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Hiver 2012 2013 au Bétey

BRIN DE VARECH
2013-4

Bulletin de liaison de l’association « Le Betey, plage boisée à sauvegarder »
Voici revenir nos voisins dont la maison depuis le mois d’octobre était fermée. Que s’est-il passé cet hiver à Andernos-les-bains et sur le bassin ?
Novembre : les bernaches sont arrivées mais fin décembre elles repartaient déjà… à cause du manque de nourriture ?
Janvier : l’enquête publique sur le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) a été ponctuée d’une grande manifestation à Arcachon. Plus de 200 personnes (c’est beaucoup pour le Bassin) disaient non à un SCOT qui prévoyait 50 000 logements supplémentaires, la suppression des dernières coupures d’urbanisation et trois grands centres commerciaux (un centre commercial signifie la mort du commerce de proximité et un achat dans ce centre génère quatre fois plus de gaz à effet de serre qu’un achat en ville).
Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable mais certains arguments ont été entendus et les maires du bassin viennent (lundi 24 juin) de valider le SCOT en voyant le nombre de logements à la baisse (26 000 logements en plus et 58 000 habitants en plus). Les espaces naturels du nord-bassin seront-ils épargnés ?
Février et jusqu’au 8 mars, nous avons eu l’enquête publique concernant l’extension du port du Bétey. Le 18 avril, le commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable à l’extension du port de plaisance du Bétey La plupart des andernosiens (83% des opinions exprimées) écrivent qu’ils ne veulent pas voir disparaître la plage boisée du Betey. Dans ses conclusions, le commissaire-enquêteur estime pour sa part que le dossier n’est pas en conformité avec la réglementation et notamment la loi sur l’eau. La municipalité d’Andernos-les-bains ne pourrait-elle pas en concertation avec les habitants d’Andernos et tous ceux qui se sentent concernés par la vie de cet endroit superbe travailler à la rénovation de ce port ?
Nous sommes tous unanimes pour la sécurisation et la rénovation du port, pour une gestion efficiente mais nous sommes contre son extension surtout qu’il existe des solutions alternatives moins coûteuses aux contribuables. Coût de l’extension : 10 millions d’euros, coût de la rénovation : 3 millions d’euros, Coût moyen d’une place dans l’ex-futur port : 2000 euros l’année…
28 avril : fête des loisirs : tiens il n’y a plus de stand sur l’ environnement ?
Au stand du club informatique on peut se renseigner sur les ordinateurs convenant aux personnes âgées et ailleurs, on peut acheter de délicieux gâteaux. Le bénéfice de la vente ira à une association qui agit en faveur des chats et vient de changer de nom.
Dans les jardins, les tarins des aulnes et les chardonnerets se font plus rares. Les canards qui hivernaient dans le port prennent un peu de distance
Mai : fête de la nature : Marie-Hélène fait visiter un jardin cultivé de manière écologique : nous sommes une quinzaine à remarquer de superbes orchidées sauvages. Ici on ne fauche pas avant début juin. La pluie commence à tomber. Là ce sont d’autres orchidées : « des néoties nid d’oiseaux « puis sous la conduite d’un guide naturaliste une visite de la plage boisée du Bétey s’impose. Le guide est passionnant, associant une plante, un oiseau et un type de plage mais la pluie redouble et au bout d’une heure et demie nous nous retrouvons à six… 4 d’entre nous vont sur le port de Fontainevieille dans lequel la vase s’est accumulée. Absence de chasse, construction d’une avancée tout concorde à l’accumulation des vases…Le chenal d’accès sera dragué peu de temps après cela, en complet mépris de toutes les règles écologiques. Un parapluie se retourne …
Juin
Les pluies de printemps ont fait naître sur la plage du Bétey des fleurs inhabituelles , mauve et matricaires. Je les photographie et oublie de vérifier leur nom dans un herbier.
L’orage de ce matin a rendu la température de l’air égale à celle de l’eau ; aucun bateau ne sort du port. Nager dans cette eau fraîche est un véritable délice… la vase, cet hiver encore si fluide, semble être plus résistante. La zostère semble avoir poussé. On nous donne les mêmes informations du côté de Taussat. Confirmé par l IFREMER ; la pluie aurait-elle dilué les polluants ? La pluie aurait-elle convaincue les résidents de ne pas jardiner ?
Fête de l’usage : du temps du Marquisat, les petites gens qui vivaient sur les terres du Marquis avaient obtenu de prélever dans la forêt le bois nécessaire à la construction d’un bateau et d’une maison. Pour ceux du Cap Ferret, le bois était acheminé par bateau depuis la Teste… On perpétue la tradition en transportant le bois par bateau une fois par an. Il fallait être sur la plage des Américains à midi heure d’arrivée des pinasses à voile et à moteur électrique…
vie du quartier : quelques maisons en vente… Mais le noyau qui l année dernière avait organisé la fête des voisins est toujours là. Plus de cinquante personnes s’étaient inscrites pour un dîner le samedi 8 juin, les services municipaux avaient apporté des barrières pour fermer l’allée des genêts à la circulation… mais des trombes d’eau se sont abattues sur le quartier, des gens ont téléphoné pour se désister et finalement les organisateurs ont accueilli chez eux une trentaine de parapluie trempés et leur propriétaire…
vu un lucane cerf-volant mort près du magasin SPAR, un autre vivant avenue du Maréchal Leclerc ; le site OPIE recueille nos observations concernant les grands capricornes et les lucanes cerf-volant … Ce sont des espèces protégées ! http://www.opie.fr
Deux hérissons sont morts ce printemps … Trois écureuils sont arrivés et lorsque la provision de noisettes a été vide, ils sont venus nous regarder à travers la fenêtre…
Tribunal correctionnel : et oui, lundi 24 juin, la société SMURFIT KAPPA a été assignée en justice par les associations environnementales, les pêcheurs et les ostréiculteurs.
Souvenez-vous, le 5 juillet 2012, une cuve de liqueur noire (un liquide corrosif provenant de la production de pâte à papier et contenant de la soude caustique) explosait, déversant une partie de son contenu dans le ruisseau le Lacanau qui se jette dans la Leyre qui se jette dans le bassin…. 300 kilos de poissons morts et combien de mammifères aquatiques dont on n’a pas retrouvé les corps ? Le jugement sera rendu le 2 septembre.
Autre jugement : mercredi 26 juin 2013
11 recours dont celui du Préfet avaient été déposés contre la décision du Conseil Municipal de la Ville d’ Andernos-les-bains du 26 octobre 2011 d’adopter le projet de Plan Local d’Urbanisme. Le tribunal groupa toutes les affaires pour les traiter en une seule fois. Dans l’air encore vif de ce mercredi 26 juin 9 heures du matin rue Tastet Maître Harada notre avocat est déjà là. Le Tribunal administratif est encore fermé. Une dame vient à notre rencontre, c’est France Bleu Gironde et là plus loin d’autres requérants. Les portes s’ouvrent : nous entrons, déposons une pièce d’identité et recevons un badge. Voici la longue salle d’audience aux lambris de bois clair. Le coup d’œil en vaut la peine : tous les avocats ont revêtu leur toge noire ; la salle semble pleine ; la greffière s affaire et la cour entre… Ils sont tous en costume de ville, minces et droits…
3 affaires sont jugées : un refus de demande de séjour avec mention de reconduite à la frontière… Le rapporteur approuve le préfet. L’avocate ne fait pas de commentaires. Les deux autres affaires n’ont pas de représentants et on ne saura pas ce dont il est question.
Puis nous passons au PLU de la ville d’ Andernos-les-bains. L’un des membres du tribunal présente toutes les parties. Par deux fois, le président s’étonne de l’absence de représentants de la municipalité ; certains avocats parlent « d’éviter un affrontement » or » le tribunal n’est pas un champ de bataille « précise le président : « c’est un lieu d’échanges, d’élaboration en commun d’un consensus ».
Le rapporteur prend la parole … il la gardera deux heures.
Il examinera la recevabilité de chaque recours en concluant positivement puis il retracera l’histoire de l’élaboration du projet de PLU et enfin se lancera dans l’exposé de son rapport ; sa méthode ? prendre un point de droit soulevé par une ou par l’ensemble des parties et examiner chaque zone du projet de PLU (le Coulin, la Montagne, Page , Matoucat, le Bétey, ) ou chaque item (la montée de la nappe phréatique, la préservation de zones naturelles, la prise en compte des risques naturels, les transports en commun, la voie de délestage, pour n’ en citer que quelques-uns) à l’aulne de ce point de droit .
Enfin il concluera sur l’ irrégularité de la procédure d’élaboration du PLU et l’insuffisance des procédures d’évaluation environnementale ; « le rôle des juges (et à ce moment-là le rappel à la loi apparaît comme une réparation de toute l’injustice que nous avions pu ressentir à la lecture de ce PLU qui nous était imposé et détruisait notre monde) notre rôle dit le rapporteur est de faire respecter la loi, en particulier sur ce territoire qui est un des plus exceptionnel et des plus fragile de France. « Le jugement sera rendu dans un laps de temps compris entre trois et six semaines.
Avant de vous souhaiter de bonnes vacances nous vous demandons de noter la date suivante : l’assemblée générale de l’association aura lieu le 14 septembre 2013, l’heure devant être précisée. Venez nombreux
Le Bétey, plage boisée à sauvegarder 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains
Contact : Clarisse Holik 0607020357 ne pas jeter sur la voie publique ISSN en cours d’attribution

Vers un oxymore : la forêt landaise

le warf de la Sallie  2012

le warf de la Sallie 2012

un morceau de forêt landaise

un morceau de forêt landaise

A Biscarosse, samedi 18 mai dernier, la « forêt landaise », thème de la conférence, avait en cette journée pluvieuse de la mi-mai attiré nombre de spectateurs. Forestiers plus de cinquagénaires, gemmeurs, naturaliste et hommes politiques. Peu de femmes dans la salle; « Forêt landaise »: ces mots suggérent la découverte d’un trésor patrimonial, la nature, la forêt usagère, une forêt qui après Klaus, Xynthia et leurs conséquences pour les exploitants, est à la croisée des chemins. « Forêt landaise »,c’est aussi la forêt dunaire, la lutte contre l’érosion éolienne et maritime, la vie du forestier, es méthodes de marquage, d’abattage et le gemmage !

Or, malgré le professionnalisme patent du médiateur et des organisateurs, la conférence scientifique a tourné à la foire commerciale, chaque enseigne venant vanter son produit.
Oxymores, techniques oratoires dignes de Caton l’ancien et langues de bois ont noyé des retours d’expérience originaux et des questions de fond.

Quelques spots : un petit film  a vanté les prouesses du progrès technique en soulignant avec force le peu de cerveille nécessaire pour se servir d’engin dévastateur à la fois sur le plan sylvicole et sur le plan de l’emploi puisqu’une tête d’abatteuse supprime 4 emplois sur 5…. Mais quelle chance de pouvoir jouer « pour de vrai » à des jeux vidéo et de gagner ainsi sa vie en forêt afin de pouvoir apercevoir les chevreuils ou cueillir des champignons !…Mais de qui se moque-t-on ? Connait-on le nombre de décibels générés par de tels engins ? A-t-on seulement parler de la quantité d’entrants (engrais, pesticides) nécessaires pour tel type de culture ? On replante oui mais on crée des champs d’arbres alignés et non des forêts…
A la question d’une auditrice sur la préservation de la biodiversité avec l’emploi d’une tête abatteuse, on pourrait ajouter :  » Combien d’emploi, combien d’espèces animales et végétales disparaissent ? Et combien de tonnes de C02 génèrent le labour, la plantation puis la coupe industrielle ? Quelle est la qualité de ces fibres de bois qui sont poussées ? D’ailleurs qu’est-ce qu’une forêt ?  »

Oxymores et langues de bois : A la question « quelles mesures avez-vous pris après le passage des tempêtes Klaus et Xynthia » on a répondu « nous avons pris une caisse de prévoyance complémentaire »…. « l’état subventionne le traitement des piles [de tronc entassés sur des dizaines d’hectares et arrosés régulièrement pour éviter la pourriture] »
Une intervenante dans la salle parle de techniques anciennes étudiées et valorisées par de récentes études scientifiques : la plantation diversifiée autour des pins qui empêche les chenilles processionnaires d’atteindre les pins. Pourquoi n’a-t-on pas adopter ces méthodes dans les plantations postérieures aux grandes tempêtes ? La réponse fut apportée un peu plus tard : Un des orateurs,Jacques Hazera de l’association européenne Pro sylva, fait part de son expérience : il cultive ses pins sans labour mais se permet de faire des plantations complémentaires au milieu de la régénération naturelle. Cette méthode limite les frais, le travail et apporte un rendement supplémentaire tout en préservant la biodiversité. Il montre des courbes de rendement du pin en citant les travaux de Jean-Paul Mogé; « courbes traffiquées »hurle un homme dans la salle
Un autre auditeur accuse le perturbateur d’être payé par le syndicat des consommateurs de champs d’arbre bref il serait juge et parti. Le médiateur intervient le maire de Biscarosse calme le jeu. Efervescence dans la salle !

Quelques repères historiques donnés par Gilles Granereau de l’ONF;

Dès le XIVème siècle on parle des pins des landes (source : archives départementales de Bayonne)

En 1960 un ingénieur Guy Jounet reprofile des dunes à l’aide d’un bulldozer[Coincidence : en 1954 on rencontrait encore dans les landes des familles de chevaux sauvages (ou redevenus sauvages les Leddons ils ont tous disparu ]

Deux administrations se disputent la gestion du territoire : les eaux et forêts et les ponts et chaussées

En 1966 création de l ONF
En 1980 l’ONF s’entoure de scientifiques, contrôle souple des sables
En 2000 création du réseau Natura 2000

La forêt dunaire est confrontée à trois types d’érosion : une érosion maritime, une éolienne et une anthropique celle due aux « loisirs motorisés ». Les déchets peuvent venir des fleuves (macro déchets) mais aussi des hommes qui fréquentent les plages et des rejets en mer. Les érosions maritimes et éoliennes seront contenues grâce à l ‘entretien du cordon dunaire et l’érosion anthropique grâce au « plan plage » de l’ONF, qui tente d’éduquer le public.

Entretien du cordon dunaire :
Branchage, Gourbet ou chardon des dunes ou Oyax (dans le nord)(depuis 1987) et chiendent des sables (ou Gourbetine).
Cela permet de contrôler le déplacement doux des dunes.
et de maintenir le lézard ocelé, et d’autres animaux inféodés à cet habitat.

Enfin, il faut savoir qu’une plage trop propre est une catastrophe écologique , la laisse de mer participe de la lutte contre l’érosion et de la préservation de la biodiversité. A Mimizon, Moliets, Seignosse et Tarnos, on conserve les laisses de mer. Et sur le Bassin ?

Pour François Claveirole de l ON F on ne peut gérer de forêt sans avoir de vision ; le »guide de la sylviculture spécifique » peut nous en donner une : celle d’une forêt mixte avec des feuillus (chêne pédonculé, chêne liège et chêne vert), dominée par le pin maritime. On utilise la régénération naturelle et la fonction de production de la forêt landaise nous permet de financer la protection du cordon dunaire, le maintien de la biodiversité et l’éducation du public. Enfin les méthodes de coupe et de vente se modifient : on vend de moins en moins d’arbres sur pied et de plus en plus d’arbres coupés et stockés en bord de route en faisant appel aux scieries locales.
Une autre vision est la préservation de la biodiversité : les bois sénescents restent sur les dunes côtières. En effet, la forêt littorale dunaire est un écrin et un attrait touristique.
Question de Jean-Marc du COmité de Vigilance : » l’ONF fait -elle une relation entre l’atteinte des pins en bord de mer et les rejets du Warf de la Salie? »
-Non c’est le sel et le mitraillage une évolution naturelle. »
Pourtant l’année dernière, des scientifiques suisses avaient répondu positivement à cette question….

Un intervenant, passionnant par ailleurs , s’excuse de devoir respecter la réglementation; un autre dit qu’il passe son temps à Bruxelles pour participer à des classifications et obtenir des subventions.

Notons que les problèmes soulevés (pourquoi construit-on en bois scandinave et bavarois en Aquitaine ?) mériteraient une étude sérieuse et une véritable réponse. Il est possible de construire en pin maritime.

Enfin le dernier intervenant fait un cours sur la production et la consommation mondiale de collophane, les différents acteurs et démontre que la forêt landaise (et non pas les champs darbres)donne un produit de qualité supérieure à celle qui vient d’Asie. Hélas Claude Gourraud, « lE » Gemmeur,malade, n’a pu venir. Cela manque de travaux pratiques… On aurait aimer pouvoir aller sur place,toucher les choses.

Quels enseignements tirer de tout cela ? Que les schémas mentaux ne changent pas : l’écoute de l’autre, la remise en cause d une foi aveugle dans le progrès technique, la capitalisation des bénéfices et la mutualisation des pertes sont toujours à l’ordre du jour. Pourquoi toujours penser que l’autre, celui qui expérimente avec audace (ou paresse) une autre méthode, moins coûteuse et plus en harmonie avec la nature est forcément l’homme (ou la femme) à abattre ? A suivre l’année prochaine ?

Caton l’ancien : homme politique romain qui finissait toujours ses discours par la phrase Il faut détruire Carthage. Cartago delenda est.

Protégé : 2012 in review

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Assemblée Générale de l’association : samedi 25 août à 11 H à l’hôtel LA BELLE VIE

Convocation_AG_2012 2012 aérodome_photo_aerienne

L’assemblée générale de l’association a lieu une fois par an. Tout le monde peut y assister mais seuls prendront part au vote les membres à jour de leur cotisation. Le rapport moral et le rapport financier sont disponibles sur demande à l’adresse courriel suivante : hcf0712@aol.com

extraits du rapport moral  Relevé chronologique  2011 2012

Octobre 2011 : Suivi d’un colloque sur l’ostréiculture  5 Novembre 2011 :  Sortie de terrain organisée par la LPO, l’ASPAS et la Fédération des Clubs de protection de la nature ( le week end Chemins); 17 enfants et autant d’adultes bravent les éléments pour participer à cette sortie;

Novembre 2011 :  Assemblée générale extraordinaire de l’association pour modifications des statuts

Rencontre avec la DREAL pour avoir communication de documents concernant le déclassement de la plage boisée du BeteyDécembre 2011 : Déclaration de la modification des statuts de l’association en préfecture; parution au Journal Officiel. L  ’association pense que le nouveau projet de PLU voté le 24 septembre n’est pas conforme au code de l’urbanisme, ni au code de l’environnement; un recours en contentieux est déposé par l’intermédiaire de son avocat auprès du tribunal administratif de Bordeaux. Le 19 décembre, l’association assiste au conseil municipal d’Andernos. Une autorisation de demande de défrichement de Matoucat est votée mais on ne sait pas sur combien d’hectares porte ce défrichement.

2012

Février 2012  : rencontre avec le sous-préfet d’Arcachon, Monsieur Jean Pierre Hamon,au sujet de l’extension du port de plaisance et du PLU d’Andernos-les-bains.  Recours gratieux contre le permis de construire d’un EPHAD empiétant sur les berges du Betey et sur des locaux associatifs.  Mars 2012 :  participation au ramassage des déchets sur la plage Initiatives océanes . Réunion de concertation avec les associations locales de protection de la nature.  Mai 2012  : Fête de la nature : découverte du bassin versant du Betey au printemps, Matoucat   sous une pluie battante. Juin 2012  : Adhésion de l’association à la coordination des associations du Bassin d’Arcachon la CEBA.  Juin 2012 :  Accueil de Catherine Grèze qui choisit la plage du Betey comme symbole de la lutte pour la préservation de la nature.  Juin  2012  : Protestation contre l’abattage des pins du Betey (10 arbres abattus) lettre à la mairie et à la DDTM la réponse de la mairie un des arbres était malade. réponse de la DDTM : il faut une autorisation avant d’en abattre un (à fortiori 10 ).

5 juillet  2012 dépôt d’un dossier pour l’agrément de l’association auprès de la Préfecture de la Gironde;  Suivi du dossier SMURFIT KAPPA  sur la pollution de la Leyre et du rejet dans le warf , après dilution, des résidus toxiques.

APPEL DE BISCAROSSE

L’APPEL DE BISCARROSSE
Face à l’accumulation alarmante des atteintes portées au milieu marin et aux zones littorales, il n’est plus tolérable que l’Océan demeure l’ultime réceptacle des rejets non dégradables provenant des activités humaines, industrielles, agricoles et maritimes !
Nous, membres du Collectif Aquitain Contre les Rejets en Mer
APPELONS
– à mobiliser les connaissances et les consciences individuelles et collectives afin de changer cette logique irresponsable qui attribue à l’Océan un pouvoir d’épuration infini.
– à informer, alerter, pour dénoncer tout rejet préjudiciable à l’environnement marin au regard de la législation en vigueur en s’appuyant si nécessaire sur les connaissances scientifiques.
– à promouvoir toute action visant à limiter l’impact des activités humaines sur le milieu marin :
Eliminer en amont les produits polluants non dégradables.
Recycler à terre les résidus et déchets industriels, chimiques et agricoles.
Recycler les effluents des stations d’épuration afin d’éliminer tout rejet en mer
Recycler les emballages et composants plastiques, reconsidérer leur usage en fonction de leur biodégradabilité.
– à mieux maitriser les activités implantées sur les bassins versants : afin de tenir compte de la dynamique et de la biologie des zones humides, des fleuves et de leurs estuaires en interface avec le milieu marin.
– à protéger sans délai les zones littorales et côtières des effets anthropiques aujourd’hui scientifiquement connus :
Ces zones, lieux d’intenses échanges biologiques, sont d’une importance capitale pour la biodiversité marine et le renouvellement des ressources halieutiques.
– à mieux évaluer les effets à court, moyen et long terme et à chiffrer le coût réel des atteintes portées à l’environnement.
Les contraintes économiques servent trop souvent de prétexte pour renoncer à la mise en oeuvre de solutions préservant l’environnement.
Notre Appel est un appel à la raison
Il porte l’espérance de voir plages et Océan libres de nourrir nos rêves d’aujourd’hui et que la simple découverte d’un coquillage vivant émerveille toujours les générations futures

Biganos : un référé pour arrêter les rejets en mer de l’usine Smurfit Kappa

Biganos (33) : un référé pour arrêter les rejets en mer de l’usine Smurfit Kappa

Un référé a été déposé, mardi, pour interrompre le rejet des effluents de Smurfit Kappa dans l’océan
L’usine Smurfit-Kappa

Me François Ruffié avait déjà déposé une plainte après l’accident de cuve de l’usine papetière Smurfit Kappa, le 5 juillet dernier, qui avait entraîné l’écoulement de 3 500 m³ de liqueur noire, dont au moins 100 m³ dans un affluent de la Leyre, où des poissons sont morts, puis dans le bassin d’Arcachon.

Hier, l’avocat libournais a déposé un référé suspension devant le tribunal administratif de Bordeaux, au nom des ostréiculteurs, de la Sepanso, de la Ceba (qui regroupe une vingtaine d’asso- ciations environnementales du Bassin) et de Bassin Arcachon Écologie, pour obtenir la suspension de l’arrêté préfectoral du 9 juillet, qui autorise le rejet dans l’océan, via le collecteur du Siba et le Wharf de la Salie, d’une grande partie des 70 000 m³ d’effluents contenus dans le bassin de rétention de l’usine, dont la quasi totalité des 3 500 m³ de liqueur noire. 20 000 m³ doivent être traités par des filières extérieures.

Les élus du bassin d’Arcachon, à l’exception du maire de Biganos, s’étaient prononcés contre ce rejet. « Mais ils n’ont rien fait pour s’y opposer », relève Me Ruffié.

Samedi dernier, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Arcachon contre le rejet de ces effluents dans le collecteur du Siba et d’une manière plus générale contre le rejet en mer.

« Utiliser d’autres moyens »

Hier, une délégation, comprenant notamment le conseiller régional EELV Michel Daverat et le président des pêcheurs, Jean-Michel Labrousse, a rencontré les représentants du personnel de Smurfit Kappa, « consternés par ce qu’ils voient et entendent sur leur entreprise ».

« Il n’est pas dans notre intention de bloquer le redémarrage de l’usine après la sécurisation des équipements », assure Michel Daverat, « mais contraindre l’entreprise à utiliser d’autres moyens que leur station d’épuration interne et le rejet au Wharf de la Salie pour traiter les effluents contenant la liqueur noire collectée après l’accident. L’activité industrielle ne doit générer aucune nuisance dans le milieu naturel ».

Le président du Siba, Michel Sammarcelli, qui gère le Wharf de la Salie, réunit, à son tour, jeudi à Biganos, les élus puis les associations.

Biganos · Arcachon · environnement

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impact de la liqueur noire sur le milieu marin (précisions)

 » Pour une réponse rapide à la question de l’impact sur le milieu marin, il faut savoir quels sont les autres composés mélangés à la soude et quelle est la concentration de la soude dans le mélange.
La soude caustique seule a un effet corrosif : elle dissout complètement la matière organique à son contact (cf. centres anti-poisons) : concentration et durée d’exposition déterminent la gravité des lésions (« simples » brûlures à des séquelles irréversibles pouvant aller jusqu’au décès). Déversée dans l’eau, la soude se dissout et dégage de la chaleur. Le risque pour l’environnement est lié à la quantité des ions hydroxyles qui en résultent (effet pH). Sur les organismes aquatiques, la toxicité dépend de la capacité tampon de l’écosystème affecté. Aucune survie possible pour un pH supérieur à 9.

Concernant la bioaccumulation (toxicité chronique), il faut encore faire une recherche bibliographique mais on ne peut évacuer le problème. La toxicité chronique serait liée aux produits de transformation.

Cette réponse est valable pour la soude caustique seule. Il faudrait savoir quels sont les produits de mélange afin de savoir comment ils interagissent avec la soude.

Petite consolation : le largage de soude caustique dans l’océan sera repérable par la traînée blanche qu’il laissera dans son sillage (précipitation d’hydroxyde de magnésium, à vérifier)

Question : pourquoi  la SMURFIT Kappa ne traite elle pas le composé sur place, dans des cuves d’appoint adjacentes ? Une base se neutralise, au minimum.

Pour la teneur en magnésium de l’eau de mer, elle est de 1,3 kg/m3, ce qui explique la réaction de précipitation avec les OH- de la soude caustique pour donner Mg(OH)2. Sinon, pour être plus précise par rapport au pH de 9 précédemment invoqué, la soude caustique a un pH > 14.
Les valeurs de DL50 (dose létale médiane) des tests de toxicité aiguë chez les organismes aquatiques s’échelonnent entre 33 et 189 mg/l.
Ce qui serait bien, ce serait de faire des mesures (ou calculs) de pH maintenant pour éventuellement anticiper et comparer s’il leur venait l’idée de tout déverser dans l’océan.
Un point important qui ne devrait pas laisser de marbre les ostréiculteurs. Tout le magnésium séquestré sous forme de sels (par précipitation avec la soude) va rendre indisponible le calcium dissous (directement assimilable par les organismes (plantes et animaux) qui lui est associé (on parle toujours de l’importance du ratio Mg2+/Ca2+). Dans quelle mesure cette perte de calcium va-t-elle avoir un impact sur la calcification des huîtres et autres coquillages, par exemple ? Difficile de répondre vu la complexité du comportement océanique dans un endroit aussi particulier que le bassin.
A diffuser avec les réserves émises. « Point de certitude sans étude… »
Site http://sibylline.free.fr/