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Nous voulons des coquelicots appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Nous voulons des coquelicots

« https://nousvoulonsdescoquelicots.org

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Pour adhérer à ce mouvement et participer aux actions qui auront lieu pendant 2 ans et qui visent à être élargies dans toute l’Europe, il suffit de taper sur internet: « nous voulons des coquelicots ». Aujourd’hui 24 septembre, après seulement une dizaine de jours nous sommes déjà 190000 à avoir signé la pétition, ceux qui sont convaincus du bien fondé de cette démarche et conscients que seul un large mouvement populaire peut infléchir la politique actuelle, pourront en faire une large publicité auprès de leurs amis, leur famille, leurs enfants et petits enfants… Nous sommes tous concernés et plus nous serons nombreux à signer, plus la pression sur les politiques sera forte. Cette action est en pleine cohérence avec la notre pour la préservation du bassin,  de la forêt et de la biodiversité qui y règne.

Amicalement

Retransmis par Clarisse Holik

 

20ème fête de printemps de la Sabline Semaine Alternatives aux pesticides

Affiche 20 mars 2016

à vous de trouver son nom

à vous de trouver son nom

Brin de varech 15-1 vient de paraître

un brin de varech 2015-1é1

Une enquête publique a lieu depuis le 8 juin et jusqu’au 12 juillet, sur l’extension de la zone artisanale d’Andernos-les-bains. Allez donner votre avis…
Le site http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.org vous donnera plus de renseignements sur le sujet.
Nous notons que le bois a été défriché avant l’annonce de l’enquête publique…
Nos actions en 2014-2015
Décembre 2014 : rencontre avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports, du littoral et de la police sur les travaux de rénovation du port du Bétey
Janvier 2015 :
En novembre 2012, le préfet avait pris un arrêté autorisant la municipalité d’Andernos a défriché le bois de Matoucat au cas par cas c’est-à-dire lot par lot sans étude d’impact écologique…
Estimant que cet arrêté, pris au vu des documents fournis par la municipalité d’Andernos ne tenait pas compte de la réalité du terrain (il ne s’agissait pas de 10 hectares + 10 hectares + … mais d’une surface de plus de 25 ha) et de ce fait était illégal, l’association avait en mars 2013 déposé un recours à l’amiable puis auprès du Tribunal Administratif.
Ce dernier, en mars 2015, a jugé que le terrain visé constituait un lot et devait faire, avant un éventuel défrichement, faire l’objet d’une étude d’impact écologique.
Jugement du Tribunal administratif de Bordeaux du 5 mars 2015 sur le défrichement au cas par cas de Matoucat sans étude d’impact environnemental : arrêté annulé

Février 2015 : Participation à la Journée Mondiale des Zones Humides : rallye botanique à Matoucat
Vie du quartier :
Depuis septembre 2012, nous demandons à la municipalité d’étudier le passage en zone trente du quartier aux abords des écoles du Betey, de revoir l’éclairage urbain car les lampadaires éclairent le ciel, de mettre des toilettes sèches sur la plage du Betey (car les seules toilettes existantes sont fermées et /ou hors d’usage et surtout de replanter la plage du Bétey en petits chênes et jeunes pins. Nous proposons de fournir ces jeunes plants. L’ancienne municipalité avait oui à tout et n’avait rien fait… le changement de lampadaires devait être réalisé par le département
Or, lors de la fête des voisins samedi 6 juin 2015, au Betey, nous avons pu constater que nos lampadaires boules éclairaient toujours le ciel, qu’un chêne centenaire avait été rasé parmi les 14 situés dans le bois du Bétey, qu’un pin avait été scié sur la plage du Broustey près de la douche…. Le nombre des arbres diminue… La nouvelle municipalité ferait-elle subrepticement ce que l’ancienne avait annoncé ? L’abattage des arbres est parfois nécessaire… Attention, l’absence de replantations hivernales peut apparaître comme une volonté de laisser la situation se dégrader pour mieux agrandir le port ensuite.
L’association, lors de sa rencontre de décembre 2014 avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports du littoral et de la police avait précisé sa demande d’aménagement du quartier du Bétey.
En avril 2015, l’association a écrit à la nouvelle municipalité pour renouveler sa demande. Elle n’a eu aucune réponse. Or la circulation a été revue puisque certaines avenues sont maintenant à sens unique. En effet, du Bétey, nous pouvons aller en ville « par les allées » mais nous devons revenir par la « grand-route » c’est-à-dire l’avenue de la République. La mise en zone 30 du Quartier aurait très bien pu être étudiée à cette occasion. Nous rappelons que la présence de deux écoles, les plages fréquentées par de nombreux enfants demandent à ce que les automobiles redoublent de vigilance. Or tous les riverains constatent que les automobiles ne respectent pas la loi (circulation limitée à 50 à l’heure en ville).

La gestion de la forêt landaise.
En avril 2015, avec l’association « Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon » nous visitons une forêt landaise gérée durablement. Au détour d’un chemin vicinal apparaît une longère basse aux volets rouge bordeaux. Deux chevaux paissent dans un pré. Avril pointe son nez, les fleurs explosent sur le bord du chemin. Les arbres n’ont pas encore mis leurs feuilles. Jacques Hazera a hérité d’une forêt dans les Landes non loin d’Hostens. Son but : exploiter durablement sa forêt. Il est également expert forestier et co-président de l’association Pro Sylva. Pour cette dernière, plus l’écosystème est en bonne santé, plus le bois est rentable. C’est une des réponses à la question : Comment travailler pour la pérennité de la forêt landaise ?
Il ne faut surtout pas considérer la forêt comme un champ d’arbres. Les coupes rases, l’emploi d’engrais, de pesticides sont à proscrire. De même il ne faut pas employer de jeunes plants nés en pépinière. La régénération se fait naturellement sur les parcelles : une coupe sélective, un temps long permettent d’obtenir un bois de qualité.
Bassin d’Arcachon : Scot- rappel du contexte
Face à un projet de SCOT qui élude le problème d’une population toujours croissante et ne propose que des centres commerciaux reliés par des voies rapides avec des terrains de sports et de loisirs, un étalement urbain au mépris du code de l’urbanisme , de la loi littoral et du respect de la faune et de la flore, nous demandons en accord avec les associations de commerçants, un moratoire de 5 ans sur les aménagements afin de permettre à chaque habitant de s’imprégner de ce projet de Scot et d’être force de proposition dans l’aménagement de son territoire. Nous sommes contre la voie de contournement Biganos Lège et proposons soit un tram train, soit des navettes électriques et pensons que l’étalement urbain ou la construction de logements sociaux sur le site d’une ancienne décharge site abritant également une zone humide, constitue un affront et pour les personnes qui bénéficient de ce logement social et un déni des lois sur la protection de la nature

N’oubliez pas de renouveler votre adhésion pour 2015 : nos victoires sont certes dues à notre obstination mais également à nos cotisations !
Enfin, nous confirmons la date de notre assemblée générale et d’une assemblée générale extraordinaire : le vendredi 4 septembre 2015 à 17 h 30 au siège de l’association, 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains.

Conseil de lecture sur le net : la conférence de Mesdames Arzul et Quiniou de l’Ifremer sur « Plancton marin et pesticides, quels liens ? »  difficile à trouver mais doit exister sur le site de l’Ifremer wwz.ifremer.fr  faite le 1er avril 215

C’est une conférence remarquable de rigueur  et de progression pédagogique.

Je vous livre quelques unes des conclusions :  »  Parmi les espèces étudiées, le phyto et le zooplancton sont  intéressants s pour étudier les effets des pesticides au niveau des espèces et des populations des zones côtières. Ce sont de bons indicateurs.

….

Les formulations (substance active + adjuvant) induisent des effets nettement plus forts que lla substance active seule à cause de l’action des co-formulants.

La seule connaissance des concentrations en pesticides dans le milieu ne suffit pas pour en connaître l’impact dans le milieu

Les effets de mélange ne correspondent pas à la somme des effets de chaque substance.

atteintes inattendues d’organismes non ciblés

forte sensibilité de certains organismes à différents stades de la vie embryonnaire.

Compte tenu de leur exposition chronique aux pesticides dans les zones côtières, certaines espèces ont développé une tolérance vis à vis de ces contaminants, induisant une modification de la biodiversité.

Il est important de considérer les stades de développement des organismes afin de déterminer les normes de qualité environnementales. Ceci est très important pour le futur.

Semaine d’ alternative aux pesticides

Pour fêter la dixième édition de la semaine d’alternative aux pesticides (http://www.semaine-sans-pesticides.fr/decouvrir-levenement/en-2015-cest-la-10eme-edition/) plusieurs communes de Gironde, jardiniers professionnels, personnels en charge de l’entretien des terrains de sport et de nombreux particuliers épandent des anti-mousses, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des lombricides, des raticides, etc.

Nous n’osons même pas parler de ceux qui enduisent la coque de leur bateau d’un produit qui empêchera les coques d’envahir leur coque,  un produit dit anti-salissures. un antifooling .. qui contient .. des pesticides, bien sûr.

Le bassin versant du Bassin d’Arcachon, où ces biocides sont suivis par le réseau REPAR (http://www.siba-bassin-arcachon.fr/sites/siba/files/journeelittoralae_repar_2013.pdf) n’est pas épargné. Les conséquences sur les sols, les eaux douces et l’écosystème marin ne sont plus à démontrer.

La mise en place de meilleures pratiques est pourtant engagée: http://www.siba-bassin-arcachon.fr/nos-competences/le-pole-environnement/pesticides/haro-sur-lutilisation-des-produits-phytosanitaires
Par exemple, la charte Zéro phyto a été, en 2014, signée par la commune de Lanton. (http://www.infobassin.com/politique-economie/lanton-zero-phyto.html#)

Il est temps, car biocides et biodiversité font, évidemment, mauvais ménage!

Quant aux « mauvaises herbes », elles sont un trésor inestimable: http://www.organicagcentre.ca/extension/ext_weed_good_f.asp
Et d’autres moyens de les réguler existent que les redoutables herbicides.

C’est pourquoi plusieurs associations de protection de la nature du bassin viennent  de signer cette pétition demandant d’arrêter au plus vite la distribution du Roundup.
http://stop-roundup.agirpourlenvironnement.org/
Pourquoi ne pas la signer ?

Un grand merci à Françoise Branger de l’Association Bassin d’Arcachon Ecologie pour la fourniture d’informations et leur mise en forme !

A noter : les mots pesticides et biocides ont ici le même sens … » Qui détruit les pestes, qui détruit la vie, qui détruit  »

Enfin, plusieurs membres de l’association se sont engagés à ne pas traiter leur jardin… Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la progression des « mauvaises herbes » !

 

 

MARDI 25 FEVRIER 2014 A 20 H ZOSTERES, BERNACHES A LA SALLE DU BROUSTIC ANDERNOS LES BAINS

Retour sur l’étude réalisée par IFREMER Arcachon sur la régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon et sur le rôle des oiseaux herbivores mais aussi sur le rôle des produits contaminants.

Mardi 25 février 14 à 20H salle du Broustic à ANDERNOS.

Programme:
Les herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon connaissent une forte régression de leur surface depuis une dizaine d’années, notamment dans les parties orientales de la Baie.

Depuis quelques années, des travaux scientifiques ont été entrepris pour caractériser cette régression et s’interroger sur sa ou ses cause(s). Parmi les hypothèses étudiées, les changements climatiques, le niveau de contamination des eaux et l’augmentation des abondances des oiseaux herbivores (bernaches cravant et cygnes) ont fait l’objet d’études approfondies.

Il semblait justifié de faire part des résultats de ces travaux auprès des usagers de l’espace littoral, en insistant particulièrement sur la bernache, considérée sur les plans international et local (via sa consommation de zostères) et sur les résultats d’une étude récente consacrée aux effets des phytosanitaires et du cuivre sur la survie et la croissance des zostères.

Cette rencontre s’appuiera sur trois exposés traitant:
– des bernaches cravant (Sébastien Dalloyau, Coordinateur national du réseau Bernaches France),
– des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon et de leur consommation par les bernaches (Isabelle Auby, chercheur à l’Ifremer)
– et de l’effet des contaminants sur les zostères ( Perrine Gamain, doctorante à l’Université Bordeaux 1).

Conférence organisée par l’association » Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon « : nous comptons sur votre présence!

Vers un oxymore : la forêt landaise

le warf de la Sallie  2012

le warf de la Sallie 2012

un morceau de forêt landaise

un morceau de forêt landaise

A Biscarosse, samedi 18 mai dernier, la « forêt landaise », thème de la conférence, avait en cette journée pluvieuse de la mi-mai attiré nombre de spectateurs. Forestiers plus de cinquagénaires, gemmeurs, naturaliste et hommes politiques. Peu de femmes dans la salle; « Forêt landaise »: ces mots suggérent la découverte d’un trésor patrimonial, la nature, la forêt usagère, une forêt qui après Klaus, Xynthia et leurs conséquences pour les exploitants, est à la croisée des chemins. « Forêt landaise »,c’est aussi la forêt dunaire, la lutte contre l’érosion éolienne et maritime, la vie du forestier, es méthodes de marquage, d’abattage et le gemmage !

Or, malgré le professionnalisme patent du médiateur et des organisateurs, la conférence scientifique a tourné à la foire commerciale, chaque enseigne venant vanter son produit.
Oxymores, techniques oratoires dignes de Caton l’ancien et langues de bois ont noyé des retours d’expérience originaux et des questions de fond.

Quelques spots : un petit film  a vanté les prouesses du progrès technique en soulignant avec force le peu de cerveille nécessaire pour se servir d’engin dévastateur à la fois sur le plan sylvicole et sur le plan de l’emploi puisqu’une tête d’abatteuse supprime 4 emplois sur 5…. Mais quelle chance de pouvoir jouer « pour de vrai » à des jeux vidéo et de gagner ainsi sa vie en forêt afin de pouvoir apercevoir les chevreuils ou cueillir des champignons !…Mais de qui se moque-t-on ? Connait-on le nombre de décibels générés par de tels engins ? A-t-on seulement parler de la quantité d’entrants (engrais, pesticides) nécessaires pour tel type de culture ? On replante oui mais on crée des champs d’arbres alignés et non des forêts…
A la question d’une auditrice sur la préservation de la biodiversité avec l’emploi d’une tête abatteuse, on pourrait ajouter :  » Combien d’emploi, combien d’espèces animales et végétales disparaissent ? Et combien de tonnes de C02 génèrent le labour, la plantation puis la coupe industrielle ? Quelle est la qualité de ces fibres de bois qui sont poussées ? D’ailleurs qu’est-ce qu’une forêt ?  »

Oxymores et langues de bois : A la question « quelles mesures avez-vous pris après le passage des tempêtes Klaus et Xynthia » on a répondu « nous avons pris une caisse de prévoyance complémentaire »…. « l’état subventionne le traitement des piles [de tronc entassés sur des dizaines d’hectares et arrosés régulièrement pour éviter la pourriture] »
Une intervenante dans la salle parle de techniques anciennes étudiées et valorisées par de récentes études scientifiques : la plantation diversifiée autour des pins qui empêche les chenilles processionnaires d’atteindre les pins. Pourquoi n’a-t-on pas adopter ces méthodes dans les plantations postérieures aux grandes tempêtes ? La réponse fut apportée un peu plus tard : Un des orateurs,Jacques Hazera de l’association européenne Pro sylva, fait part de son expérience : il cultive ses pins sans labour mais se permet de faire des plantations complémentaires au milieu de la régénération naturelle. Cette méthode limite les frais, le travail et apporte un rendement supplémentaire tout en préservant la biodiversité. Il montre des courbes de rendement du pin en citant les travaux de Jean-Paul Mogé; « courbes traffiquées »hurle un homme dans la salle
Un autre auditeur accuse le perturbateur d’être payé par le syndicat des consommateurs de champs d’arbre bref il serait juge et parti. Le médiateur intervient le maire de Biscarosse calme le jeu. Efervescence dans la salle !

Quelques repères historiques donnés par Gilles Granereau de l’ONF;

Dès le XIVème siècle on parle des pins des landes (source : archives départementales de Bayonne)

En 1960 un ingénieur Guy Jounet reprofile des dunes à l’aide d’un bulldozer[Coincidence : en 1954 on rencontrait encore dans les landes des familles de chevaux sauvages (ou redevenus sauvages les Leddons ils ont tous disparu ]

Deux administrations se disputent la gestion du territoire : les eaux et forêts et les ponts et chaussées

En 1966 création de l ONF
En 1980 l’ONF s’entoure de scientifiques, contrôle souple des sables
En 2000 création du réseau Natura 2000

La forêt dunaire est confrontée à trois types d’érosion : une érosion maritime, une éolienne et une anthropique celle due aux « loisirs motorisés ». Les déchets peuvent venir des fleuves (macro déchets) mais aussi des hommes qui fréquentent les plages et des rejets en mer. Les érosions maritimes et éoliennes seront contenues grâce à l ‘entretien du cordon dunaire et l’érosion anthropique grâce au « plan plage » de l’ONF, qui tente d’éduquer le public.

Entretien du cordon dunaire :
Branchage, Gourbet ou chardon des dunes ou Oyax (dans le nord)(depuis 1987) et chiendent des sables (ou Gourbetine).
Cela permet de contrôler le déplacement doux des dunes.
et de maintenir le lézard ocelé, et d’autres animaux inféodés à cet habitat.

Enfin, il faut savoir qu’une plage trop propre est une catastrophe écologique , la laisse de mer participe de la lutte contre l’érosion et de la préservation de la biodiversité. A Mimizon, Moliets, Seignosse et Tarnos, on conserve les laisses de mer. Et sur le Bassin ?

Pour François Claveirole de l ON F on ne peut gérer de forêt sans avoir de vision ; le »guide de la sylviculture spécifique » peut nous en donner une : celle d’une forêt mixte avec des feuillus (chêne pédonculé, chêne liège et chêne vert), dominée par le pin maritime. On utilise la régénération naturelle et la fonction de production de la forêt landaise nous permet de financer la protection du cordon dunaire, le maintien de la biodiversité et l’éducation du public. Enfin les méthodes de coupe et de vente se modifient : on vend de moins en moins d’arbres sur pied et de plus en plus d’arbres coupés et stockés en bord de route en faisant appel aux scieries locales.
Une autre vision est la préservation de la biodiversité : les bois sénescents restent sur les dunes côtières. En effet, la forêt littorale dunaire est un écrin et un attrait touristique.
Question de Jean-Marc du COmité de Vigilance : » l’ONF fait -elle une relation entre l’atteinte des pins en bord de mer et les rejets du Warf de la Salie? »
-Non c’est le sel et le mitraillage une évolution naturelle. »
Pourtant l’année dernière, des scientifiques suisses avaient répondu positivement à cette question….

Un intervenant, passionnant par ailleurs , s’excuse de devoir respecter la réglementation; un autre dit qu’il passe son temps à Bruxelles pour participer à des classifications et obtenir des subventions.

Notons que les problèmes soulevés (pourquoi construit-on en bois scandinave et bavarois en Aquitaine ?) mériteraient une étude sérieuse et une véritable réponse. Il est possible de construire en pin maritime.

Enfin le dernier intervenant fait un cours sur la production et la consommation mondiale de collophane, les différents acteurs et démontre que la forêt landaise (et non pas les champs darbres)donne un produit de qualité supérieure à celle qui vient d’Asie. Hélas Claude Gourraud, « lE » Gemmeur,malade, n’a pu venir. Cela manque de travaux pratiques… On aurait aimer pouvoir aller sur place,toucher les choses.

Quels enseignements tirer de tout cela ? Que les schémas mentaux ne changent pas : l’écoute de l’autre, la remise en cause d une foi aveugle dans le progrès technique, la capitalisation des bénéfices et la mutualisation des pertes sont toujours à l’ordre du jour. Pourquoi toujours penser que l’autre, celui qui expérimente avec audace (ou paresse) une autre méthode, moins coûteuse et plus en harmonie avec la nature est forcément l’homme (ou la femme) à abattre ? A suivre l’année prochaine ?

Caton l’ancien : homme politique romain qui finissait toujours ses discours par la phrase Il faut détruire Carthage. Cartago delenda est.

5 Juin 2012 au Sénat : Colloque « Rio + 20 : Notre maison brûle.. toujours! »

Colloque « Rio+20 : Notre maison brûle… toujours ! »

Nom de l’événement : Colloque « Rio+20 : Notre maison brûle… toujours ! »
Date : 5 juin 2012 à 09:00
Date de fin : 5 juin 2012 à 16:30
Lieu de l’événement : Sénat (Palais du Luxembourg) – Salle Monnerville