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Sternes, goélands bruns et milans noirs : laissons les vivre

le contexte : Consultation de la DREAL jusqu’au 14 juin 2020 : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html?fbclid=IwAR0sDDyFPy-iJaAztAVpPUEE6ajIU4iv6GNlLgvCb3bl4IxhfhJRI6CH8sw

Va-t-on effaroucher voir détruire (ce sont les termes de la consultation) des goélands espèce protégée et des milans noirs, espèce protégée pour laisser les sternes élever en paix leurs petits ? Nous pensons qu’il faut les laisser vivre, la Sterne caugek protégée elle aussi n’étant pas en voie de disparition. Mais voyons les détails :

Quels sont les enjeux ? 

Le banc d’Arguin, objet de toutes les convoitises (ostréiculteurs, plaisanciers et bateliers et… protecteurs de la nature) accueille depuis les années 1966 une colonie de Sternes caugek. Ce bel oiseau de 35 cm arrive début mai et niche sur le banc d’Arguin; les goélands, arrivés en avril, lui mènent la vie dure allant jusquà manger les œufs ou les poussins. Aucun bébé sterne ne s’est envolé en 2019. Or la sterne est en quelque sorte l’emblème du banc d’Arguin.

C’est pourquoi les gestionnaires de la RNN voudraient mettre en place un protocole d’effarouchement puis, s’il est inefficace,  aller jusqu’à tuer les goélands et les milans noirs et ceci pendant 5 ans.

Les arguments contre : l’absence de recherche des causes réelles de l’agressivité des goélands et des milans : perte d’une source de nourriture, diminution de leur territoire de chasse du à la présence des ostréiculteur puis des plaisanciers, stress du aux humains ou autre ?

Sur la forme, l’avis du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine ne figure pas dans les pièces jointes de la consultation. On le trouve néanmoins à l’adresse suivante : http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2020-7_-_avis_sur_predation_de_la_colonie_de_sternes_caugeks_de_la_rnn_du_banc_d_arguin.pdf

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel Nouvelle-Aquitaine réuni en assemblée plénière, formule, à l’unanimité, une décision recommandant au préfet de ne pas recourir à la destruction, d’engager un programme de marquage sur les goélands et les milans qui complète des opérations d’effarouchement.

Enfin, la lecture de la presse spécialisée nous apprend que les colonies de sternes caugek ont voyagé au cours du XXème siècle (Pons et al, 2005)

Ce sont les réserves  de lileau des liges sur l’île de ré et celle de l’île de Noirmoutier qui les accueilleraient maintenant….

Alors suivons les recommandations du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et ne tirons pas sur nos goélands, ni sur nos milans….

De toutes façons, il reste sur le Banc d’Arguin, des tortues luth, des huîtriers pie et plus de 600 espèces animales intéressantes… Alors quoiqu’on dise ou fasse, le banc d’Arguin a tous les atouts pour rester une belle réserve nationale naturelle.

Réflexions sur une campagne de chasse

Cette consultation sur la campagne de chasse 2020 2021 nous surprend.  (jusqu’au 20 mai inclus sur le site de la Préfecture). En effet, nous vivons une situation exceptionnelle où la santé, les revenus de nos concitoyens sont remis en question. La solidarité est de mise. L’incertitude aussi. On ne sait pas si le déconfinement sera ou non effectif au 11 mai.
Il nous semblait que seules les fonctions vitales ou essentielles devaient être traitées en priorité. La chasse serait-elle une fonction essentielle pour la bonne marche du pays  ?
http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Participation-du-public-Loi-du-27-decembre-2012/Ouverture-et-cloture-de-la-chasse-pour-la-campagne-2020-2021-en-Gironde
Au sujet de la faune et de la flore, l’incertitude existe aussi. Un printemps sec, l’absence de présence humaine  (promeneurs, sportifs) dans la nature, l’interdiction d’agrainage  peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le comportement des prédateurs et des herbivores. Mais, à l’heure de la consultation, nous ignorons encore tout de ce comportement.
De plus, l’Office Français de la Biodiversité a tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer les atteintes nombreuses à la biodiversité faites pendant cette période de confinement. Il faut donc faire le point sur ces atteintes  et ne pas établir de plans de chasse en fonction de critères valables avant la période de confinement.
Le réchauffement climatique, l’érosion globale de la biodiversité doivent aussi  être prises en compte.
C’est pourquoi nous demandons un moratoire …Le confinement actuel nous montre que le gouvernement peut prendre lorsque la situation l’exige certaines mesures drastiques. Informés, les Français acceptent et suivent ces mesures. Pourquoi y aurait-il d’autres comportements en Gironde ?

Au sujet de la chasse anticipée :   l’ouverture de la chasse anticipée à certaines espèces est accidentogène. La plus part des confinés ont une grande soif de parcours dans la nature et de vacances en plein air. Le nombre de promeneurs sur les rivages lieux où l’on chasse le gibier d’eau peut augmenter de manière exponentielle. Il va y avoir conflit d’usage et risque d’accident mortel. C’est pourquoi aucune chasse anticipée ne doit être autorisée. La chasse doit être restreinte du 1er octobre au 31 décembre.

Au sujet de la vénerie sous terre : le blaireau peut être chassé dès le 15 mai. Or la consultation dure jusqu’au 20 mai…. Il y a là un hiatus à corriger.
De plus, cette chasse est cruelle, touche les blaireaux ou les renards à une époque où les petits ne sont pas sevrés  et n’a pas démontré son bien fondé dans la lutte contre la tuberculose bovine. Les français sont de plus en plus sensibles à la cause animale et au bien- être de ces derniers.
En conclusion, nous rendons un avis défavorable à cette consultation sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

Destruction de la faune en période de confinement

Communiqué de presse  retransmis par l’association Le Bétey, plage boisée à sauvegarder

à l’initiative de l’ASPAS et signé des associations Animal Cross, Anymal, Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), AVES France, Blaireau & Sauvage, Convention Vie et Nature (CVN), Convergence Animaux Politique (CAP) Fondation Brigitte Bardot, Mélès, One Voice, RAssemblement pour une France sans Chasse

Depuis le début du confinement, un flou général entoure les activités de chasse et de piégeage en France. Entre interdictions et dérogations selon les départements, pas facile de s’y retrouver, d’autant qu’aucune consigne nationale officielle n’a été diffusée.

Plus grave encore : les inspecteurs de l’environnement de l’Office Français de la Biodiversité ont reçu ordre de respecter le confinement, et n’ont donc pas pu effectuer de veille sur le terrain. Ainsi, comme nous le redoutions, de nombreux cas de braconnage et de piégeage illégal nous ont été signalés.

Face à une situation de plus en plus préoccupante, avec des arrêtés de dérogation chaque jour de plus en plus nombreux, l’ASPAS a donc décidé, avec 11 autres associations animalistes*, d’interpeller directement le Président de la République au travers d’une lettre ouverte.

Nos associations demandent notamment :

  • à ce que soit adoptée une décision encadrant sans équivoque les activités de chasse et de destruction de manière homogène sur l’ensemble du territoire, et selon des préconisations scientifiques, à l’instar de l’ensemble des décisions adoptées par le gouvernement depuis que l’état d’urgence sanitaire a été décrété.
  • qu’à l’issue de cet épisode sanitaire, un état des lieux précis et régulier soit réalisé quant au nombre exact de dérogations et autorisations individuelles d’intervention délivrées dans chaque département, quant aux dégâts ayant justifié ces autorisations (nature et ampleur), et quant aux animaux abattus (nombre et espèce).
  • que des moyens de protection soient rapidement distribués aux inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité afin que ceux-ci puissent exercer leur activité de contrôle sur le terrain dans les meilleurs délais. Leur simple présence sur le territoire aura un effet dissuasif non négligeable.

Nous rappelons également que les activités liées aux soins délivrés aux animaux sauvages sont très largement suspendues, tout comme les activités liées aux études et à la connaissance de la nature. Pour des motifs sanitaires et éthiques, cette situation est incompréhensible pour les citoyens que nous représentons.

Nous alertons enfin sur l’après confinement, puisque de nombreux arrêtés préfectoraux autorisent d’ores et déjà la vénerie sous terre du blaireau dès le 15 mai… Peut-on sérieusement envisager que soit pratiquée cette chasse collective au moment où la plus grande vigilance sanitaire devra être observée ?

De plus, aucune décision gouvernementale ne remet pour l’instant en question l’ouverture de la chasse à tir au 1er juin, ce qui est particulièrement inquiétant quand on peut penser qu’après 2 mois de confinement, les Français souhaiteront certainement massivement se ressourcer dans la nature…

Lire notre lettre ouverte au Président de la République

 

 

Sternes Caugek 2020

Faut-il pour sécuriser la reproduction des sternes Caugek sur la réserve nationale naturelle du Banc d’Arguin, tuer d’autres espèces protégées ?

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-projet-de-destruction-et-de-a11418.html

Voilà bien une question de philosophie que nous soumet la préfecture via la DREAL.

Faut-il tuer des espèces protégées pour protéger d’autres espèces protégées ?

Or la lecture attentive du texte Problématique de conservation sternes sur le Banc d’Arguin nous apprend que : « Les principaux facteurs limitants naturels sont  l’offre en territoires de nidification, la capacité trophique du milieu environnant (du à la surpêche)  et la prédation par le Milan noir, les goelands et peut-être par la présence du Faucon Pélerint

Donc si nous voulons vraiment protéger nos sternes, commençons par réserver d’autres sites de nidification aux goelands en sanctuarisant, pendant la période de nidification certaines plages urbaines -ni joggeur, ni kite-surf, ni scooters des mers, ni chien même tenus en laisse-  et à arrêtons de subventionner la pêche industrielle. Tout le monde y trouverait son compte, y compris et surtout les pêcheurs artisanaux côtiers.

Mais en attendant  ne tuons ni les goelands, ni les milans noirs, écartons les autres prédateurs, abstenons-nous de débarquer sur le banc d’Arguin pendant la période de nidification des oiseaux  ce qui, en ces périodes de confinement, ne devrait pas nous demander trop d’efforts.

 

Démocratie et Santé

La crise en cours nous conduit à publier un extrait de l’éditorial de Fabrice Nicolino sur le site Nousvoulonsdescoquelicots parce que dès aujourd’hui se pose la question de la sortie du confinement. Ce que Fabrice Nicolino dit pour les pesticides est valable aussi pour l’industrie du Surtourisme. . « . La crise actuelle réhabilite la politique dans ce qu’elle a de plus essentiel. Quand des intérêts supérieurs sont en jeu, on peut et on doit rappeler qu’il existe des intérêts subalternes. Et parmi eux, des industries aussi massives que le tourisme, le commerce, la bagnole.

Et les pesticides? Et les pesticides. Ce que nos gouvernants ont imposé à l’industrie sans un mot de protestation, ils peuvent l’obtenir demain de «géants» comme Bayer-Monsanto, BASF ou Syngenta. Oui, on peut décréter la fin des pesticides comme on peut annoncer le confinement d’un peuple. Il faut et il suffit de le vouloir. Pour l’heure, le déni de réalité continue d’habiter le cœur de nos politiciens. Mais demain?

Nous sommes une force populaire, avec laquelle il faut désormais compter. L’aura-t-on assez répété? L’auront-ils assez dit? La santé n’a rien à voir avec l’économie, et quand celle-ci est atteinte, on ne peut plus agir en comptables. Il faut alors agir, et renverser la table. Nous parlons bien sûr de la santé des paysans, la première touchée par le poison. De celle des riverains et des voisins. De celle de tous, car tous sont désormais exposés. De celle des oiseaux, des papillons, des abeilles, de tant de merveilleuses formes vivantes sans laquelle le voyage des humains ne pourrait continuer. Oui, plus que jamais, interdiction de tous les pesticides de synthèse. »

 

Fabrice Nicolino

Nousvoulonsdescoquelicots

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2020/03/31/ce-quun-peuple-veut/

Politique agricole commune et Climat

Pourquoi la PAC ?

parce qu’elle structure le modèle agro-alimentaire européen. Elle  concerne  chaque citoyen, tant pour son alimentation que pour ses contributions publiques, tant pour le paysage que pour sa santé et pas seulement les agriculteurs qui touchent des aides. La politique agricole de l’Union européenne a accompli sa mission originelle : sécuriser l’approvisionnement alimentaire durant la période d’après-guerre. Malgré des réformes en série, la PAC ne répond pas aux défis du XXIe siècle. La prochaine période de financement de sept ans de l’Union européenne commence en 2021. Les négociations concernant les réformes sont actuellement en cours

Quelques enseignements

Grâce à la Politique agricole de l’Union Européenne, près de 60 milliards d’euros sont versés à l’agriculture européenne. Cela représente 114 Euros par an par citoyen de l’Union.

La politique agricole européenne se compose de  deux piliers. Le premier pilier accorde des aides forfaitaires liées à la surface des fermes, tandis que le deuxième soutient le développement rural, dont par exemple l’installation de jeunes agriculteurs et des mesures environnementales.

70 % des fonds de l’UE sont alloués à l’hectare sans exigence de grande portée. Ceux qui exploitent beaucoup de terres, reçoivent beaucoup d’argent.

Les zones rurales ne se résument pas à l’agriculture. Elles aussi sont soutenues par le budget agricole. Ces subventions sont toutefois dotées de nettement moins d’agent  que le premier pilier. L’agriculture est étroitement liée à l’équilibre de notre alimentation, à la qualité de l’eau et à la protection  de la biodiversité. Pourtant, une faible part des fonds de l’UE est allouée à ces enjeux.

L’UE s’est engagée sur des objectifs internationaux concernant le changement climatique et la biodiversité  ainsi que le respect d’objectifs de développement durable. Sa politique agricole n’est cependant pas compatible avec ces objectifs internationaux. Sans un large éventail de réformes, l’union européenne ne les atteindra pas.

Le bien-être animal est très important pour les citoyens de l’UE. Néanmoins, les fonds de la politique agricole de l’UE ne sont guère utilisés pour améliorer l’élevage dans ce sens.

Dans l’Union Européenne, entre 2003 et 2013, plus d’un quart de toutes les fermes ont mis la clé sous la porte. Leurs surfaces ont été acquises par d’autres. Aujourd’hui, environ 3 % de toutes les exploitations gèrent plus de la moitié des terres cultivées.

La France est le pays membre de l’UE qui bénéficie le plus du budget de la PAC : environ 9 milliards

La politique agricole européenne contribue  à la lutte contre l’érosion politique de l’Union européenne. Elle est particulièrement importante dans les régions rurales, où l’insatisfaction envers l’union européenne est de taille.

Pour que la politique agricole commune  soit acceptée socialement, elle doit favoriser les petites et moyennes fermes, soutenir le dynamisme des zones rurales et favoriser l’environnement, le climat, la biodiversité et le bien-être animal.

Pour en savoir plus : https://pouruneautrepac.eu/lexamen-de-la-pac-2015-2020/

 

Bonnes fêtes de Pâques 2020

Bien sûr, nous passerons ces fêtes confinés… Alors on regarde avec d’autant plus d’attention les photos prises cet hiver au Porge.

entre forêt et dune au Porge

Le Porge 26 décembre 2019. Entre forêt et dune

Canalisons les touristes

Composter plutôt que jeter.

C’est le printemps et l’herbe pousse. … Ne jetez plus vos tontes d’herbe, vieux branchages et autres déchets du jardin. Ils ne seront pas ramassés, confinement oblige. Mais réalisez un compost (dans un contenant)  ou une butte (alternance de couches brunes et sèches et de couches vertes et humides comme pour faire des lasagnes), butte sur laquelle vous pourrez planter des légumes et qui vous étonnera par sa fertilité.

QU’EST CE QU’UN COMPOST ?

Le compost est un mélange de micro-organismes, d’humus et de minéraux provenant de la décomposition de matière végétale et/ou organique.

Il existe 4 grands types de composts :

  • le ménager (b.a-ba du compost pour les plantes en général) : c’est celui-ci que nous examinerons.
  • le spécial potager (ajout de matière organique d’origine animale pour la culture de légumes en particulier)
  • le minéralisé (ajout de minéraux)
  • le spécial sol (ajout spécifique en fonction du PH du sol)

QUEL BUT ?  Dynamiser la vie du sol, favoriser la croissance des végétaux et la biodiversité au jardin, permettre le recyclage des déchets de chacun et éviter le transfert des déchets en recyclerie.

Pour commencer , il vous faudra vous procurer un bac à compost que bien souvent les communautés de communes vous commanderont gratuitement (demande en mairie, en CdC ou en ligne).

Placez ensuite idéalement ce bac dans votre jardin, exposé au soleil ou mi-ombre si canicules fréquentes. Le c ompost doit être composé de 50 % de compost brun et de 50 % de compost vert.

LE COMPOST BRUN : ne doit donc pas reposer à même le sol. Pour cela :

entreposer des branchages de 20 cm de long en moyenne. Attention veuillez à ne pas utiliser de branchages de résineux

– ajouter : les feuilles mortes, les écorces, vous pourrez y ajouter du carton (non encré), du papier et des filtres à café usagés !

LE COMPOST VERT :  les épluchures de fruits et légumes,  les déchets d’entretien de jardin (feuilles vertes, herbe coupée), les coquilles d’œuf brisées.

Ne mettez pas de  coquilles de mollusques et fruits de mer ainsi que les déchets protéinés (viandes, produits laitiers) à l’origine des mouches, moustiques et autres insectes, ni d’ail ou d’oignons

Occasionnellement, on peut mettre la litière  biodégradable du chat ou la paille des cochons d’Inde et en très petite quantité, les agrumes.

COMBIEN DE TEMPS ?

On peut obtenir un compost au bout de 6 mois. Ainsi, vous pourrez récupérer votre compost à raison de deux fois par an. Un bon compost doit être léger et dégager une odeur d’humus.

Pour cela il faut le retourner régulièrement afin qu’il soit bien oxygéné.   Il faut l’arroser, surtout en période de canicule. Au fil du temps vous verrez votre compost s’affaisser ; si vous l’alimentez régulièrement, au bout d’un an vous pourrez obtenir un bac rempli à ras bord dont le bas du bac est tout à fait opérationnel.

Recettes aimablement fournies par le parc naturel régional des Landes de Gascogne.

CONFINES, OBSERVEZ LA BIODIVERSITÉ !

- Sur son compte Twitter, l’ornithologue et naturaliste Maxime Zucca propose de découvrir, depuis chez soi, les oiseaux urbains.
- La Ligue pour la protection des oiseaux et l’Observatoire des oiseaux des jardins proposent à tout un chacun de participer au grand comptage national des oiseaux des jardins.
- Vigie nature, le programme de sciences participatives piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle, relance l’ «opération papillons» d’observation de ces insectes, mais également le projet Spipoll de comptage des insectes pollinisateurs.
- Le réseau des botanistes francophones Tela Botanica propose des activités pour «la pratique et la découverte de la botanique, même à distance» : Mooc d’initiation à la botanique, série de reportage de «botanique à la maison».
- Il est possible de suivre la nouvelle saison des deux balbuzards pêcheurs les plus connus de France (Reda et Sylva) à travers la Balbucam. Depuis 2016, leur aire de nidification, dans le Loiret, a été équipée d’une caméra électronique qui filme en continu la vie de ces rapaces migrateurs. Autre curiosité, la webcam installée par la LPO qui filme en direct l’aire d’un couple de faucons pèlerins à Châteauneuf (Côte-d’Or), et qui a déjà pondu un œuf le 24 février dernier!

Et sur nos rives, dans nos jardins ?

Conche entre la plage du Bétey et la Jetée à Andernos-les-bains

chenilles processionnaires du pin mai 2018

Bécasseaux ou gravelots 2019

Plage du Bétey, refuge des oiseaux de mer l’hiver par grand vent  2017

 

Accès au littoral interdit mais pour la nature ?

L’arrêté préfectoral du 19 mars 2020 interdit l’accès aux plages du littoral : cause : affluence de personnes fuyant le coronavirus urbain… provoquant ainsi une dissémination encore plus grande du coronavirus… Consolez-vous ! Ces interdictions d’accès représentent un répit pour la nature. Monsieur  et Madame Colvert et Monsieur  et Madame Aigrette garzette vont pouvoir se faire la cour en toute tranquilité !

Arrete_PREF33_19-03-2020_Interdiction_Plages_et_plans_d_eau_COVID19

Ces photos datent de l’hiver 2018 2019

Chenal du Bétey à marée descendante

Colverts au port du Bétey

A vous de les identifier

Accès interdit ? Consolez-vous ! Un moment de répit pour les premiers occupants

Et que se passe-t-il dans les banlieues désertées ?

Ici, nous dit notre correspondant banlieusard, on se croirait au mois d’août, chaleur en moins. Tous ceux qui pouvaient faire du télétravail sont partis dans leur maison de campagne (Morvan, Bassin d’Arcachon) en emportant sans doute le virus vers des contrées qui, jusqu’alors, avaient été épargnées. Mais les rues sont vides. On croise avant 8 heures du matin 10 personnes qui, attestation de dérogation en poche,  vont faire le tour du parc fermé  et/ou sortir les chiens.  Le silence relatif, l’absence de voitures ouvrent les sens à l’appel du printemps : c’est l’éclatement jaune des forsythias, l’odeur des jacinthes plantées autour d’un monument, le chant du merle, le tambourinement du pic et les piallements des moineaux autour de la mangeoire. On a vu arriver la première hirondelle. Faire les courses à pied, le visage couvert d’un foulard (à défaut de masque) soulève de nombreuses questions : queue devant la pharmacie, la boulangerie où sont respectées les distances préconisées, mais pas dans l’épicerie du coin où l’on se presse pour prendre livraison d’un colis ou acheter … de l’épicerie…  A suivre