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MARDI 25 FEVRIER 2014 A 20 H ZOSTERES, BERNACHES A LA SALLE DU BROUSTIC ANDERNOS LES BAINS

Retour sur l’étude réalisée par IFREMER Arcachon sur la régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon et sur le rôle des oiseaux herbivores mais aussi sur le rôle des produits contaminants.

Mardi 25 février 14 à 20H salle du Broustic à ANDERNOS.

Programme:
Les herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon connaissent une forte régression de leur surface depuis une dizaine d’années, notamment dans les parties orientales de la Baie.

Depuis quelques années, des travaux scientifiques ont été entrepris pour caractériser cette régression et s’interroger sur sa ou ses cause(s). Parmi les hypothèses étudiées, les changements climatiques, le niveau de contamination des eaux et l’augmentation des abondances des oiseaux herbivores (bernaches cravant et cygnes) ont fait l’objet d’études approfondies.

Il semblait justifié de faire part des résultats de ces travaux auprès des usagers de l’espace littoral, en insistant particulièrement sur la bernache, considérée sur les plans international et local (via sa consommation de zostères) et sur les résultats d’une étude récente consacrée aux effets des phytosanitaires et du cuivre sur la survie et la croissance des zostères.

Cette rencontre s’appuiera sur trois exposés traitant:
– des bernaches cravant (Sébastien Dalloyau, Coordinateur national du réseau Bernaches France),
– des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon et de leur consommation par les bernaches (Isabelle Auby, chercheur à l’Ifremer)
– et de l’effet des contaminants sur les zostères ( Perrine Gamain, doctorante à l’Université Bordeaux 1).

Conférence organisée par l’association » Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon « : nous comptons sur votre présence!

le départ des bernaches

les bernaches sont parties. Nous avons vu samedi vers 14 h 30 en face de la plage du Betey un envol. Le soleil était de la partie et la journée était resplendissante. En contre jour les oies se sont envolées dans un mouvement gratieux. Ondulations, comme un mouvement de pli et de repli, les oies cherchaient leur formation et du nord se sont orientées vers l’Est et ont disparu derrière les pins. Le lendemain, le bassin était couvert de neige.

Des bernaches et des hommes

   des_bernaches_et_des_hommesV2[1]  Des bernaches et des hommes

 La responsabilité de la détérioration des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon est souvent attribuée aux oies Bernaches selon le schéma implicite suivant : la population de Bernaches hivernant sur le Bassin est très importante, les Bernaches se nourrissent de zostères, elles sont donc la cause de la disparition des zostères. Or, dans les documents qu’il s’agisse des publications du CNRS ou de l’IFREMER, rien ne permet de dire que le mauvais état actuel des herbiers de Zostères doit être imputé aux Bernaches.

Rappelons d’abord un principe de base de l’écologie : il existe des systèmes de régulation très efficaces qui interdisent à une espèce de mettre en danger sa source de nourriture. Cela relève de l’évidence, une espèce herbivore qui détruirait les végétaux dont elle se nourrit se condamnerait automatiquement à mort. Cela n’empêche pas l’existence de variations dans l’abondance des espèces, ces fluctuations sont généralement dues à des facteurs physiques (facteurs climatiques, qualité des eaux…) qui agissent sur la production primaire et par voie de conséquence sur les espèces qui en dépendent. Dans les milieux naturels complexes, c’est à dire comportant un grand nombre d’espèces différentes, les fluctuations sont d’amplitude modérée, on considère que le milieu est en équilibre. Les Bernaches du Bassin échappent-elles à ce schéma général? Une étude très complète sur ce sujet a été publiée en juin 2006 par l’IFREMER (1)

Des études sur la croissance des herbiers ont été faites par l’IFREMER entre La Teste et Arcachon. Au printemps, chaque gramme de zostère d’un herbier produit 0,03 g de matière végétale nouvelle, et cela chaque jour. En été, la photosynthèse étant plus active, la production passe à 0,08 g. Pour un stock de feuilles estimé à 3500 tonnes pour l’ensemble du bassin, la production pour une journée de printemps est de 105 tonnes et, en été, elle atteint 280 tonnes.

Notons que seulement 50% de cette production brute est mise à la disposition des consommateurs, le reste étant utilisé par les plantes pour leur propre activité chimique.

Comparons cette production nette (50 à 140 tonnes de matière sèche par jour)  et la consommation des Bernaches au cours de leur hivernage. L’estimation la plus élevée que l’on fait en se basant sur les effectifs de 2006* est de 638 tonnes de zostères consommées pendant la totalité du séjour hivernal de ces oies.

A partir des chiffres ci-dessus il est facile de constater qu’il faut moins de 15 jours à l’herbier pour régénérer, à la belle saison, toute la consommation hivernale des oies.

Même en ajoutant les 199 tonnes consommées par les cygnes et les 8 tonnes absorbées par les canards siffleurs, on constate que la forte productivité des herbiers permettrait de nourrir une avifaune bien plus importante que celle qui y séjourne actuellement.

Cessons donc de véhiculer l’image de Bernaches dévastant leurs pâturages et explorons les autres causes possibles du dépérissement des herbiers en gardant à l’esprit que la surexploitation des ressources naturelles est une spécialité de l’espèce humaine.

Monique Joyeux agrégée de biologie

*Rappelons que le nombre de Bernaches pendant l’hiver 2005-2006 a été exceptionnellement élevé. 73000 individus ont hiverné sur le Bassin contre environ 30000 à 40000 habituellement

 Documents consultés (disponibles sur Internet) : (1) Réflexions sur l’état des herbiers de zostères naines du Bassin d’Arcachon au

printemps 2006

Document élaboré par :

Isabelle AUBY et Gilles TRUT –Ifremer – LER Arcachon Laurent COUZI – LPO Claude FEIGNE –

Parc des Landes de Gascogne Jérôme ALLOU – Fédération des Chasseurs de la Gironde Julien

STEINMETZ – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Juin 2006

Caractérisation de la qualité biologique des Masses d’Eau Côtières :

Cartographie des herbiers de Zostera noltii et Zostera marina du Bassin d’Arcachon

Ifremer DOP LER Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

Sébastien DALLOYAU Gilles TRUT Martin PLUS Isabelle AUBY

Laboratoire Environnement Ressources Provence Azur Corse Eric EMERY

Juin 2009 – RST /LER/AR/09-003

Fiche de synthèse sur les biocénoses : Les herbiers de zostères marines

Chritian Hily CNRS URM 639

BIODIVERSITE ET PARC MARIN

Les parcs naturels marins sont en France des structures visant la gestion intégrée, dans un objectif de protection, d’une zone maritime d’intérêt particulier pour la biodiversité et pour les activités humaines. Les parcs naturels marins sont une catégorie d’aire marine protégée. Ils sont régis par la loi n° 2006-436 du 14 avril 2006 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux et sont créés par décret. le site du préfet maritime http://www.premar-atlantique.gouv.fr/actualite/dossiers/projet-de-parc-naturel-marin-sur-le-bassin-d-arcachon-et-son-ouvert—une-premiere-reunion-de-t.html Par ses missions, un parc marin doit contribuer:

  • à la restauration du bon état écologique des eaux marines, des milieux et des espèces (avec espèces certains habitats ou espèces ciblés en raison de leur statut de protection ou vulnérabilité notamment)
  • au maintien des fonctionnalités écologiques des milieux,

pour permettre :

  • une exploitation durable des ressources naturelles, c’est-à-dire sans surexploiter le capital naturel
  • une meilleure gouvernance (gestion intégrée des zones côtières, etc.)
  • le maintien et à la valorisation du patrimoine culturel maritime (y compris historique via les épaves…)
  • de créer une valeur ajoutée (socio-économique, scientifique, pédagogique…)
 

Editorial mardi dernier, mardi 14 septembre 2010,  il y avait un atelier parc marin sur la biodiversité du Bassin d’Arcachon à l’auditorium du Parc Ornithologique du Teich.  Cet atelier prend des airs de réunion mondaine : c’est l’occasion unique de se rencontrer. Ensuite sous la férule d’Anne Littaye, chef de la mission Parc Marin, commence l’atelier ; processus d’étude , méthodes de travail et diapositives se succèdent c’est clair, net et précis. On sent que l’on travaille à construire quelque chose ensemble… Les gestionnaires des sites Le banc d’Arguin , les prés salés d’Arès et le parc ornithologique du Teich viennent présenter leurs travaux Il fait beau ; gamins et touristes étrangers se pressent aux portes du parc … las, claude F nous apprendra qu’en 10 ans les oiseaux fréquentant le parc sont passés de 120 000 à 40 000.  dans la salle frémissent les causes possibles : Pollution, changement climatique, pression cygénétique ? puis les questions fusent : malgré les informations précédentes, certains restent sur leur idées reçues . D’ailleurs nous allons faire un dictionnaire des idées reçues dans le bassin. prochain rendez-vous en novembre Fin de l’article