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Cinq grands points d’inquiétude à l’échelle de la Gironde

Pesticides et pollution de l’air, Erosion de la biodiversité, Artificialisation des sols, Mésusage des communs patrimoniaux, Effets du dérèglement climatique sont les cinq grans points d’inquiétude des associations de protection de la nature.  Rubrique réalisé avec Vive La Forêt, Robin des bois,

1 Pesticides et pollution de l’air : On n’a pas conscience lorsqu’on vit à Andernos, en prise directe avec l’océan, de la pollution de l’air et de l’eau par les pesticides.  Or, le Médoc, producteur de vin, est 14 fois plus pollué que la ville de Bordeaux. Mon dieu, y aurait-il des fongicides dans le vin ?

la tenue estivale des années 2050 ?

2 L’érosion de la biodiversité nous concerne également. En France, 22% des espèces vivant sur le territoire métropolitain sont en danger. .On peut constater que la biodiversité « banale »comme l’avifaune que l’on voyait au Bétey : martin-pêcheur, aigrette garzette, moineaux,  bergeronette des ruisseaux, petits passereaux,  est elle-aussi sur le déclin. Il y a de moins en moins d’oiseaux de chaque espère et le nombre d’espèces disparaît. Les causes : les loisirs motorisés, la fréquentation humaine, l’urbanisation croissante qui rendent leur habitat impraticable quand ils ne le font pas disparaître.

3 Artificialisation des sols : L’artificialisation progresse en moyenne annuelle1,8 fois plus vite que la population! Croissance démographique Gironde 2006-2014 : 9,49%. Le prochain SCOT arrivera-t-il à la maîtriser ?

2008 pins dans les bois du Bétey

4 Mésuage des communs patrimoniaux : comment respecter le bien commun ?

a Le braconnage de civelles ou piballes est en recrudescence.  (source VLF et Robin des bois)  : L’anguille  est une espèce migratoire en voie de disparition.  Elle naît dans la mer des Sargasses et revient dans les estuaires français où elle est braconnée. Le canal des étangs est un axe clé pour permettre l’accès des civelles et anguilles jaunes aux vastes zones d’accueil et de grossissement de l’amont.Ce repeuplement est entravé par le braconnage. En Mars 5 braconniers de pibales, un pêcheur professionnel et un mareyeur ont été interpellés dans le Médoc. En janvier 890 Kg de pibales interceptés à la frontière espagnole. Le braconnage des petits passereaux (pinsons et autres ortholans) est aussi responsable de la disparition de ces espèces (étude

b le partage des ressources aquatiques : toutes les piscines du bassin sont remplies par la nappe phréatique (on creuse un puit) au détriment de la nature et des générations futures.

c Surexploitation du domaine public maritime : le banc d’Arguin focalise toutes les énergies. Mais les loisirs motorisés sont également un bon exemple de cette surfréquentation. Les loisirs motorisés et  ce qui en découle :  l’agrandissement de port de plaisance, l’anéantissement de l’estran par les corps-morts, la pollution de l’eau par les HAP ou carrément l’essence, la pollution de l’air et les nuisances sonores, le dérangement des oiseaux de mer (et des baigneurs) sont également en trop sur le bassin. La surfréquentation du bassin cause sa mort. Depuis peu les maires ont la possibilité de prendre des arrêttés pour restreindre l’accès de la population à certains sites. Pourquoi ne pas prendre ces arrêtés sur le nord bassin ?  L’arrêté concernerait les scooters des mers,Certaines plages comme la plage du Bétey devant les écoles devraient être exemptes de sports nautiques;  de kite-surf et de joggeurs d’avril à juillet et par temps de tempête.

5 les effets du dérèglement climatique

La moyenne des températures va monter d’au moins 500 kilomètres vers le nord. Bordeaux 2050 = Séville aujourd’hui.D’ici à 2050, tous les modèles convergent pour prédire: une augmentation de la température moyenne annuelle de l’air d’au minimum + 2°C; une augmentation des situations extrêmes (sécheresses, crues et inondations) ;Pas d’évolution sensible du cumul annuel de précipitations.

la baisse moyenne annuelle des débits naturels des cours d’eau sera comprise entre -20% et -40% et de l’ordre de -50% en périodes d’étiage. Ces derniers  seront plus précoces, plus sévères et plus longus; une augmentation de l’évapotranspiration (des sols et de la végétation) comprise entre +10% et +30% ; une tendance à la baisse de la recharge des nappes, très variable selon les secteurs et le type de nappes, allant de +20% à -50%; une augmentation significative de la température des eaux de surface (déjà réelle aujourd’hui : +1,5°C en 40 ans) ;L le débit de la Leyre baissera de 50 %

l’impact sera  très fort sur la ressource en eau. Augmentation des besoins, baisse de la disponibilité…

le niveau de l’eau de mer

Les pLages océanes :images du passé ou du futur ?

va monter. Mais de combien ? La question reste ouverte. C’est peut-être une réponse à l’artificialisation d

es sols 🙂

Taussat hiver 2014 une mer agitée

un bassin plus salé et plus encombré ?

Nous voulons des coquelicots appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Nous voulons des coquelicots

« https://nousvoulonsdescoquelicots.org

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Pour adhérer à ce mouvement et participer aux actions qui auront lieu pendant 2 ans et qui visent à être élargies dans toute l’Europe, il suffit de taper sur internet: « nous voulons des coquelicots ». Aujourd’hui 24 septembre, après seulement une dizaine de jours nous sommes déjà 190000 à avoir signé la pétition, ceux qui sont convaincus du bien fondé de cette démarche et conscients que seul un large mouvement populaire peut infléchir la politique actuelle, pourront en faire une large publicité auprès de leurs amis, leur famille, leurs enfants et petits enfants… Nous sommes tous concernés et plus nous serons nombreux à signer, plus la pression sur les politiques sera forte. Cette action est en pleine cohérence avec la notre pour la préservation du bassin,  de la forêt et de la biodiversité qui y règne.

Amicalement

Retransmis par Clarisse Holik

 

20ème fête de printemps de la Sabline Semaine Alternatives aux pesticides

Affiche 20 mars 2016

à vous de trouver son nom

à vous de trouver son nom

Brin de varech 15-1 vient de paraître

un brin de varech 2015-1é1

Une enquête publique a lieu depuis le 8 juin et jusqu’au 12 juillet, sur l’extension de la zone artisanale d’Andernos-les-bains. Allez donner votre avis…
Le site http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.org vous donnera plus de renseignements sur le sujet.
Nous notons que le bois a été défriché avant l’annonce de l’enquête publique…
Nos actions en 2014-2015
Décembre 2014 : rencontre avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports, du littoral et de la police sur les travaux de rénovation du port du Bétey
Janvier 2015 :
En novembre 2012, le préfet avait pris un arrêté autorisant la municipalité d’Andernos a défriché le bois de Matoucat au cas par cas c’est-à-dire lot par lot sans étude d’impact écologique…
Estimant que cet arrêté, pris au vu des documents fournis par la municipalité d’Andernos ne tenait pas compte de la réalité du terrain (il ne s’agissait pas de 10 hectares + 10 hectares + … mais d’une surface de plus de 25 ha) et de ce fait était illégal, l’association avait en mars 2013 déposé un recours à l’amiable puis auprès du Tribunal Administratif.
Ce dernier, en mars 2015, a jugé que le terrain visé constituait un lot et devait faire, avant un éventuel défrichement, faire l’objet d’une étude d’impact écologique.
Jugement du Tribunal administratif de Bordeaux du 5 mars 2015 sur le défrichement au cas par cas de Matoucat sans étude d’impact environnemental : arrêté annulé

Février 2015 : Participation à la Journée Mondiale des Zones Humides : rallye botanique à Matoucat
Vie du quartier :
Depuis septembre 2012, nous demandons à la municipalité d’étudier le passage en zone trente du quartier aux abords des écoles du Betey, de revoir l’éclairage urbain car les lampadaires éclairent le ciel, de mettre des toilettes sèches sur la plage du Betey (car les seules toilettes existantes sont fermées et /ou hors d’usage et surtout de replanter la plage du Bétey en petits chênes et jeunes pins. Nous proposons de fournir ces jeunes plants. L’ancienne municipalité avait oui à tout et n’avait rien fait… le changement de lampadaires devait être réalisé par le département
Or, lors de la fête des voisins samedi 6 juin 2015, au Betey, nous avons pu constater que nos lampadaires boules éclairaient toujours le ciel, qu’un chêne centenaire avait été rasé parmi les 14 situés dans le bois du Bétey, qu’un pin avait été scié sur la plage du Broustey près de la douche…. Le nombre des arbres diminue… La nouvelle municipalité ferait-elle subrepticement ce que l’ancienne avait annoncé ? L’abattage des arbres est parfois nécessaire… Attention, l’absence de replantations hivernales peut apparaître comme une volonté de laisser la situation se dégrader pour mieux agrandir le port ensuite.
L’association, lors de sa rencontre de décembre 2014 avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports du littoral et de la police avait précisé sa demande d’aménagement du quartier du Bétey.
En avril 2015, l’association a écrit à la nouvelle municipalité pour renouveler sa demande. Elle n’a eu aucune réponse. Or la circulation a été revue puisque certaines avenues sont maintenant à sens unique. En effet, du Bétey, nous pouvons aller en ville « par les allées » mais nous devons revenir par la « grand-route » c’est-à-dire l’avenue de la République. La mise en zone 30 du Quartier aurait très bien pu être étudiée à cette occasion. Nous rappelons que la présence de deux écoles, les plages fréquentées par de nombreux enfants demandent à ce que les automobiles redoublent de vigilance. Or tous les riverains constatent que les automobiles ne respectent pas la loi (circulation limitée à 50 à l’heure en ville).

La gestion de la forêt landaise.
En avril 2015, avec l’association « Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon » nous visitons une forêt landaise gérée durablement. Au détour d’un chemin vicinal apparaît une longère basse aux volets rouge bordeaux. Deux chevaux paissent dans un pré. Avril pointe son nez, les fleurs explosent sur le bord du chemin. Les arbres n’ont pas encore mis leurs feuilles. Jacques Hazera a hérité d’une forêt dans les Landes non loin d’Hostens. Son but : exploiter durablement sa forêt. Il est également expert forestier et co-président de l’association Pro Sylva. Pour cette dernière, plus l’écosystème est en bonne santé, plus le bois est rentable. C’est une des réponses à la question : Comment travailler pour la pérennité de la forêt landaise ?
Il ne faut surtout pas considérer la forêt comme un champ d’arbres. Les coupes rases, l’emploi d’engrais, de pesticides sont à proscrire. De même il ne faut pas employer de jeunes plants nés en pépinière. La régénération se fait naturellement sur les parcelles : une coupe sélective, un temps long permettent d’obtenir un bois de qualité.
Bassin d’Arcachon : Scot- rappel du contexte
Face à un projet de SCOT qui élude le problème d’une population toujours croissante et ne propose que des centres commerciaux reliés par des voies rapides avec des terrains de sports et de loisirs, un étalement urbain au mépris du code de l’urbanisme , de la loi littoral et du respect de la faune et de la flore, nous demandons en accord avec les associations de commerçants, un moratoire de 5 ans sur les aménagements afin de permettre à chaque habitant de s’imprégner de ce projet de Scot et d’être force de proposition dans l’aménagement de son territoire. Nous sommes contre la voie de contournement Biganos Lège et proposons soit un tram train, soit des navettes électriques et pensons que l’étalement urbain ou la construction de logements sociaux sur le site d’une ancienne décharge site abritant également une zone humide, constitue un affront et pour les personnes qui bénéficient de ce logement social et un déni des lois sur la protection de la nature

N’oubliez pas de renouveler votre adhésion pour 2015 : nos victoires sont certes dues à notre obstination mais également à nos cotisations !
Enfin, nous confirmons la date de notre assemblée générale et d’une assemblée générale extraordinaire : le vendredi 4 septembre 2015 à 17 h 30 au siège de l’association, 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains.

Conseil de lecture sur le net : la conférence de Mesdames Arzul et Quiniou de l’Ifremer sur « Plancton marin et pesticides, quels liens ? »  difficile à trouver mais doit exister sur le site de l’Ifremer wwz.ifremer.fr  faite le 1er avril 215

C’est une conférence remarquable de rigueur  et de progression pédagogique.

Je vous livre quelques unes des conclusions :  »  Parmi les espèces étudiées, le phyto et le zooplancton sont  intéressants s pour étudier les effets des pesticides au niveau des espèces et des populations des zones côtières. Ce sont de bons indicateurs.

….

Les formulations (substance active + adjuvant) induisent des effets nettement plus forts que lla substance active seule à cause de l’action des co-formulants.

La seule connaissance des concentrations en pesticides dans le milieu ne suffit pas pour en connaître l’impact dans le milieu

Les effets de mélange ne correspondent pas à la somme des effets de chaque substance.

atteintes inattendues d’organismes non ciblés

forte sensibilité de certains organismes à différents stades de la vie embryonnaire.

Compte tenu de leur exposition chronique aux pesticides dans les zones côtières, certaines espèces ont développé une tolérance vis à vis de ces contaminants, induisant une modification de la biodiversité.

Il est important de considérer les stades de développement des organismes afin de déterminer les normes de qualité environnementales. Ceci est très important pour le futur.

Semaine d’ alternative aux pesticides

Pour fêter la dixième édition de la semaine d’alternative aux pesticides (http://www.semaine-sans-pesticides.fr/decouvrir-levenement/en-2015-cest-la-10eme-edition/) plusieurs communes de Gironde, jardiniers professionnels, personnels en charge de l’entretien des terrains de sport et de nombreux particuliers épandent des anti-mousses, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des lombricides, des raticides, etc.

Nous n’osons même pas parler de ceux qui enduisent la coque de leur bateau d’un produit qui empêchera les coques d’envahir leur coque,  un produit dit anti-salissures. un antifooling .. qui contient .. des pesticides, bien sûr.

Le bassin versant du Bassin d’Arcachon, où ces biocides sont suivis par le réseau REPAR (http://www.siba-bassin-arcachon.fr/sites/siba/files/journeelittoralae_repar_2013.pdf) n’est pas épargné. Les conséquences sur les sols, les eaux douces et l’écosystème marin ne sont plus à démontrer.

La mise en place de meilleures pratiques est pourtant engagée: http://www.siba-bassin-arcachon.fr/nos-competences/le-pole-environnement/pesticides/haro-sur-lutilisation-des-produits-phytosanitaires
Par exemple, la charte Zéro phyto a été, en 2014, signée par la commune de Lanton. (http://www.infobassin.com/politique-economie/lanton-zero-phyto.html#)

Il est temps, car biocides et biodiversité font, évidemment, mauvais ménage!

Quant aux « mauvaises herbes », elles sont un trésor inestimable: http://www.organicagcentre.ca/extension/ext_weed_good_f.asp
Et d’autres moyens de les réguler existent que les redoutables herbicides.

C’est pourquoi plusieurs associations de protection de la nature du bassin viennent  de signer cette pétition demandant d’arrêter au plus vite la distribution du Roundup.
http://stop-roundup.agirpourlenvironnement.org/
Pourquoi ne pas la signer ?

Un grand merci à Françoise Branger de l’Association Bassin d’Arcachon Ecologie pour la fourniture d’informations et leur mise en forme !

A noter : les mots pesticides et biocides ont ici le même sens … » Qui détruit les pestes, qui détruit la vie, qui détruit  »

Enfin, plusieurs membres de l’association se sont engagés à ne pas traiter leur jardin… Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la progression des « mauvaises herbes » !

 

 

MARDI 25 FEVRIER 2014 A 20 H ZOSTERES, BERNACHES A LA SALLE DU BROUSTIC ANDERNOS LES BAINS

Retour sur l’étude réalisée par IFREMER Arcachon sur la régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon et sur le rôle des oiseaux herbivores mais aussi sur le rôle des produits contaminants.

Mardi 25 février 14 à 20H salle du Broustic à ANDERNOS.

Programme:
Les herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon connaissent une forte régression de leur surface depuis une dizaine d’années, notamment dans les parties orientales de la Baie.

Depuis quelques années, des travaux scientifiques ont été entrepris pour caractériser cette régression et s’interroger sur sa ou ses cause(s). Parmi les hypothèses étudiées, les changements climatiques, le niveau de contamination des eaux et l’augmentation des abondances des oiseaux herbivores (bernaches cravant et cygnes) ont fait l’objet d’études approfondies.

Il semblait justifié de faire part des résultats de ces travaux auprès des usagers de l’espace littoral, en insistant particulièrement sur la bernache, considérée sur les plans international et local (via sa consommation de zostères) et sur les résultats d’une étude récente consacrée aux effets des phytosanitaires et du cuivre sur la survie et la croissance des zostères.

Cette rencontre s’appuiera sur trois exposés traitant:
– des bernaches cravant (Sébastien Dalloyau, Coordinateur national du réseau Bernaches France),
– des herbiers de zostères du Bassin d’Arcachon et de leur consommation par les bernaches (Isabelle Auby, chercheur à l’Ifremer)
– et de l’effet des contaminants sur les zostères ( Perrine Gamain, doctorante à l’Université Bordeaux 1).

Conférence organisée par l’association » Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon « : nous comptons sur votre présence!

Vers un oxymore : la forêt landaise

le warf de la Sallie  2012

le warf de la Sallie 2012

un morceau de forêt landaise

un morceau de forêt landaise

A Biscarosse, samedi 18 mai dernier, la « forêt landaise », thème de la conférence, avait en cette journée pluvieuse de la mi-mai attiré nombre de spectateurs. Forestiers plus de cinquagénaires, gemmeurs, naturaliste et hommes politiques. Peu de femmes dans la salle; « Forêt landaise »: ces mots suggérent la découverte d’un trésor patrimonial, la nature, la forêt usagère, une forêt qui après Klaus, Xynthia et leurs conséquences pour les exploitants, est à la croisée des chemins. « Forêt landaise »,c’est aussi la forêt dunaire, la lutte contre l’érosion éolienne et maritime, la vie du forestier, es méthodes de marquage, d’abattage et le gemmage !

Or, malgré le professionnalisme patent du médiateur et des organisateurs, la conférence scientifique a tourné à la foire commerciale, chaque enseigne venant vanter son produit.
Oxymores, techniques oratoires dignes de Caton l’ancien et langues de bois ont noyé des retours d’expérience originaux et des questions de fond.

Quelques spots : un petit film  a vanté les prouesses du progrès technique en soulignant avec force le peu de cerveille nécessaire pour se servir d’engin dévastateur à la fois sur le plan sylvicole et sur le plan de l’emploi puisqu’une tête d’abatteuse supprime 4 emplois sur 5…. Mais quelle chance de pouvoir jouer « pour de vrai » à des jeux vidéo et de gagner ainsi sa vie en forêt afin de pouvoir apercevoir les chevreuils ou cueillir des champignons !…Mais de qui se moque-t-on ? Connait-on le nombre de décibels générés par de tels engins ? A-t-on seulement parler de la quantité d’entrants (engrais, pesticides) nécessaires pour tel type de culture ? On replante oui mais on crée des champs d’arbres alignés et non des forêts…
A la question d’une auditrice sur la préservation de la biodiversité avec l’emploi d’une tête abatteuse, on pourrait ajouter :  » Combien d’emploi, combien d’espèces animales et végétales disparaissent ? Et combien de tonnes de C02 génèrent le labour, la plantation puis la coupe industrielle ? Quelle est la qualité de ces fibres de bois qui sont poussées ? D’ailleurs qu’est-ce qu’une forêt ?  »

Oxymores et langues de bois : A la question « quelles mesures avez-vous pris après le passage des tempêtes Klaus et Xynthia » on a répondu « nous avons pris une caisse de prévoyance complémentaire »…. « l’état subventionne le traitement des piles [de tronc entassés sur des dizaines d’hectares et arrosés régulièrement pour éviter la pourriture] »
Une intervenante dans la salle parle de techniques anciennes étudiées et valorisées par de récentes études scientifiques : la plantation diversifiée autour des pins qui empêche les chenilles processionnaires d’atteindre les pins. Pourquoi n’a-t-on pas adopter ces méthodes dans les plantations postérieures aux grandes tempêtes ? La réponse fut apportée un peu plus tard : Un des orateurs,Jacques Hazera de l’association européenne Pro sylva, fait part de son expérience : il cultive ses pins sans labour mais se permet de faire des plantations complémentaires au milieu de la régénération naturelle. Cette méthode limite les frais, le travail et apporte un rendement supplémentaire tout en préservant la biodiversité. Il montre des courbes de rendement du pin en citant les travaux de Jean-Paul Mogé; « courbes traffiquées »hurle un homme dans la salle
Un autre auditeur accuse le perturbateur d’être payé par le syndicat des consommateurs de champs d’arbre bref il serait juge et parti. Le médiateur intervient le maire de Biscarosse calme le jeu. Efervescence dans la salle !

Quelques repères historiques donnés par Gilles Granereau de l’ONF;

Dès le XIVème siècle on parle des pins des landes (source : archives départementales de Bayonne)

En 1960 un ingénieur Guy Jounet reprofile des dunes à l’aide d’un bulldozer[Coincidence : en 1954 on rencontrait encore dans les landes des familles de chevaux sauvages (ou redevenus sauvages les Leddons ils ont tous disparu ]

Deux administrations se disputent la gestion du territoire : les eaux et forêts et les ponts et chaussées

En 1966 création de l ONF
En 1980 l’ONF s’entoure de scientifiques, contrôle souple des sables
En 2000 création du réseau Natura 2000

La forêt dunaire est confrontée à trois types d’érosion : une érosion maritime, une éolienne et une anthropique celle due aux « loisirs motorisés ». Les déchets peuvent venir des fleuves (macro déchets) mais aussi des hommes qui fréquentent les plages et des rejets en mer. Les érosions maritimes et éoliennes seront contenues grâce à l ‘entretien du cordon dunaire et l’érosion anthropique grâce au « plan plage » de l’ONF, qui tente d’éduquer le public.

Entretien du cordon dunaire :
Branchage, Gourbet ou chardon des dunes ou Oyax (dans le nord)(depuis 1987) et chiendent des sables (ou Gourbetine).
Cela permet de contrôler le déplacement doux des dunes.
et de maintenir le lézard ocelé, et d’autres animaux inféodés à cet habitat.

Enfin, il faut savoir qu’une plage trop propre est une catastrophe écologique , la laisse de mer participe de la lutte contre l’érosion et de la préservation de la biodiversité. A Mimizon, Moliets, Seignosse et Tarnos, on conserve les laisses de mer. Et sur le Bassin ?

Pour François Claveirole de l ON F on ne peut gérer de forêt sans avoir de vision ; le »guide de la sylviculture spécifique » peut nous en donner une : celle d’une forêt mixte avec des feuillus (chêne pédonculé, chêne liège et chêne vert), dominée par le pin maritime. On utilise la régénération naturelle et la fonction de production de la forêt landaise nous permet de financer la protection du cordon dunaire, le maintien de la biodiversité et l’éducation du public. Enfin les méthodes de coupe et de vente se modifient : on vend de moins en moins d’arbres sur pied et de plus en plus d’arbres coupés et stockés en bord de route en faisant appel aux scieries locales.
Une autre vision est la préservation de la biodiversité : les bois sénescents restent sur les dunes côtières. En effet, la forêt littorale dunaire est un écrin et un attrait touristique.
Question de Jean-Marc du COmité de Vigilance : » l’ONF fait -elle une relation entre l’atteinte des pins en bord de mer et les rejets du Warf de la Salie? »
-Non c’est le sel et le mitraillage une évolution naturelle. »
Pourtant l’année dernière, des scientifiques suisses avaient répondu positivement à cette question….

Un intervenant, passionnant par ailleurs , s’excuse de devoir respecter la réglementation; un autre dit qu’il passe son temps à Bruxelles pour participer à des classifications et obtenir des subventions.

Notons que les problèmes soulevés (pourquoi construit-on en bois scandinave et bavarois en Aquitaine ?) mériteraient une étude sérieuse et une véritable réponse. Il est possible de construire en pin maritime.

Enfin le dernier intervenant fait un cours sur la production et la consommation mondiale de collophane, les différents acteurs et démontre que la forêt landaise (et non pas les champs darbres)donne un produit de qualité supérieure à celle qui vient d’Asie. Hélas Claude Gourraud, « lE » Gemmeur,malade, n’a pu venir. Cela manque de travaux pratiques… On aurait aimer pouvoir aller sur place,toucher les choses.

Quels enseignements tirer de tout cela ? Que les schémas mentaux ne changent pas : l’écoute de l’autre, la remise en cause d une foi aveugle dans le progrès technique, la capitalisation des bénéfices et la mutualisation des pertes sont toujours à l’ordre du jour. Pourquoi toujours penser que l’autre, celui qui expérimente avec audace (ou paresse) une autre méthode, moins coûteuse et plus en harmonie avec la nature est forcément l’homme (ou la femme) à abattre ? A suivre l’année prochaine ?

Caton l’ancien : homme politique romain qui finissait toujours ses discours par la phrase Il faut détruire Carthage. Cartago delenda est.

5 Juin 2012 au Sénat : Colloque « Rio + 20 : Notre maison brûle.. toujours! »

Colloque « Rio+20 : Notre maison brûle… toujours ! »

Nom de l’événement : Colloque « Rio+20 : Notre maison brûle… toujours ! »
Date : 5 juin 2012 à 09:00
Date de fin : 5 juin 2012 à 16:30
Lieu de l’événement : Sénat (Palais du Luxembourg) – Salle Monnerville

CHRONIQUE / LES HISTORIQUES DE L ECOLOGIE

Bi-mensuel 2 avril 2012
-INFO n° 264, les historiques de l’écologisme
info à faire circuler sans modération
Dans les années 1960-1975, tout avait déjà été dit ou presque sur la problématique du XXIe siècle, l’enjeu écologique.
En voici un florilège avec lien Internet :
1960 La technique ou l’enjeu du siècle de Jacques ELLUL (Economica, 1990)
La machine a créé un milieu inhumain, concentration des grandes villes, manque d’espace, usines déshumanisées, travail des femmes, éloignement de la nature. La vie n’a plus de sens. Il est vain de déblatérer contre le capitalisme : ce n’est pas lui qui crée ce monde, c’est la machine. La technique va encore plus loin, elle intègre la machine à la société, la rend sociable. Elle lui construit le monde qui lui était indispensable, elle met de l’ordre là où le choc incohérent des bielles avaient accumulé des ruines. Elle est efficace. Mais lorsque la technique entre dans tous les domaines et dans l’homme lui-même qui devient pour elle un objet, la technique cesse d’être elle-même l’objet pour l’homme, elle n’est plus posée en face de l’homme, mais s’intègre en lui et progressivement l’absorbe.
Il n’y a plus d’activité humaine qui maintenant échappe à cet impératif technique, il y a la technique économique, la technique de l’organisation, et même la technique de l’homme (médecine, génétique, propagande, techniques pédagogiques…) ; exit les traditions humaines.
1962 Le Printemps silencieux de Rachel Carson (Wildproject, 2009)
On peut considérer cette parution comme la naissance du mouvement écologiste. L’Agence de protection de l’environnement (EPA) a été créée aux USA en 1970, essentiellement grâce à ce livre : il y a interconnexion des êtres humains et de l’environnement naturel. L’idée générale : « Nous avons à résoudre un problème de coexistence avec les autres créatures peuplant notre planète. Nous avons affaire à la vie, à des populations de créatures animées, qui possèdent leur individualité, leurs réactions, leur expansion et leur déclin. Nous ne pouvons espérer trouver un modus vivendi raisonnable avec les hordes d’insectes que si nous prenons en considération toutes ces forces vitales, et cherchons à les guider prudemment dans les directions qui nous sont favorables. La mode actuelle, celle des poisons, néglige totalement ces considérations fondamentales. »
Arne Naess a introduit l’expression » écologie profonde » en référence à Rachel Carson dont il a entendu parler en 1967 : « J’étais aux Etats-Unis, dans le désert, quand l’un de mes étudiants m’a dit : « Il se passe quelque chose d’important. Un auteur, Rachel Carson, a fait beaucoup de bruit autour de la question des pesticides. » J’ai consulté quelques ouvrages sur le sujet, et je me suis écrié : « Eurêka ! J’ai trouvé ! » Il existait enfin un moyen de sauver la faune, la flore et l’ensemble de la planète. »
Arne Naess, Vers l’écologie profonde avec David Rothenberg (1992 – wildproject, 2009)
1965 Avant que nature meure de Jean Dorst (Delachaux et Niestlé)
Cet ouvrage est le premier en langue française à défendre la Nature contre l’emprise démesurée de l’homme. Il est édité juste après le livre de Rachel Carson, Le printemps silencieux (1963), mais bien avant le rapport du Club de Rome (Limits to growth) et le premier sommet de la Terre (1972).
Avant-propos de 23 mars 1964 : « Si l’on envisage l’histoire du globe, l’apparition de l’homme prend aux yeux des biologistes la même signification que les grands cataclysmes à l’échelle du temps géologique. A l’époque contemporaine la situation atteint un niveau de gravité inégalé. Tous les phénomènes auxquels l’homme est mêlé se déroulent à une vitesse accélérée et à un rythme qui les rend presque incontrôlables. L’homme dilapide d’un cœur léger les ressources non renouvelables, ce qui risque de provoquer la ruine de la civilisation actuelle. Les ressources renouvelables, celles que nous tirons du monde vivant, sont gaspillées avec une prodigalité déconcertante, ce qui est encore plus grave : l’homme peut se passer de tout, sauf de manger. Il manifeste un véritable culte à l’égard de la technique que nous croyons dorénavant capable de résoudre tous nos problèmes sans le secours du milieu dans lequel ont vécu des générations nombreuses. Beaucoup de nos contemporains estiment de ce fait qu’ils sont en droit de couper les ponts avec le passé. Le vieux pacte qui unissait l’homme à la nature a été brisé. »
1968 Arcadie, essai sur le mieux vivre de Bertrand de Jouvenel (Gallimard, 2002)
Jouvenel introduit la notion de circuit écologique. Sa manière de penser, c’est de transformer l’économie politique en écologie politique ; il veut dire par là que les flux retracés et mesurés par l’économiste doivent être reconnus comme dérivations prises sur les circuits de la Nature.
Adam Smith s’égare lorsqu’il attribue une influence gigantesque à la division du travail, ou plutôt à la séparation des occupations ; non que cette influence soit nulle, ni même médiocre, mais les plus grandes merveilles en ce genre ne sont pas dues à la nature du travail : on les doit à l’usage qu’on fait des forces de la nature.
1969 Le Jardin de Babylone de Bernard Charbonneau (Encyclopédie des nuisances, 2002)
Bernard Charbonneau (1910-1996) montre comment, après avoir ravagé la nature, la société industrielle finit de l’anéantir en la « protégeant », en l’organisant :
Le sentiment de la nature apparaît là où le lien avec le cosmos est rompu, quand la terre se couvre de maisons et le ciel de fumées ; là où est l’industrie, ou bien l’Etat. La campagne s’urbanise, et l’Europe devient une seule banlieue. Mais quand la nature vient à disparaître, c’est l’homme qui retourne au chaos.
1971 La bombe P de Paul Ehrlich (Fayard, les amis de la Terre, 1972)
La régulation de la fécondité selon Paul Ehrlich actualise la méthode malthusienne : « Une méthode consisterait à prendre le contre-pied du système légal en vigueur qui encourage la natalité et à le remplacer par une série de récompenses et de pénalisations financières, destinées à décourager la natalité. Pour couronner cette réforme fiscale, il faudrait taxer comme des objets de luxe les layettes, les berceaux, les couches. Les récompenses pourraient aller de pair avec les pénalisations. Ainsi le gouvernement attribuerait un « prix de la responsabilité » à tout couple ayant vécu cinq ans sans procréer ou à tout homme qui accepterait d’être stérilisé (vasectomie) après avoir eu deux enfants. Un bureau de la Population et de l’Environnement devrait être créé pour apprécier le niveau de peuplement optimal, et préconiser les mesures permettant d’y arriver. Ce BPE devrait coordonner politique démographique, protection de l’environnement et gestion des ressources. »
1971 Socialisation de la nature de Philippe Saint Marc (Stock)
L’idée générale : « Voici maintenant rompue la vieille alliance de la Genèse entre l’homme et la création et surgit, toute proche, la menace de l’Apocalypse. La crise de civilisation est désormais ouverte par la dilapidation des richesses naturelles. C’est une étape nouvelle – et sans doute la dernière – dans les relations de l’Humanité avec la Nature. Nous sommes maintenant entrés dans l’âge de la Nature, nouvelle époque où la rareté et la fragilité de l’espace naturel deviennent le problème dramatique pour l’avenir de l’homme et sa survie. C’est un tournant historique dans les relations d’affrontement entre ces deux systèmes vivants : le monde de l’homme et celui de la Nature. Il ne s’agit plus aujourd’hui de protéger l’homme contre la Nature mais la Nature contre l’homme, contre le débordement de puissance et de vitalité de l’espèce humaine, afin qu’elle n’en vienne pas, en détruisant la Nature, à se détruire elle-même. »
1972 Pierre Fournier et La Gueule ouverte
La Gueule ouverte, mensuel écologique qui annonce la fin du monde, apparaît pour la première fois en novembre 1972 (3F50). Voici un résumé du premier éditorial, signé par Pierre Fournier, le premier journaliste reconnu qui parle d’abord d’écologie :
« La GUEULE OUVERTE est virtuellement née le 28 avril 1969. J’étais dessinateur et chroniqueur à Hara-Kiri hebdo, payé pour faire de la subversion et lassé de subvertir des thèmes à mes yeux rebattus, attendus, désamorcés à l’avance. Prenant mon courage à deux mains, j’osai parler d’écologie à des gauchistes. Permettez que je me cite : « Pendant qu’on nous amuse avec des guerres et des révolutions qui s’engendrent les unes les autres en répétant toujours la même chose, l’homme est en train, à force d’exploitation technologique incontrôlée, de rendre la terre inhabitable, non seulement pour lui mais pour toutes les formes de vie supérieures. Le paradis concentrationnaire qui s’esquisse et que nous promettent ces cons de technocrates ne verra jamais le jour parce que leur ignorance et leur mépris des contingences biologiques le tueront dans l’œuf. La catastrophe, beaucoup plus prochaine que vous ne l’imaginez, ne pourrait être évitée que par une réforme des habitudes mentales encore plus radicale encore que celle jadis opérée par les rédacteurs de la Grande Encyclopédie. »
1973 Le miroir de la production de Jean BAUDRILLARD (Galilée, 1985)
Le respect de la machine, la sauvegarde de l’instrument du travail, impliquant l’appropriation future des moyens de production, institue la classe ouvrière dans une vocation productiviste qui relaie la vocation historique de la bourgeoisie. Sous couvert de matérialisme historique, c’est l’idéalisme de la production qui finit par donner une définition positive à la classe révolutionnaire. Les marxistes deviennent ainsi les alliés objectifs du capitalisme industriel.
La séparation de la Nature sous le signe du principe de production est réalisée dans toute son ampleur par le système capitaliste, mais elle ne surgit évidemment pas avec elle. Elle s’enracine dans la grande dissociation judéo-chrétienne de l’âme et de la Nature. Par la suite la science, la technique, la production matérielle entreront en contradiction avec les dogmes du christianisme, leur condition de possibilité reste pourtant le postulat chrétien de la transcendance de l’homme sur la nature.
1973 La convivialité d’Ivan Illich (Seuil)
La crise dont je décris la venue prochaine n’est pas intérieure à la société industrielle, elle concerne le mode industriel de production en lui-même. La paralysie synergique des systèmes nourriciers provoquera l’effondrement général du mode industriel de production.
L’installation du fascisme techno-scientifique n’a qu’une alternative : un processus politique qui permette à la population de déterminer le maximum que chacun peut exiger, dans un monde aux ressources manifestement limitées ; un processus d’agrément portant sur la limitation de la croissance de l’outillage, un encouragement à la recherche de sorte qu’un nombre croissant de gens puissent faire toujours plus avec toujours moins. »
1974 La campagne de René Dumont, les objectifs de l’écologie politique (éditions Pauvert)
René Dumont présente en 1974 sa candidature à la présidence de la République sur une plate-forme écologique ; l’écologie politique est née. C’est le résultat de trois ans de réflexion : publication du rapport du Club de Rome (les méfaits des exponentielles), querelle Mansholt-Marchais, articles de l’Ecologist, déclaration de Menton (alerte de crise écologique) signée par des centaines de scientifiques, de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. C’est le résultat de trois ans de prise de conscience militante, d’abord underground puis publique, des marches de Fessenheim, de Bugey, de Gravelines contre la construction de centrales nucléaires, des manifestations du Larzac, du débat sur le parc national de la Vanoise, des manifs à vélo de Paris. C’est le résultat du mépris dans lequel ont été tenus les Français depuis dix ans, en ce qui concerne la gestion de leur environnement.

un printemps sans pesticides

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/26/la-toxicite-de-dizaines-de-substances-sous-evaluee_1675531_3244.html

http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Les-pesticides-

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Le 23 mars 2012 par Stéphanie Senet

L’usage des pesticides a augmenté en France entre 2008 et 2010

Alors que la 7e édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides s’est ouverte à travers le monde, l’association Générations futures a livré, ce 23 mars, ses doléances et ses propositions concrètes pour envisager un avenir sans pesticides en France.

Comment envisager une sortie des pesticides? La réduction progressive de leur utilisation reste la première des priorités. François Veillerette, porte-parole de l’association, a rappelé que cette baisse était actée par le Grenelle, avec l’objectif de diminuer par deux le recours aux pesticides d’ici 2018 (Plan Ecophyto 2018).

Mais loin d’avoir pris ce chemin, les agriculteurs et jardiniers ont accru de 2,6% les traitements foliaires et de 7% les traitements des semences, entre 2008 et 2010, selon France Nature Environnement (FNE). Près de 62.000 tonnes de pesticides ont été utilisés en France, en 2010, dont 78% de produits de synthèse (1). Ces produits sont très majoritairement utilisés par l’agriculture (90%) mais aussi par les collectivités locales et les jardiniers amateurs (10%). Résultat: seule une politique volontariste peut inverser la tendance. «La prochaine législature devra prendre le problème à bras-le-corps», résume François Veillerette.

Deuxième priorité: l’interdiction de mettre sur le marché toute molécule cancérigène (cancérigène, mutagène et reprotoxique ou CMR 1 à 3), perturbatrice du système endocrinien ou neurotoxique. Exitaussi les polluants organiques persistants (POP), les persistants bio-accumulables et toxiques (PBT) et les très persistants et très bio-accumulables (vPvB). Si le règlement européen 1107/2009 prévoit des interdictions, il ne cible que quelques molécules, comme les CMR 1A et 1B, et laisse la porte grande ouverte à des dérogations. Par ailleurs, les neurotoxiques ne font l’objet d’aucune mesure alors que les risques sont élevés, pour les populations les plus exposées aux pesticides, de développer des maladies neurodégénératives, comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer, note Générations futures. D’ailleurs, des alternatives non nocives à ces substances existent.

Pour améliorer le système d’homologation français, l’idée –rapide et peu coûteuse- est d’appliquer la séparation des pouvoirs. «Puisqu’un pesticide est autorisé sur deux critères, son efficacité et son innocuité, il est nécessaire d’associer au ministère de l’agriculture, les ministères de l’écologie et de la santé afin que la nocivité du produit relève des autorités compétentes», précise l’ONG.

Au programme également: la refonte de la liste des pathologies et des substances à inscrire dans les tableaux des régimes général et agricole, afin de permettre leur reconnaissance comme maladie professionnelle. «Si j’avais été affilié au régime général, mon intoxication au monochlorobenzène aurait sans doute été acceptée.

Il faut savoir que le régime de la Mutualité sociale et agricole envisage très peu de maladies professionnelles», témoigne Paul François, le céréalier charentais qui a fait condamner Monsanto, le 13 février dernier, pour l’avoir intoxiqué avec un herbicide après avoir obtenu la reconnaissance de sa maladie (voir JDLE).

L’agriculteur rappelle qu’il attend toujours le classement de la maladie d’Alzheimer comme maladie professionnelle. «On nous l’avait promis pour la fin 2011. Nous sommes en mars 2012 et nous n’avons toujours rien vu», lance-t-il.

Générations futures rappelle que la non-reconnaissance des maladies professionnelles liées aux pesticides n’encourage pas les personnes malades à se soigner et représente un coût à venir très important pour la société.

En matière d’étiquetage et d’information, les 140 associations réunies autour de Générations futures demandent la mention, sur les produits, de toutes les molécules qui entrent dans leur composition. Les consommateurs devraient également avoir connaissance de la présence de résidus de pesticides dans les produits alimentaires, lorsqu’il s’agit de CMR ou de perturbateur endocrinien présentant des risques reconnus (comme sur les paquets de cigarettes). Pour cela, des contrôles devront être obligatoires et systématisés.

Quant aux pulvérisations par voie aérienne, l’idée est de les interdire tout simplement. Cette mesure est prévue par la loi Grenelle II du 13 juillet 2010. Mais de nombreuses exceptions demeurent. Publiée le 5 mars dernier, une circulaire de la direction générale de l’alimentation autorise l’épandage de 7 pesticides (4 fongicides, 1 insecticide, 1 herbicide et 1 stimulateur de défenses naturelles). Six d’entre eux sont classés «dangereux pour l’environnement» et le dernier «nocif», note un article duMonde du 23 mars).

Par ailleurs, toute pulvérisation doit être encadrée par une zone-tampon de 100 mètres autour des habitations et des lieux accueillant du public, ajoute l’association.

Enfin, le développement du bio est réaffirmé et l’objectif «Zéro pesticide» est proposé pour les espaces verts et la voirie. Car les agriculteurs et les consommateurs ne sont pas les seuls à être exposés aux dangers des pesticides.

Paul François, qui préside l’association Phyto-Victimes, rappelle que les salariés de l’agroalimentaire et des espaces verts sont aussi touchés.

(1) Le marché mondial des pesticides a représenté environ 40 milliards de dollars par an (30,2 milliards d’euros) en 2008.

Source : http://www.journaldelenvironnement.net/article/piqure-de-printemps-contre-les-pesticides,28193

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/26/la-toxicite-de-dizaines-de-substances-sous-evaluee_1675531_3244.html

 

note personnelle : il y a du travail à faire : cet après-midi deux jardiniers arrosaient de pesticides la pelouse du campus de l’université de Nanterre , sans autre protection que des gants. Mais c’était un produit « léger » m’ont-ils dit  lundi 26 mars 2012