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Adaptation au changement climatique

d’après Jill Madelanat in La Fabrique écologique : l’adaptation au changement climatique sur le littoral français juillet2019

Le changement climatique va affecter les littoraux français métropolitains, en bouleversant certains écosystèmes et en aggravant les risques naturels d’érosion et de submersion. Ce rapport fait le bilan des différentes manifestations du changement climatique sur les littoraux et de la mise en œuvre encore très insatisfaisante des différentes modalités d’adaptation.

Manifestations du changement climatique 1 modifications des paramètres physico-chimiques de l’environnement littoral :augmentation des températures de l’atmosphère et des océans, acidification des océans, désoxygénation ou encore élévation du niveau de la mer, modification du débit des rivières avec en Nouvelle Aquitaine une diminution de20 à 30 % en trente ans du débit annuel des rivières. L’été baisse du niveau d’étiage et risques l’hiver de crues plus importantes.

2 sur la biodiversité littorale. La température, l’acidité, le niveau d’oxygène ou encore les courants océaniques forment les conditions de vie des espèces. En modifiant ces paramètres, le changement climatique altère les habitats de ces espèces (entrainant des migrations vers des eaux plus froides et une désertion des zones dépourvues d’oxygène) et modifie la phénologie des espèces (période de reproduction, taux de fécondité, durée de vie, etc.). Cette biodiversité littorale est particulièrement vulnérable, parce qu’elle est déjà soumise à de nombreuses pressions anthropiques (pollutions marines et terrestres qui se retrouvent transportées par les fleuves jusqu’à la mer, surpêche et surexploitation des ressources, etc.)

3.Les risques d’érosion et de submersion sont déjà très forts en France métropolitaine: 25% des côtes sont aujourd’hui en érosion, tandis que la submersion marine menace 1.4 million de résidents. Le changement climatique, et principalement l’élévation du niveau de la mer, va venir amplifier ces deux phénomènes.A l’échelle européenne et à l’horizon 2050, ce sont 55 000 personnes qui pourraient être, chaque année, concernées par les submersions marines, contre 10 000 aujourd’hui. La France fait partie des pays européens les plus vulnérables à la submersion marine, avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Ces risques littoraux menacent des vies humaines, des bâtiments, des activités professionnelles, mais aussi des infrastructures de transport, des réseaux (eau, électricité, etc.), des équipements publics(écoles, hôpitaux, etc.) et des espaces naturels. Plusieurs pistes d’adaptation à l’élévation du niveau de la mer peuvent être suivies en fonction des réalités locales.

Quatre types d’action : Protection par des ouvrages BTP, (coûteuse et non pérenne) solution fondée sur la nature ou renaturation (durable, faible coût, bénéfices pour la biodiversité et le paysage mais élus non convaincus), stopper l’urbanisation ou délocaliser les activités humaines.

En guise de conclusion : L’incertitude sur l’évolution du trait de côte et sur les risques de submersion sert parfois de prétexte aux opposants à la réglementation de l’urbanisation par les PPRL (plans de prévention des risques littoraux). Certains élus voudraient revoir les hypothèses à la baisse afin que le développement économique de leur commune ne soit pas entravé, de même que certains habitants qui craignent la perte de valeur économique pour leur bien ou leur activité professionnelle. A l’inverse, certains plaident pour une prise en compte des hypothèses extrêmes d’élévation du niveau de la mer, afin d’éviter le risque d’une mal-adaptation. L’absence d’une information sur le niveau de risque est par ailleurs problématique dans le contexte d’une forte attractivité résidentielle du littoral. Les marchés immobiliers ne reflètent pas le niveau d’exposition des biens aux risques littoraux. Dans ce cas, le coût de la relocalisation restera toujours très élevé, car le coût global de l’opération comprendl’acquisition des biens à délocaliser par la puissance publique, quise fait au prix du marché, sans prise en compte du risque.Les promoteursde la renaturation et du recours auxsolutions fondées sur la nature soulignent que ces options d’adaptation pâtissent de l’incertitude qui entourent leur mise en œuvre et de l’absence d’expérimentation témoin. En effet, par comparaison avec les ouvrages de protection en dur, dont on peut modéliser le fonctionnement et ainsi prévoir le dimensionnement adéquat, la végétalisation des dunes ou la dépoldérisation ne sont pas facilement réductibles à un système d’équations. Il en résulte qu’élus ouhabitants sont réticents à choisir une option dont ils ne connaissent pas ex-anteles résultats. Pour pallier le manque d’information et d’exemples de mise en œuvre réussie, il est nécessaire de multiplier les expérimentations, qui pourront ensuite servir de témoin afin de convaincre les décideurs et les populations du bien-fondé de ces solutions. C’est dans cette optique que le Conservatoire du Littoral conduitle projet Adapto, qui développe dix expérimentions de gestion souple du trait de côte, afin de pouvoir par la suite démontrer la faisabilité et les résultats de ce mode de gestion.

la mer monte : réunion le 17 octobre à la Teste de Buch

Face à la montée des eaux, l’état réagit. Que propose-t-il ? Une restitution d’un séminaire sur le sujet est proposée
le vendredi 17 octobre 2014, à 20h30, salle Maugis, rue du Petit Prince,
La Teste de Buch,
Venez nombreux !

avis défavorable du commissaire enquêteur sur ce projet d’extension

vue du port  vers le sud est

 

BRIN DE VARECH

2013-3

Bulletin de liaison de l’association « Le Betey, plage boisée à sauvegarder »

En fin de semaine dernière, le commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable à l’extension du port de plaisance du Bétey au détriment de la plage boisée. Le projet qui veut agrandir le port pour faire passer sa capacité de 150 places de mouillage à 300 places en détruisant 1/3 des espaces naturels va devoir être revu.

83 % des opinions exprimées sur les registres de l’enquête publique sont défavorables au projet d’extension. La plupart des andernosiens écrivent qu’ils ne veulent pas voir disparaître la plage boisée du Betey.

Dans ses conclusions, le commissaire-enquêteur estime pour sa part que le dossier n’est pas en conformité avec la réglementation et notamment la loi sur l’eau. Le flou autour du traitement des vases portuaires, l’absence de solutions alternatives, le manque de concertation sont autant de pierre d’achoppement.  La municipalité d’Andernos-les-bains a maintenant la possibilité de revoir sa copie et de demander une enquête complémentaire mais ne pourrait-elle pas en concertation avec les habitants d’Andernos et tous ceux qui se sentent concernés par la vie de cet endroit superbe travailler à la rénovation de ce port ?

Coût de l’extension : 10 millions d’euros, coût de la rénovation : 3 millions d’euros,  Coût moyen d’une place dans l’ex-futur port : 2000 euros l’année…

Il est important de sauver l’écrin du Betey pour son paysage, son calme, la biodiversité, les familles, les enfants, les écoles du Betey, l’éco-tourisme en anticipant les effets également du réchauffement climatique et de la montée des eaux tout en respectant les recommandations de Natura 2000, du Grenelle de l’environnement et de la solidarité.

Des solutions alternatives existent : des cathways le long du chenal, une gestion mutualisée des places au port à l’échelle du nord bassin, un partage du bateau, des propositions de location de bateau-lib comme le vélo-lib, une incitation à développer la pratique de la voile et du kayak de mer ….Quelques paragraphes tirés du rapport du Commissaire Enquêteur : … »L’enjeu de tout schéma d’aménagement est de trouver l’équilibre  entre le maintien du développement du tourisme, l’agrément du cadre de vie pour les habitants, le cadre de détente pour les  estivants et la préservation d’un patrimoine naturel… ».  « La rupture paysagère entre une plage boisée et l’érection d’une  infrastructure portuaire aussi aboutie soit-elle, quand bien même un effort de replantation d’arbres serait envisagé sur le pourtour du port, porte atteinte au lieu même. »

Ainsi, l’étude d’impact présentée en l’état ne peut être regardée comme ayant satisfait à tous les critères exigés par la règlementation en vigueur à la date de la rédaction de la présente étude (motivation du choix présenté, alternatives au projet, mesures de compensation,…).
En conséquence, l’avis émis est défavorable. »

 

L’association « Le Bétey, plage boisée à sauvegarder »  rappelle suite aux conclusions de l’enquête publique  son opposition à un projet dont l’ampleur, les effets sur l’environnement  et le coût sont totalement disproportionnés avec  l’intérêt général.

Les effets à long terme sur le bassin d’Arcachon, sur la qualité de l’eau, la bonne santé des huîtres et des ostréiculteurs n’ont pas été bien évalués. Le tourisme lui-même risque d’en pâtir ;

A quand la prochaine réunion avec la municipalité pour étudier la rénovation du port dans son pourtour actuel ?

 

 

EXTENSION DU PORT DE PLAISANCE DU BETEY 2010 Extension du port de plaisance du Betey 2010

vue d'ensemble du projet

vue d’ensemble du projet

Arbres Parkings Engraissement_plages cropped-lebeteyvue-de-haut1.jpg lebeteyvue-de-haut.jpg

dessin monique Joyeux

dessin monique Joyeux

le betey, extension du port de plaisance

schéma réalisé par Monique Joyeux après consultation en mairie des documents

un_brin_de_varech__2013-3[1]