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Régression de la zostère conférence des amis du Littoral mercredi 9 août à 20 h 30 à ARES

l’association « Le Bétey, plage boisée à sauvegarder » retransmet une information de l’association  » Les amis du littoral ».

Les Amis du Littoral organisent à ARES – salle des Mille Club – parc des sports – près du chateau d’eau

le mercredi 9 août à 20h30, une conférence ayant pour thème :
« Causes et conséquences de la régression des herbiers de zostères sur la dynamique sédimentaire du bassin. Premiers résultats des études en cours »
Cette conférence est animée par Florian GANTHY et Mathis COGNAT chargés de mission à l’IFREMER

Vous êtes amicalement conviés à cette restitution des études en cours qui concerne en particulier le phénomène de l’envasement du fond de bassin. Ses conséquences sur la modification du caractère maritime et balnéaire du fond de bassin deviennent en effet de plus en plus préoccupantes.

L’entrée est libre. Venez nombreux capter ces informations scientifiques.

MARDI 25 FEVRIER 2014 A 20 H ZOSTERES, BERNACHES A LA SALLE DU BROUSTIC ANDERNOS LES BAINS

Retour sur l’étude réalisée par IFREMER Arcachon sur la régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon et sur le rôle des oiseaux herbivores mais aussi sur le rôle des produits contaminants.

Mardi 25 février 14 à 20H salle du Broustic à ANDERNOS.

Programme:
Les herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon connaissent une forte régression de leur surface depuis une dizaine d’années, notamment dans les parties orientales de la Baie.

Depuis quelques années, des travaux scientifiques ont été entrepris pour caractériser cette régression et s’interroger sur sa ou ses cause(s). Parmi les hypothèses étudiées, les changements climatiques, le niveau de contamination des eaux et l’augmentation des abondances des oiseaux herbivores (bernaches cravant et cygnes) ont fait l’objet d’études approfondies.

Il semblait justifié de faire part des résultats de ces travaux auprès des usagers de l’espace littoral, en insistant particulièrement sur la bernache, considérée sur les plans international et local (via sa consommation de zostères) et sur les résultats d’une étude récente consacrée aux effets des phytosanitaires et du cuivre sur la survie et la croissance des zostères.

Cette rencontre s’appuiera sur trois exposés traitant:
– des bernaches cravant (Sébastien Dalloyau, Coordinateur national du réseau Bernaches France),
– des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon et de leur consommation par les bernaches (Isabelle Auby, chercheur à l’Ifremer)
– et de l’effet des contaminants sur les zostères ( Perrine Gamain, doctorante à l’Université Bordeaux 1).

Conférence organisée par l’association » Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon « : nous comptons sur votre présence!

Oléron la lumineuse des nouvelles de notre correspondant local

L’odeur des pins emplit mes narines. Parfum de soleil enrichi de celui des Immortelles. Encore quelques mètres et mes pieds entrent en contact avec le sable moelleux et chaud de la plage de Plaisance. L’anse de la Malconche me sourit sous la brise. Sous tribord le fort Boyard et la pointe des saumonards, l’île d’Aix, Fouras. Par bâbord le port du Douhet puis le phare de chassiron. Droit devant, au delà du sable blond, les dégradés bleus verts de l’océan et au loin, La Rochelle et Ré. Ma conscience est pleinement éveillée à ces couleurs, ces parfums et surtout à cette lumière chaude et douce qui inonde mon champ visuel… Alors je me glisse dans l’eau de mer avec un soupir de relâchement et de joie sans partage!Phare de Chassiron
Voila ce que m’offre Oléron la Lumineuse, chaque année depuis 40 ans. Pas étonnant que j’y sois très attaché! Un site aussi paradisiaque a tout d’une réserve naturelle. Mais pour cela, il faut l’accord des Affaires Maritimes. Et ces dernières viennent d’en décider autrement ! L’anse est en effet sous le coup d’une offensive ayant pour objet l’industrialisation massive de la production d’huîtres triploïdes au profit des plus gros producteurs locaux et nationaux, et avec l’appui de capitaux internationaux. 400 millions d’euros vont être investis au cours des cinq prochaines années pour créer un parc géant dédié à la conchyliculture. Ce dernier va générer 500 à 800 tonnes de vase par jour à quelques hectomètres de la dernière côte familiale de l’île!

Deuxième île de France par sa superficie après la Corse, Oléron ressemble à un losange orienté quasi nord-sud. La côte ouest est exposée à l’océan, un bonheur pour les sports nautiques, mais plus difficile d’accès pour les familles. Pour la côte est de l’île, toute les plages du sud de Boyardville ont été colonisées par les cultures ostréicoles. Bien des sites ne sont plus exploitables par les ostréiculteurs, car jusqu’à 2 mètres de vase on progressivement recouvert leurs tables. Et impossible de s’y baigner, c’est trop dangereux! Il ne reste donc plus aujourd’hui que l’anse abritée de la Malconche pour accueillir les familles avec de petits enfants ou les personnes âgées. Mais plus pour longtemps!

Il y a 40 ans, la pêche au sens large était le moteur économique du département. La Cotinière était le second port crevettier de France. Aujourd’hui, la principale activité de la Charente Maritime est devenue le tourisme. Malgré cela, La Préfecture, les Affaires maritimes, soutenus par l’IFREMER dont les capitaux viennent pour une part importante de multinationales comme Unilever ont validé le projet de parc conchylicole, contre tout bon sens économique!

Pourtant, les bienfaits attendus sont faibles. Depuis que le public veut manger des huîtres en toute saison, les labos ont développé les diploïdes, triploïdes et tétraploïdes. Ces huitres stériles ne sont donc pas laiteuses une fois l’été venu. En revanche, il faut acheter les naissains au prix fort. Quand ceux-ci se développent à l’abri d’écloseries, le taux de survie est élevé. Malheureusement, en pleine nature, ce sont 90% de ces bébés éprouvettes qui périssent. L’IFREMER espère que le nouveau site de la Malconche permettra de ne perdre que 80% de ces naissains. C’est sur cet espoir insensé, que le projet a été bâti, au profit des industriels, mais pas de la population. Les élus locaux s’opposent à un projet dont le lancement s’est fait brutalement sans aucune consultation ni annonce. Les petits ostréiculteurs qui visent la qualité ont besoin d’un soutien, mais plutôt pour moderniser les parcs actuels que pour ces investissements qui ne leurs sont pas destinés. Enfin, c’est tout le potentiel touristique de l’île qui va en être affecté.

Tout cela n’a pas beaucoup de sens. Mais 400 millions d’euros ouvrent bien des portes! Une telle somme aurait vocation à être investie au profit de la première activité économique du département. Lorsqu’il était question que la France accueille les Jeux Olympiques, un projet de bassin de plaisance international avait été envisagé. Habilement complété d’un soutien aux producteurs locaux les intégrant au paysage touristique, cet investissement aurait un pouvoir d’entrainement économique bien plus fort et pérenne que de prendre à Pierre et à Paul au profit de « Industries SA »!

J’accuse! Les affaires Maritimes pour leur rôle de juge et partie! L’IFREMER pour le miroir aux alouettes que représente cette proposition sans garanties de bébés éprouvettes voués à mourir à 80% au lieu de 90% ! La Préfecture pour vendre un des joyaux touristiques de la côte pour un bénéfice qui ne reviendra jamais en Charente Maritime! Toutes ces parties sont en train de construire une « étoile noire » au vu et au su de tous. Oléron la Lumineuse? Plus pour bien longtemps…

Une association s’est créée pour essayer de ralentir ce projet insensé. Elle n’a que peu de moyens. Pour vous qui me faites l’amitié de lire ces quelques lignes, merci de faire circuler cette information aussi largement que possible! Toutes vos idées et propositions seront chaleureusement écoutées et votre soutien est bienvenu!!!!

Et si on ne mangeait des huîtres que les mois en R? L’aile ou la cuisse?

Laurent Boudoin

Des bernaches et des hommes

   des_bernaches_et_des_hommesV2[1]  Des bernaches et des hommes

 La responsabilité de la détérioration des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon est souvent attribuée aux oies Bernaches selon le schéma implicite suivant : la population de Bernaches hivernant sur le Bassin est très importante, les Bernaches se nourrissent de zostères, elles sont donc la cause de la disparition des zostères. Or, dans les documents qu’il s’agisse des publications du CNRS ou de l’IFREMER, rien ne permet de dire que le mauvais état actuel des herbiers de Zostères doit être imputé aux Bernaches.

Rappelons d’abord un principe de base de l’écologie : il existe des systèmes de régulation très efficaces qui interdisent à une espèce de mettre en danger sa source de nourriture. Cela relève de l’évidence, une espèce herbivore qui détruirait les végétaux dont elle se nourrit se condamnerait automatiquement à mort. Cela n’empêche pas l’existence de variations dans l’abondance des espèces, ces fluctuations sont généralement dues à des facteurs physiques (facteurs climatiques, qualité des eaux…) qui agissent sur la production primaire et par voie de conséquence sur les espèces qui en dépendent. Dans les milieux naturels complexes, c’est à dire comportant un grand nombre d’espèces différentes, les fluctuations sont d’amplitude modérée, on considère que le milieu est en équilibre. Les Bernaches du Bassin échappent-elles à ce schéma général? Une étude très complète sur ce sujet a été publiée en juin 2006 par l’IFREMER (1)

Des études sur la croissance des herbiers ont été faites par l’IFREMER entre La Teste et Arcachon. Au printemps, chaque gramme de zostère d’un herbier produit 0,03 g de matière végétale nouvelle, et cela chaque jour. En été, la photosynthèse étant plus active, la production passe à 0,08 g. Pour un stock de feuilles estimé à 3500 tonnes pour l’ensemble du bassin, la production pour une journée de printemps est de 105 tonnes et, en été, elle atteint 280 tonnes.

Notons que seulement 50% de cette production brute est mise à la disposition des consommateurs, le reste étant utilisé par les plantes pour leur propre activité chimique.

Comparons cette production nette (50 à 140 tonnes de matière sèche par jour)  et la consommation des Bernaches au cours de leur hivernage. L’estimation la plus élevée que l’on fait en se basant sur les effectifs de 2006* est de 638 tonnes de zostères consommées pendant la totalité du séjour hivernal de ces oies.

A partir des chiffres ci-dessus il est facile de constater qu’il faut moins de 15 jours à l’herbier pour régénérer, à la belle saison, toute la consommation hivernale des oies.

Même en ajoutant les 199 tonnes consommées par les cygnes et les 8 tonnes absorbées par les canards siffleurs, on constate que la forte productivité des herbiers permettrait de nourrir une avifaune bien plus importante que celle qui y séjourne actuellement.

Cessons donc de véhiculer l’image de Bernaches dévastant leurs pâturages et explorons les autres causes possibles du dépérissement des herbiers en gardant à l’esprit que la surexploitation des ressources naturelles est une spécialité de l’espèce humaine.

Monique Joyeux agrégée de biologie

*Rappelons que le nombre de Bernaches pendant l’hiver 2005-2006 a été exceptionnellement élevé. 73000 individus ont hiverné sur le Bassin contre environ 30000 à 40000 habituellement

 Documents consultés (disponibles sur Internet) : (1) Réflexions sur l’état des herbiers de zostères naines du Bassin d’Arcachon au

printemps 2006

Document élaboré par :

Isabelle AUBY et Gilles TRUT –Ifremer – LER Arcachon Laurent COUZI – LPO Claude FEIGNE –

Parc des Landes de Gascogne Jérôme ALLOU – Fédération des Chasseurs de la Gironde Julien

STEINMETZ – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Juin 2006

Caractérisation de la qualité biologique des Masses d’Eau Côtières :

Cartographie des herbiers de Zostera noltii et Zostera marina du Bassin d’Arcachon

Ifremer DOP LER Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

Sébastien DALLOYAU Gilles TRUT Martin PLUS Isabelle AUBY

Laboratoire Environnement Ressources Provence Azur Corse Eric EMERY

Juin 2009 – RST /LER/AR/09-003

Fiche de synthèse sur les biocénoses : Les herbiers de zostères marines

Chritian Hily CNRS URM 639

Compte rendu de l’assemblée générale de l’association

 Assemblée Générale      Samedi 14  aout 2010, 18 heures, à Andernos.

 

Une vingtaine de personnes qui ont toutes des attaches à Andernos-les-bains étaient présentes.

L’association a 3 ans d’existence. Dans les statuts il est précisé que le périmètre de notre action s’étend sur tout le bassin, et plus spécifiquement sur la protection de la plage boisée du Bétey

 Extrait du Rapport moral.

Nous avons participé en 2009 aux activités suivantes : 

–          Journée du patrimoine en septembre.

–          réunion de la mairie  le 12 novembre.

–          Week-end « aux arbres citoyens », le 21 novembre.

–          Rencontre avec le sous-préfet en novembre .

–          Salon ornithologique à Paris en décembre

–          Saisie de la Cada pour avoir les documents du PLU.

–          Rencontre avec les candidats écologie aux  régionales.

–          Courrier à Chantal Jouanno.

–          Enquête publique sur le PPRIF qui n’a pas été accepté tel quel par l’expert.

–          Mémorandum en cours qui pourrait être signé par d’autres associations

–          Matinée d’étude sur l’extension de l’aérodrome, avec la présence de France Télévisions.

 –          Signatures cartes postales : 1080. Toujours en cours

–          Signatures pétition : 980

Vote du rapport moral  :   Contre = néant  Qui s’abstient = néant  Pour : unanimité

 Vote du rapport financier : Contre = néant  Qui s’abstient = néant  Pour : unanimité

 Questions diverses :

 – Nous faisons désormais partie de l’annuaire des associations andernosiennes.

Demande de la mairie de participer au Téléthon. Les participants donnent leur accord pour la participation de l’association à cette manifestation.

– L’assemblée est d’accord pour notre participation au salon « La marjolaine » à Paris.

– Envoyer un mail régulièrement aux cotisants, afin de les informer sur nos manifestations à venir.

– Les participants sont invités à alimenter le site de l’association.

– Deux adhérents participeront aux réunions du Parc marin.

Sepanso : présence  également demandée pour participer à la réunion mensuelle. Envoi du calendrier à chacun.

La lecture du PLU : Deux adhérents sont  en train de faire une lecture critique du PLU.

 Fin de la réunion à 20 heures.