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Clôture dans la forêt : accès à l’eau en question

Flyer Cloture Ander Ares Recto

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

La cloture d’un terrain situé près du ruisseau Le Cirès à Andernos-les-bains suscite l’émotion.

En effet, ce terrain (privé) est situé au nord d’une zone Natura 2000 et constitue un corridor écologique…L accès à l eau est désormais interdit et pour les hommes et pour les animaux. N’y a-t-il pas d’autres destinations pour cette forêt ?

L ’accès  à l’eau est interdit pour les pêcheurs, promeneurs, sportifs, familles et pour les animaux. En cas d’incendie, la clôture interdit l’accès aux pare-feux pour le SDIS,  Saviez-vous que les canalisations de gaz de ville et un pipe-line
traversent cette propriété, elles se trouvent enclavées et sans accès en cas de problème. Un incendie non maîtrisé mettrait en danger la couverture forestière des communes ainsi que l’urbanisation proche très dense. Les grands incendies de 1949 (50 000 ha de forêt, 82 morts) et de 1989 dans la région sont encore dans les mémoires. Dans le cas où l’hypothétique projet serait un enclos dédié à la chasse, la clôture se trouve à moins de 5m des habitations sur une grande partie de la propriété. Il y a donc danger pour la population riveraine des deux communes. Nous proposons une discussion avec les propriétaires de manière à trouver pour cette forêt une autre destination : Il faut veiller à la sécurité des personnes et des biens et à la protection des espaces naturels, faire démolir la clôture de la coupure d’urbanisation de la Montagne, en particulier celle qui condamne la
libre circulation des personnes et de la faune le long du corridor écologique du Cirès; on peut aussi signer la pétition.

https://www.change.org/p/messieurs-les-maires-d-andernos-les-bains-et-d-ar%C3%A8s-contre-la-cl%C3%B4ture-du-corridor-%C3%A9cologique-du-ruisseau-cir%C3%A8s-sur-le-bassin-d-arcachon?utm_content=cl_sharecopy_23202812_fr-FR%3A5&recruiter=725991347&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

 

Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

Destruction de la faune en période de confinement

Communiqué de presse  retransmis par l’association Le Bétey, plage boisée à sauvegarder

à l’initiative de l’ASPAS et signé des associations Animal Cross, Anymal, Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), AVES France, Blaireau & Sauvage, Convention Vie et Nature (CVN), Convergence Animaux Politique (CAP) Fondation Brigitte Bardot, Mélès, One Voice, RAssemblement pour une France sans Chasse

Depuis le début du confinement, un flou général entoure les activités de chasse et de piégeage en France. Entre interdictions et dérogations selon les départements, pas facile de s’y retrouver, d’autant qu’aucune consigne nationale officielle n’a été diffusée.

Plus grave encore : les inspecteurs de l’environnement de l’Office Français de la Biodiversité ont reçu ordre de respecter le confinement, et n’ont donc pas pu effectuer de veille sur le terrain. Ainsi, comme nous le redoutions, de nombreux cas de braconnage et de piégeage illégal nous ont été signalés.

Face à une situation de plus en plus préoccupante, avec des arrêtés de dérogation chaque jour de plus en plus nombreux, l’ASPAS a donc décidé, avec 11 autres associations animalistes*, d’interpeller directement le Président de la République au travers d’une lettre ouverte.

Nos associations demandent notamment :

  • à ce que soit adoptée une décision encadrant sans équivoque les activités de chasse et de destruction de manière homogène sur l’ensemble du territoire, et selon des préconisations scientifiques, à l’instar de l’ensemble des décisions adoptées par le gouvernement depuis que l’état d’urgence sanitaire a été décrété.
  • qu’à l’issue de cet épisode sanitaire, un état des lieux précis et régulier soit réalisé quant au nombre exact de dérogations et autorisations individuelles d’intervention délivrées dans chaque département, quant aux dégâts ayant justifié ces autorisations (nature et ampleur), et quant aux animaux abattus (nombre et espèce).
  • que des moyens de protection soient rapidement distribués aux inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité afin que ceux-ci puissent exercer leur activité de contrôle sur le terrain dans les meilleurs délais. Leur simple présence sur le territoire aura un effet dissuasif non négligeable.

Nous rappelons également que les activités liées aux soins délivrés aux animaux sauvages sont très largement suspendues, tout comme les activités liées aux études et à la connaissance de la nature. Pour des motifs sanitaires et éthiques, cette situation est incompréhensible pour les citoyens que nous représentons.

Nous alertons enfin sur l’après confinement, puisque de nombreux arrêtés préfectoraux autorisent d’ores et déjà la vénerie sous terre du blaireau dès le 15 mai… Peut-on sérieusement envisager que soit pratiquée cette chasse collective au moment où la plus grande vigilance sanitaire devra être observée ?

De plus, aucune décision gouvernementale ne remet pour l’instant en question l’ouverture de la chasse à tir au 1er juin, ce qui est particulièrement inquiétant quand on peut penser qu’après 2 mois de confinement, les Français souhaiteront certainement massivement se ressourcer dans la nature…

Lire notre lettre ouverte au Président de la République

 

 

Biodiversité : ne pas se tromper de combat

Chasse, pêche et agriculture : trois fléaux pour la biodirversi

Selon l’article publié dans la revue Nature du mercredi 10 août 2016 , la chasse, la pêche et l’agriculture sont les premières causes de l’érosion de la biodiversité. Sans nier les méfaits du dérèglement climatique sur les écosystèmes, les auteurs estiment donc que la lutte contre le réchauffement « ne doit pas éclipser des priorités plus immédiates pour la survie de la flore et de la faune du monde ».

Pour la vie sauvage, « les vieux ennemis » que sont la surexploitation des ressources et l’accaparement des terres restent « les plus grandes menaces actuelles » et, en conséquence, les efforts doivent d’abord viser à « minimiser leurs impacts ». Pour le premier rédacteur de l’article, Sean Maxwell (université du Queensland), cette préoccupation doit être mise « en première place » des plans d’action et de financement visant à combattre la perte de biodiversité.

Ce message s’adresse aux milliers de participants –  décideurs, responsables politiques, ONG, chercheurs, représentants des peuples autochtones, industriels – attendus au Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), du 1er au 10 septembre, à Hawai.

http://www.tahiti-infos.com/Le-plus-grand-congres-sur-la-protection-de-la-nature-s-ouvre-jeudi-a-Hawaii_a152358.html

Pour en savoir plus :  la Chasse  et le braconnage : près de 1 700 espèces animales sont ainsi victimes de chasse illégale ou de trafic, à l’exemple de l’éléphant d’Afrique, du rhinocéros de Sumatra, du gorille de l’Ouest ou du pangolin de Chine. Dans le même temps, plus de 4 000 espèces tributaires des milieux boisés, comme le rhinopithèque de Stryker (singe du nord-est de la Birmanie), la turdinule de Bornéo (oiseau passereau) ou la crocidure de Nicobar (musaraigne), sont menacées par des coupes forestières à grande échelle.

Au deuxième rang des fléaux arrive l’agriculture. Son emprise croissante, pour les besoins cumulés de l’alimentation humaine, du fourrage et de la production d’agrocarburants, provoque la destruction accélérée des habitats naturels, au détriment de 62 % des espèces. De multiples animaux en paient le prix, tels que le guépard africain, la loutre de Sumatra, le cerf des Andes, le lycaon (aussi appelé chien sauvage d’Afrique) ou encore le rat-kangourou de Californie.
Le changement climatique en septième position

Et le changement climatique ? Souvent mis en avant, il ne se classe pourtant qu’en septième position dans l’échelle des risques pour la biodiversité. Derrière le développement urbain, les espèces invasives, la pollution et la transformation des milieux due aux feux ou aux barrages. Et devant les dégâts causés par les déplacements humains, les routes et voies ferrées ou l’extraction minière.

Inondations, tempêtes, sécheresses, canicules et montée du niveau des mers compromettent la survie de 19 % des espèces étudiées. Parmi elles, le phoque à capuchon, dont la population a chuté de 90 % au cours des dernières décennies en raison de la fonte de la banquise arctique, ou encore l’hippopotame commun et la tortue luth, tous deux mis à l’épreuve par des chaleurs et des sécheresses plus intenses.
Les solutions ne manquent pas, soulignent les chercheurs, qui citent la lutte contre les trafics d’espèces sauvages, le renforcement du contrôle de la chasse et le développement des aires marines protégées, en même temps que la promotion de pratiques agricoles durables ou la réduction de l’usage de pesticides.

Reste, ajoutent les auteurs, que le changement climatique, s’il ne constitue pas aujourd’hui le danger le plus brûlant pour la vie animale et végétale, va devenir dans les prochaines décennies un « problème de plus en plus dominant dans la crise de la biodiversité ». D’où l’importance de s’attaquer aux causes actuelles de son érosion, afin qu’elle résiste mieux à la surchauffe annoncée.

Il y a urgence. Selon la dernière liste rouge de l’UICN, plus du quart des espèces sont menacées d’extinction à l’échelle de la planète, dont 42 % des amphibiens, 34 % des conifères, 33 % des coraux, 31 % des requins et raies, 26 % des mammifères et 13 % des oiseaux.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/08/10/chasse-peche-et-agriculture-trois-fleaux-pour-la-biodiversite_4981047_1652692.html#xqyYkMhd5PFHIUa4.99

RETOUR DU COLLOQUE ORNITHOLOGIQUE LPO 10 et 11 décembre 2011

ici, à chaud, mes notes non scientifiques sur ce colloque organisé par la L.P.O. à la cité universitaire de Paris le week end du 10 et 11 février 2011

C’est avant tout un week-end convivial où l’on retrouve les naturalistes et les protecteurs de la nature; la gelée blanche qui, ce dimanche, avait saisi Paris donnait au parc de la cité universitaire un petit air du Château de Moulinsard,  cher au Capitaine Haddock.  Après avoir écouté un topo sur la situation des hirondelles dans les capitales françaises et belges (les effectifs baissent), sur les oiseaux de Nouvelle Calédonie  et la nécessité de maintenir la trame verte et bleue (tiens tiens), sur la fréquentation des oiseaux en zone humide (la roselière non fauchée, c’est ce qu’ils préfèrent) ou dans les Corbières (le milieu s’urbanise : qui lu cru ?), nous avons tout su sur la mise au point de la fameuse liste rouge UICN Museum et sur les atlas des oiseaux nicheurs en France et en Wallonie; nous avons eu un excellent tableau juridique sur la chasse en France, l’absence de statut de l’animal sauvage, et l’absence de sécurité (combien de morts déjà depuis le 19 septembre  2011?)

C’est très intéressant : d’une part, on voit le travail de terrain et de bureau des scientifiques de tout poil et d’autre part, on voit que le travail d’amateur de terrain est pris en compte  : une base de données sur les oiseaux des jardins sera mise à jour par les observateurs eux-mêmes; l’expérience a déjà lieu en Bretagne et en Normandie.

Contrairement aux années passées, nous n’étions pas du côté des stands; mais nous avons pu acheté des livres sur les ours à  Ferus, ceux qui militent pour les réintroductions d’ours,  aux  éditeurs de livres sur la nature,  regarder travailler les illustrateurs, ou discuter avec l’éditeur d’un logiciel qui vous permet de saisir sur le terrain toutes vos annotations sur une petite console grande comme un livre de poche (Anna karénine au moins);

Enfin, Allain Bougrain Dubourg de retour de Durban a fait un compte rendu mi-figue, mi-raisin sur cette rencontre internationale;

Des rencontres il y en aura autour du 2 février pour la Journée mondiale sur les Zones humides, autour du 10 février à Lyon pour un colloque sur le respect de la biodiversité, en mars pour Initiatives Océannes et en septembre pour une BIRFFAIRD , un festival sur l’oiseau et le tourisme vert. Et si on développait cela sur le bassin d’Arcachon, le tourisme vert, par exemple sur la zone humide de Matoucat à Andernos-les-bains ?