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Retour sur 2017 le banc d’Arguin et son décret

Juillet 2017
Le banc d’Arguin : en limiter l’accès pour mieux préserver l’avenir.

A l’entrée du Bassin d’Arcachon, là où l’océan entre dans le bassin un banc de sable aux formes mouvantes d’une année sur l’autre accueille des colonies de sternes caugek, des huîtriers pie, des phoques et … des touristes et des parcs à huîtres. Classé depuis 1972 en réserve nationale naturelle, grâce notamment aux efforts de la Sepanso, ses attraits en font l’objet de toutes les convoitises ; touristes, ostréiculteurs et protecteurs de la nature se le disputent. Un décret du 11 mai 2017 a confirmé son statut de réserve nationale naturelle, déclenchant l’ire de certaines personnes. Mais qu’en est-il exactement ? Laissons Joël Mellet, un protecteur de la nature nous en dire plus.
« Jusqu’à présent et depuis son classement en 1972 – classement qui engage internationalement notre pays en matière de protection de la biodiversité –le statut du Banc d’Arguin est celui d’une réserve. Ce n’est pas le « Lido » d’Arcachon ou du Cap ferret, où on va même jusqu’à se faire livrer par vedette rapide des plateaux de fruit de mer ! Lorsque, en quelques années, la fréquentation diurne annuelle est passée de 50 000 à 250 000 personnes voire un peu plus, il est apparu nécessaire d’arrêter cette dérive. Même la fréquentation nocturne qui peut sembler anecdotique, mais elle atteindrait près de 8000 nuitées sur deux mois en été, ce qui pour un sanctuaire naturel protégé est un tout petit peu beaucoup. On peut par ailleurs douter que les rejets de ces 250 000 + 8000 soient intégralement récupérés dans les réservoirs à eaux noires (toilettes) installées à bord des bateaux et vidangés à terre. Les témoignages que l’on peut recueillir même de la part d’usagers soucieux de la qualité des eaux montrent qu’il n’en est rien. On a fermé l’été l’accès nocturne à la conche ou « lugue » du Mimbeau au Ferret pour moins que ça.
Quant aux activités ostréicoles, qui auraient pu être interdites si le statut de réserve naturelle avait été strictement appliqué, elles participent également d’une ponction sur la ressource (le plancton) et rejettent de la matière organique (les fèces). L’effet chasse d’eau invoqué par la profession n’est pas égale partout en particulier au fond des anses. Le décret, là aussi a voulu en limiter l’impact tout en préservant l’activité ostréicole ce qui est loin de satisfaire les tenants d’une réserve naturelle strictement protégée. Il y a bien eu, là, compromis pour préserver une activité économique.
Début 2016, le CNPN, Conseil National de Protection de la Nature, a rendu un avis à une courte majorité sur ces propositions (confirmant notamment l’interdiction du mouillage de nuit). Dès lors le projet de décret tel qu’il est paru, était dans les « tuyaux » depuis le 1er trimestre 2016. Sa parution n’est pas une surprise. […] Il faudrait faire prendre conscience aux lecteurs que les temps changent. Il y a effondrement de la biodiversité, on parle de la 6ème extinction des espèces – la précédente était celle des dinosaures il y a 125 M d’années, excusez du peu ! le 2 août, on aura consommé sur la planète ce qu’elle produit sur un an (d’après « Global Footprint Network »)
Nous sommes entrés dans une phase de transition, écologique mais aussi économique. C’est à dire que nous allons devoir collectivement changer de pratiques en matière de déplacements, d’alimentation, de chauffage, d’énergie, de travail … Bref bon nombre des pratiques de la seconde moitié du siècle dernier vont devoir changer. Et prétendre que l’on va pouvoir continuer de faire (voire bien davantage) sur le bassin d’Arcachon avec une population décuplée ce que faisait nos parents et grands-parents est irresponsable. Le bassin, son écosystème, son économie ne sont pas sur une autre planète, un territoire à part où les problèmes d’effondrement de la biodiversité, de changement climatique, bref où la crise environnementale n’existerait pas. Il va nous falloir, tous, changer nos habitudes, inventer d’autres activités économiques qui soient soutenables par notre territoire et nous permettent de le préserver pour nos enfants justement. Alors, aller à Arguin sera sans doute, non pas interdit mais limité en nombre, un peu comme pour des raisons de sécurité, on ne peut accéder à un monument lorsque sa capacité d’accueil est atteinte. Est-ce si grave ? Les tour-opérateurs qui voulaient développer massivement les débarquements, les manifestations festives sur Arguin devront trouver autre chose pour développer leur business. Cela s’appelle, s’adapter à de nouvelles conditions du marché !!
C’est un peu le sens au final de ce décret. limiter l’accès pour mieux préserver l’avenir.
Joël Mellet, vice-président de la CEBA Coordination Environnementale du Bassin d’Arcachon.

O mon Bassin séquence poétique

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  1. Ö mon Bassin
  2.  Ton eau désormais turbide ne m’incite plus à tremper mes pieds,
  3. Car je ne les vois plus, mes petits petons et il me faut me méfier,
  4.  De cette perfide vase fluide qui déchausse ce bon varech,
  5. Et se répand en colique insidieuse dont il faut faire avec.
  6. Je ne reconnais plus le sable doré de ma petite enfance.
  7. Ce ventre souillé, qui me semble malade ; le bassin est-il mort
  8. De la densité des coques estivales qui flottent à outrance
  9. Et qui libèrent à petit feu leur poison pour lui régler son sort
  10. Il me faut penser que les choses changent et cela à ma décharge
  11. Sauvages étaient les chalands ; aujourd’hui on les nomme des barges.
  12. Et les parqueurs d’antan, ces jardiniers des mers, ne régulent plus guère
  13. Les espaces marins et l’onde se pollue sans ce bon savoir-faire
  14. Il ne manquerait plus au mépris de la santé publique que bientôt
  15. Des panneaux nous indiquent alors : attention aux éléments radios.
  16. Actifs seront alors les pouvoirs pour redonner bonne mine
  17.  A ce site attrayant dont l’air aujourd’hui ne sent plus la résine.
  18. Mon épouse martine se pique les mollets dans les spartines
  19.  Elle crie de douleur invoquant les dieux et déesses du lieu
  20. Pour toute réponse le bon st Eloi lui envoie les matines,
  21. Mais les clarines n’apaisent pas sa douleur ; elle ne va pas mieux Il ne faudrait pas qu’un exode massif venu d’autres régions
  22. Envahisse ce bijou d’aigre marine qui se meurt en silence
  23. Et accélère son trépas annoncé mais sans mauvaise intention ;
  24. Mais il est trop tard, quoi qu’il se passe, il est déjà sans défense
  25. François veillon

Le littoral n’est pas épargné par la pollution

Notre « correspondant » de Biscarosse nous incite à visionner  le reportage de TF1 sur site :  http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-littoral-n-est-pas-epargne-par-la-pollution-5851983.html

diffusion : mercredi 12 mai 2010 JT de 20 H TF1

Il nous précise ce qui a été omis lors de la diffusion 

–  nécessité de lancer une étude scientifique rigoureuse pour connaitre la nature exacte, l’origine et l’impact sur la faune, la flore et la santé humaine des mousses marrons récurrentes sur nos plages. –    

manque de transparence du SIBA par la non communication des résultats d’une étude réalisée en 2008 par l’Université de Bordeaux 1 sur la qualité des rejets du Wharf de La Salie et financée à moitié par le SIBA et SMURFIT pour la somme de 40 000 €. (1)   –        

 A terme la suppression du Wharf de La Salie et de tous les rejets polluants en mer.  

 (1)   Cette étude concerne en  premier lieu les ostréiculteurs, mais également l’ensemble de la population du Bassin d’Arcachon, car on sait que depuis la marée noire du Prestige et contrairement aux avis qualifiés de l’époque… les galettes du Prestige parties de Galice en Espagne sont  allé se déposer dans le fond du Bassin d’Arcachon. 

Le nouvel avant-projet : le bois de chênes disparaît

Les nouveaux projets dextension du port du BETEY (3)