moulinsard,  cher au Capitaine Haddock.  Après avoir écouté un topo sur la situation des hirondelles dans les capitales françaises et belges (les effectifs baissent), sur les oiseaux de Nouvelle Calédonie  et la nécessité de maintenir la trame verte et bleue (tiens tiens), sur la fréquentation des oiseaux en zone humide (la roselière non fauchée, c’est ce qu’ils préfèrent) ou dans les Corbières (le milieu s’urbanise : qui lu cru ?), nous avons tout su sur la mise au point de la fameuse liste rouge UICN Museum et sur les atlas des oiseaux nicheurs en France et en Wallonie; nous avons eu un excellent tableau juridique sur la chasse en France, l’absence de statut de l’animal sauvage, et l’absence de sécurité (combien de morts déjà depuis le 19 septembre  2011?)

C’est très intéressant : d’une part, on voit le travail de terrain et de bureau des scientifiques de tout poil et d’autre part, on voit que le travail d’amateur de terrain est pris en compte  : une base de données sur les oiseaux des jardins sera mise à jour par les observateurs eux-mêmes; l’expérience a déjà lieu en Bretagne et en Normandie.

Contrairement aux années passées, nous n’étions pas du côté des stands; mais nous avons pu acheté des livres sur les ours à  Ferus, ceux qui militent pour les réintroductions d’ours,  aux  éditeurs de livres sur la nature,  regarder travailler les illustrateurs, ou discuter avec l’éditeur d’un logiciel qui vous permet de saisir sur le terrain toutes vos annotations sur une petite console grande comme un livre de poche (Anna karénine au moins);

Enfin, Allain Bougrain Dubourg de retour de Durban a fait un compte rendu mi-figue, mi-raisin sur cette rencontre internationale;

Des rencontres il y en aura autour du 2 février pour la Journée mondiale sur les Zones humides, autour du 10 février à Lyon pour un colloque sur le respect de la biodiversité, en mars pour Initiatives Océannes et en septembre pour une BIRFFAIRD , un festival sur l’oiseau et le tourisme vert. Et si on développait cela sur le bassin d’Arcachon, le tourisme vert, par exemple sur la zone humide de Matoucat à Andernos-les-bains ?