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Cinq grands points d’inquiétude à l’échelle de la Gironde

Pesticides et pollution de l’air, Erosion de la biodiversité, Artificialisation des sols, Mésusage des communs patrimoniaux, Effets du dérèglement climatique sont les cinq grans points d’inquiétude des associations de protection de la nature.  Rubrique réalisé avec Vive La Forêt, Robin des bois,

1 Pesticides et pollution de l’air : On n’a pas conscience lorsqu’on vit à Andernos, en prise directe avec l’océan, de la pollution de l’air et de l’eau par les pesticides.  Or, le Médoc, producteur de vin, est 14 fois plus pollué que la ville de Bordeaux. Mon dieu, y aurait-il des fongicides dans le vin ?

la tenue estivale des années 2050 ?

2 L’érosion de la biodiversité nous concerne également. En France, 22% des espèces vivant sur le territoire métropolitain sont en danger. .On peut constater que la biodiversité « banale »comme l’avifaune que l’on voyait au Bétey : martin-pêcheur, aigrette garzette, moineaux,  bergeronette des ruisseaux, petits passereaux,  est elle-aussi sur le déclin. Il y a de moins en moins d’oiseaux de chaque espère et le nombre d’espèces disparaît. Les causes : les loisirs motorisés, la fréquentation humaine, l’urbanisation croissante qui rendent leur habitat impraticable quand ils ne le font pas disparaître.

3 Artificialisation des sols : L’artificialisation progresse en moyenne annuelle1,8 fois plus vite que la population! Croissance démographique Gironde 2006-2014 : 9,49%. Le prochain SCOT arrivera-t-il à la maîtriser ?

2008 pins dans les bois du Bétey

4 Mésuage des communs patrimoniaux : comment respecter le bien commun ?

a Le braconnage de civelles ou piballes est en recrudescence.  (source VLF et Robin des bois)  : L’anguille  est une espèce migratoire en voie de disparition.  Elle naît dans la mer des Sargasses et revient dans les estuaires français où elle est braconnée. Le canal des étangs est un axe clé pour permettre l’accès des civelles et anguilles jaunes aux vastes zones d’accueil et de grossissement de l’amont.Ce repeuplement est entravé par le braconnage. En Mars 5 braconniers de pibales, un pêcheur professionnel et un mareyeur ont été interpellés dans le Médoc. En janvier 890 Kg de pibales interceptés à la frontière espagnole. Le braconnage des petits passereaux (pinsons et autres ortholans) est aussi responsable de la disparition de ces espèces (étude

b le partage des ressources aquatiques : toutes les piscines du bassin sont remplies par la nappe phréatique (on creuse un puit) au détriment de la nature et des générations futures.

c Surexploitation du domaine public maritime : le banc d’Arguin focalise toutes les énergies. Mais les loisirs motorisés sont également un bon exemple de cette surfréquentation. Les loisirs motorisés et  ce qui en découle :  l’agrandissement de port de plaisance, l’anéantissement de l’estran par les corps-morts, la pollution de l’eau par les HAP ou carrément l’essence, la pollution de l’air et les nuisances sonores, le dérangement des oiseaux de mer (et des baigneurs) sont également en trop sur le bassin. La surfréquentation du bassin cause sa mort. Depuis peu les maires ont la possibilité de prendre des arrêttés pour restreindre l’accès de la population à certains sites. Pourquoi ne pas prendre ces arrêtés sur le nord bassin ?  L’arrêté concernerait les scooters des mers,Certaines plages comme la plage du Bétey devant les écoles devraient être exemptes de sports nautiques;  de kite-surf et de joggeurs d’avril à juillet et par temps de tempête.

5 les effets du dérèglement climatique

La moyenne des températures va monter d’au moins 500 kilomètres vers le nord. Bordeaux 2050 = Séville aujourd’hui.D’ici à 2050, tous les modèles convergent pour prédire: une augmentation de la température moyenne annuelle de l’air d’au minimum + 2°C; une augmentation des situations extrêmes (sécheresses, crues et inondations) ;Pas d’évolution sensible du cumul annuel de précipitations.

la baisse moyenne annuelle des débits naturels des cours d’eau sera comprise entre -20% et -40% et de l’ordre de -50% en périodes d’étiage. Ces derniers  seront plus précoces, plus sévères et plus longus; une augmentation de l’évapotranspiration (des sols et de la végétation) comprise entre +10% et +30% ; une tendance à la baisse de la recharge des nappes, très variable selon les secteurs et le type de nappes, allant de +20% à -50%; une augmentation significative de la température des eaux de surface (déjà réelle aujourd’hui : +1,5°C en 40 ans) ;L le débit de la Leyre baissera de 50 %

l’impact sera  très fort sur la ressource en eau. Augmentation des besoins, baisse de la disponibilité…

le niveau de l’eau de mer

Les pLages océanes :images du passé ou du futur ?

va monter. Mais de combien ? La question reste ouverte. C’est peut-être une réponse à l’artificialisation d

es sols 🙂

Taussat hiver 2014 une mer agitée

un bassin plus salé et plus encombré ?

Encore une occasion perdue pour la biodiversité

COMMUNIQUE DE PRESSE ASPAS, LPO, SNPN, SURFRIDER, HUMANITE ET BIODIVERSITE, SFEPM, OPIE, FNE…..
Les conclusions du Grand Débat National :


Les conclusions du Grand Débat National :

La crise actuelle de la biodiversité, cette sixième « extinction de masse » des espèces vivantes que confirmera le rapport à venir de l’IPBES sur la biodiversité, ne semble malheureusement pas toucher notre Président de la République. Les conclusions du Grand Débat National sont pour nos associations une vraie déception au regard des enjeux et de notre engagement pour la préservation et la restauration de notre patrimoine naturel.

Nos associations ont été invitées à participer au grand débat national, et même à contribuer à son animation. Nous y avons répondu « présents » : information de nos adhérents, organisation de débats, dépôt de contributions, participation aux journées thématiques pour alimenter les conférences régionales de citoyens. Il nous semblait en effet important de montrer à cette occasion avec les Français, avec nos adhérents et partenaires, à quel point la préservation de la biodiversité et sa « reconquête », après des décennies d’érosion, sont nécessaires à une véritable transition écologique et solidaire. Il s’agissait aussi, comme l’avait annoncé le Premier ministre le 4 juillet dernier lors du lancement du Plan biodiversité, de « parvenir en 2020 à une prise de conscience générale comparable à celle qui a eu lieu sur le climat en 2015 ». Il s’agissait surtout de défendre un bien commun, notre patrimoine naturel, loin de tout esprit partisan. Nos messages ont trouvé un écho auprès des citoyens. Citons par exemple cet extrait de la Synthèse des Conférences Citoyennes Régionales : « Malgré cette prise de conscience générale et les initiatives citées, l’action n’est pas à la hauteur des enjeux. Elle n’est ni assez rapide, ni assez ambitieuse face à une situation très inquiétante de notre planète : pollution de l’air et des sols, réchauffement climatique, épuisement des ressources, chute rapide de la biodiversité, disparition des espaces naturels à cause d’une urbanisation débridée ». Lors de la restitution du Grand débat le 8 avril, le Premier ministre avait montré qu’il avait perçu cette urgence dans le domaine climatique : « La dernière exigence est une urgence, une urgence climatique dont les Français ont une claire conscience ». Nous espérions donc qu’il en était de même au sujet de la biodiversité pour le Président de la République. Hélas, quinze jours après cette restitution solennelle, et alors que notre pays va accueillir à la fin de la semaine la 7e réunion plénière du groupe d’experts internationaux sur la biodiversité (IPBES), puis un sommet du G7 ayant la biodiversité à son agenda, aucune des annonces du Président de la République n’est venue répondre à ces attentes.

2/2

Nous sommes inquiets. Comment notre pays, qui affirme sa volonté d’être, au niveau international, un acteur majeur de la mobilisation en faveur de la biodiversité (dont déclaration franco-chinoise du 25 mars 2019 en préparation de la conférence de Pékin de l’automne 2020, accueil du congrès mondial de l’UICN à Marseille en juillet 2020), peut-il être crédible en tenant aussi peu compte de ces enjeux dans sa politique intérieure, tant en métropole qu’en Outre-mer ? Comment, alors qu’ils viennent d’afficher leur attachement à notre patrimoine culturel, nos responsables peuvent-ils accorder si peu d’attention à notre patrimoine naturel reconnu par la Loi « Patrimoine commun de la Nation » ? Jamais les enjeux écologiques n’ont été aussi prégnants. Jamais la biodiversité n’a été aussi menacée. Jamais les Françaises et les Français n’ont été aussi conscients et mobilisés. Et « en même temps », jamais les réponses n’ont été aussi décalées face à cette menace sur l’avenir de l’humanité. Hier encore, le gouvernement déposait un projet de loi pour la restauration de Notre-Dame lui permettant de déroger aux règles de protection de l’environnement, alors qu’il possède les moyens d’en faire un chantier exemplaire. Il avait fait de même pour ne pas gêner l’organisation des Jeux Olympiques. Le patrimoine naturel n’est ni une variable d’ajustement ni une cause secondaire. Il devrait figurer parmi les causes nationales prioritaires de la France. Il est plus que temps que le Gouvernement et les responsables politiques, à toutes les échelles d’intervention, prennent les décisions et les mesures qui s’imposent pour préserver et restaurer la biodiversité sur l’ensemble de son territoire y compris maritime. Communiqué de presse de la LPO, Humanité et Biodiversité, Surfrider, ASPAS, SNPN,