Archive Page 2

JMZH Visite du Communal Dimanche 7 février 2021

Rendez-vous à 10 h 30 sur le parking du cimetière des Bruyères, boulevard Digneau pour une visite consacrée au bassin versant du Bétey : le Communal. Zone humide par excellence, le Communal abrite également une ancienne décharge non réhabilitée, une lande à molinie, un papillon rare et protégé, inféodé à la molinie : le fadet des laiches et une plante rare et protégée : la drosera. Sous la ligne à moyenne tension, une mare abritait jusqu’à peu des anguilles… L’aérodrome n’est pas loin…. et des crastes vient une des origines du ruisseau du Bétey. Cette zone, objet de toutes les convoitises doit rester une zone naturelle….

Les deux visites du week-end sont organisées par les trois associations / Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon, Bétey environnement, Le Bétey, plage boisée à sauvegarder….

Tritons au Communal hiver 2020

JMZH Visite pédagogique du port de plaisance du Bétey à Andernos-les-bains

chênes dans la ripisylve du ruisseau

Samedi 6 février 2021 de 11 h à 12 h 30 visite pédagogique du port de plaisance du Bétey dans le cadre des Journées mondiales des zones humides. Rendez-vous à 11 h devant la capitainerie. Masques et distances physiques de rigueur. Apportez un baton de marche. renseignements : 0607020357

Zone humide par excellence, l’embouchure du Bétey est devenu au fil des ans un port d’abord ostréicole, puis de plaisance à partir de 1966… Les hommes préhistoriques ont occupés ce site. En 1933 nos grand-pères trouvaient des pointes de flèche et des silex en allant à la plage. « Les archives écrites du début du XXème siècle ainsi que le mobilier archéologique détenu par les musées d’Andernos-les-bains et par celui d’Arcachon mettent en évidence l’existence d’un site d’occupation humaine de la préhistoire récente d’une rare qualité.Une étude plus récente menée par Julia Rousseau-Laroque donne le nom du lieu à une forme particulière de silex : les « segments » et « triangles du Bétey » (Rousseau-Laroque J. 1997, p 57). ….on évoque même l’existence de plusieurs stations d’occupation : une, dite « du Bétey » serait située au niveau du chenal d’accès au port du Bétey, une autre dite « La Casotte » serait située au droit du Boulevard de l’Océan.  » d’après Christine Lima, archéologue maritime. Mais ensuite ? Claude Gourraud, historien d’Andernos devrait nous en dire plus…

Grippe aviaire : la biodiversité est une réponse à la maladie….

Les éleveurs de volaille néo-aquitains font face pour la troisième fois en 5 ans à une crise sanitaire majeure due à la circulation d’un virus pathogène de grippe aviaire. Toutefois, les mesures préconisées restent les mêmes : l’abattage « par précaution » de tous les animaux, qu’ils soient contaminés ou sains, niant toute valeur à la vie animale en la réduisant à des chiffres, et la mise en place de mesures de bio-sécurité. Ces mesures vont fragiliser économiquement une filière agricole déjà mise à mal par les épisodes précédents. Pour mettre un terme à ces épisodes de crise aviaire et éviter ce type d’hécatombe, des solutions existent :

  • Ne pas imposer des mesures de bio-sécurité uniformes et donc des investissements inadaptés aux petites exploitations qui privilégient la qualité et le bien-être animal ;
  • Soutenir le changement de modèle agricole des élevages intensifs et trop spécialisés ;
  • Promouvoir les races rustiques dans la réorientation : dans l’élevage, comme partout ailleurs, la biodiversité est une réponse à la maladie.

Il est urgent d’engager une réflexion de fond sur l’avenir et la résilience de la filière et non de gérer des crises au coup par coup, sans remise en question du modèle industriel et de la surproduction orientée vers la consommation de masse et l’exportation, au détriment des agriculteurs et des animaux.

Ce qui a changé au Bétey en 2020

ce grand pin a séché pendant l'hiver 2020; il a été coupé en juin 2020. Sera-t-il remplacé ? bois du Bétey,
Ripisylve du Bétey, près du port : ce grand pin à gauche a séché : il a été abattu en juin 2020. Sera-t-il remplacé ?

Petit bois situé entre la rue du Puits Artésien, l’avenue Rosa Bonheur et l’avenue du Maréchal Leclerc. Un immense pin a été abattu il y a quelques années (à gauche du poste) et n’a pas été remplacé.

Site inscrit, il a vu d’élégants lampadaires mis en place (en 2018 ou 2019 ?) et le poste de transformation électrique repeint : mais il n’y a pas de régénération naturelle car il est régulièrement tondu. Et si on arrêtait de tondre ?

plage du Bétey, octobre 2019 au coucher du soleil certains d’entre eux sont tombés en 2020
plage du Bétey, décembre 2020 : l’étendue de sable sec se rétrécit : les marées montent de plus en plus haut. Présence importante l’hiver de limicoles

Bonne et heureuse année 2021

Le Bétey, plage boisée à sauvegarder vous présente ses meilleurs voeux pour une année …. différente de 2020.

Bella au Bétey

Dimanche 27 décembre 2020, la tempête BELLA a fait tomber un des derniers pins de la première ligne de la plage boisée du Bétey…. C’est là qu’il faudrait replanter cet hiver …. des pins, des tamaris, des genêts…

La rénovation du port de plaisance d’Andernos avance masquée

Des mesures effectuées sur le port jeudi 10 décembre, des tests et carottages de géologie réalisées mercredi 9 décembre, les études sur le projet de rénovation du port avancent. Présenté fin février 2019 par le syndicat mixte des ports de plaisance du Bassin d’Arcachon ce projet http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/p_2019_8660_f.pdf grignote 10 mètres sur la droite (parking actuel) et 15 mètres à moitié sur l’estran et sur le chenal. Le futur parking sera pris sur les espaces naturels; on ne sait rien encore sur les dessertes et la capitainerie. Il est nécessaire d’aller jusqu’à la 20 pour voir le schéma du projet. En décembre 2020, malgré une réponse positive de la Cada , malgré de nombreux échanges tant par courriel que lors d’une visite ou par lettre recommandée, nous n’avons toujours pas de détails. Si la rénovation du port et sa mise aux normes environnementales nous semblent importantes (question de sécurité), il nous paraît aberrant de réaliser un port qui ne servirait qu’à faciliter les manoeuvres de gros bateaux qui ne sortent jamais ! Il faut se poser la question : avons-nous vraiment besoin de ports de plaisance ? A quoi servent-ils ? Ne faudrait-il pas à l’heure où le bassin s’asphyxie, réglementer l’usage des loisirs motorisés sur le bassin d’Arcachon ?

Bernache cravant : à connaître

bernaches cravants (Branta bernicla), sur la vase

« Mais quels sont ces drôles de canard que l’on voit à la limite de l’eau? » demande une nouvelle Andernosienne. Mais ce sont des bernaches cravants, de petites oies, de la famille des Anatidés. Elles sont végétariennes et se nourrissent de lichens, mousses et algues en été. Sa présence favorise les zostères, salicornes, algues vertes, semis et herbacées en hiver. La Bernache cravant est une espèce migratrice, elle occupe les côtes d’Europe occidentale durant la période d’octobre à mars.
Les Bernaches cravants sont facilement reconnaissables : bec, tête, poitrine et pattes sont noirs ; leur cou est noir muni d’un collier blanc. Le dos et le ventre sont gris-brun foncé et le croupion est blanc.
Elles fréquentent les lacs et côtes de toundra en été. En hiver, les bernaches privilégient les vasières proches des rivages, où elles effectuent des regroupements spécifiques de taille conséquente. Elles sont présentes jusqu’en Sibérie, Canada, Alaska et Groenland.
Le Bassin d’Arcachon est le site qui accueille, depuis 1996, la plus forte concentration d’individus hivernants de l’hexagone. Le dernier comptage, automne 2020, a permis de dénombrer plus de 30 000 individus. Certaines années, la population a atteint des chiffres allant jusqu’à 50 000 oiseaux !

à vous de trouver son nom

Une ourse Sarousse tuée par balle le 29 novembre 2020


Sarousse, cinquième et dernière ourse lâchée dans les Pyrénées en 2006, a été tuée hier dans la vallée de Bardaji (Aragon) lors d’une battue au sanglier. Quand Cannelle avait été tuée elle aussi lors d’une battue au sanglier, le ministre de l’environnement avait affrété un hélicoptère privé pour aller sur le terrain. Cannelle était la dernière représentante d’une population d’ ours des Pyrénées. Elle a été abattue le 1 er novembre 2004 par un chasseur, René Marquèze. Son ourson, Cannellito, âgé de huit mois au moment de la mort de sa mère a survécu ; il est le dernier représentant de la lignée pyrénéenne d’ Ursus arctos. Aujourd’hui la mort de Sarosse n’est même pas mentionnée.
Selon l’association Pays de l’ours Adet : après Cachou, puis l’ours tué en Ariège et maintenant Sarousse, ces trois ours tués par l’Homme doivent être remplacés suivant les engagements du plan ours 2018-2028.
2020, année noire pour l’ours dans les Pyrénées, plus de 5% de la population d’ours est tuée par l’Homme et un silence assourdissant de la part des représentants de l’Etat français jusqu’au plus haut niveau.

– 9 avril 2020 : l’ours Cachou, seule descendance connue de l’ours Balou lâché en 2006, est retrouvé mort ; la semaine dernière, l’enquête côté espagnol a permis d’inculper un agent de l’Environnement du Val d’Aran, chargé du suivi des ours, pour trois chefs d’accusation, dont l’empoisonnement de l’ours Cachou. Cachou était un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.
– 9 juin 2020 : un jeune ours mâle est retrouvé en Ariège tué par balles ; nos associations ont porté plainte. L’enquête semble sensible et à ce jour, aucune inculpation n’est connue. Nous n’avons toujours aucune information sur l’identité de cet ours.
– 29 novembre 2020 : Sarousse a été tuée lors d’une battue au sanglier. Une enquête est ouverte. Son lâcher s’est déroulé le 22 août 2006 sur la commune d’ Arbas, en Haute-Garonne (France). Elle séjournait depuis plusieurs années dans le massif du Turbon (Espagne). Sarousse était également un individu précieux pour la population d’ours des Pyrénées compte tenu de son historique génétique.

FERUS et Pays de l’Ours-Adet demandent que la lumière soit faite sur la mort de Sarousse et aussi sur celle de l’ours tué en Ariège en juin dernier. La population d’ours pyrénéenne restant classée « en danger critique d’extinction », nos associations rappellent au gouvernement son engagement de remplacer tout ours tué par l’Homme. FERUS et Pays de l’Ours-Adet agiront autant que nécessaire pour le remplacement de ces trois ours.


Trafic de pibales (civelles) a lire dans la revue XXI

La pibale (nom vernaculaire de la civelle) espèce menacée dont la pêche est soumise à des quotas en France, subi un braconnage sauvage, notamment dans le Sud-Ouest de la France c’est à dire chez nous. Recherchées principalement pour leur texture en cuisine, les civelles, ces alevins d’anguilles, font l’objet d’un trafic international, depuis la France vers l’Asie. Le journaliste Nicolas Legendre a enquêté pour la revue XXI / il est interviewé par Jacques Monin sur France Inter et l’écouter est passionnant. .https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-28-novembre-2020

Nous rappelons que l’on trouvait des anguilles dans la zone humide du Communal il y a 40 ans (et moins). On en a vu cet été dans le chenal du Bétey. Des anguilles argentées, des anguilles qui retournent se reproduire peut-être dans la mer des Sargasses. La présence d’anguille argentée cet été dans le chenal du Bétey doit être signalée. Nous devons préserver nos anguilles : la qualité de l’eau dans le ruisseau du Bétey doit être restaurée.
Les anguilles subissent tous les effets de l’augmentation des activités humaines depuis le XIXe siècle : pollution, dégradation de leur habitat et de leur milieu naturel, présence de produits toxiques dans les eaux comme les produits phytosanitaires, mais aussi les résidus de cocaïne qu’on retrouve parfois dans les égouts. Elles ont succombé à des maladies importées du fait de l’utilisation d’anguilles qui venaient d’autres endroits de la planète, pour les besoins de l’élevage.La pibale ne peut pas naître en captivité : on n’est jamais parvenu pour le moment à observer la reproduction des anguilles. Les scientifiques pensent qu’elles se reproduisent dans la mer des Sargasses [une zone de l’océan l’Atlantique nord]. Mais ce n’est pas encore totalement sûr. On n’a, non plus, jamais trouvé d’œuf d’anguille. Le seul moyen pour élever des anguilles adultes à échelle industrielle, c’est de pêcher de jeunes civelles.Les civelles sont aujourd’hui protégées et le nombre de civeliers, c’est-à-dire ceux qui sont autorisés à les pêcher, est réglementé (500 aujourd’hui). Un grand merci à Nicolas Legendre pour cette enquête et à Jacques Monin pour l’avoir fait connaître.