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119 /120 Voici le coefficient des grandes marées

Grandes marées : la France n’est pas prête
extraits du site de FNE
Conjonction entre marée haute, houle, vent fort, les grandes marées s’en donnent à coeur joie jusqu’à la fin mars. Face à ces menaces qui augmentent, France Nature Environnement (et nous également) déplore que les solutions à court terme (bétonnage, rechargement de plage…) soient préférées à une politique de prévention durable des risques.  Le muret du Mauret en est un bon exemple.

L’inévitable érosion du littoral

Selon le GIEC[1], les niveaux des mers augmenteront jusqu’à un mètre d’ici 2100 et les phénomènes météorologiques extrêmes seront de plus en plus intenses, fréquents et longs. Le risque de submersion et d’érosion des zones côtières françaises augmente. C’est près d’un emploi sur trois sur le littoral qui est concerné par cette élévation des niveaux de la mer. Et le phénomène s’observe déjà : depuis fin 2014, les grandes marées conjuguées aux multiples tempêtes ont déjà provoqué jusqu’à 10 mètres de retrait sur la côte Aquitaine[2].

Bétonnage : les pansements ne tiendront pas longtemps

Boudins gonflables anti submersion, barrages géants, les grandes marées de ces dernières semaines ont donné le coup d’envoi à  » la débrouillardise  » qui souligne notre impréparation aux phénomènes de submersion marine. « Le littoral est de mieux en mieux protégé » a annoncé la Ministre de l’Environnement. Mais si certains progrès notables ont été réalisés, les mesures de protection défensives ne règlent rien sur le long terme. La population reste en danger. France Nature Environnement souhaite donc que le repli stratégique des biens et des personnes et le développement d’une culture du risque soit aussi porté par le gouvernement dans le débat national, et pas uniquement une stratégie de défense contre la mer, contre la nature.

Pour Elodie Martinie-Cousty, responsable du réseau Océans, mers et littoraux de FNE : « 1,4 million d’habitants sont confrontés au risque de submersion marine en France. Les communes n’y sont toujours pas préparées. La construction d’un mur sur notre littoral n’est pas une solution. La sécurité des biens et des personnes est mise en jeu et plus vite que prévue ! ».

Xynthia, déjà 5 ans mais des leçons non tirées

Le 26 février 2015 est le triste 5ème anniversaire du drame de Xynthia qui a causé la mort de 47 personnes. La catastrophe résultait d’une concomitance de vents forts avec une marée haute de vives eaux. Les fortes marées d’aujourd’hui sont plus fortes qu’à l’époque. Si elles étaient associées à des vents similaires à ceux de 2010, un nouveau désastre serait très probable puisque les leçons de Xynthia ne sont pas tirées. Depuis plusieurs mois, FNE déplore des blocages dans la mise en place des Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN). Les services de l’état se plient au lobby des promoteurs immobiliers et minimisent les risques sur des territoires à fort enjeu tel que l’Ile de Noirmoutier. FNE réclame la validation d’urgence des 383 PPRN littoraux jugés prioritaires sur les 800 communes concernées et souhaite que l’État s’engage dans la mise en œuvre de ces plans.

Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement rappelle que « L’élévation du niveau des océans est certaine et irréversible et nous devons nous organiser durablement pour contenir cette bombe à retardement. Malgré l’urgence de la situation, la France a beaucoup de retard sur nos voisins en matière d’adaptation à ces aléas. Le prix à payer de notre frilosité n’en sera que plus élevé ! »

[1] GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

[2] Selon un rapport élaboré par le BRGM et l’Observatoire de la Côte Aquitaine

MOIS DU PATRIMOINE A ANDERNOS-LES-BAINS Exposition virtuelle

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Plage du Betey en 1910

 

Enquête publique sur le projet de plan de prévention des risques incendies de la forêt de la commune d’Andernos-les-bains

Le Betey, plage boisée à sauvegarder             Andernos-les-bains, le 28 février 2010

  Editorial sous forme épistolaire

Le grand incendie de 1949  amena tous les habitants du quartier du Bétey à Andernos-les-bains, quartier qui n’était à l’époque urbanisé que du littoral à la voie ferrée (devenue depuis piste cyclable) à se réfugier sur la plage du Bétey. Dans les jardins tombaient des pommes de pins enflammées . Ce sont ces  grands incendies qui amenèrent l’état à édifier des plans de prévention des risques.

L’enquête que vous menez en ce moment apparaît donc pour les habitants d’Andernos et particulièrement ceux du quartier du Bétey, comme très importante. Toutefois, un certain flou dans les orientations du futur PLU, le manque de précisions de certains projets, l’absence de réponse quant à la communication de l’étude d’impact environnemental nous ont porté à repréciser les sources de nos informations en annexe.

Une vue aérienne du bassin d’Arcachon nous montre que la forêt de pins maritimes couvre le nord-est du territoire communal  et constitue un manchon continu encerclant les zones bâties (il s’agit là du même schéma qu’en 1949 et la zone bâtie est plus grande). Ces données rendent l’ensemble du territoire de la commune d’Andernos-les-bains particulièrement sensible aux feux de forêt.

De ce fait,  la lecture des cartes du Plan de Prévention des Incendies de Forêts  nous amène à faire les remarques suivantes :

Nous sommes étonnés de voir dans la cartographie du zonage réglementaire du Lieu dit du Port du Betey, commune d’Andernos-les-bains, Plan de prévention des incendies de Forêts, que ce lieu n’est pas inscrit en rouge (zone inconstructible).

L’histoire puis les inscriptions en zone classée de ces sites montrent que ces zones sont remarquables tant par leur patrimoine naturel que culturel, que par la protection qu’elles peuvent offrir en cas d’incendie, les rives du Bétey étant plantées principalement de feuillus. Une étude (Alexandrian 1990) montre que 90 % des feux de forêt sont d’origine humaine. Cette zone n’est donc pas à l’abri du feu, mais garder des espaces naturels non constructibles plantés de feuillus et/ou de forêt mixte, maintient un accès facile à l’eau des 5 ruisseaux et permet à la population de s’y réfugier.

D’un point de vue qualitatif, il est essentiel de maintenir les espaces naturels existants et de les maintenir intacts.

Nous demandons donc que la coulée verte et bleue du Bétey de la source à l’embouchure sur le littoral du bassin, la zone qui s’étend de part et d’autre du ruisseau du Bétey depuis la départementale jusqu’à la limite des marées du bassin d’Arcachon, la zone de la plage boisée du Bétey classée IND jusqu’en décembre 2007 soient intégralement classées en zone rouge du PPRIF de la commune de même que les sites inscrits dits du  quartier neuf  du Bétey qui comportent de nombreuses placettes inscrites elles-aussi.

Nous demandons qu’aucune extension du port de plaisance au détriment des chênes et/ou de la plage boisée ne se fasse. En effet, en cas de conjonction de fortes marées et de tempête cet espace demeure une protection naturelle comme il l’a montré lors de la récente tempête KLAUS de 2009  ou cette nuit même (nuit du 27 au 28 février 2010 tempête Xynthia).

 De même, les trois hectares de la forêt de Chênes du Coulin, partie intégrante du site des Quinconces-Saint-Brice doivent être inconstructibles, inscrits en zone rouge comme la pointe des Quinconces, les zones situées sur la rive andernosienne du Cires et destinées à accueillir un golf, la zone dite La Montagne, et la Zone Matoucat riche en représentants de la biodiversité; l’extension de l’aérodrome dans cette zone ne saurait qu’accroître les risques d’incendie.

En effet, tous ces sites naturels constituent le maillage d’un réseau s’intégrant dans les corridors écologiques, permettant à la faune (gibier, grands animaux mais aussi écureuils, oiseaux migrateurs, hérissons et autres) un accès à l’eau et à la mer. Couper ce maillage c’est aller dans un sens contraire au  Grenelle de l’Environnement.

Par ailleurs, nous ne pouvons qu’approuver le désir de la municipalité de réhabiliter les 7 fontaines d’Andernos-les-bains en particulier celle de la bien-nommée rue du Puit Artésien, située en bordure d’une placette boisée et celle de l’allée des Genêts, proche de la plage boisée du Bétey et de l’avenue Jacques de Chorivit, fontaines qui coulaient encore il y a une trentaine d’années.

Protéger les espaces naturels, c’est apporter une véritable réponse à la problématique du feu.

Enfin, toute la zone située de part et d’autre de la piste cyclable doit être classée en zone bleue.

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, je vous prie de recevoir, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’assurance de mes sentiments respectueux.

                                                                                  Clarisse HOLIK                                                                                              Présidente de l’association le Bétey, plage boisée à sauvegarder

Annexe I  Bibliographie

– Acte du Forum européen Feux de forêts – Stratégies de prévention des incendies dans les forêts d’Europe du Sud, (Bordeaux, 31 janv.-02 fév. 2002), Bordeaux, Éditions Préventique, 368 p. – 2002
– Alexandrian D., Gouiran M. – « Les causes des incendies : levons le voile », Revue Forestière Française, n° spécial Espaces forestiers et incendies, p. 33-41 – 1990
– Amat J.P., Arnould P., Hotyat M. – « Forêts, incendies et tempêtes : des risques récurrents ?« , dans Wackermann G. (dir.), La géographie des risques dans le monde, Paris, Ellipse, p. 131-155 – 2004
– Jappiot M., Blanchi R., Guarnieri F., Alexandrian D. – Plans de prévention des risques naturels (PPR). Risques d’incendies de forêt. Guide méthodologique, Paris, La Documentation Française, 86 p. – 2002
– Roman-Amat B.-Préparer les forêts françaises au changement climatique. Paris, La Documentation Française, 2008

Annexe II  – Les zones naturelles d’intérêt particulier

La position de la commune en bordure du bassin d’Arcachon est à l’origine de classements spécifiques, majoritairement situés à proximité du littoral.

Certains concernent des espaces partiellement boisés.

Type de zone Intitulé
Site inscrit Pointe des Quinconces

Site inscrit Bois du Broustic

Site inscrit Zones boisées

Sites inscrits Lieux dits Quartiers neuf et du Betey

D’autres statuts de protection environnementale, non spécifiquement liés à la couverture forestière concernent une partie du territoire communal :

Type de zone Intitulé

ZNIEFF de type 2 Bassin d’Arcachon

ZNIEFF de type 1 Conche de Saint Brice et Pointe des Quinconces

http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2004/5.htm  [site consulté le 28 février 2010]