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Banc d Arguin 1er août 2017

Sud ouest mardi 1er Août 2017

Et à partir du 2 août, nous vivons à crédit sur la planète…

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SOUTENONS LE DECRET DE PROTECTION DE LA RESERVE NATURELLE DU BANC D ‘ ARGUIN

 Notre association relaie ici la pétition de l’association Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon…. Créée en 1972, la Réserve Naturelle Nationale du banc d’Arguin a pour but de protéger la faune et la flore de ce milieu unique. Un décret fixant une nouvelle réglementation vient de paraître en mai 2017.  Il permet  de mieux garantir la survie de cet espace face à l’accroissement de la fréquentation et à la multiplication des activités de loisirs tout en laissant aux ostréiculteurs un espace de travail.
Des voix s’élèvent pour protester contre l’injustice ou l’intransigeance de ce texte. Mais est-ce être égoïste et misanthrope de vouloir que nos enfants puissent entendre le cri des sternes ou des huitriers pies sur nos plages? Est-ce fanatique que d’attendre des pouvoirs publics qu’ils appliquent des lois et des décrets votés et construits pour l’intérêt général?
Par notre signature, nous soutenons l’action de ceux qui travaillent non seulement au respect de la nature mais aussi au respect des hommes et des lois de notre démocratie. Nous demandons à Monsieur le Préfet de Gironde et à Monsieur le Sous-Préfet d’Arcachon de faire appliquer le décret n° 2017-945 du 10 mai 2017 portant extension et modification de la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin (Gironde)

la biodiversité en baisse …. les oiseaux communs spécialistes d’un habitat (telles les sternes) a diminué de près d’un quart en 26 ans

L’Observatoire national pour la biodiversité publie un bilan bien morose pour 2017. Seuls 22% de l’ensemble des milieux naturels d’intérêt européen sont évalués en bon état de conservation. Moins de la moitié (43%) des eaux de surfaces en bon état. L’abondance des oiseaux communs spécialistes d’un habitat a diminué de 23% entre 1989 et 2015, au profit des espèces généralistes, moins exigeantes pour leur habitat et leur alimentation, dans des milieux qui s’appauvrissent.  C’est pourquoi, laissons, durant la période de reproduction et de nourrissage des petits, tranquilles les sternes caugeks du banc d’Arguin.
Des chiffres dans la ligne de l’édition 2016, déjà riche d’enseignements.

source http://www.journaldelenvironnement.net

Désolée, je n’ai pas de photos de Sterne caugek, mais les hirondelles sont aussi concernées par cette diminution d’effectifs !

 

moules du banc d’Arguin interdites de consommation : trop d’engrais dans l’eau ?

Les résultats des analyses effectuées cette semaine par le réseau de surveillance de l’IFREMER ont révélé une contamination des moules en provenance du banc d’Arguin, par des toxines lipophiles pouvant entraîner un risque sanitaire (désordres gastriques).
En conséquence, et après concertation avec les représentants des organisations professionnelles des pêches et de la conchyliculture, le préfet de la Gironde a décidé d’interdire les activités de pêche et de commercialisation destinée à la consommation humaine, de moules  en provenance du banc d’Arguin.
Cette mesure prend à compter de la fin mai et sera levée dès lors que les analyses établiront la bonne qualité sanitaire des moules dans cette zone.

D’où viennent ces toxines lipophiles ? Du phytoplancton

Elément important de la chaîne alimentaire, le plancton végétal prolifère au printemps et ne  forme des blooms que lorsque les nutriments sont trop abondants et que les eaux sont suffisamment chaudes.
Quelles sont les conséquences de cette prolifération ? Une modification des propriétés de l’eau(transparence, couleur, température)
 et un épuisement desréserves d’oxygène dissous

Certaines espèces de phytoplancton produisent des toxines. Si l’enrichissement de l’eau en nutriments est favorable au développement de ces microalgues, les toxines peuvent engendrer la mort de certains poissons. Les mollusques (huîtres, moules) qui se nourrissent de phytoplancton, accumulent ces toxines. Elles peuvent alors être transmises aux humains qui les consomment.

Dans certains cas, les blooms d’algues sont responsables de l’apparition sur les plages d’une grande quantité de mousse. Dans le Nord de la France par exemple, le flagellé Phaeocystis prolifère au printemps. Cet organisme est entouré d’un mucus gélatineux composé de protéines. Lorsqu’il meure, les protéines libérées sont fouettées par la mer, et provoquent l’apparition de mousses.

 

Comment éviter un bloom d’algues ?

Il faut s’attaquer à la source de l’excès de nutriments. Il faut donc réduire les sources de phosphore  et d’azote (les nitrates).

glossaire : bloom
La prolifération du phytoplancton porte le nom de bloom ou d’efflorescence ;
c’est aussi le nom d’une organisation non gouvernementale protégeant la faune et la flore  maritime
 

sources : Ifremer de Boulogne sur mer et

 


YOU LE PHOQUE ET NOUS

Pour lui sauver la vie, laissons le tranquille  you-pdf 

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Banc d’Arguin : la concertation se poursuit indique le Préfet

.des nouvelles au 22 octobre 2014 http://www.sudouest.fr/2014/10/22/bassin-d-arcachon-la-concertation-sur-le-banc-d-arguin-se-poursuit-1712722-2733.php

rappel des faits : http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Autres-enquetes-publiques/Projet-de-modification-de-la-reserve-naturelle-nationale-du-Banc-d-Arguin

Mardi, l’avis de Jean-Denis Dumont, ingénieur agronome et commissaire enquêteur, sur le projet de décret modificatif de la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin, a été rendu public sur le site de la Préfecture après une enquête publique du 4 août au 5 septembre.

L’avis est favorable,  assorti de plusieurs réserves suspensives : lever l’interdiction du mouillage de nuit ; supprimer la création de zones de mouillage délimitées ; supprimer l’obligation de surface minimale pour la ou les zones de protection intégrales, c’est-à-dire la zone réservée aux oiseaux et interdite à toute activité humaine.

On oublie que la réserve est une réserve naturelle nationale et non pas un parc d’attractions.  suites de l’événement : lire dans Sud-Ouest du 20 octobre 2014

Arguin : les écologistes veulent aller au contentieux

Publié le 20/10/2014 à 09h21 , modifié le 20/10/2014 à 10h19

Les écologistes du bassin d’Arcachon demandent à l’Etat de reprendre l’enquête publique sur le nouveau décret de la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin. Et si l’Etat refuse, ils iront au contentieux

[… extrait]

Dans un communiqué, la Ceba ( Coordination environnement Bassin d’Arcachon qui regroupe vingt-neuf associations locales pour la protection de la nature et de l’environnement) « constate un rapport de toute évidence de parti pris ». Voici pourquoi selon elle : «  Les observations et propositions des associations de protection de la Nature et de l’Environnement ont tout simplement été ignorées dans la synthèse du commissaire enquêteur. En revanche, celui-ci a très généreusement comptabilisé, comme autant d’avis individuels, les signatures des pétitions organisées par certaines associations de plaisanciers, et abonde systématiquement dans leur sens. »

Le fait que Jean-Denis Dumont ait, comme l’a révélé Sud Ouest dans son édition du samedi 18 octobre, des responsabilités au sein d’un club de plaisanciers d’Andernos-les-Bains et soit le responsable du Front national dans cette même ville interpelle grandement la Ceba : « Le désigner pour une telle mission était donc en soi une erreur qui ne pouvait que le mettre dans une situation particulièrement inconfortable exclusive d’une suffisante objectivité. Cela conduit la Ceba à demander à l’Etat de reprendre la procédure dans des conditions juridiquement correctes. A défaut, le contentieux semble inévitable. »

le banc d Arguin : l’avis du commissaire enquêteur favorable avec réserves

Hélas, les réserves portent sur la réserve des oiseaux !

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Autres-enquetes-publiques/Projet-de-modification-de-la-reserve-naturelle-nationale-du-Banc-d-Arguin

rappel de notre participation à l’enquête publique

L’association de protection de la nature, « Le Betey, plage boisée à sauvegarder » a plus de 7 ans. Elle s’est donnée pour missions – d’une part de sauvegarder le patrimoine naturel du Betey et du Bassin d’Arcachon et en particulier la plage boisée du Betey, menacée par l’extension du port de plaisance, – d’autre part de promouvoir dans le public la connaissance de la nature et la nécessité de sa sauvegarde.
Elle a donc intérêt à agir en donnant son avis sur le projet de modification de la réserve naturelle du Banc d’Arguin.
Que la Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin située sur le domaine public maritime soit devenue un site d’importance communautaire est une reconnaissance de fait. En effet, ce site constitue une étape pour les migrateurs et une destination pour les hivernants. Il se situe sur une des deux autoroutes Nord-sud de la migration en France. C’est donc pour certains oiseaux un site d’importance internationale et c’est pour cette raison que la réserve fut créée.

Pour ce qui est des humains : l’occupation des lieux est problématique. En effet, ce lieu qui devrait permettre la cohabitation des oiseaux et des plantes, des ostréiculteurs et des plaisanciers voit certains occupants supplanter les autres.
Les plaisanciers : de juin à septembre, les parties émergées du Banc d’Arguin sont envahies par les bateaux à moteur et la plupart d’entre eux ne respecte pas la règlementation: la vitesse dépasse 5 nœuds et les bateaux s’agglutinent tout autour du banc.
La présence de bateaux sur les lieux de nourrissage des sternes engendre une turbidité de l’eau et du clapot. Ce type de comportement perturbe la pêche des sternes, compromet l’élevage des jeunes et la survie de l’espèce. Le jet-ski, le scooter des mers sont des pratiques bruyantes, polluantes et grandes consommatrices de carburants. Les plaisanciers débarquent et occupent l’estran : ballade ou pêche à pied; parfois, les kites-surf évoluent dans quelques décimètres d’eau : les limicoles ne peuvent plus se nourrir à la limite entre la mer et la terre. Cette situation est également visible sur d’autres plages du bassin. Par exemple, sur la plage boisée du Bétey à Andernos-les-bains. A marée montante les gravelots à collier interrompu et d’autres limicoles se nourrissent à la limite de l’eau. Lorsque les kite-surfeurs sont là, on voit ces oiseaux arriver en vol, survoler le site et repartir, revenir et repartir, effrayés par les voiles des kites surf. On pourrait également dire que certains kites-surfeurs effrayent également les baigneurs. Il n’est pas nécessaire de restreindre encore l’accès des oiseaux à la nourriture.

En résumé, sur le site du banc d’Arguin, le comportement des plaisanciers évoque plus des épisodes du gendarme à  Saint-Tropez que celui de personnes respectueuses de la législation, du calme et bien-être de leurs voisins et de la nature.

En ce qui concerne les ostréiculteurs : (Titre VIII du projet)
La superficie occupée par l’ostréiculture est d’environ 65 hectares aujourd’hui. Cela affecte grandement la réserve naturelle. Envasement, consommation d’une grande quantité de phytoplancton par les huîtres et comportement négligent de certains ostréiculteurs Certains d’entre eux, abandonnant leurs parcs et leur matériel, font rougir les autres (propos recueillis par le rédacteur).
Nous notons dans le projet une diminution de la surface attribuée à l’ostréiculture (45 hectares). Toutefois, le décret devrait reprendre les recommandations du Conseil National de Protection de la Nature (p 136 du rapport de présentation). Dans un souci d’équité, une même entreprise ne devrait pas avoir plus d’une concession.
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Nous sommes favorables à l’interdiction du mouillage de nuit (comment vérifier que tous les bateaux sont équipés de toilettes recueillant les eaux noires ? Comment vérifier qu’il n’y a pas de débarquement nocturne ?) , favorables à l’interdiction de la pêche à pied, destructrice des milieux et prélevant la part qui revient aux oiseaux, mais demandons une interdiction du jet ski et du kite-surf.

Enfin, il paraît primordial de convaincre chaque plaisancier, chaque ostréiculteur que ce lieu magique est un lieu unique en Europe, un lieu fragile, un lieu que l’on partage. Nous avons un devoir vis-à-vis des générations futures d’accueillir les populations aviaires et de leur conserver leur habitat. Nous proposons donc de former les plaisanciers non seulement aux dangers de la mer mais également à la fragilité du site.

En conclusion, nous vous demandons d’émettre un avis favorable à ce projet de modification de la réserve naturelle nationale du BANC D’ARGUIN avec des modifications du projet de décret:
réglementer la vitesse,
interdire le jet-ski et continuer à interdire le kite-surf,
contingenter le débarquement sur les terres émergées des plaisanciers ET surtout former les plaisanciers
faire de la pédagogie, mais aussi de la répression rapide.
enfin, n’autoriser que le débarquement des bateaux à voile ou à pagaie et bien sûr des bateaux de sauvetage.