Posts Tagged 'bassin d Arcachon'

Festival de l’oie « Bernache Cravant » sur le Bassin d’Arcachon

La Bernache est une petite oie originaire de  Sibérie. Chaque hiver, plus de 50 000 individus parcourent des milliers de kilomètres pour rejoindre le Bassin d’Arcachon. Elle investit massivement notre estran. Mais que fait-elle ? Où part-elle pendant l’été ? Quels paysages insoupçonnés et quels peuples lointains va-t-elle côtoyer ? Partons à sa rencontre !

 

Franck Jouandoudet, passionné de nature, a un jour soufflé l’idée de célébrer son arrivée par un Festival. La programmation s’est très vite dessinée autour d’activités liant nature et culture, permettant ainsi de toucher un plus large public. Aujourd’hui organisé par la LPO, le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne et la SEPANSO, le Festival est désormais soutenu par les acteurs locaux de plus en plus nombreux à plébisciter cet événement qui anime le Bassin en dehors de la période estivale.

La SEPANSO, accompagnée de la LPO et du Parc Naturel  Régional des Landes de Gascogne, vous propose 3 dates différentes afin de découvrir la Bernache cravant. Vous pourrez ainsi devenir les ambassadeurs de cette petite oie en tenant des accueils postés naturalistes hivernants.  Mercredi 4   décembre 2019 à Andernos-les-bains, Dimanche 8 décembre 2019 à Lanton et samedi 14 décembre 2019 à Gujan-Mestras. Horaires à venir en fonction de la météo et des marées…. Vous désirez participer en tant que bénévole ? 06.51.97.27.88. ou animation.rnarguin@gmail.com

 Plage du Bétey à Andernos-les-bains, au fond les points à la limite de l’eau sont les Bernaches cravants (photo  2018).

Grand débat : la transition énergétique ne doit pas se faire au détriment de la nature


Participer au grand débat : même si l’organisation, le cadre prédéfini et le flou concernant le traitement des propositions font douter de la sincérité des organisateurs, participer au Grand débat permet de faire passer des idées. Encore faut-il qu’un espace leur soit alloué. En effet, dans le questionnaire consacré à la transition écologique, le mot nature n’apparaît pas et la biodiversité ne fait l’objet que de deux questions. De fait, les sujets concernent majoritairement l’énergie (14 questions sur 17) et le financement de la transition énergétique. En conditionnant la réponse sur la protection de la biodiversité (question 15) au maintien d’une agriculture et d’une industrie compétitive, les rédacteurs du Grand débat enferment le citoyen dans une impasse. C’est justement le maintien d’une agriculture industrielle et d’une industrie réclamant toujours plus de dérogations aux normes environnementales  qui sont deux des causes de la dégradation de la biodiversité.

Constatant l’incapacité de nos gouvernements à se saisir des alertes lancées par des citoyens – tel l’appel des coquelicots -, des scientifiques ou des instances non gouvernementales, nous proposons des actions ciblant les individus et le mode de gouvernance. Posons avant tout que la transition énergétique ne doit pas se faire au détriment de la protection de la nature. Installer des éoliennes ou des centrales photovoltaïques, oui, mais pas dans les couloirs de migration des grues ou les zones de nourrissage des chauves-souris. Pourquoi ne pas rendre obligatoire l’installation sur les parkings d’ombrières chargées, elles, de panneaux photovoltaïques ? L’augmentation de la demande des consommateurs d’alimentation bio   entraînera une baisse des prix et, nous l’espérons, un glissement progressif des subventions de l’agriculture industrielle vers l’agriculture bio ainsi qu’une révision de la PAC. Autre action possible : demandons que soit restaurée la consigne du verre, des contenants de livraison ou d’emballage.

Comment pérenniser ces démarches ? En éduquant dès la maternelle puis tout au long de sa vie le citoyen au respect de la nature. Enfin, que l’État cesse d’être schizophrène en déplorant la perte de la biodiversité sans pour autant sanctionner l’arasement des haies, le comblement des zones humides, la transformation de la forêt mixte en champs de résineux, tout en en subventionnant les grands projets inutiles, la standardisation de la forêt, la chasse, la pêche et l’élevage intensif.

La protection de la nature doit être la priorité du gouvernement : il y a urgence.

appel des coquelicots contre les pesticides de synthèse

appel des 500 pour un lundi sans viande;


https://lebetey.com/2016/09/06/biodiversite-ne-pas-se-tromper-de-combat/

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/08/10/chasse-peche-et-agriculture-trois-fleaux-pour-la-biodiversite_4981047_1652692.html#xqyYkMhd5PFHIUa4.99


 [

 


Bernache et zostère

L’étude de 2011 de l’Ifremer a conclu que les oiseaux tels que les cygnes, bernaches et les canards ne sont pour rien dans la disparition de la zostère du Bassin d’Arcachon. Une étude de 2018 citée plus bas explique les conséquences de la disparition de la zostère sur les courants.

références bibliographiques : Auby Isabelle, Bost Charles-André, Budzinski Helene, Dalloyau Sebastien, Desternes Amandine, Belles Angel, Trut Gilles, Plus Martin, Pere Caroline, Couzi Laurent, Feigne Claude, Steinmetz Julien (2011). Régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon : état des lieux et recherche des causes. RST/ODE/LER/AR/11.007. https://archimer.ifremer.fr/doc/00054/16507/

Extrait : Alors qu’ils avaient jusque là présenté une grande stabilité, à l’inverse de nombreux sites côtiers mondiaux, les herbiers de zostères (Zostera noltii et Zostera marina) du Bassin d’Arcachon ont connu une forte régression depuis les années 2000. Différentes causes ont été invoquées pour expliquer ce phénomène : anomalies climatologiques, maladie, sur-pâturage par les oiseaux herbivores, contamination par les herbicides, destruction mécanique par la pêche à pied.
Une étude pluridisciplinaire a été mise en place pour étudier l’effet possible de ces différents facteurs, en mettant en perspective l’historique des herbiers et l’évolution temporelle de ces paramètres.

… il semble à présent bien établi que la consommation par les oiseaux herbivores, en dépit de l’augmentation récente de leur nombre sur le Bassin, ne peut en rien expliquer le déclin des herbiers de phanérogames.

Enfin, ces travaux débouchent sur la nécessité d’entreprendre des travaux complémentaires, notamment dans le domaine de l’écotoxicologie, et de la lumière parvenant aux herbiers.

Travaux plus récents

Auby Isabelle, Oger-Jeanneret Helene, Rigouin Loic, Trut Gilles, Cognat Mathis, Ganthy Florian, Gouriou Laure, Bujan Stéphane, Gouillieux Benoit, Dalloyau Sébastien, Feigne Claude, Pere Caroline, Aubert Fabien (2018). Suivi stationnel (2006-2017) des herbiers de zostères (Zostera noltei et Zostera marina) et calcul de l’indicateur « Angiospermes » (2017) dans la masse d’eau côtière FRFC06. Arcachon amont – Bassin Hydrographique Adour-Garonne. RST /ODE/UL/LER/AR/18-010. https://archimer.ifremer.fr/doc/00451/56239/

Dragage du chenal d’accès au port du Bétey

Du jeudi 22 mars au vendredi 6 avril des travaux de dragage du chenal d’accès au port de plaisance du Bétey se dérouleront autour de la marée haute. Porter à connaissance et notice d’incidence Natura 2000 V2-2

chenal d’accès au port du Bétey 15 mars 2018

le chenal sera dragué. Mais les vases du port ne vont-elles pas bientôt envahir le chenal d’accès ? 

 pour en savoir plus : https://www.siba-bassin-arcachon.fr/

 

la cale de mise à l’eau ne sera pas utilisable pendant les travaux

la pelleteuse dans la nuit de mercredi 21 mars photo MHR

image1.JPG

Octobre et Novembre 2017 au Bétey

DSC_0341 (1).JPG

Jeudi 13 juillet 2017 : vote du projet de PLU au conseil municipal d’Andernos-les-bains

rappel des faits :

l’ancien Plu a été annulé par le tribunal administratif de Bordeaux le 10 juillet  2013.

http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.org/medias/files/jugement-ta-du-10-7-13-annulation-plu.pdf

Le nouveau Plu a abandonné les  projets « grandioses » (agrandissement de la jetée, extension du port de plaisance au détriment de la plage boisée, golf et projet d’édification de 250 villas d’habitation et de résidence de tourisme,  classement en secteur à urbaniser du secteur « Casino », aérovillage, lotissements près de  la zone humide du Communal au nord est, construction d’une résidence pour personnes âgées sur le site du Coulin) mais garde la possibilité de lotir, dans un temps ultérieur, autour des mares du Communal, privant ces dernières de leur alimentation en eau….et les condamnant donc à moyen terme. Nous rappelons que les anguilles venaient y passer leur adolescence, il y a 40 ans parce que ces mares via les fossés et le ruisseau du Bétey communiquaient avec le bassin.

Nous rappelons les conclusions du commissaire enquêteur : avis favorable avec 4 réserves qui concernent

l’urbanisation du secteur du Communal (ex Matoucat)

    1. procéder par révision, avec évaluation environnementale pour l’ouverture de ce secteur à l’urbanisation, confirmer ce dispositif dans le règlement de cette zone.
    2. exclure de la superficie 2 AU les parties relevant de la zone rouge du PPRIF et des zones humides déjà recensées,
    3. prolonger en EBC  espace boisé classé la coupure d’urbanisation au droit du secteur du Communal
    4. respecter les engagements déjà pris par écrit par la Mairie dans d’une part le document «synthèse des avis des personnes publiques consultées sur le projet de PLU arrêté et modalités envisagées de leur prise encompte » et d’autre part les réponses apportées au du procès verbal des remarques, et au tableau Excel avec notamment le classement de l’ensemble du secteur Quinconces Saint Brice leCoulins en zone N, notamment le secteur bassin de décantation
Remarques 5
Classement en zone N du secteur les Quinconces Saint Brice Le Coulin.
Le projet de PLU classe en en zone N le site
Les rives du Bétey zones N
La plage ouest du Bétey en NR
réponse de la commune La commune s’engage à classer la plage rive droite du Bétey en zone N. S’agissant de
l’aménagement piéton des berges du Bétey, il n’existe pour l’heure aucun projet. Seul un  emplacement réservé a été inscrit au projet de PLU afin d’assurer à la commune la propriété  de ces espaces afin d’en assurer une gestion globale et cohérente.
Préalablement à tout aménagement, une concertation sera engagée avec les associations  concernées
Nous surveillerons très attentivement les documents soumis au vote, jeudi prochain.

Actuellement, on peut déplorer la transformation de l’avenue de la République qui ne devient qu’une façade de verre. Ce n’est pas la meilleure manière et d’attirer les touristes et de lutter contre le réchauffement climatique… On peut déplorer également l’absence d’ambition pour les transports en commun à l’échelle du département. Même si le projet de contournement du bassin est porté par le département, la commune peut avoir son mot à dire pour promouvoir les transports en commun.

Autre petit fait :  insidieusement, les platanes sont remplacés par des chênes verts. Bien sûr, il y a moins de feuilles à ramasser en automne.. Mais l’ombre des platanes est infiniment plus rafraichissante et efficace que celle des chênes verts…

Pour terminer : nous n’avons toujours aucune nouvelle du classement de la plage ouest du Bétey en zone N, ce qui serait un moyen de la préserver des  idées loufoques de nos contemporains, nouvellement arrivés sur le bassin et qui ne le connaissent pas (encore).

Enfin,  ce lieu est la cours de récréation des enfants des écoles du Bétey et l’hiver, par grande tempête, le refuge des oiseaux de mer. Il serait temps, pour l’avenir du bassin et le notre, de le préserver réellement .

 

BANC D ARGUIN : le décret est paru

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034674770&idJO=JORFCONT000034674092

Le banc d’Arguin est une réserve  naturelle nationale… Il demeure une halte sur un chemin de migration et une zone de nidification pour les sternes…. Toute personne ayant un peu voyagé (en marchant ou en surfant sur Internet) constate la disparition des zones de quiétude pour les oiseaux. Nous avons la chance sur le bassin d’en avoir une. Savez-vous qu’il existe peu de lieux dans le monde qui offrent une telle beauté ? Une dune, un banc et un phare … J’en ai vu un au Mozambique et  un autre en Nouvelle-Zélande. Ce décret qui interdit le débarquement des animaux et plantes domestiques, qui interdit de rester sur le banc entre le coucher et le lever du soleil (c’est à dire au mois de juillet et août pendant très peu de temps) devrait nous permettre de contenir nos égoïsmes, permettre aux sternes d’élever leurs petits et ainsi offrir pendant encore quelques années le merveilleux spectacle des sternes blanches plongeant dans les vagues qui ne sont ni tout à fait vertes, ni tout à fait bleues, au bord une plage d’un sable d’un jaune extraordinaire.

pour en savoir plus : http://mouillagescdrom.wifeo.com/enquete-publique-banc-arguin-interdiction-mouillage-de-nuit.php

http://www.lecridelabernache.com/