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Huîtres interdites de consommation… une réserve nationale naturelle, le Banc d’Arguin, atteinte par les Escherichia coli…

Entre le jeudi 6 juin 2019 et le vendredi 14 juin 2019, la consommation d’huitres élevées sur le banc d’Arguin a été interdite. En effet, les analyses de l’Ifremer ont revélé, le 5 juin 2019 la présence dans 100 grammes de chair d’huîtres de plus de 5.700 Escherichia coli

« Les symptômes provoqués par E. coli apparaissent entre 3 et 8 jours après l’infection », dit l’Institut Pasteur. « Il s’agit de douleurs abdominales et de diarrhées, lesquelles peuvent évoluer vers des formes sanglantes. Des vomissements et de la fièvre peuvent aussi survenir. »

Le banc d’Arguin (avec juste deux bateaux) en octobre 2017. Depuis il a changé de forme…

crédit photo clarisse@holik

D’où viennent ces bactéries ? Des excréments humains.

En filtrant l’eau, les coquillages concentrent les micro organismes présents dans l’eau. Aussi, la présence dans les eaux de cette bactérie – commune du système digestif – potentiellement pathogène pour l’homme, peut constituer un risque sanitaire lors de la consommation de coquillages. Les Escherichia coli sont ainsi recherchés comme indicateur de contamination fécale

Selon l’Ifremer, « la contamination microbiologique du milieu littoral est liée aux apports de diverses origines, parmi lesquels les rejets anthropiques urbains et agricoles. La qualité microbiologique du milieu qui en résulte conditionne les activités littorales dont la pêche et l’élevage des coquillages. »

Et d’ou viennent ces rejets humains ? Des toilettes mais deux origines sont possibles les eaux usées des habitants du bassin et/ou des humains qui ont fréquenté en ce pont ensoleillé de l’Ascension le banc d’Arguin. Il y a 70 ans, alors qu’il n’y avait pas le tout à l’égout autour du bassin, nous aurions écrit « des toilettes qui se jettent directement dans la mer ». Aujourd’hui le tout à l’égout existe. Il fait, sous la piste cyclable du bassin, le tour du bassin, arrive à l’usine de traitement des eaux du Teich où les eaux sont traitées. Puis, partiellement assainies, rejetées au warf de la Sallie. Loin de se diluer dans l’océan, ces eaux sont ramenées vers le banc d’Arguin par les courants côtiers. Mais ce phénomène est constant sur l’année et les Escherichia coli sont neutralisées par l’usine de traitement des eaux. On peut aussi penser que le pont ensoleillé de l’Ascension a favorisé la fréquentation du banc d’Arguin et que les gens n’ont pu maîtriser leurs envies… On nous avait pourtant juré que tous les bateaux maintenant étaient équipés de collecteurs d’eau noire… Il faut croire que certains ont échappé à l’équipement… Quoi qu’il en soit, c’est une pollution, une atteinte à la santé des humains et une atteinte au lieu. Nous rappelons que le banc d’Arguin est une réserve nationale naturelle et non un parc de loisirs.

Cet évènement donne une image négative du Bassin d’Arcachon…. Nous proposons trois mesures : 1 équiper toutes les plages du bassin de toilettes sèches (et oui cela fait 5 ans que nous le demandons pour la plage boisée du Bétey!)

2 Restreindre la fréquentation du banc d’Arguin.

3 Distribuer à tous ceux qui débarquent une notice leur disant de ne pas confondre réserve nationale naturelle et toilettes !

MICROPOLLUANTS Conférence samedi 28 juin à Biscarosse à 14 H

La présence de micropolluants dans notre environnement et les enjeux pour l’épuration »

Le Comité de Vigilance de Biscarrosse, l’Office du tourisme la Ville de Biscarrosse, vous donnent rendez-vous le samedi 28 juin 2014 à 14 h à la Salle culturelle « l’Arcanson  » de Biscarrosse-Ville.
 » La présence de micropolluants dans notre environnement et les enjeux pour l’épuration »

La Conférence-Débats sera animée par : Hélène BUDZINSKI, docteur en chimie, responsable du laboratoire de physico- et toxico-chimie de l’environnement (LPTC) du CNRS et de l’UNIVERSITE de BORDEAUX 1.*****
Jean-Pierre REBILLARD, Chef du service « connaissance et valorisation » de l’ AGENCE DE L’EAU ADOUR-GARONNE*****
Jéromine ALBERTINI, responsable du marché micro-polluants. Société DEGREMONT ( SUEZ-ENVIRONNEMENT)
Jean-Michel GRENAINGAIRE, directeur technique. Société DEGREMONT ( SUEZ-ENVIRONNEMENT)

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APPEL DE BISCAROSSE

L’APPEL DE BISCARROSSE
Face à l’accumulation alarmante des atteintes portées au milieu marin et aux zones littorales, il n’est plus tolérable que l’Océan demeure l’ultime réceptacle des rejets non dégradables provenant des activités humaines, industrielles, agricoles et maritimes !
Nous, membres du Collectif Aquitain Contre les Rejets en Mer
APPELONS
– à mobiliser les connaissances et les consciences individuelles et collectives afin de changer cette logique irresponsable qui attribue à l’Océan un pouvoir d’épuration infini.
– à informer, alerter, pour dénoncer tout rejet préjudiciable à l’environnement marin au regard de la législation en vigueur en s’appuyant si nécessaire sur les connaissances scientifiques.
– à promouvoir toute action visant à limiter l’impact des activités humaines sur le milieu marin :
Eliminer en amont les produits polluants non dégradables.
Recycler à terre les résidus et déchets industriels, chimiques et agricoles.
Recycler les effluents des stations d’épuration afin d’éliminer tout rejet en mer
Recycler les emballages et composants plastiques, reconsidérer leur usage en fonction de leur biodégradabilité.
– à mieux maitriser les activités implantées sur les bassins versants : afin de tenir compte de la dynamique et de la biologie des zones humides, des fleuves et de leurs estuaires en interface avec le milieu marin.
– à protéger sans délai les zones littorales et côtières des effets anthropiques aujourd’hui scientifiquement connus :
Ces zones, lieux d’intenses échanges biologiques, sont d’une importance capitale pour la biodiversité marine et le renouvellement des ressources halieutiques.
– à mieux évaluer les effets à court, moyen et long terme et à chiffrer le coût réel des atteintes portées à l’environnement.
Les contraintes économiques servent trop souvent de prétexte pour renoncer à la mise en oeuvre de solutions préservant l’environnement.
Notre Appel est un appel à la raison
Il porte l’espérance de voir plages et Océan libres de nourrir nos rêves d’aujourd’hui et que la simple découverte d’un coquillage vivant émerveille toujours les générations futures

Gardiens de la côte : une action de la Surfrider Foundation

relayée à Andernos-les-bains par l’association : Le Betey, plage boisée à sauvegarder.
Pour en savoir plus sur l’engagement des gardiens de la côte :
http://www.surfrider.eu/fr/environnement-actions-locales/gardiens-de-la-cote.html
http://france3