Posts Tagged 'extension du port de plaisance'



Le Bassin d’Arcachon est un parc naturel marin

Le chenal du Bétey avril 215

Le chenal du Bétey avril 2015

Voici le lien vers les cahiers qui ont servi de support à l’enquête publique, utiles pour ceux qui sont nouvellement intéressés par le sujet :
http://www.aires-marines.fr/L-Agence/Organisation/Parcs-naturels-marins/Parc-naturel-marin-du-bassin-d-Arcachon/Documentation/Richesses-du-bassin-d-Arcachon-et-son-ouvert

Projet d’arrêté portant désignation du site Natura 2000 bassin d’Arcachon et Cap Ferret (zone spéciale de conservation) Jusqu’au 22/12/2015

chênaie au Bétey 2015

Plage du Broustey rive droite du Bétey 2015

Plage du Broustey rive droite du Bétey 2015

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1193

L’association vous demande de participer à cette consultation; regarder attentivement les cartes l’embouchure du Bétey est dans le périmètre mais pas les plages situées de part et d’autre… Il faut les intégrer : les plages sont toujours menacées par des projets de rénovation extension du port (dans les proportions beaucoup plus faibles que dans les projets précédents)… Voici quelques arguments pour inclure la plage du Bétey dans le site Natura 2000
Il faut inclure les deux plages boisées situées sur la rive gauche (la plage du Bétey) et la rive droite du ruisseau Le Bétey (la plage du Broustey). En effet il y a avec ce ruisseau un continuum écologique. Bien qu’il y ait un port de plaisance situé à l’embouchure du ruisseau, tout cela constitue un maillon très fort de la trame verte et bleu.
Avec la montée des eaux, elles sont atteintes par la limite de la haute mer en cas de tempête et de fortes marées. Elles sont constituées de dunes grises plus ou moins artificialisées.
L’hiver par forte tempête, la plage située sur la rive droite, plantée de tamaris et bordée de pins abrite d’innombrables oiseaux de mer qui viennent se réfugier. Le gorge-bleu, la rainette se rencontrent sur ces tamaris. Le petit bois de chênes centenaires est l’hôte du capricorne et du lucane cerf-volant, insectes  protégés par la directive Habitat,  il sert de reposoir à l’aigrette garzette et parfois à la buse (et oui !) l’été, les geais des chênes, le martin-pêcheur, les écureuils et la microfaune fréquentent ces bois…

Ce n’est pas sans raison que cet espace avait été classé au titre de la loi de 1930

Hélas, la précédente municipalité l’a fait déclassé le 6 décembre 2007  en donnant en compensation la promenade du perré jusqu’au Camping de Fontaine-Vieille…  Ce n’était pas une compensation équivalente en termes de biodiversité. De plus, lors de la construction du muret anti-inondations sur ce perré  des arbres sont tombés…
Enfin, un projet d’agrandissement du port au détriment de ces plages n’avait pas pu voir le jour : le commissaire enquêteur a donné un avis négatif à ce projet (avril 2013) et l’avis du conseil municipal sur le PLU comprenant l’agrandissement du port a été annulé par le tribunal administratif ( jugement du 10 juillet 2013). Plus de 5000 personnes avaient signé une pétition (sur format carte-postale) pour indiquer leur volonté de conserver ce site. C’est pourquoi nous pensons qu’il doit être intégré au site Natura 2000.
les prés-salés de la Teste doivent également être inclus dans ce périmètre.

Zone de refuge des oiseaux de mer par grande tempête

Zone de refuge des oiseaux de mer par grande tempête

DSC_0064

Tamaris été 2015

Tamaris été 2015

GILLES BOEUF SUR LE BASSIN

15_10_prospectus-flye__ r_Biodiversités_G._B__ OEUF_2

Une certaine idée de la biodiversité
vin, pain, fromage... Tout ce qui contribue au plaisir du palais et à la renommée de notre gastronomie est le résultat d’une belle biodiversité… Comment ? Gilles Boeuf, médecin, écologue, président du Museum national d’histoire naturelle , viendra nous en parler vendredi 11 septembre à Biganos à 18 H…

Espace culturel de BIGANOS
1 rue Pierre de Coubertin
de 18h00 à 20h00
Conférence-débat
(Entrée libre)
Gilles Boeuf
Président du Muséum national d’histoire naturelle
Pourquoi faut-il préserver la biodiversité ?
Gilles Boeuf, nous expliquera en quoi chaque espèce est unique et irremplaçable. Mais aussi que sa disparition irréversible aura des conséquences importantes et imprévisibles sur d’autres
espèces, dont l’humain, par un mécanisme d’effet « cascade ».
2 heures à écouter ce grand savant nous parler de la vie et échanger avec lui
Conférence co-organisée par les associations
A2DBA, contact@a2dba.org Contact 06 08 56 55 58
ADPPM, adppm@hotmail.com Contact 06 07 46 03 48
AMAP du Sud Bassin, http://amapsudbassin.blogspot.fr Contact 06 79 64 02 11
Association Ecologie Val de l’Eyre, michelteytau@orange.fr Contact 06 08 28 29 21
Bassin d’Arcachon Écologie, http://www.bassindarcachonecologie.org Contact 05 56 54 51 02
Bétey Environnement, Contact 06 80 05 61 73
CODEPPI, codeppilcf@orange.fr Contact 06 08 51 65 61
Écocitoyens du Bassin d’Arcachon, www.ecocitoyensdubassindarcachon.org Contact 06 87 53 48 42
Écologie en débat,http://ecologieendebat.blogspot.frContact 06 86 40 10 72
 CEBA, laceba33@outlook.fr Contact 06 07 46 03 48
Le Bétey plage boisée à sauvegarder, http://lebetey.com, Contact 06 07 02 03 57.
Protection et aménagement Lège-Cap Ferret, www.palcf.blogspot.com Contact 06 07 89 96 69
SEPANSO Gironde, www.sepanso.org Contact 05 56 91 33 65
Vive la Forêt, www.vivelaforet.org Contact 06 26 97 75 96

Brin de varech 15-1 vient de paraître

un brin de varech 2015-1é1

Une enquête publique a lieu depuis le 8 juin et jusqu’au 12 juillet, sur l’extension de la zone artisanale d’Andernos-les-bains. Allez donner votre avis…
Le site http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.org vous donnera plus de renseignements sur le sujet.
Nous notons que le bois a été défriché avant l’annonce de l’enquête publique…
Nos actions en 2014-2015
Décembre 2014 : rencontre avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports, du littoral et de la police sur les travaux de rénovation du port du Bétey
Janvier 2015 :
En novembre 2012, le préfet avait pris un arrêté autorisant la municipalité d’Andernos a défriché le bois de Matoucat au cas par cas c’est-à-dire lot par lot sans étude d’impact écologique…
Estimant que cet arrêté, pris au vu des documents fournis par la municipalité d’Andernos ne tenait pas compte de la réalité du terrain (il ne s’agissait pas de 10 hectares + 10 hectares + … mais d’une surface de plus de 25 ha) et de ce fait était illégal, l’association avait en mars 2013 déposé un recours à l’amiable puis auprès du Tribunal Administratif.
Ce dernier, en mars 2015, a jugé que le terrain visé constituait un lot et devait faire, avant un éventuel défrichement, faire l’objet d’une étude d’impact écologique.
Jugement du Tribunal administratif de Bordeaux du 5 mars 2015 sur le défrichement au cas par cas de Matoucat sans étude d’impact environnemental : arrêté annulé

Février 2015 : Participation à la Journée Mondiale des Zones Humides : rallye botanique à Matoucat
Vie du quartier :
Depuis septembre 2012, nous demandons à la municipalité d’étudier le passage en zone trente du quartier aux abords des écoles du Betey, de revoir l’éclairage urbain car les lampadaires éclairent le ciel, de mettre des toilettes sèches sur la plage du Betey (car les seules toilettes existantes sont fermées et /ou hors d’usage et surtout de replanter la plage du Bétey en petits chênes et jeunes pins. Nous proposons de fournir ces jeunes plants. L’ancienne municipalité avait oui à tout et n’avait rien fait… le changement de lampadaires devait être réalisé par le département
Or, lors de la fête des voisins samedi 6 juin 2015, au Betey, nous avons pu constater que nos lampadaires boules éclairaient toujours le ciel, qu’un chêne centenaire avait été rasé parmi les 14 situés dans le bois du Bétey, qu’un pin avait été scié sur la plage du Broustey près de la douche…. Le nombre des arbres diminue… La nouvelle municipalité ferait-elle subrepticement ce que l’ancienne avait annoncé ? L’abattage des arbres est parfois nécessaire… Attention, l’absence de replantations hivernales peut apparaître comme une volonté de laisser la situation se dégrader pour mieux agrandir le port ensuite.
L’association, lors de sa rencontre de décembre 2014 avec Eric Coignat adjoint au maire chargé des ports du littoral et de la police avait précisé sa demande d’aménagement du quartier du Bétey.
En avril 2015, l’association a écrit à la nouvelle municipalité pour renouveler sa demande. Elle n’a eu aucune réponse. Or la circulation a été revue puisque certaines avenues sont maintenant à sens unique. En effet, du Bétey, nous pouvons aller en ville « par les allées » mais nous devons revenir par la « grand-route » c’est-à-dire l’avenue de la République. La mise en zone 30 du Quartier aurait très bien pu être étudiée à cette occasion. Nous rappelons que la présence de deux écoles, les plages fréquentées par de nombreux enfants demandent à ce que les automobiles redoublent de vigilance. Or tous les riverains constatent que les automobiles ne respectent pas la loi (circulation limitée à 50 à l’heure en ville).

La gestion de la forêt landaise.
En avril 2015, avec l’association « Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon » nous visitons une forêt landaise gérée durablement. Au détour d’un chemin vicinal apparaît une longère basse aux volets rouge bordeaux. Deux chevaux paissent dans un pré. Avril pointe son nez, les fleurs explosent sur le bord du chemin. Les arbres n’ont pas encore mis leurs feuilles. Jacques Hazera a hérité d’une forêt dans les Landes non loin d’Hostens. Son but : exploiter durablement sa forêt. Il est également expert forestier et co-président de l’association Pro Sylva. Pour cette dernière, plus l’écosystème est en bonne santé, plus le bois est rentable. C’est une des réponses à la question : Comment travailler pour la pérennité de la forêt landaise ?
Il ne faut surtout pas considérer la forêt comme un champ d’arbres. Les coupes rases, l’emploi d’engrais, de pesticides sont à proscrire. De même il ne faut pas employer de jeunes plants nés en pépinière. La régénération se fait naturellement sur les parcelles : une coupe sélective, un temps long permettent d’obtenir un bois de qualité.
Bassin d’Arcachon : Scot- rappel du contexte
Face à un projet de SCOT qui élude le problème d’une population toujours croissante et ne propose que des centres commerciaux reliés par des voies rapides avec des terrains de sports et de loisirs, un étalement urbain au mépris du code de l’urbanisme , de la loi littoral et du respect de la faune et de la flore, nous demandons en accord avec les associations de commerçants, un moratoire de 5 ans sur les aménagements afin de permettre à chaque habitant de s’imprégner de ce projet de Scot et d’être force de proposition dans l’aménagement de son territoire. Nous sommes contre la voie de contournement Biganos Lège et proposons soit un tram train, soit des navettes électriques et pensons que l’étalement urbain ou la construction de logements sociaux sur le site d’une ancienne décharge site abritant également une zone humide, constitue un affront et pour les personnes qui bénéficient de ce logement social et un déni des lois sur la protection de la nature

N’oubliez pas de renouveler votre adhésion pour 2015 : nos victoires sont certes dues à notre obstination mais également à nos cotisations !
Enfin, nous confirmons la date de notre assemblée générale et d’une assemblée générale extraordinaire : le vendredi 4 septembre 2015 à 17 h 30 au siège de l’association, 14 avenue du Maréchal Leclerc 33510 Andernos-les-bains.

Conseil de lecture sur le net : la conférence de Mesdames Arzul et Quiniou de l’Ifremer sur « Plancton marin et pesticides, quels liens ? »  difficile à trouver mais doit exister sur le site de l’Ifremer wwz.ifremer.fr  faite le 1er avril 215

C’est une conférence remarquable de rigueur  et de progression pédagogique.

Je vous livre quelques unes des conclusions :  »  Parmi les espèces étudiées, le phyto et le zooplancton sont  intéressants s pour étudier les effets des pesticides au niveau des espèces et des populations des zones côtières. Ce sont de bons indicateurs.

….

Les formulations (substance active + adjuvant) induisent des effets nettement plus forts que lla substance active seule à cause de l’action des co-formulants.

La seule connaissance des concentrations en pesticides dans le milieu ne suffit pas pour en connaître l’impact dans le milieu

Les effets de mélange ne correspondent pas à la somme des effets de chaque substance.

atteintes inattendues d’organismes non ciblés

forte sensibilité de certains organismes à différents stades de la vie embryonnaire.

Compte tenu de leur exposition chronique aux pesticides dans les zones côtières, certaines espèces ont développé une tolérance vis à vis de ces contaminants, induisant une modification de la biodiversité.

Il est important de considérer les stades de développement des organismes afin de déterminer les normes de qualité environnementales. Ceci est très important pour le futur.

Vues du Bétey au printemps 2015

arbre remarquable sur la plage du Bétey mars  2015

arbre remarquable sur la plage du Bétey mars 2015

Plage boisée du Bétey avril 2015

Plage boisée du Bétey avril 2015

Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbHAutosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH

Tarmaris sur la plage du Broustey mars 2015

Tarmaris sur la plage du Broustey mars 2015

Avril 2 015

Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH  Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH Autosave-File vom d-lab2/3 der AgfaPhoto GmbH

Matoucat à Andernos-les-bains : autorisation de défrichement sans étude condamnée

Matoucat : une zone humide à préserver

Les faits : Le 15 novembre 2012, le Préfet d’Aquitaine avait signé un décret portant dispense d’étude d’impact le projet de la Commune d’Andernos-les-bains sur le défrichement d’une parcelle de 10, 52 hectares sur le Lieu dit « Le Communal ». Or cette étude faisait partie d’un lot beaucoup plus important.Outre l’implantation des 24 lots de l’aérovillage, des logements devaient être implantés sur les parcelles voisines, parcelles constituant le bassin versant du Bétey. Avis du Tribunal administratif Les études auxquelles se référait la commune souffrent de lacunes y compris l’absence de qualification des espaces nécessaires au bon fonctionnement des corridors écologiques. Les services de l’Etat ont relevé l’insuffisante prise en compte de la protection des zones humides à Matoucat… Ni le Préfet, ni la commune d’Andernos-les-bains ne produisent de documents permettant d’attester que le projet n’est pas susceptible d’entraîner des impacts notables sur l’environnement Le rappel des lois en vigueur :  l’article L 341-3 du Code Forestier, l’article L 122-1 du Code de l’Environnement en vigueur à la date de l’arrêté attaqué   texte intégral du jugement du Tribunal administratif : audience du 29 janvier 2015, lecture du 5 mars 2 015 SKMBT_C28015030919310 SKMBT_C28015030919300 SKMBT_C28015030919301 SKMBT_C28015030919302

Brin de varech 2014 -3

Bulletin de l’association Le Betey, plage boisée à sauvegarder

 

En cette douce mi-décembre, les oies bernaches pâturent près du chenal du Bétey.
A marée basse, l’aigrette et les canards du port se tiennent à l’entrée de l’exutoire du ruisseau du Bétey, l’une saisit un ver, les autres se toilettent. Des bergeronnettes se tiennent plus loin sur le toit des maisons. Dans les jardins entourant le port, mésange et merle s’attaquent aux boules de graisse placées par quelque humain soucieux de leur santé. Où sont passés les cygnes ?
Autour du port, des humains tournent, mesurent, discutent, regardent des documents, mesurent, échangent, discutent. Les représentants de l’association (La présidente et un des deux vice-présidents) rencontrent Eric Coignat, 8ème adjoint au maire chargé de l’environnement, des ports, du littoral et de la police. Ce dernier désirerait connaître le périmètre d’élargissement du port que l’association lui concèderait. En effet, le port est à la limite de la sécurité et de la salubrité nous dit Eric Coignat. Marie-Hélène Ricquier, propriétaire d’une tillole électrique les rejoint ainsi que Monsieur Rieu, agent municipal chargé des ports. Ce dernier demande plusieurs fois s’il ne dérange pas. Personne ne lui répond car personne ne sait qui lui a dit de venir. La rencontre durera jusque 16 h 30. Deux brefs séjours dans la capitainerie les réchaufferont et leur permettront de comparer leurs cartes. Il ne fait pas très froid mais le ciel reste bas. Plus tard, alors que chacun sera rentré chez lui, vers 17 heures 15 une lumière exceptionnelle accompagnera le coucher du soleil.
Eric Coignat expose la situation : les échelles ne sont plus fiables, les palplanches sont mangées par la rouille et la berge elle-même se creuse par endroits. Il conduit le groupe jusqu’aux endroits défaillants puis annonce : on est obligé de rénover ce port et de mettre les usagers hors de danger.
La vase s’accumule : le problème de la vase reviendra plusieurs fois dans la conversation.
Point sur les fouilles archéologiques sous-marines :
Avant de draguer, il nous faut avertir la DRAC ; les fouilles archéologiques vont retarder la mise en œuvre du dragage c’est un problème souligne Eric Coignat. Un problème non : une chance réplique Clarisse Holik ; c’est une richesse de plus pour Andernos-les-bains, un argument touristique supplémentaire. On apprend que la mission de l’archéologie sous-marine qui a réalisé deux jours de fouille* en avril dernier a trouvé des objets le long du chenal sur la rive droite là où à un mètre sous « terre » se trouvait une couche de tourbe. Il y a 7000 ans, le bassin d’Arcachon n’existait pas. Il faut imaginer nos ancêtres vivant sur des cabanes montées sur pilotis dans un environnement de marais sur la rive de la Leyre. Ils ont laissé des fragments de poterie, d’autres débris que la mission archéologique a trouvé en avril. Allez-voir Maud Nicolas à l’Office du Tourisme conseille Eric Coignat. Elle s’occupe mettre en valeur cela.
Point sur les pontons flottants : l’installation de pontons flottants paraît être une bonne solution (les normes européennes environnementales le préconisent) mais il faut élargir le port pour les installer ; les rampes d’accès nécessitent aussi de la place. Les pieux des pontons doivent être à l’intérieur du ponton de manière à prendre moins de place.
Le groupe longe le port et regarde à quels endroits on peut l’agrandir et de combien de mètres et à quels endroits on ne peut pas le faire.
Flux de circulation des voitures, remorques et engins transportant les bateaux, manœuvres et garage rive droite (du côté de la capitainerie puis du côté de la Cale de mise à l’eau)
Les manœuvres des camions mettant à l’eau de grands bateaux nécessitent de la place rive Droite. Les voitures des parents venant chercher leurs enfants à l’école nécessitent aussi de la place. Toutefois, ces deux flux sont rarement concomitants.
La cale de mise à l’eau : faut-il la doubler ? Faut-il la mettre rive gauche ? Elle est aussi utilisée par des non riverains.
La doubler poserait trop de problèmes et prendrait trop de plage.
La mettre rive gauche serait possible mais les bateaux seraient moins protégés qu’ils ne le sont actuellement nous dit Monsieur Rieu.
Les mises à l’eau quotidienne : les propriétaires de bateau garent leur bateau dans leur jardin ou sur une aire de gardiennage. Chaque jour (ou chaque week-end), ils mettent leur bateau à l’eau et laissent remorque et voiture sur le quai. Il paraît difficile à Eric Coignat de leur faire payer une redevance pour l’utilisation du parking et de la cale de mise à l’eau. En effet, dit-il ils utilisent l’équivalent d’un port à sec et lorsqu’ils ne naviguent pas, leur bateau ne libère pas d’antifouling dans l’eau. L’encombrement du quai peut être également dû à de grands camions qui apportent de grands bateaux.
La marée est basse à 15 h 59. C’est le meilleur moment pour examiner le fond du port.
Quelles places pour quels bateaux ?
Matériellement au sortir du ruisseau du Bétey, il n’est pas possible d’élargir de plus de deux mètres environ de chaque côté.
Monsieur Rieu énonce l’idée de mettre les bateaux de plus de 12 mètres près de la Digue Ouest au port ostréicole et de ne laisser au port du Bétey que les bateaux de moins de 10 mètres.
Pourquoi pas ? répond Marie-Hélène Ricquier.
Pourrait-on agrandir vers les érables et le petit bois de chênes demande Eric Coignat mais on ne toucherait absolument pas aux arbres ? L’association ne pense pas que ce soit une bonne idée. D’abord parce que le terrain est parfois utilisé par les boulistes et ensuite parce c’est là que l’on dresse toutes les tentes pour les fêtes locales.
On peut peut-être les dresser ailleurs dit Eric Coignat il ne faut pas, pour quelques fêtes locales, s’aliéner cette possibilité.
Les représentants de l’association concèdent deux mètres du bout des lèvres alors qu’Eric Coignat en voudrait 4.
A la réflexion, je pense qu’il ne faut pas élargir du tout de ce côté : c’est une voie d’accès pour les engins de creusement et terrassement. 10 ans de travail dans une boîte de BTP m’ont appris certaines choses : les érables pourraient disparaître par accident…

Monsieur Rieu parle d’installer un piège à sable et à feuilles. Or ce ne sont ni le sable, ni les feuilles des arbres qui sont responsables de l’encombrement vaseux du port.
Nous restons opposés à toute artificialisation supplémentaire du ruisseau du Bétey : pose de piège à sédiments ou à feuilles entre autres.
D’une part, les riverains ont montré leur attachement à leur plage boisée et à leur Bétey, tel qu’il était. Les touristes viennent chercher à Andernos le seul coin de nature encore un peu sauvage; il ne s’agit pas de se priver de cet atout en enlevant à notre nature son côté « un peu sauvage ».
D’autre part, les pièges à sédiment et à feuilles sont de fausses bonnes idées. Le meilleur exemple que je puisse citer est le barrage d’Assouan en Egypte. Privé de sédiments par ce barrage, le delta du Nil s’enfonce dans la Méditerranée. La marée enlève à chaque passage une bonne partie de sédiment.
Eric Coignat convient qu’il ne serait pas judicieux d’empêcher le sable de venir.
Enfin, dans la mesure où les finances de la municipalité sont au limitées, il vaut mieux les consacrer à lutter contre l’envasement ***
Monsieur Rieu parle du problème de la vase qui, dans le port, dissimule les chaînes filles. En effet, les bateaux sont amarrés au fond du port aux chaînes filles reliées elles à une chaîne-mère centrale. La vase fluide recouvre les chaînes filles et ne permet plus d’assurer leur entretien ;

Monsieur Rieu montre que le Bétey tendait à dévier de son cours central. Il a tendance à virer à gauche. Commentaire de Clarisse holik : le désencombrement du chenal et du port devrait restaurer son hydraulique mais pendant combien de temps ?
Il faut se pencher sur les causes de l’envasement du chenal du Bétey : disparition de la zostère, micropolluants, pesticides. Eric Coignat nous assure que le SIBA met en place des formations des agents municipaux à l’entretien des parcs et jardins sans engrais artificiel et sans phytosanitaire.
Ponctuellement, on peut désenvaser le port et le chenal. Combien de temps cela va-t-il durer ? Que faire des boues de dragage ? Eric Coignat nous parle de l’aire de stockage d’Arès. Sur cette nouvelle aire, les boues sont stockées puis traitées et les résidus valorisés. Y a-t-il beaucoup de métaux lourds et de dérivés du tributylétain, un antifooling employé il y a trente ans. Ce produit chimique a une grande période de demi-vie, se dégrade difficilement et encore plus difficilement lorsqu’il est enfoui sous une épaisse couche de vase. Libéré dans l’eau, il joue encore son rôle d’antifooling et freine la croissance des coquillages donc des huîtres.
Eric Coignat souligne l’importance pour les finances de la Commune des travaux de rénovation du port de l’ordre de 5 millions…
A-t-il pensé à demander, pour le port ostréicole, des subventions au FEMAP ? interroge Clarisse Holik
Eric Coignat nous demande ce que nous pensons d’une baignade comme celle d’Arès ou celle de Lanton . A priori il s’agit encore d’une artificialisation de la plage et l’association n’est pas trop pour. Mais s’il s’agit d’offrir aux enfants par les journées sans marée un lieu de détente et de rafraichissement pourquoi pas ?
Agrandir la piscine serait beaucoup plus utile. Cette piscine, la seule du Nord bassin, a beaucoup d’atout : belle situation, eau de mer filtrée. Mais comment l’agrandir ? prendre sur la pataugeoire de l’hôtel.

Puis Eric Cognat nous parle du rôle du SIBA
Les dossiers en cours :
Port du Bétey
Notre proposition : une rénovation du port en suivant les normes environnementales (pontons flottants, recueil des eaux grises et noires, zone de carénage hors rivage), un élargissement de 1m à 1, 50 m le long de la rive droite du port et un élargissement de 2 à 3 mètres le long de la rive gauche.
Pour entretenir les bois bordant le port (plage du Bétey et plage du Broustey), nous proposons une replantation de chênes et pins cet hiver, l’installation de toilettes sèches du côté de la zone des jeux et du côté des érables ; la circulation automobile pourrait être limitée à 30 à l’heure (proximité des écoles du Bétey) et l’éclairage urbain refait. En effet, de nombreuses boules lumineuses éclairent le ciel.

Nos projets pour 2015 seront principalement axés autour de la rénovation du port du Bétey et de Matoucat, bassin versant du ruisseau Le Bétey.

Animation : Le 7 février 2015, Journée mondiale des Zones humides, une animation réalisée par Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon et Le Bétey, plage boisée à sauvegarder mettra en valeur le site de Matoucat, zone humide par excellence, à travers un rallye botanique. Rendez-vous à 10 h sur le parking du cimetière des Bruyères à Andernos-les-bains avec de bonnes bottes.

Agenda :
Local
Chaque premier vendredi du mois, à Andernos-les-bains, Ecocitoyens du bassin d’Arcachon organise une conférence sur un thème concernant la santé publique et la protection de la nature. http://www.ecocitoyensdubassindarcachon.fr

Régional
Ecologie en débat organise régulièrement des rencontres et conférences
http://www.ecologieendebat.com

3ème week-end de mars a lieu « Initiatives Océanes » organisé par Surfrider Foundation. L’opération consiste à ramasser les déchets sur les plages ou le long des cours d’eau. Parallèlement la Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon propose une opération « Cours d’eau propre ». Des êtres humains nettoient les ruisseaux des ordures laissées par d’autres êtres humaines.

Contact :
Le Betey, plage boisée à sauvegarder
14, avenue du Maréchal Leclerc

33510 Andernos-les-bains
0607020357
http://www.lebetey.wordpress.com

Rappel : le tribunal administratif de Bordeaux a confirmé en appel le jugement antérieur. La municipalité d’Andernos-les-bains a été condamnée à refaire le PLU et a versé 1500 euros de dommage et intérêt aux plaignants. Nous avons participé en juin à une première réunion avec la nouvelle municipalité d’Andernos sur la refonte du PLU ; nous restons vigilants.
• Les fouilles qui ont été réalisées en avril 2014 étaient de fait des sondages et non des fouilles préventives. Une page du site internet mentionne la bibliographie.

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE 2015

Un retour en images sur l’année  2014 !

tAUSSAT Tempête 2014

TAUSSAT Tempête 2014

pins avenue du Puit artésien Andernos

Hiver 2014 pins avenue du Puit artésien Andernos

Taussat hiver 2014

Taussat hiver 2014

JMZH 2014 Matoucat il pleut !

JMZH 2014 Matoucat
il pleut !

Photo19_19

érable et chêne au port du Bétey automne 2013

érable et chêne au port du Bétey automne 2013

Photo11_11

Rond-point au bout du port du Bétey

Rond-point au bout du port du Bétey

Quartier du Bétey hiver 2014

Quartier du Bétey hiver 2014

Andernos inondée 2014

Andernos inondée 2014

Rénover le port de plaisance du Bétey : des idées ?

Nous sommes à votre écoute pour rénover le port de plaisance (rénover et non pas agrandir). Nous ferons la synthèse de vos idées et les présenterons à la mairie d’Andernos-les-bains.  Consulter le site http://www.ramoge.org/documents/ports_plaisance.pdf

Nous pouvons faire un diagnostic :  le port est dans une situation très sensible : port dans une lagune, embouchure de la rivière, herbiers de phanérogames (zostères), concentration maximale d’activités littorales : baignade, promenade, kitte-surf, voile, plaisance à moteur, et zone de repos pour les oiseaux marins en cas de tempête, zone de nourrissage pour les limicoles enfin présence d’une zone Natura 2000 et d’un parc naturel marin.

Le port est vulnérable : port dans une zone urbaine peu dense, les sanitaires ne sont pas conformes, les rejets pluviaux vont dans le port sans traitement préalable, les pratiques individuelles de carénage sont diffuses et non contrôlées, le taux de motorisation est supérieur à 50 %, l’information des plaisanciers sur l’environnement n’existe pas.

Le commissaire-enquêteur a donné un avis défavorable à l’extension du port de plaisance (avril 2013)

Plus de 5 000 personnes dont 1 000 andernosiens ont signé une pétition contre l’extension du port de plaisance;

Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du conseil municipal d’octobre  2011  votant le PLU.

Le monde change : le réchauffement climatique est là, verrons-nous la montée des eaux ou un envasement de la partie Nord Bassin ? le monde change : les plaisanciers en bateau à moteur vieillissent (Numéro spécial plaisance du Marin, novembre 2014).

Que proposons-nous ?

Un port rénové aux normes environnementales qui puisse faire consensus autour des multiples activités de la plage, du bois du Bétey et de la trame verte et bleu que constitue le ruisseau du Bétey et Matoucat. Un lien entre la forêt et la mer.

Un port polyvalent -voile, moteur, résidents et hôtes d’un soir, location de bateaux et autres- mais surtout un port adaptable au changements de situation.

Enfin, nous demandons des règles simples et transparents d’attribution des places au port, des places pour un temps limité et non plus à vie et une gestion mutualisée des ports à l’échelle du nord bassin.

On a parlé dans la presse des partenariats public-privé : c’est une grossière erreur que de confier à une entreprise privée la gestion d’un bien public, un bien qui est chèrement défendu par la population locale. Un récent rapport du Sénat nous met en garde contre cette pratique qui n’existait pas avant 2004.Le paiement différé peut conduire la personne publique « à surestimer ses capacités d’investissement. De surcroît, au gré de l’exécution du contrat, le coût final du projet peut évoluer », regrette le Sénat. in latribune.fr  |  16/07/2014, 15:15  –  451

Dans un rapport publié mercredi, la commission des Lois dénonce la formule qui consiste à échelonner la rémunération de la personne privée sur toute la durée de l’exploitation et à ne pas la prédéfinir intégralement. Elle souligne aussi l’effet d' »infantilisation » de la personne publique découlant de ces contrats. http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/201407/la_commission_des_lois_se_penche_sur_les_partenariats_public_prive_ppp.html