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Appel pour une marche pour le Climat le 8 septembre 2018

Canicule, sècheresse ou inondations, disparition des insectes et de la faune sauvage … C’est ce que nous vivons dans la Nièvre cet été. Aujourd’hui, en Europe, 80% des  effectifs des espèces d’insectest plus de 30% des effectifs des espèces d’oiseaux et près de 40 % des effectifs des espèces de chauve-souris  ont disparu en 30 ans.

Ce sont ces constats alarmants qui avaient permis à la COP21 de déboucher sur l’Accord de Paris.

Pourtant, nos gouvernements agissent dans un sens contraire à la protection de la nature et du climat

. La transition énergétique : maintien du nucléaire et recul des objectifs climat

. Les pesticides  sont régis par la loi du marché et non par le principe de précaution

. la loi Littoral est menacée

. L’agriculture industrielle est favorisée alors qu’elle nuit à la santé humaine et à la biodiversité.

Et ce jusqu’à la démission fracassante de Hulot,

IL N’Y A PAS DE PLANÈTE B !

La Terre, son climat et sa biodiversité ne seront sauvés ni par les conférences gouvernementales,  ni par les  entreprises, qui agiraient spontanément,  sans  contrainte  ni encouragements des pouvoirs publics. Le temps des constats est passé. Il faut agir.

ANIMAUX, PLANTES, OCÉANS, AIR, SOLS, TERRE ET GÉNÉRATIONS FUTURES NE PEUVENT S’EXPRIMER

C’est pour elles et eux que citoyens, les citoyennes et les ONG se mobilisent Pour agir pour le climat, pour la nature, pour les droits du vivant, la justice et l’égalité avant qu’il ne soit trop tard..

A notre niveau et pour commencer, mangeons bio, plantons des haies et respectons nos forêts de feuillus

Ensuite, veillons à l’isolement de nos maisons.  Enfin, sourions…

 

Collectif de citoyens nivernais avec le soutien de la LPO Nièvre.

Samedi 8 septembre 2018 à 15 h square de la Résistance à Nevers.

les présidentielles françaises et la protection de la nature

Bi-mensuel 1er avril 2012

 info à faire circuler sans modération

En attendant les réponses aux lettres que nous avons envoyé aux candidats à la présidentielle, nous vous livrons  quelques réflexions sur les présidentiables 2012, réflexions issues du réseau de documentation Biosphère.

Il ne faut pas attacher à des élections une importance démesurée. Notre vie quotidienne est surtout constituée de nos engagements personnels, travail, consommation, interrelations… et la démocratie représentative n’a que peu d’influence sur cela. Voici cependant quelques textes sur les présidentiables français du 22 avril 2012.

Cette analyse des candidatures se centre sur les rapports des candidats à l’écologisme, c’est-à-dire l’essentiel.

Eva Joly L’urgence écologique appelle une femme nouvelle, une femme qui refuse la pensée unique, une femme qui n’est pas issue du sérail politique, une femme qui n’était pas née écolo mais qui les représente. Cette femme s’appelle Eva Joly. Pourtant cette femme subit vacheries après vacheries, sur son accent, sur ses lunettes, sur son origine  (LIRE la SUITE…) 

Jean-Luc Mélenchon  Un des neufs points du programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2012 porte sur la planification écologique. Il portait déjà cette idée dans sa contribution générale au Congrès de Reims de novembre 2008 (chapitre intitulé « Proposons la planification écologique »). Il était alors au PS ! Jean-Luc exprimait alors le fait que le programme socialiste devrait être  LIRE la SUITE)

François Bayrou  des présidentiables se sont exprimés le 28 janvier 2012 à Montreuil devant les 2300 représentants de 3000 associations environnementalistes (fédérées dans FNE). Le plus infatué de lui-même François Bayrou : « Moi, j’ai des ruches… Moi, je vais sauver les abeilles… Mais je ne sais pas si on dit décarbonisation ou décarbonation…  Mais moi je conserve le nucléaire comme énergie de transition… » Christophe Magdelaine lui donne la note de 4,5/10

François Hollande  Il est tout à fait plausible que les générations futures nous maudissent pour les dégâts irréparables que nous aurons causés à la planète. Sans aucun doute, diront-ils, c’était là un peuple de barbares. C’est pourquoi nous ne pouvons pas être d’accord avec la transition énergétique de François Hollande  LIRE la SUITE…) 

Nicolas Sarkozy  « L’environnement, ça commence à bien faire! » : cette saillie balancée, le 6 mars 2010, au Salon de l’agriculture, résume parfaitement l’approche de Nicolas Sarkozy en ce domaine. Le Grenelle, initié le 21 mai 2007, sous sa houlette et celle de Jean-Louis Borloo, avait affiché un projet plutôt ambitieux, contrastant, LIRE la SUITE…) 

Marine Le Pen  Interrogée par terraeco, Marine Le Pen montre la superficialité de son engagement écolo :  Une fiscalité écologique ?

Non, il faut arrêter la fiscalité à tout prix. Les gens n’en peuvent plus.  Pas de taxe carbone non plus ?  Rien. Je pense que la seule façon de baisser les émissions de gaz   LIRE la SUITE…)

 

Nathalie Arthaud  Dans les années 1960, l’extrême gauche française s’était révélée totalement hermétique aux préoccupations écologistes. Lors de la candidature de René Dumont, la revue Lutte ouvrière du 23 juillet 1974 titrait : « L’écologie politique : un apolitisme réactionnaire ». La situation a-t-elle évoluée ? Nathalie Arthaud, porte-parole du parti trotskiste Lutte Ouvrière pour les présidentielles 2012 a été noté 0/10 par  Christophe Magdelaine

 

 

 

Jacques Cheminade

Jacques Cheminade, 70 ans, se lance à nouveau dans les présidentielles. Que représente-t-il en matière d’écologie ? Rien ! Ou plutôt l’inverse : Cheminade est adepte de l’écologie superficielle, croissanciste, technolâtre et pronucléaire. Avec ce programme, accompagné par un fatras

contre l’oligarchie financière (

 

 

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Réflexion sur les précurseurs de l’écologisme

Bi-mensuel 16 mars 2012
-INFO n° 283, spécial « les précurseurs de l’écologisme »  info à faire circuler sans modération

Certains auteurs ont compris que notre société s’engageait sur la mauvaise voie : Malthus, Veblen, Howard, Leopold, Osborn, Mumford. Ci-dessous un récapitulatif avec liens Internet vers ces auteurs.

1798 Essai sur le principe de population de Robert Malthus (Flammarion, 1992)

Cet Essai est la première interprétation « écologiste » de notre société : Malthus compare l’existence des humains et le fondement de sa survie, les nourritures terrestres. Il considère que la Terre constitue un espace clos, il précède ainsi le Club de Rome et ses courbes exponentielles. Sa problématique reste actuelle : « Si l’on cherchait à prévoir quels seront les progrès futurs de la société, il s’offrirait naturellement deux questions à examiner :
1. Quelles sont les causes qui ont arrêté jusqu’ici les progrès des hommes, ou l’accroissement de leur bonheur ?
2. Quelle est la probabilité d’écarter ces causes qui font obstacle à nos progrès ? »
Sa conclusion est intemporelle : « Le principe de population, de période en période, l’emporte tellement sur le principe productif des subsistances que, pour que la population existante trouve des aliments qui lui soient proportionnés, il faut qu’à chaque instant une loi supérieure fasse obstacle à ses progrès. »

1899 Théorie de la classe de loisirs de Thorstein Veblen (Gallimard 2007)

Ce livre est un élément fondateur de la compréhension des sociétés modernes. Au lieu de cultiver l’esprit collectif où l’essentiel consiste à faire comme tout le monde, il s’agit de se différencier, soit pour affirmer son pouvoir, soit pour faire preuve d’une illusoire vanité. Hervé Kempf* présente clairement la portée écologique de Thorstein Veblen :
« La seule façon que vous et moi acceptions de consommer moins de matière et d’énergie, c’est que la consommation matérielle, donc le revenu, de l’oligarchie soit sévèrement réduite. En soi pour des raisons d’équité, et plus encore, en suivant la leçon de Veblen, pour changer les standards culturels de la consommation ostentatoire. Puisque la classe de loisir établit le modèle de consommation de la société, si son niveau est abaissé, le niveau général de consommation diminuera. Nous consommerons moins, la planète ira mieux, et nous serons moins frustrés par le manque de ce que nous n’avons pas. »
* Comment les riches détruisent la planète (Seuil, 2007)

1940 Testament agricole (pour une agriculture naturelle) de Sir Albert Howard (éditions Dangles, 2010)

Sir Albert Howard prévoit déjà les méfaits de l’agriculture productiviste de l’après-guerre : « Notre mère, la terre, qui se voit spoliée de ses droits à la fertilisation, se révolte. La perte de fertilité s’annonce par le danger croissant de l’érosion des sols. L’érosion est probablement, à l’heure actuelle, la maladie la plus importante, une étape de la stérilité du sol. L’érosion du sol n’est rien d’autre que le signe visible de l’échec complet de la politique agricole. La cause de cet échec, c’est en nous-mêmes qu’il faut la chercher. Les chasseurs de profit peuvent travailler impunément jusqu’à ce que la fertilité de la terre, le capital du pays, commence à disparaître d’une façon alarmante. »
Les thèses de l’agriculture biologique se situent aujourd’hui dans la droite ligne du Testament agricole.

1946 Almanach d’un comté des sables d’Aldo LEOPOLD (Flammarion, 2000)

Publié en 1949 à titre posthume, Aldo Leopold a pour la première fois dans cet « Almanach » considéré que le problème écologique était aussi un problème éthique :
« Il n’existe pas à ce jour d’éthique chargée de définir les relations de l’homme à la terre, ni aux animaux, ni aux plantes qui vivent dessus. Une éthique (écologiquement parlant) est une limite imposée à la liberté d’agir dans la lutte pour l’existence. Il faut valoriser une éthique de la terre et montrer sa conviction quant à la responsabilité individuelle face à la santé de la terre, c’est-à-dire sa capacité à se renouveler elle-même. L’écologie, c’est cet effort pour comprendre et respecter cette capacité. »
Pour lui, toute créature est membre de la communauté biotique, et comme la stabilité de celle-ci dépend de son intégrité, elle doit avoir le droit d’exister.

1948 La planète au pillage de Fairfield Osborn (Actes sud, 2008)

Sa présentation du livre est prémonitoire :
« L’humanité risque de consommer sa ruine par sa lutte incessante et universelle contre la nature plus que par n’importe quelles guerres » et la dédicace parfaite, « à tous ceux que l’avenir inquiète ». Juste après Hiroshima, il est quasiment le premier à prendre conscience d’une catastrophe écologique en marche.
Il ne pouvait avoir l’idée du pic pétrolier et du réchauffement climatique, il consacre donc surtout son analyse à l’appauvrissement des sols. Mais certaines de ces analyses ont été reprises de multiples fois, par exemple : « Aujourd’hui les villes en ruine de l’Ancien empire maya témoignent avec éloquence que jadis il y a eu là les centres d’une population nombreuse et florissante. Cet épisode des Mayas nous apparaît comme un avertissement, auquel par malheur personne ne prend garde ».

1956 Les transformations de l’homme de Lewis Mumford (Encyclopédie des nuisances, 2008)

Lewis Mumford nous présente à la fois une critique de la civilisation technicienne comme Ellul et une nouvelle éthique comme Aldo Leopold :
«  Déjà en Amérique, de par sa sujétion à l’automobile, l’homme a commencé à perdre l’usage de ses jambes. Les mères américaines sont désormais encouragées par de nombreux médecins à ne pas allaiter leurs nouveau-nés. Le destin final de l’homme posthistorique est de se transformer en un homoncule artificiel dans une capsule autopropulsée, voyageant à la vitesse maximale et ayant éliminé toute forme spontanée de vie de l’esprit. »
« La nature n’est plus qu’un stock de matériaux inertes, à décomposer, à resynthétiser et à remplacer par un équivalent fabriqué mécaniquement… Mais la nature est un processus qui se déroule à la fois dans le cosmos et en l’homme : comme l’expose Lao-tseu, c’est la Voie. Seuls les primitifs et les ignorants, les nobles sauvages et les petits enfants sont assez proche de la Voie pour vivre dans la plénitude de leur nature. »

un contact : biosphere@ouvaton.com

Des bernaches et des hommes

   des_bernaches_et_des_hommesV2[1]  Des bernaches et des hommes

 La responsabilité de la détérioration des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon est souvent attribuée aux oies Bernaches selon le schéma implicite suivant : la population de Bernaches hivernant sur le Bassin est très importante, les Bernaches se nourrissent de zostères, elles sont donc la cause de la disparition des zostères. Or, dans les documents qu’il s’agisse des publications du CNRS ou de l’IFREMER, rien ne permet de dire que le mauvais état actuel des herbiers de Zostères doit être imputé aux Bernaches.

Rappelons d’abord un principe de base de l’écologie : il existe des systèmes de régulation très efficaces qui interdisent à une espèce de mettre en danger sa source de nourriture. Cela relève de l’évidence, une espèce herbivore qui détruirait les végétaux dont elle se nourrit se condamnerait automatiquement à mort. Cela n’empêche pas l’existence de variations dans l’abondance des espèces, ces fluctuations sont généralement dues à des facteurs physiques (facteurs climatiques, qualité des eaux…) qui agissent sur la production primaire et par voie de conséquence sur les espèces qui en dépendent. Dans les milieux naturels complexes, c’est à dire comportant un grand nombre d’espèces différentes, les fluctuations sont d’amplitude modérée, on considère que le milieu est en équilibre. Les Bernaches du Bassin échappent-elles à ce schéma général? Une étude très complète sur ce sujet a été publiée en juin 2006 par l’IFREMER (1)

Des études sur la croissance des herbiers ont été faites par l’IFREMER entre La Teste et Arcachon. Au printemps, chaque gramme de zostère d’un herbier produit 0,03 g de matière végétale nouvelle, et cela chaque jour. En été, la photosynthèse étant plus active, la production passe à 0,08 g. Pour un stock de feuilles estimé à 3500 tonnes pour l’ensemble du bassin, la production pour une journée de printemps est de 105 tonnes et, en été, elle atteint 280 tonnes.

Notons que seulement 50% de cette production brute est mise à la disposition des consommateurs, le reste étant utilisé par les plantes pour leur propre activité chimique.

Comparons cette production nette (50 à 140 tonnes de matière sèche par jour)  et la consommation des Bernaches au cours de leur hivernage. L’estimation la plus élevée que l’on fait en se basant sur les effectifs de 2006* est de 638 tonnes de zostères consommées pendant la totalité du séjour hivernal de ces oies.

A partir des chiffres ci-dessus il est facile de constater qu’il faut moins de 15 jours à l’herbier pour régénérer, à la belle saison, toute la consommation hivernale des oies.

Même en ajoutant les 199 tonnes consommées par les cygnes et les 8 tonnes absorbées par les canards siffleurs, on constate que la forte productivité des herbiers permettrait de nourrir une avifaune bien plus importante que celle qui y séjourne actuellement.

Cessons donc de véhiculer l’image de Bernaches dévastant leurs pâturages et explorons les autres causes possibles du dépérissement des herbiers en gardant à l’esprit que la surexploitation des ressources naturelles est une spécialité de l’espèce humaine.

Monique Joyeux agrégée de biologie

*Rappelons que le nombre de Bernaches pendant l’hiver 2005-2006 a été exceptionnellement élevé. 73000 individus ont hiverné sur le Bassin contre environ 30000 à 40000 habituellement

 Documents consultés (disponibles sur Internet) : (1) Réflexions sur l’état des herbiers de zostères naines du Bassin d’Arcachon au

printemps 2006

Document élaboré par :

Isabelle AUBY et Gilles TRUT –Ifremer – LER Arcachon Laurent COUZI – LPO Claude FEIGNE –

Parc des Landes de Gascogne Jérôme ALLOU – Fédération des Chasseurs de la Gironde Julien

STEINMETZ – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Juin 2006

Caractérisation de la qualité biologique des Masses d’Eau Côtières :

Cartographie des herbiers de Zostera noltii et Zostera marina du Bassin d’Arcachon

Ifremer DOP LER Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

Sébastien DALLOYAU Gilles TRUT Martin PLUS Isabelle AUBY

Laboratoire Environnement Ressources Provence Azur Corse Eric EMERY

Juin 2009 – RST /LER/AR/09-003

Fiche de synthèse sur les biocénoses : Les herbiers de zostères marines

Chritian Hily CNRS URM 639